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03 septembre 2008

Nicolas Sarkozy est arrivé en Syrie

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Nicolas Sarkozy a atterri mercredi à l'aéroport international de Damas, où il a été accueilli par le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem. Il est accompagné de Bernard Kouchner , chef de la diplomatie française, et d'une importante délégation économique.  Cette visite a pour objectif de poursuivre la normalisation avec la Syrie.  

Le président français est le premier chef d'Etat occidental à se rendre à Damas depuis cinq ans.

Après son arrivée au Palais du peuple, le palais présidentiel syrien, le chef de l'Etat français devait rencontrer son homologue syrien Bachar al-Assad. Leur entretien en tête-à-tête sera suivi de discussions élargies réunissant les délégations des deux pays. Les chefs d'Etat devraient s'adresser ensuite brièvement à la presse puis dîner ensemble dans la vieille ville de Damas.

Les échanges doivent porter notamment sur les relations de la Syrie avec le Liban, pays sur lequel Damas a exercé une tutelle pendant trente ans. La France souhaite que se traduisent «dans les faits» la promesse des deux pays d'établir, pour la première fois de leur histoire, des relations diplomatiques.

Les deux présidents devraient aussi aborder le cas du soldat franco-israélien Gilad Shalit, otage du Hamas à Gaza depuis plus de deux ans. Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, vit à Damas.

Autre sujet de discussion: l'Iran. La France pousse la Syrie à «faire passer le message» aux Iraniens qu'ils feraient mieux de renoncer à se doter de l'arme nucléaire.

Enfin, sur le plan économique, cette visite devrait être l'occasion pour Total, qui exploite déjà des gisements dans l'est de la Syrie, de signer des contrats pour étendre ses périmètres d'exploration et d'exploitation, a indiqué l'Elysée.

Le temps fort de la visite de Nicolas Sarkozy sera le sommet quadripartite qui réunira jeudi matin la France, la Syrie, le Qatar et la Turquie et portera sur les discussions indirectes entre Israël et la Syrie.

Mercredi, Israël a appelé l'Europe à «faire très attention dans ses rapports avec la Syrie quand ce pays s'ouvre» à elle. «Sauf un léger changement de ton, la politique syrienne n'a pas changé», a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien Yigal Palmor.

Depuis quelques mois, les deux pays se parlent indirectement, via Ankara. «Le 5e round de ces discussions, qui doit se tenir le 7 septembre, sera important car il abordera le sujet le plus difficile entre Israël et la Syrie: le tracé des frontières le long du lac de Tibériade», relève l'Elysée.

C'est aussi comme président en exercice du Conseil européen que M. Sarkozy participera à ce sommet, le chef de l'Etat cherchant à imposer la France et l'Union européenne dans le jeu diplomatique proche-oriental, dominé par Washington.

Sous l'impusion de l'ancien président Jacques Chirac, la France avait gelé ses contacts avec la Syrie après l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, en février 2005, imputé à la Syrie, ce qu'elle dément.

Mais après l'élection, longtemps bloquée par Damas, de Michel Sleimane à la présidence libanaise en mai, M. Sarkozy a décidé de tendre la main aux Syriens.

«La Syrie est un grand pays qui peut apporter une contribution irremplaçable au règlement des problèmes du Proche-Orient», a-t-il affirmé à Al Watan, pour expliquer la volonté Paris de sortir Damas de son «isolement».

De son côté, le président syrien Bachar al-Assad s'est félicité, mardi sur France 3, de la «politique réaliste» et «pragmatique» de la France.

Le 12 juillet, Nicolas Sarkozy avait reçu le président syrien, l'avait invité le lendemain au sommet de l'Union pour la Méditerranée, puis le 14 juillet au défilé militaire, suscitant de vives critiques de l'opposition.

M. Assad avait alors demandé à la France de coparrainer, le moment venu, avec les Etats-Unis, une négociation directe entre la Syrie et Israël, formellement en état de guerre depuis 1948.

Leparisien.fr avec AFP

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02 avril 2008

Le répulsif antijeunes qui fait débat

Fait Divers

SECURITE.

Le répulsif antijeunes qui fait débat Emeline Cazi, Pascale Egré et Claudine Proust

mercredi 02 avril 2008 |     Le Parisien    

(DR.)

(DR.)ZOOM

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8 mois après le spray anti-SDF, voici le boîtier à ultrasons antijeunes qui relance la polémique. Diffusant des bruits insupportables que ne captent que de jeunes oreilles, cet outil est diffusé en France depuis plusieurs mois de manière confidentielle.

APRÈS le Malodore, le spray anti-SDF du maire d'Argenteuil, voici le Beethoven, le répulsif anti-ados, qui chasse les jeunes des halls d'immeubles. Commercialisé en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas depuis presque deux ans, ce boîtier arrive en France. De son nom d'origine Mosquito, mais rebaptisé Beethoven par le distributeur, cet appareil, vendu pour « adoucir les moeurs », si l'on en croit la publicité, agit là où les pétitions, les dépôts de plainte, les rondes de police ont échoué.



Distribué confidentielle ment

Son secret ? Le petit boîtier envoie des sons suraigus, audibles seulement par une partie de la population. En l'occurrence, les jeunes, directement visés. Ils ont encore l'ouïe suffisamment fine pour percevoir ces fréquences. Agacés par le bourdonnement strident de l'appareil, à mi-chemin entre le « bzzz » du moustique et le grésillement du néon, les ados passent leur chemin.

Cette technologie a déjà séduit les épiciers nocturnes de Grande-Bretagne. Les polices municipales des Pays-Bas l'installent dans les cours d'école pour empêcher les élèves d'y traîner hors des temps scolaires. En France, distribué de manière confidentielle depuis quelques mois, le boîtier a conquis une cinquantaine de bailleurs sociaux et de syndics de copropriété du Sud-Est, mais aussi des particuliers, excédés par la présence prolongée des ados en bas de chez eux. Des villes auraient démarché la société distributrice. Mais aucune n'a encore osé franchir le pas. De peur d'être taxée d'« antijeunes ».

« Les municipalités, qui font de ce genre d'outils un argument d'attractivité en sont avides. Et elles sont conscientes qu'il leur faut les introduire en douceur pour qu'ils soient acceptés », décrypte le sociologue Jacques Donzelot. « Ubuesque » pour les uns, « discriminatoire » pour les autres, ce « joujou » va à l'évidence créer la polémique. D'ores et déjà, en Belgique, des élus se mobilisent pour que l'Europe interdise son utilisation. Leur argument : « Les jeunes ne sont ni des parasites ni des nuisibles pour notre société. »

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