04 juillet 2008
Alsace Un nouveau départ pour la charcuterie Tempé
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Frédéric Kiszko, nouveau directeur général de Tempé SA. Photo Thierry Gachon
La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse a rendu ce matin sa décision concernant les possibilités de reprise du groupe de charcuterie industrielle Tempé SA.
C'est l'offre de reprise présentée par quatre cadres de la charcuterie Tempé SA, Frédéric Kiszko, Eric Ferry, Pascal Zurbach et Catherine Uffoltz, qui a été retenue. Frédéric Kiszko devient le nouveau directeur général de l'entreprise.
Cette offre est celle qui proposait la sauvegarde du plus grand nombre d'emplois avec 300 postes maintenus sur 372.
L'usine Tempé de Rixheim continuera de fonctionner en l'état, au même titre que les 26 magasins Tempé en France.
Toutes nos informations dans notre édition de demain jeudi 3 juillet 2008.
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Mulhouse Ex-otage Les élus mulhousiens et Ingrid Betancourt
Mulhouse Ex-otage Les élus mulhousiens et Ingrid Betancourt
Le 04/07/08 à 06:42
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Petite manifestation pour une grande joie.
Photo Catherine Kohler
À
17 h, hier, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées place de
la Réunion pour une courte manifestation comme dans d’autres villes de
France.
Élus mulhousiens de la majorité et de l’opposition et
personnel municipal ont convergé vers l’hôtel de ville où une grande
photo de celle qui est devenue l’ex-otage des rebelles colombiens avait
été accrochée. Le portrait d’Ingrid Betancourt était barré d’un mot en
lettres majuscules : « LIBRE ».
Profitant du car-podium installé par
la mission événements à l’occasion du Festival automobile, l’adjoint
Denis Rambaud a prononcé une courte allocution. « Nous sommes ici avec plaisir pour fêter la fin du long calvaire d’Ingrid Betancourt », a
déclaré l’adjoint qui a aussi remercié ceux qui s’étaient mobilisés
pour qu’on n’oublie pas l’otage des Farc. Denis Rambaud a remarqué que
cela avait pu aider la prisonnière de la jungle « à vivre et survivre en sachant à chaque instant que quelqu’un dans le monde pensait à elle ».
En guise de conclusion, les personnes présentes ont voulu aussi penser « à ceux qui sont prisonniers dans une cave ou dans une forêt quelque part dans le monde ».
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"Demolition Party" au Royal Monceau: quand l'art est méprisé
"Demolition Party" au Royal Monceau: quand l'art est méprisé
Par Roberto Cabot | artiste brésilien | 04/07/2008 | 11H56
Le Royal Monceau, acheté par Alexandre Allard, a organisé une "Demolition Party" le 26 janvier: "un happening festif et féroce", préalable aux travaux menés par l’architecte et designer Philippe Starck. L’artiste Roberto Cabot en garde un mauvais souvenir, comme il nous le raconte dans cette tribune.

Nous avons été invités par Hervé Mikaeloff, le conservateur chargé de la partie artistique de l’événement "Demolition Party", au Royal Monceau, le 26 juin, à créer une œuvre dans une chambre de l’hôtel. Les instructions étaient que celle-ci devait pouvoir être déplacée et mise en vente à l’occasion d’une exposition au Palais de Tokyo de Paris, en février 2009.
L’art contemporain devait être le point culminant de la "Demolition Party"; il devait refléter la créativité et la renaissance, dans des formes contemporaines, du vieil hôtel. Ce que j'ai compris alors, c’est que l’art devait être le pendant constructif et créatif de la destruction. Devait être.
Nous avons travaillé presque sans interruption pendant cinq jours dans des conditions terribles, puisqu’aucun de nos besoins les plus simples(ex: un marteau) ne pouvait être satisfait. C’est seulement après avoir clairement marqué le coup sur le caractère inacceptable des conditions de travail que les choses ont changées, et que nous avons enfin pu nous mettre au travail.

L’installation a pu être achevée. La fête a commencé, mais autour de minuit, alors que j’avais personnellement averti le chef de la sécurité, l’assistant du conservateur, et la personne chargée des artistes brésiliens, les gens ont commencé à détériorer l’œuvre, en l’absence de tout dispositif de sécurité. Rien n’a été fait pour les stopper. Avant que nous n’ayons eu le temps de revenir dans la chambre, mon œuvre et le reste de l’installation avaient été complètement détruits: pas seulement cassés, mais désagrégés. Le vandalisme a été d’une telle violence qu’aucun débris de mon travail ne dépassait 20cm. La "Demolition Party" avait officiellement démarré moins d’une heure auparavant.
Immédiatement après, je contemplais désolé ma chambre; le conservateur me disait, dans le couloir, que ça n’était pas grave, qu’elle avait été vue par des gens "importants", qu’elle était enregistrée. "Et voilà" (en français dans le texte). Je n’en croyais pas mes oreilles, était-ce vraiment là la réaction d’un conservateur constatant que son exposition était totalement anéantie? Quoi qu’il en soit, j’ai alors décidé de considérer ce saccage comme un simple accident, bien que les responsables aient été avertis du désastre imminent, et d’attendre leur réaction.
Le lendemain, Alexandre Allard, président du Royal Monceau, nous a conviés dans son bureau. Je m’attendais à ce qu’il se confonde en excuses, avec élégance, et qu’il propose une compensation pour la perte causée. Mais nous avons eu droit à une explication choquante, sur le thème "tout le monde a perdu" (il mentionna une certaine somme); il fallait, nous disait-il, voir le côté positif de toute cette histoire. En sortant du bureau j’ai bien laissé entendre que je ne me considérais pas comme satisfait.
J’attends toujours une compensation ou même des excuses.

► Voir aussi les vidéos de la Demolition Party.
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La Poste veut changer de statut pour devenir une société anonyme
AFP/DOMINIQUE FAGET
Une enseigne de La Poste à Montpellier.
La Poste veut changer de statut pour devenir une société anonyme
LE MONDE | 04.07.08 | 11h16 • Mis à jour le 04.07.08 | 11h25
La Poste, la première entreprise française
avec 300000 salariés, pourrait bientôt changer de statut. Selon nos
informations, le président de l'entreprise publique, Jean-Paul Bailly,
a mis à l'étude la transformation du groupe, aujourd'hui doté du statut
d'exploitant autonome de droit public – assimilable à celui, plus
connu, d'Etablissement public industriel et commercial (Epic) – en une
société anonyme (SA).
Ce projet, très délicat à mener sur les plans juridique et surtout, politique et social, est élaboré depuis plusieurs mois dans la plus grande discrétion. La Poste s'est entourée de conseils, parmi lesquels la banque d'affaires Rothschild et le cabinet de juristes Baker & Mc Kenzie. Le ministère des finances, Matignon et l'Elysée en ont été mis au courant. Plusieurs réunions de travail ont eu lieu avec des représentants du gouvernement, pour examiner l'opportunité d'un tel changement et le cas échéant, son calendrier.
Pour l'opérateur public postal, l'adoption du statut de SA – une société commerciale dont le capital est détenu par des actionnaires – serait devenue une nécessité, pour affronter la libéralisation totale du marché du courrier prévue en 2011.
Lestée par une dette de 5,8 milliards d'euros, qu'elle s'efforce d'alléger d'un exercice à l'autre, La Poste s'estime aujourd'hui pénalisée face à ses concurrents pour financer sa croissance. Elle est l'un des derniers opérateurs postaux européens à ne pas avoir été transformé en société par actions, dans le cadre d'un mouvement amorcé au milieu des années 1990 dans les pays nordiques qui a, depuis, gagné l'Allemagne et l'Italie.
Le règlement du dossier des retraites à la faveur d'un chèque de deux milliards d'euros payés à l'Etat en 2006, et contre la promesse du versement d'un dividende régulier, en outre, a pesé sur ses comptes.
L'idée de M. Bailly serait de profiter de la transposition en droit français de la troisième directive postale, qui va libéraliser le marché, pour prendre le statut de SA. Le passage du texte au Parlement pourrait intervenir dans le courant du premier trimestre 2009.
Le dossier, cependant, est loin d'être tranché car il renvoie aux choix de politique économique du gouvernement. La question de la transformation de La Poste en SA appelant celle de sa privatisation, fut-elle partielle, le gouvernement doit, en effet, décider s'il décide d'en garder 100 % du capital, ou d'en céder une partie à des investisseurs privés sur le marché.
Interrogé sur ces orientations, un conseiller de l'Elysée indiquait, jeudi 3 juillet, qu'"il paraîtrait assez naturel que La Poste change de statutdans le contexte de mise en concurrence", mais précisait "ne pas avoir été officiellement saisi de la question". Rendant compte des premiers échanges entre La Poste et le gouvernement, une autre source précisait que "le changement de statut est perçu comme inéluctable, la seule interrogation portant sur le moment opportun pour le faire".
Toujours selon nos informations, et alors que les discussions s'engagent à peine, un schéma jugé acceptable par toutes les parties serait d'annoncer la modification du statut de La Poste, en même temps qu'une ouverture du capital limitée, du groupe. Cette privatisation partielle pourrait être ouverte aux investisseurs institutionnels et aux particuliers sur le marché financier, avec une part significative d'actions réservées aux salariés, comme ce fut le cas lors de la mise en Bourse d'EDF, en novembre 2005 (2 % du capital environ pour les salariés).
L'adhésion des salariés de La Poste au projet constituerait, en effet, une garantie de bon déroulement de l'opération. Pour que celle-ci soit comprise du grand public et des parlementaires, très attachés à la défense des services publics de proximité, et tout particulièrement à La Poste, les dirigeants de l'entreprise publique verraient, en outre, d'un bon œil la constitution d'un actionnariat populaire important.
Quelle que soit l'option retenue, souligne un proche du dossier, "l'Etat restera majoritaire dans le capital. La Poste devenue société anonyme restera une entreprise à capital public". La question d'une prise de participation de la Caisse des dépôts (CDC), dont l'Elysée veut accentuer la position d'investisseur de long terme dans les grandes entreprises françaises, devrait alors probablement se poser.
En 1996, France Télécom avait adopté le statut de SA puis avait ouvert son capital un an plus tard, à hauteur de 20 %, dont près de 3 % avaient été réservés au personnel. Autour de Lionel Jospin, alors premier ministre, et pour apaiser la controverse sur la privatisation de l'opérateur de télécommunications, la gauche avait employé le terme de "sociétisation".
L'évolution du statut de La Poste et de son capital promet toutefois de faire grincer des dents auprès des syndicats du groupe, attentifs au devenir du service public postal sur tout le territoire, au maintien de l'emploi. Ils sont notamment préoccupés par la priorité donnée à la rentabilité des opérations sur la qualité des services. Ils n'ont de cesse de dénoncer la primauté d'une logique financière, induite par la libéralisation du marché.
La Poste est depuis le 1er janvier 1991 exploitant autonome de droit public. Dans le cadre d'un contrat de service public (ex-contrat de plan), La Poste exerce ses activités dans les domaines du courrier, des colis express et des services financiers.
Chiffre d'affaires. Il a atteint 20,82 milliards d'euros en 2007.
Répartition de l'activité. 55,6 % pour le courrier, 15,2 % pour l'expédition express, 6,4 % pour les colis et 22,6 % pour La Banque postale.
Résultat net. Il s'est élevé en 2007 à 943millions d'euros et le résultat d'exploitation à 1,28milliard d'euros.
Dividende. Pour la première fois, l'établissement a versé à l'Etat un dividende de 141 millions d'euros sur les résultats 2007.
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DICTIONNAIRE La définition de "méchanceté" dans le Littré
DICTIONNAIRE
La définition de "méchanceté" dans le Littré
NOUVELOBS.COM | 04.07.2008 | 10:28
méchanceté
nf (mé-chan-se-té)
- 1Vice de ce qui est médiocre, sans qualité.
On avait beau leur répondre que la méchanceté même des vers marquait qu'ils partaient d'un dieu qui avait un noble mépris pour les règles, ou pour la beauté du style....
[Fontenelle, Histoire des oracles] - 2Penchant à être méchant, à faire du mal.
Ne comptez-vous pour rien le plaisir que l'on a à connaître tous les matins la méchanceté des gens, couverte du nom de zèle, et tous les soirs leurs sottises déguisées en pénétration ?
[Retz, Mémoires]Comme la méchanceté est timide, elle se condamne par son propre témoignage
. [Sacy, Bible, Sagesse, XVII, 10]La méchanceté qu'on emploie à diffamer un homme prouve que ce n'est point pour sa méchanceté qu'il est diffamé
. [Rousseau, Rousseau juge de Jean-Jacques. Dialogues]La méchanceté se trouve aujourd'hui l'âme de certaines sociétés
. [Duclos, Consid. moeurs, ch. 8]Familièrement. Il se dit de l'opiniâtreté des enfants. La méchanceté de cette petite fille.
- 3Action méchante.
Si vous avez ouvert les lettres, c'est une grande méchanceté que de m'en faire tant la guerre
. [Voiture, Lettres]Et de tant de pays nomme quelque contrée Dont tes méchancetés te permettent l'entrée
. [Corneille, Médée]Je me renferme à comprendre qu'on vous fait des méchancetés ; je ne puis les deviner, et ne vois point d'où elles peuvent venir
. [Sévigné, 138]J'aime à rapporter vos propres termes ; c'est ma plus grande méchanceté
. [Rousseau, Correspondance]Je n'ai jamais fait dans ma vie qu'une méchanceté, disait un jour Rulhière à Chamfort. - Quand finira-t-elle, lui répliqua Chamfort ?
[Sainte-beuve, Art. sur Chamfort.] - 4Parole dite dans l'intention de nuire, d'offenser.
Il y a bien plus de gens qui se connaissent en méchancetés qu'il n'y en a qui se connaissent en style
. [Voltaire, Correspondance]
Voir la définition en ligne
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DROIT A L'IMAGE Ecole : une photo de Sarkozy illustre la méchanceté
DROIT A L'IMAGE
Ecole : une photo de Sarkozy illustre la méchanceté
NOUVELOBS.COM | 04.07.2008 | 10:27
Après qu'un parent d'élève a écrit à l'Elysée pour dénoncer l'utilisation d'une photo du président par les élèves d'une école primaire pour illustrer le thème de la méchanceté, le rectorat a ouvert une enquête.

Nicolas Sarkozy (AP)
Après qu'une photo de Nicolas Sarkozy a été utilisée, dans une école primaire d'Albi, pour illustrer le thème de la méchanceté, une enquête a été ouverte par le recteur d'Académie de Midi-Pyrénées, a-t-on appris jeudi 3 juillet auprès du rectorat.Dans le cadre d'un travail d'art plastique sur les sentiments et les expressions du visage, une enseignante de l'école primaire Claude-Nougaro, Valérie Framit, avait demandé, en novembre dernier, à ses élèves de CM1 de collecter des photos et des images illustrant les sentiments de joie, colère, crainte, fatigue, méchanceté, etc.
Ces photos, dont l'une du chef de l'Etat, avaient été collées sur de grandes affiches placardées sur les murs de l'école, une présentation qui n'était pas ouverte au public.
Dénoncée par un parent d'élève
C'est après l'envoi par un parent d'élève d'une lettre adressée à l'Elysée pour dénoncer une atteinte à l'image du chef de l'Etat, qu'une enquête a été diligentée par le recteur.
Et c'est vendredi dernier, que la directrice de l'école, Claudie Jalby, a été informée par l'inspecteur d'Académie qu'une enquête avait été ouverte.
Le nom de l'auteur de cette lettre, non anonyme, n'a pas été révélé.
"Parmi toutes ces photos de visages inconnus ou connus, il y avait malheureusement celle de Nicolas Sarkozy. J'ai regardé les expressions et non les visages", a expliqué jeudi à l'AFP Valérie Framit, en demi-poste à l'école Claude-Nougaro depuis septembre 2007.
Une simple remontrance
"On peut reprocher à l'enseignante un manque de vigilance pour lequel sera appliquée une sanction qui devrait se limiter à une simple remontrance", a indiqué à l'AFP l'inspecteur d'académie Michel Azéma.
Pour l'inspecteur "l'enseignante aurait dû être plus attentive à l'utilisation de ces images (...). Elle aurait dû profiter de l'occasion pour faire une leçon d'instruction civique pour expliquer la démocratie et le rôle du président de la République et des personnalités du monde politique".
Les affiches litigieuses ont été retirées des murs dès le déclenchement de la polémique. Un conseil d'école extraordinaire, avec des représentants des parents et de la mairie, a été convoqué jeudi en fin d'après-midi. (Avec AFP)
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Les 35 heures sont-elles définitivement enterrées?
Les 35 heures sont-elles définitivement enterrées?
Par Julien Martin | Rue89 | 03/07/2008 | 23H04
Le gouvernement est en passe de finir de démanteler les 35 heures, malgré le baroud d'honneur de l'opposition à l'Assemblée.

La session extraordinaire d'été du Parlement débute par un texte polémique: le projet de loi de "rénovation de la démocratie sociale". Derrière cette vague appellation se cachent la réforme de la représentativité syndicale, et surtout l'assouplissement ou le démantèlement -c'est selon- des 35 heures.
La "bataille sans concession" promise par le PS pour sauver ce qu'il reste des lois Aubry a débuté mercredi à l'Assemblée nationale et s'achèvera la semaine prochaine. Pas moins de 1671 amendements ont été déposés, dont 1394 par les seuls députés socialistes. Mais la droite, majoritaire au sein de l'hémicycle et unie sur ce texte, est armée pour tenir bon. (Voir la vidéo)
Des élus UMP unis et majoritaires, ce serait donc joué. La mort des 35 heures est en passe d'être actée. Le député PS André Vallini ne s'en cache d'ailleurs pas:
"Les 35 heures sont quasiment derrière nous. (...) La durée du travail sera fonction du rapport de forces dans chaque entreprise."
Car c'est bien là que se situe l'innovation majeure du projet de loi: la négociation de la durée du temps de travail se déroulera au niveau de chaque entreprise, et non plus par branche. Négociation qui aboutira si elle est approuvée par des syndicats représentant au moins 30% des salariés et si elle ne rencontre pas l'opposition de syndicats représentant plus de 50% des salariés. Ce qui fait naître des craintes particulièrement fortes dans les PME, où le rapport de forces entre employeurs et salariés est très disparate.
D'autant que l'enjeu de ces négociations est de taille. Jusqu'ici, l'employeur ne pouvait pas dépasser le contingent d'heures supplémentaires (220 heures par salarié et par an) sans obtenir l'autorisation de l'Inspection du travail. Désormais, si un accord le prévoit, il pourra se passer de cette autorisation, à condition de ne pas dépasser dix heures par jour, 48 heures par semaine et 405 heures par an.
La colère des syndicats n'y a rien changé
En dehors du fond, ce qui choque le plus André Vallini est "le fait que les syndicats aient été manipulés par le gouvernement, et par Monsieur Bertrand en particulier". En échange d'un accord satisfaisant sur la réforme de la représentativité syndicale, la CGT et la CFDT avaient accepté ces nouvelles modalités de négociation, mais seulement "à titre expérimental".
Or, François Fillon et Xavier Bertrand ont ensuite jugé trop floue cette formulation. Et ont tout simplement considéré le dispositif comme définitif dans la loi. La colère des syndicats n'y a rien changé. Pas même celle sur LCI de la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui avait elle aussi signé l'accord bafoué:
"Nous devons respecter le travail que nous faisons entre partenaires sociaux. (...) Il y a à peine un mois un accord a été conclu, ce sont les termes de cet accord qui doivent être respectés aujourd'hui."
"Quelque chose qui ne dit pas son nom"
Mais le gouvernement assume. Il avait prévenu qu'il irait plus loin que cet accord initial, il l'a fait, quitte à aller aussi plus vite qu'attendu. Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, explique subtilement la manœuvre pour ne pas signifier que le gouvernement a signé l'acte de décès des 35 heures:
"La base légale de la durée du travail reste à 35 heures, ne serait-ce que parce qu'il faut bien faire démarrer le calcul des heures supplémentaires à un niveau. A partir de là, tout le texte vise à assouplir le système dans les entreprises. (…) C'est la fin de l'application rigide des 35 heures, ce n'est pas la fin des 35 heures."
Moins rompus au langage diplomatique, les députés les plus libéraux de la majorité ne veulent pas, eux, taire l'objectif vers lequel le gouvernement tendrait. L'UMP Jacques Myard annonce la couleur:
"Sur quatre, cinq ans, on remonte -en acceptant une rémunération plus forte- à une durée du travail qui soit supérieure. (…) Je pense qu'on est en train de monter quelque chose qui ne dit pas son nom."
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Novelli: l'impôt sur la fortune est "un impôt archaïque"
Novelli: l'impôt sur la fortune est "un impôt archaïque"
03/07/2008 07:55
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Le secrétaire d'Etat au Commerce, Hervé Novelli, le 18 mai 2008 à Paris |
Le
secrétaire d'Etat au Commerce, Hervé Novelli, a jugé mercredi soir que
l'impôt sur la fortune (ISF) est "un impôt archaïque" dont les effets
ont "nui au développement de l'économie française".
"Sur les bancs
de cette assemblée, et largement au-delà dans la population, commence à
se faire jour l'idée que l'ISF est un impôt archaïque, qui a été
responsable de beaucoup d'expatriations de capital qui ont nui au
développement de l'économie française", a-t-il déclaré lors de l'examen
au Sénat du projet de loi de modernisation de l'économie (LME).
"C'est avéré aujourd'hui", a insisté M. Novelli, par ailleurs chef de file du club des Réformateurs (libéraux) de l'UMP.
Avec
la loi TEPA (Travail, emploi, pouvoir d'achat), adoptée durant l'été
2007, qui permet notamment de réduire l'ISF pour les investissements
réalisés dans les PME, le gouvernement a voulu "rendre cet impôt
beaucoup moins nocif", a-t-il souligné.
M. Novelli réagissait à des
amendements identiques déposés par Eric Doligé et Philippe Dominati
(UMP), proposant d'exonérer de l'ISF "les contribuables qui apportent
en garantie à la petite et moyenne entreprise leurs actifs
immobiliers", tels que la résidence principale ou secondaire imposable
à l'ISF.
Le secrétaire d'Etat, au nom du gouvernement, a toutefois
demandé le retrait des amendements, faisant notamment valoir qu'un tel
mécanisme aurait "pour conséquence" de "permettre l'emprunt", donc de
"favoriser l'endettement de l'entreprise, au moment où nous adoptons
des dispositifs pour développer (leurs) fonds propres".
Les
amendements, maintenus, ont été rejetés. "Il faut à chaque fois qu'on
le peut faire un signe sur ce sujet" de l'ISF, avait estimé le sénateur
Doligé.
Nicole Bricq (PS) a voté contre l'amendement et pris la
défense de cet impôt, de nouveau mis en cause à droite après la
naturalisation monégasque, fin juin, du chef Alain Ducasse.
"On ne
peut pas, dans l'état de nos finances publiques, se priver d'un revenu
annuel d'au moins 4,5 milliards d'euros", a-t-elle affirmé.
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Supermarchés, non merci ! (2)
Supermarchés, non merci ! (2)
Christian Jacquiau, économiste et commissaire aux comptes, a publié deux ouvrages sur la grande distribution et le commerce équitable. Il explique que l'objectif de rendement des supermarchés influe non seulement sur le pouvoir d'achat, mais aussi sur le monde agricole et industriel.
Aujourd'hui, seules six centrales d'achat contrôlent l'essentiel des produits de consommation courante distribués dans les grandes surfaces françaises, affirme Christian Jacquiau. Un quasi monopole. Incontournables, les hypermarchés ont un pouvoir non négligeable. A tel point que les plus grands groupes (Wallmart, Carrefour...) accompagnent la mondialisation dans tous les pays du monde, achetant les produits les moins chers possible là où la main d'œuvre est négligeable, et les revendant à bon prix là où les consommateurs sont demandeurs... avec un seul objectif : la rentabilité.
Retrouvez prochainement la suite de ce document sur marianne2.fr.
Vous pouvez également consulter le premier épisode de "Supermarchés non merci", publié précédemment.
Vendredi 04 Juillet 2008 - 00:38
Maude Milekovic
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Supermarchés, non merci !
Supermarchés, non merci !
Christian Jacquiau, économiste et commissaire aux comptes, a publié deux ouvrages sur la grande distribution et le commerce équitable. Il revient sur la prise du pouvoir commercial par les grandes surfaces, et leurs relations avec les institutions politiques.
Pourquoi les supermarchés attirent-ils autant les foules ? Quelles
relations entretiennent-ils avec les institutions politiques, si tant
est qu'ils en aient ? Voilà les questions posées à Christian Jacquiau
dans cet entretien, diffusé sur le blog Supermercat no gracies (traduit du Catalan: Supermarchés, non merci), qui décortique le phénomène des grandes surfaces.
L'économiste explique qu'en France la grande distribution s'est
développée dans la période d'après-guerre, à une époque où la volonté
était de renouveler le pouvoir d'achat. Et pour y arriver, les grandes
enseignes ont profité d'arguments économiques pour que les politiques
marchent avec elles : elles allaient créer de l'emploi, donc faire
consommer les Français, ce qui allait générer la croissance...
Retrouvez prochainement la suite de ce document sur marianne2.fr.
Mercredi 02 Juillet 2008 - 16:31
Maude Milekovic
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