"PHOTOS SEXY"

     

Miss France déboutée
face à Choc

NOUVELOBS.COM | 03.03.2008 | 14:46

Valérie Bègue demandait que le dernier numéro du magazine, dans lequel elle apparaît dénudée, soit retiré de la vente.

Miss France 2008 (Valérie Begue) lors du défilé en maillot de bain deux pièces (Sipa)

Miss France 2008 (Valérie Begue) lors du défilé en maillot de bain deux pièces (Sipa) 

Au nom du "droit à l'information", le juge des référés du tribunal de grande instance de Saint-Denis a rejeté, lundi 3 mars, une requête de Valérie Bègue, miss France 2008, visant à retirer de la vente le magazine Choc pour la publication de "photos sexy".
Dans le dernier numéro, la jeune femme y apparaissait posant sur une plage, la poitrine dénudée mais cachée par une main.
Lors de l'examen de l'affaire vendredi, l'avocat de Valérie Bègue, Me Iqbal Akhoun, avait estimé que les photos constituaient une "atteinte à la vie privée et à l'image". Il avait qualifié d'"acharnement" le comportement de la SCPE (société de conception et de presse et d'édition) qui édite les magazines Choc et Entrevue.

"Ni choquantes, ni équivoques" pour la défense

Pour Me Claire Chaillou, avocate de la SCPE, "il est extrêmement classique de voir des photos de star en maillot de bain", à propos des clichés parus dans Choc. "C'est le lot commun de la notoriété" a-t-elle dit, rappelant que Valérie Bègue a défilé en maillot de bain lors de l'élection de Miss France.
Dans son jugement, le président du tribunal Pierre Lavigne a donné raison à la SCPE en estimant que les photographies publiées ne sont "ni choquantes, ni équivoques". Il a souligné que les commentaires accompagnant les photos dans l'article établissent un "rapprochement" entre ces "clichés et le non respect par l'intéressée du règlement" du concours de Miss France qu'elle avait signé en affirmant n'avoir "jamais posé dans un état de nudité partielle ou totale".

"Pas manifestement illicite" selon le tribunal

Selon le tribunal, l'existence des photos publiées par Choc "peut donner à penser" que Valérie Bègue "a pu faire par omission ou par manque de sincérité, des déclarations contraires à la réalité".
Se référant au "droit à l'information" du public, le tribunal a estimé que la publication de ces photos "n'apparaît pas manifestement illicite", ni "dénuée de légitimité au regard du nécessaire équilibre entre la protection du droit à l'image et de la liberté d'expression".

Condamnation d'Entrevue en décembre dernier

Le 31 décembre 2007, le mensuel Entrevue avait été retiré de la vente à la Réunion à la demande de Valérie Bègue, sur décision d'un juge des référés qui avait condamné la SCPE à lui verser une provision 15.000 euros pour atteinte à la vie privée. Le tribunal avait également ordonné la publication du jugement en couverture du magazine. Le 21 décembre 2007, Entrevue avait publié des photos dénudées de Valérie Bègue, provoquant le courroux de la présidente du Comité miss France Geneviève de Fontenay qui avait demandé sa destitution.


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