29 novembre 2008
Le parti de Mélenchon réunit un millier de sympathisants
Le parti de Mélenchon réunit un millier de sympathisants
29.11.2008, 20h04 | Mise à jour : 20h56
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L'ancien socialiste Jean-Luc Mélenchon a appelé samedi à «rassembler
une nouvelle majorité de gauche pour gouverner le pays», en clôturant
le «meeting fondateur» de son Parti de Gauche (PG), au côté de
l'Allemand Oskar Lafontaine.
Devant un bon millier de sympathisants rassemblés dans le gymnase de
l'Ile des Vannes, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le sénateur a
proposé une «stratégie à vocation majoritaire, la stratégie du front de
gauche».
Invité à cette réunion, l'Allemand Oskar Lafontaine, qui a lui-même créé le parti de gauche Die Linke après avoir quitté le SPD, a ironisé en français sur le dernier congrès du PS: «Nous ne sommes pas dupes : (à Reims) les éléphants ont accouché d'une souris». Longuement ovationné, il a appelé à son tour à «reconstruire la gauche en Allemagne en France, et dans toute l'Europe. Une nouvelle gauche qui se refuse aux compromis pourris».
«Nous devons faire des élections européennes (de juin 2009) un référendum politique sur le Traité de Lisbonne», a lancé Jean-Luc Mélenchon dont le parti fera alliance avec le Parti communiste pour ce scrutin.
Le soutien du président bolivien
Co-fondateur du PG, le député Marc Dolez, qui a également claqué la
porte du PS, a quant à lui fustigé la politique de Nicolas Sarkozy,
évoquant notamment «des salariés victimes de plans sociaux en cascade»,
et la «casse de l'Ecole de la République». L'ancien ministre socialiste
Pierre Joxe, la féministe Clémentine Autain, l'économiste Jacques
Généreux, défenseur du «non» à la Constitution européenne en 2005,
étaient également présents à ce meeting.
L'ambassadrice bolivienne en France, Luzmila Carpio, a lu en français
une lettre du président Evo Morales. «L'idée de proposer une
alternative pour lutter contre le capitalisme m'enthousiasme», a écrit
le président bolivien, adressant «toute son amitié révolutionnaire et
fraternelle» au nouveau parti français.
Leparisien.fr avec AFP
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22 novembre 2008
Justice L’effarant récit du meurtrier schizophrène
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Justice
L’effarant récit du meurtrier schizophrène
Serge Pueyo | 21.11.2008, 07h00
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JEAN-PIERRE GUILLAUD, 56 ans, le schizophrène qui a poignardé Luc
Meunier, un étudiant de 26 ans, la semaine dernière à Grenoble, a été
mis en examen hier pour « homicide volontaire ». L’homme est arrivé
dans un fourgon de gendarmerie, le regard vide, sans doute assommé par
de forts médicaments. Devant les deux juges d’instruction, froidement,
il a expliqué pourquoi il avait commis ce meurtre.
« Il se sent soulagé »
L’avocate poursuit : « Je sais que c’est dur à entendre pour la
famille, mais aujourd’hui, il se sent soulagé. Je lui ai demandé s’il
regrettait son geste. Il m’a répondu :Non, il fallait que je le fasse .
Il n’a aucun remords. Une semaine avant, il avait déjà fait une
tentative. Mais la personne s’était défendue et lui avait arraché son
couteau. »
Pour l’avocate, son client n’est pas le seul responsable : « Monsieur
Guillaud est potentiellement dangereux depuis pas mal de temps. Il y a
donc une erreur de surveillance de l’hôpital qui l’a laissé sortir en
sachant qu’il pouvait passer à l’acte. » L’avocate s’interroge
également sur le rôle de la justice : « Je pense que la justice aurait
dû intervenir plus tôt, le juger car c’est la cinquième agression qu’il
commet. Il a trop souvent été déclaré irresponsable par les médecins.
La loi n’est jamais intervenue pour le punir. La psychiatrie, c’est une
fuite pour lui. Une question primordiale se pose avec mon client :
doit-on laisser la psychiatrie seule maîtresse de ces malades déjà
passés à l’acte ? » Jean-Pierre Guillaud est sous haute surveillance en
psychiatrie, au sein d’une unité pour malades difficiles. Un collège
d’experts va l’examiner pour déterminer s’il est pénalement
responsable.
Le Parisien
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16 novembre 2008
22 heures, la nuit des longs couteaux commence...
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Julie Cloris | 16.11.2008, 00h15
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Reims, samedi 15 novembre 2008, 22 heures. Son nom officiel est la
commission des résolutions. Mais au PS, les militants préfèrent
l'appeler "la nuit des longs couteaux". C'est dans cette instance,
réunie à huis clos, que les principaux signataires des motions
négocient pour trouver une ligne politique, qui donnera lieu demain, ou
non, à des candidatures.
leparisien.fr
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03 septembre 2008
Nicolas Sarkozy est arrivé en Syrie

Nicolas Sarkozy a atterri mercredi à l'aéroport international de
Damas, où il a été accueilli par le ministre syrien des Affaires
étrangères, Walid Mouallem. Il est accompagné de Bernard Kouchner ,
chef de la diplomatie française, et d'une importante délégation
économique. Cette visite a pour objectif de poursuivre la
normalisation avec la Syrie.
Après son arrivée au Palais du peuple, le palais présidentiel syrien, le chef de l'Etat français devait rencontrer son homologue syrien Bachar al-Assad. Leur entretien en tête-à-tête sera suivi de discussions élargies réunissant les délégations des deux pays. Les chefs d'Etat devraient s'adresser ensuite brièvement à la presse puis dîner ensemble dans la vieille ville de Damas.
Les échanges doivent porter notamment sur les relations de la Syrie
avec le Liban, pays sur lequel Damas a exercé une tutelle pendant
trente ans. La France souhaite que se traduisent «dans les faits» la
promesse des deux pays d'établir, pour la première fois de leur
histoire, des relations diplomatiques.
Les deux présidents devraient aussi aborder le cas du soldat
franco-israélien Gilad Shalit, otage du Hamas à Gaza depuis plus de
deux ans. Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, vit à
Damas.
Autre sujet de discussion: l'Iran. La France pousse la Syrie à «faire
passer le message» aux Iraniens qu'ils feraient mieux de renoncer à se
doter de l'arme nucléaire.
Enfin, sur le plan économique, cette visite devrait être l'occasion
pour Total, qui exploite déjà des gisements dans l'est de la Syrie, de
signer des contrats pour étendre ses périmètres d'exploration et
d'exploitation, a indiqué l'Elysée.
Le temps fort de la visite de Nicolas Sarkozy sera le sommet
quadripartite qui réunira jeudi matin la France, la Syrie, le Qatar et
la Turquie et portera sur les discussions indirectes entre Israël et la
Syrie.
Mercredi, Israël a appelé l'Europe à «faire très attention dans ses
rapports avec la Syrie quand ce pays s'ouvre» à elle. «Sauf un léger
changement de ton, la politique syrienne n'a pas changé», a déclaré à
l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien
Yigal Palmor.
Depuis quelques mois, les deux pays se parlent indirectement, via
Ankara. «Le 5e round de ces discussions, qui doit se tenir le 7
septembre, sera important car il abordera le sujet le plus difficile
entre Israël et la Syrie: le tracé des frontières le long du lac de
Tibériade», relève l'Elysée.
C'est aussi comme président en exercice du Conseil européen que M.
Sarkozy participera à ce sommet, le chef de l'Etat cherchant à imposer
la France et l'Union européenne dans le jeu diplomatique
proche-oriental, dominé par Washington.
Sous l'impusion de l'ancien président Jacques Chirac, la France avait
gelé ses contacts avec la Syrie après l'assassinat de l'ancien Premier
ministre libanais Rafic Hariri, en février 2005, imputé à la Syrie, ce
qu'elle dément.
Mais après l'élection, longtemps bloquée par Damas, de Michel Sleimane
à la présidence libanaise en mai, M. Sarkozy a décidé de tendre la main
aux Syriens.
«La Syrie est un grand pays qui peut apporter une contribution
irremplaçable au règlement des problèmes du Proche-Orient», a-t-il
affirmé à Al Watan, pour expliquer la volonté Paris de sortir Damas de
son «isolement».
De son côté, le président syrien Bachar al-Assad s'est félicité, mardi
sur France 3, de la «politique réaliste» et «pragmatique» de la France.
Le 12 juillet, Nicolas Sarkozy avait reçu le président syrien, l'avait
invité le lendemain au sommet de l'Union pour la Méditerranée, puis le
14 juillet au défilé militaire, suscitant de vives critiques de
l'opposition.
M. Assad avait alors demandé à la France de coparrainer, le moment
venu, avec les Etats-Unis, une négociation directe entre la Syrie et
Israël, formellement en état de guerre depuis 1948.
Leparisien.fr avec AFP
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02 avril 2008
Le répulsif antijeunes qui fait débat
Fait Divers
SECURITE.
Le répulsif antijeunes qui fait débat Emeline Cazi, Pascale Egré et Claudine Proust
mercredi 02 avril 2008 | Le Parisien

(DR.)ZOOM
8 mois après le spray anti-SDF, voici le boîtier à ultrasons antijeunes qui relance la polémique. Diffusant des bruits insupportables que ne captent que de jeunes oreilles, cet outil est diffusé en France depuis plusieurs mois de manière confidentielle.
APRÈS le Malodore, le spray anti-SDF du maire d'Argenteuil, voici le Beethoven, le répulsif anti-ados, qui chasse les jeunes des halls d'immeubles. Commercialisé en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas depuis presque deux ans, ce boîtier arrive en France. De son nom d'origine Mosquito, mais rebaptisé Beethoven par le distributeur, cet appareil, vendu pour « adoucir les moeurs », si l'on en croit la publicité, agit là où les pétitions, les dépôts de plainte, les rondes de police ont échoué.
Distribué
confidentielle
ment
Son secret ? Le petit boîtier envoie des sons suraigus, audibles
seulement par une partie de la population. En l'occurrence, les jeunes, directement visés. Ils
ont encore l'ouïe suffisamment fine pour percevoir ces fréquences. Agacés par le bourdonnement
strident de l'appareil, à mi-chemin entre le « bzzz » du moustique et le grésillement du néon,
les ados passent leur chemin.
Cette technologie a déjà séduit les épiciers nocturnes de Grande-Bretagne.
Les polices municipales des Pays-Bas l'installent dans les cours d'école pour empêcher les élèves
d'y traîner hors des temps scolaires. En France, distribué de manière confidentielle depuis
quelques mois, le boîtier a conquis une cinquantaine de bailleurs sociaux et de syndics de copropriété
du Sud-Est, mais aussi des particuliers, excédés par la présence prolongée des ados en bas de
chez eux. Des villes auraient démarché la société distributrice. Mais aucune n'a encore osé
franchir le pas. De peur d'être taxée d'« antijeunes ».
« Les municipalités, qui font de ce
genre d'outils un argument d'attractivité en sont avides. Et elles sont conscientes qu'il leur
faut les introduire en douceur pour qu'ils soient acceptés », décrypte le sociologue Jacques
Donzelot. « Ubuesque » pour les uns, « discriminatoire » pour les autres, ce « joujou » va à
l'évidence créer la polémique. D'ores et déjà, en Belgique, des élus se mobilisent pour que
l'Europe interdise son utilisation. Leur argument : « Les jeunes ne sont ni des parasites ni
des nuisibles pour notre société. »

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