Mon Mulhouse3

Base d'articles de presse pour : http://monmulhouse.canalblog.com/ RETROUVEZ MOI sur : http://monmulhouse.canalblog.com/

31 décembre 2008

Perte record pour le CAC 40 en 2008

Perte record pour le CAC 40 en 2008

Par Reuters, publié le 31/12/2008 16:12 - mis à jour le 31/12/2008 16:19


L'indice vedette de la Bourse de Paris a dégringolé de près de 45% cette année. C'est la plus forte perte de l'histoire du CAC, né en 1988. Dexia et Renault ont lâché plus de 80%.

     

L'indice CAC 40 de la Bourse de Paris a clos la pire année de son histoire : -42,68%. Un recul presque aussi fort que l'indice Eurostoxx des 50 principales valeurs de la zone euro (-44,28%).

L'indice CAC 40 a terminé 2008 sur un recul historique de 42,68%, sinistré par une crise économique et financière qui n'a épargné aucune classe d'actifs. (Reuters/Charles Platiau)

L'indice CAC 40 a terminé 2008 sur un recul historique de 42,68%, sinistré par une crise économique et financière qui n'a épargné aucune classe d'actifs. (Reuters/Charles Platiau)

Le CAC 40 a fini la journée de mercredi sans grand changement (+0,03% à 3.217,97 points) dans un volume particulièrement étroit de 803 millions d'euros sur un total de 1,0 milliard d'euros échangés à Paris.

La perte annuelle est la plus forte jamais enregistrée par l'indice depuis sa création en juin 1988. La précédente baisse annuelle record remonte à 2002 (-33,8%).

Francfort, qui a fermé ses portes mardi, a accusé une perte annuelle record de 40,4% de même que Londres (-31,5%).

L'ensemble des marchés, toutes classes d'actifs confondues, ont connu une année rude, la crise financière déclenchée en 2007 par une crise de l'endettement et du crédit, aux Etats-Unis notamment, ayant contaminé le reste de l'économie en 2008.

Des professionnels veulent croire que l'action massive des banques centrales et les plans de relance budgétaire des gouvernements permettront de sortir de la récession dans la deuxième moitié de 2009, ce qui est loin d'être sûr.

"On veut oublier vite 2008. Mais ce n'est pas sûr que 2009 amène une embellie, au début en tous cas", dit un trader sur dérivés actions d'une banque américaine.

2008 aura été "l'année la plus difficile de l'histoire récente que la plupart des investisseurs et des acteurs préfèreront oublier", estiment les analystes crédit de Société générale.

"2008 a vu la faillite de plusieurs grandes banques et la fin du modèle du courtier indépendant", ajoutent-ils dans une note en soulignant que "le sort des trois grands constructeurs automobiles américains reste incertain". "L'économie américaine connaît sa plus longue période de récession depuis la fin de la guerre et l'économie mondiale commence à se paralyser".

Les primes de risques sur les marchés boursiers et du crédit ont atteint des niveaux historiques sur fond de craintes d'une multiplication des défauts de paiement.

HERMÈS SE DÉTACHE

Toutefois, des sociétés de gestion ou des brokers veulent voir une "lueur d'espoir" dans les plans de relance et l'action des banques centrales. Ils préconisent un retour prudent sur les actifs risqués (crédit et actions) dès les premiers signes de fin de récession.

Les valeurs bancaires, sinistrées par la crise du crédit, ont été les principaux moteurs de la baisse tout au long de l'année et, en fin d'année alors que la récession se confirmait, les valeurs automobiles ont rejoint le club de l'armée des victimes.

Dexia a accusé la plus forte perte annuelle du CAC (-81,41% à 3,2 euros), Renault (-80,88% à 18,55) et PSA Peugeot Citroën (-76,57% à 12,15) les deuxième et troisième plus fortes baisses.

Les valeurs défensives ont résisté. GDF Suez (-11,69% à 35,325) a enregistré la meilleure performance du CAC, suivi par France Télécom (-18,93% à 19,96 euros) et Essilor (-23,09% à 33,57 euros).

L'indice élargi SBF 120 a chuté de 43,09% en 2008. Seule l'action Hermès a fini en hausse au sein de cet indice.

Ce titre a fait l'objet de spéculations sur son éventuelle entrée dans le CAC 40. Si Hermès répond au critère de capitalisation, son capital flottant (27%) est très insuffisant, ce qui est admis par les dirigeants du groupe de luxe contrôlé à 73% par les héritiers d'Emile Hermès.

"Personne ne veut une répétition du cas Volkswagen", dit un analyste d'un broker parisien.

L'action Volkswagen a flambé de 60% en 2008 et a soutenu artificiellement l'indice Dax de Francfort en raison de son très faible flottant. Le titre a fait un bond de plus de 60% en 2008 alors que le Dax a chuté de plus de 40%.

VW a été soutenu par la prise de contrôle de Porsche, qui a ramassé des titres sur le marché, et s'est assuré fin octobre l'équivalent de 74% du capital.

La course à la sécurité en 2008 a été telle que les investisseurs se sont arraché les titres de dette des grands Etats, ce qui a écrasé les rendements. Le rendement de l'emprunt d'Etat allemand de référence à 10 ans de la zone euro a ainsi fini l'année sous 3%, à 2,95% contre 4,60% début juillet.

Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/    




Posté par ERICCITOYEN à 17:27 - L'EXPRESS.fr - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


29 décembre 2008

"Si l'on tarde trop, la filière automobile risque de disparaître"

L'usine Citroën de Chartres-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), le 31 mars 2008.

AFP/ANDRÉ DURAND

L'usine Citroën de Chartres-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), le 31 mars 2008.

"Si l'on tarde trop, la filière automobile risque de disparaître"

       

Mais Jean Lamy, président du Comité de liaison des fournisseurs de l'automobile (Clifa) depuis novembre 2007, estime qu'il y a urgence à agir.

Dans une lettre à Nicolas Sarkozy, vous avez tiré la sonnette d'alarme sur les problèmes rencontrés par les entreprises de la filière automobile. Selon vous, demain, il sera trop tard. Vous souhaitiez des réponses opérationnelles et pragmatiques avant Noël, mais manifestement vous n'avez pas été totalement entendu par les pouvoirs publics ?

Les pouvoirs publics sont conscients de l'urgence dans laquelle se trouvent nos entreprises. Lors de la réunion avec M. Chatel, le 19 décembre, nous avons tous abordé le problème de l'immédiat. Il faut des propositions rapidement et ne pas attendre fin janvier, sinon ce sera l'hécatombe.

Déjà, de nombreuses entreprises - surtout celles qui ne travaillent que dans le secteur de l'automobile - commencent à avoir de sérieux problèmes de trésorerie. Leur endettement sur fonds propres est très élevé. Lors de cette réunion, j'ai insisté sur l'urgence d'obtenir des mesures exceptionnelles à très court terme. Elles nous permettront de recevoir une petite bouffée d'oxygène et de nous organiser.

Quelles peuvent être ces mesures exceptionnelles ?

Obtenir, par exemple, des prêts à des taux raisonnables, un rééchelonnement des dettes, ou encore la mise en place d'un moratoire sur les paiements des charges sociales et des impôts.

M. Chatel a envoyé une lettre à tous les préfets pour leur demander de traiter en urgence et au cas par cas les demandes d'aides provenant des fournisseurs sinistrés et potentiellement défaillants. L'objectif est d'examiner avec eux et avec tous les acteurs (Urssaf, banques...) les mesures à prendre de toute urgence pour pallier les problèmes de trésorerie de ces entreprises.

Bercy s'occupera des sociétés de plus de 400 personnes. En dessous, ce sont les préfets et les Comités départementaux d'examen des problèmes de financement des entreprises qui s'en chargeront.

Globalement, êtes-vous quand même confiant ?

Je dirais qu'il y a eu une petite avancée. Mais je ne me berce pas d'illusions. La crise a été d'une telle violence qu'elle va faire beaucoup de dégâts. Il y aura des défaillances en cascade. Et le risque, si l'on tarde trop à trouver des solutions, c'est que la filière automobile disparaisse.

Avez-vous chiffré le nombre de sociétés très mal en point ?

Il y en a plusieurs dizaines connues de Bercy. Des sociétés de taille significative, comme Wagon Automotive France (ce sous-traitant, placé en redressement judiciaire, emploie plus de 2 000 personnes) ou des sociétés de taille plus petite.

Aucune entreprise n'est épargnée par cette crise, aucun secteur non plus. Dans la fonderie, par exemple, il y a déjà plusieurs dizaines de sociétés défaillantes ou qui vont l'être, dans la plasturgie aussi, ainsi que dans l'électronique. Les fournisseurs de l'automobile représentent plus de 70 % de la valorisation d'un véhicule. Tous les secteurs sont donc touchés.

Propos recueillis par Nathalie Brafman

            

CHIFFRES

                      

                   

Les plans de réduction des effectifs en France chez les équipementiers et les sous-traitants.

VALEO.

1 600 postes supprimés (5 000 dans le monde).

FAURECIA.

1 215 emplois sur 2009-2010, 700 dès 2009.

MOLEX.

La société américaine veut fermer son site de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) où travaillent 300 personnes.

TYCO ELECTRONICS.

620 postes supprimés d'ici la fin 2009.

KLARIUS.

En liquidation judiciaire (200 emplois menacés).

KEY PLASTICS FRANCE.

En cessation de paiement (300 emplois).

TRELLEBORG.

461 emplois (dont 150 postes d'intérimaires), sur un total de 1 400 salariés.


Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/




Posté par ERICCITOYEN à 06:40 - LeMONDE.fr - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

22 décembre 2008

Le système Sarkozy à l'épreuve de la crise

Le système Sarkozy à l'épreuve de la crise

       

Pourtant, le chef de l'Etat est inquiet. La récession programmée pour le premier semestre 2009 et la montée inéluctable du chômage dessinent une rentrée difficile. Tous les indicateurs sont au rouge. Raymond Soubie, le conseiller social du président, l'a mis en garde contre une crise sociale majeure. Et contre une révolte de la jeunesse tentée d'exprimer son profond malaise face à une crise économique qui est aussi une "crise morale, sulfureuse, et de tricheurs", selon l'aveu même de l'un des principaux dirigeants de l'UMP.

Nicolas Sarkozy en a conscience : il a suffi que ses homologues européens, notamment l'espagnol José Luis Zapatero et l'italien Silvio Berlusconi, lui fassent part de leur inquiétude sur l'état d'esprit de leur jeunesse dans leur pays respectif, pour qu'à son retour du sommet de Bruxelles, le chef de l'Etat autorise Xavier Darcos à retirer la réforme du lycée.

Cette crise économique et sociale appelle-t-elle pour autant une réponse politique, et passe-t-elle notamment par un remaniement gouvernemental ? Nicolas Sarkozy s'y refuse pour le moment. "Le président pense qu'il ne doit pas apporter de réponse politique à la crise économique", a retenu l'un de ses récents interlocuteurs.

Le remaniement rampant, inauguré par l'arrivée de Patrick Devedjian au ministère de la relance et Bruno Le Maire aux affaires européennes, devrait donc se poursuivre à la rentrée. Brice Hortefeux devrait remplacer Xavier Bertrand, qui va diriger l'UMP, aux affaires sociales. Et l'ex-socialiste Eric Besson reprendre le portefeuille de l'immigration. "Ajustement, ajustement, ajustement", décline l'Elysée dans toutes les réunions interministérielles.

A droite pourtant, et au sein même du gouvernement, on juge l'équipe gouvernementale bien peu armée pour affronter la tempête qui se dessine. Le premier ministre d'abord. Avec 52 % d'opinions favorables dans le dernier baromètre IFOP, François Fillon bénéficie d'une cote de popularité exceptionnelle pour un premier ministre en fonction depuis dix-huit mois. "Fillon a choisi de durer, et donc de ne pas s'exposer", analyse l'un de ses prédécesseurs. Au risque de l'effacement.

La nomination le 5 décembre de Patrick Devedjian comme "super-ministre" de la relance, avec la tutelle sur les 26 milliards d'euros de dépenses du plan, et l'autorité sur de nombreuses directions générales de plusieurs ministères, n'a suscité aucune réserve de la part de François Fillon. Mais cet escamotage du premier ministre a un inconvénient : il laisse le président de la République en première ligne. "Nicolas Sarkozy aura peut-être besoin un jour d'un pilote, d'un premier ministre à la manoeuvre qui peut servir aussi de fusible", note un dirigeant de l'UMP.

Le gouvernement n'est pas non plus très vaillant. Xavier Darcos, l'un des chouchous, encore premier-ministrable il y a quelques mois, est touché par le malaise lycéen et la grogne des enseignants. Le pôle social est fragilisé par le prochain départ de Xavier Bertrand qui avait su mener de front plusieurs grandes réformes au cours de la première année du quinquennat. Rachida Dati à la Justice fait l'objet d'une contestation tous azimuts. Christine Lagarde, désormais "cornaquée" sur la scène intérieure par Eric Woerth au budget et Patrick Devedjian à la relance "réussit en anglais mais pas en français", souligne perfide un dirigeant de l'UMP. Michèle Alliot-Marie à l'intérieur n'a jamais eu la confiance du chef de l'Etat. Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la ville, déplore son impuissance à vaincre les réticences de l'administration pour mener à bien sa politique en faveur des banlieues.

L'équipe en place paraît fragilisée et fatiguée. Nicolas Sarkozy observe les uns et les autres. Il sera temps début janvier de voir si, après avoir accéléré la mise en oeuvre du plan de relance et du plan de la promotion de la diversité - il doit aussi réorganiser son équipe en profondeur.

Christophe Jakubyszyn



Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/





Posté par ERICCITOYEN à 22:41 - LeMONDE.fr - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

19 décembre 2008

Le scandale Madoff pourrait entraîner de lourdes pertes chez BNP Paribas et Natixis

Le scandale Madoff pourrait entraîner de lourdes pertes chez BNP Paribas et Natixis

       

Bernard Madoff, gestionnaire du Madoff Investment Securities, a employé la technique dite de "la fraude pyramidale" ou "pyramide de Ponzi". Cette technique, née dans les années folles, revient à payer des intérêts à ceux qui vous ont confié leur fortune en se servant du capital apporté par les nouveaux clients.

Le jour où les investisseurs viennent à manquer ou que les anciens souhaitent récupérer leur capital, tout s'écroule. C'est ce second scénario qui a révélé l'affaire, dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 décembre, donnant raison à Warren Buffett et à sa maxime : "C'est seulement quand la marée se retire, que l'on voit ceux qui se baignent nus."

Depuis vendredi, tous les financiers de la planète font les comptes, atterrés. Grâce à un dispositif simpliste, un septuagénaire à l'allure bonhomme jette un nouveau discrédit sur toute la finance mondiale. Il entraîne dans sa chute une foule d'investisseurs trompés par les performances que le fonds Madoff promettait depuis près de quarante ans, aux Etats-Unis, en Europe et jusqu'au Japon.

Aux Etats-Unis, le chiffrage des dégâts reste imprécis. Mais les victimes se comptent par centaines : des gérants de fortunes et de fonds spéculatifs, des banques mais aussi des écoles, des universités et des oeuvres de charités. Dans son édition en ligne de dimanche, le Wall Street Journal mentionne plusieurs milliards de dollars de pertes pour des écoles juives et des oeuvres caritatives. Parmi elles, l'université de Yeshiva, la fondation pour l'humanité d'Elie Wiesel, l'écrivain rescapé de l'holocauste, ou encore la fondation Wunderkinder du réalisateur Steven Spielberg.

L'Europe n'est pas épargnée. En tête des victimes de celui que les marchés désignent comme "l'arnaqueur du XXIe siècle", figurent les banques espagnole Santander, avec une exposition de 2,33 milliards d'euros, et sino-britannique HSBC (750 millions d'euros). En France, deux banques surtout sont affectées : Natixis (450 millions d'euros), déjà affaiblie par la crise financière, et BNP Paribas (350 millions). En Grande-Bretagne, RBS et le fonds Man Group sont touchés, comme au Japon, la banque Nomura, chacun à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros. En Suisse, terre d'asile des grandes fortunes, l'exposition du secteur financier est estimée entre 6 et 13 milliards d'euros. Le plus touché est l'UBP qui "risquerait de perdre au moins 1 milliard", rapportent de bonnes sources.

Qui n'a pas investi dans Madoff Investment Securities ? "C'était magique", indique Alexandre Capez, trader chez Nomura à Londres, évoquant des promesses de rendement d'une régularité stupéfiante, de l'ordre de 7 % à 11 % par an...

Magique mais opaque ! Personne n'a su, ni pu percer les secrets de la technique de Bernard Madoff, qui entretenait le secret. "Il y avait deux camps, ceux qui se disaient "c'est trop beau pour être vrai" et ceux qui ne voulaient pas rater le coche. Moi-même j'ai été tenté d'investir mais le directeur de la banque a mis son veto", reconnaît Radan Statkow, du cabinet de gestion de grandes fortunes Bordier à Genève.

En 1999, Harry Markopolos, un concurrent de M. Madoff, a donné l'alerte. Incapable de répliquer les mêmes performances que son rival, il a envoyé un courrier à la SEC, le gendarme américain de la Bourse. "Madoff Securities est le plus gros schéma de Ponzi", y indiquait-il. LA SEC aura mené plusieurs enquêtes en 1992, 2001, 2005 et en 2007. Sans toutefois découvrir cette gigantesque escroquerie qu'a fini par dénoncer au FBI, jeudi, le fils de M. Madoff.

Claire Gatinois et Anne Michel


Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/





Posté par ERICCITOYEN à 08:55 - LeMONDE.fr - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

17 décembre 2008

Caisse d'Epargne : "2008 sera une mauvaise année"

Caisse d'Epargne : "2008 sera une mauvaise année"

NOUVELOBS.COM | 17.12.2008 | 19:18

Le groupe Caisse d'Epargne, qui est resté bénéficiaire de justesse au premier semestre 2008, devrait finir l'année dans le rouge.

      

(Reuters)

(Reuters)

L'année 2008 sera "une mauvaise année" en termes de résultat pour le groupe Caisse d'Epargne et sa Caisse nationale pourrait "être dans le rouge", annonce la direction du groupe bancaire mutualiste dans un entretien publié mardi 16 décembre dans Le Parisien.
"2008 sera une mauvaise année. Les résultats ne sont pas au niveau attendu", expliquent Bernard Comolet, président du directoire de la banque, et Alain Lemaire, directeur général de la Caisse nationale des Caisses d'épargne, l'organe central du groupe dans cette interview.
"La Caisse nationale pourrait être dans le rouge: elle doit gérer la perte sur les marchés" de 751 millions d'euros en octobre, ajoutent-ils.

"L'inconnue" Natixis

Mais les autres entités du groupe, notamment le réseau des Caisses d'Epargne et les filiales immobilières, devraient afficher des résultats positifs.
Reste toutefois "l'inconnue" Natixis, filiale commune avec le groupe Banque Populaire, qui a accusé une perte de 1,2 milliard d'euros sur les neuf premiers mois de l'année, soulignent Bernard Comolet et Alain Lemaire.
Le groupe Caisse d'Epargne est resté bénéficiaire de justesse au premier semestre 2008 (+21 millions d'euros).
Interrogés sur l'ouverture de la distribution du livret A à toutes les banques à partir du 1er janvier, ils réitèrent leur volonté de "rester l'acteur principal du marché", dont ils détiennent environ 55%, selon eux.

1.000 agences supprimées

Du fait de la banalisation du livret A, le groupe avait calculé, dans une précédente estimation, que 1.000 agences et 4.500 postes seraient supprimés d'ici 2012. "Nous pensons que ces chiffres seront moins élevés", commentent les deux dirigeants, sans plus de précision.
Le groupe est composé de 17 "caisses d'épargne", chapeautées par un organe central, la Caisse nationale des Caisses d'Epargne, qui lui-même détient un grand nombre de filiales, dans l'immobilier ou les services.


Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/





Posté par ERICCITOYEN à 21:13 - NouvelOBS.com - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

10 décembre 2008

Eco-Emballages dans la tourmente pour avoir placé des fonds dans les paradis fiscaux

      

 

       

Eco-Emballages dans la tourmente pour avoir placé des fonds dans les paradis fiscaux

       

La crise couve entre le ministère de l'écologie et l'entreprise Eco-Emballages, qui gère les contributions financières des entreprises en matière de recyclage pour les redistribuer aux collectivités locales effectuant la collecte sélective. Eco-Emballages a reconnu avoir placé près de 60 millions d'euros dans des paradis fiscaux, selon un communiqué du ministère.

"Si ces pertes ne remettent pas en cause le fonctionnement de la filière, elles pourraient être importantes"
, indique les services du ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, qui s'en prennent au passage à la décision de l'entreprise, "inacceptable au regard de la morale républicaine, s'agissant de fonds publics". M. Borloo a convoqué  Bernard Hérodin, directeur général d'Eco-Emballages, pour lui demander de sécuriser ses fonds et de tirer les conséquences de cette décision "en terme de gouvernance de l'entreprise".

Une nouvelle réunion entre les deux hommes doit avoir lieu jeudi 11 décembre dans les bureaux de Jean-Louis Borloo. Le gouvernement a indiqué que "faute d'une action exemplaire", l'agrément pour "mission d'intérêt général" dont bénéficie Eco-Emballages depuis 1992 sera suspendu. Depuis cette date, le loi oblige les entreprises à participer au recyclage en contribuant financièrement en échange d'un sceau point vert délivré par Eco-Emballages. Ce flux d'argent, estimé à 411 millions d'euros en 2007, est ensuite distribué aux collectivités locales.

 

Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/


   




29 novembre 2008

Un autre monde? Chiche!

Un autre monde? Chiche!

Par Hervé Nathan. Oui, le travail solidaire, la finance responsable, le commerce respectueux, c'est possible. Oui, un autre monde, qui ne serait plus régi par les principes ultra-libéraux, est possible. Et Marianne le prouve, dans son prochain numéro.



(photo azrainman-flickr-cc)

(photo azrainman-flickr-cc)


La « pensée unique », celle qui dit : « il ne peut en être autrement » sévit toujours, hélas. Dorénavant, elle a même une héritière : « l’esprit du G20 » qu’on peut résumer par : « le marché aura toujours raison ». De fait, que nous ont proposé les chefs d’Etats et de gouvernements réunis il y a deux semaines à Washington ? De « préserver le libre marché », ou encore de « sauver le commerce et l’investissement libres ». Selon les hommes les plus puissants de la Planète Terre, la crise qui menace de se transformer chaque jour un peu plus ne serait que le fruit des « excès » qui « ont perturbé les marchés ». Il suffirait donc, si on les écoute, de corriger les détails forcément marginaux, pour retrouver les chemins de la croissance. Et tout reviendrait comme avant ?

Changer le monde, c'est possible

Cette fable ne tiendra pas.  La crise financière est devenue économique, sociale et morale. Elle appelle donc des solutions globales, bien au-delà des rafistolages que tentent des gouvernants qui, depuis 30 ans, n’ont eu, eux ou leurs prédécesseurs, de cesse de concéder aux marchés et à la marchandisation une place de plus en plus large.  C’est ce mouvement qu’il s’agit, pour Marianne, d’interrompre. Rompre avec la « société de marché », selon le mot de Lionel Jospin, nécessite qu’on ait l’ambition de dominer les marchés, de leur imposer les lois de la démocratie et de l’intérêt commun, de retrouver le chemin d’une véritable égalité entre les hommes, d’un commerce entre les pays et les continents qui ne mette pas en concurrence les conditions de vie des hommes et des femmes. Cela passe aussi par la remise en question fondamentale de l’injonction de consommer toujours davantage. Cet « autre monde » dont l’avènement apparaît de jour en jour plus indispensable n’est pas du tout une utopie. Il existe même, de façon parcellaire, sous nos yeux, enfoui sous la montagne des préjugés ultra-libéraux. Oui, le travail solidaire, la finance responsable, le commerce respectueux, tout cela existe déjà. Il suffit de le mettre en valeur. De le développer. C’est ce que Marianne a décidé de proposer cette semaine avec son dossier : « Un autre monde ? Chiche ! »

Téléchargez le prochain numéro de Marianne dès 16 h cet après-midi en cliquant ici.


Vendredi 28 Novembre 2008 - 10:32

Hervé Nathan



Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/





28 novembre 2008

La Caisse d'épargne pourrait connaître sa première perte en 2008

Une façade d'un établissement de la Caisse d'épargne.       

AFP/STEPHANE DE SAKUTIN

L'Ecureuil est particulièrement plombé par sa filiale d'affaires Natixis, qui a accusé une perte de 1,2 milliard d'euros sur les neuf premiers mois de l'année.

La Caisse d'épargne pourrait connaître sa première perte en 2008

       

L'Ecureuil est particulièrement plombé par sa filiale d'affaires Natixis, qui a accusé une perte de 1,2 milliard d'euros sur les neuf premiers mois de l'année, poursuit le quotidien. Selon Les Echos, le groupe pourrait aussi avoir à déprécier la valeur de certaines de ses participations, dont celles dans Natixis et le promoteur immobilier Nexity.

Le groupe Caisse d'épargne est resté bénéficiaire de justesse au premier semestre 2008, à 21 millions d'euros. L'Ecureuil a ensuite dû essuyer une perte de 751 millions d'euros en septembre-octobre après les actions d'un courtier, soupçonné d'avoir outrepassé son mandat en prenant des positions hors normes sur les marchés. La révélation de cette perte a conduit à la démission des principaux dirigeants de la Caisse d'épargne, dont le PDG Charles Milhaud.

L'organe central des Banques populaires, qui doivent fusionner en 2009 avec l'Ecureuil, devrait aussi tomber dans le rouge cette année, ajoute le journal.

Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/



Posté par ERICCITOYEN à 13:10 - LeMONDE.fr - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

21 novembre 2008

La coopérative: une formule magique

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1258

La coopérative: une formule magique

 

Un remède aux déviations du système bancaire?

par W. Wüthrich, Zurich

Un fait frappant: la crise financière oblige les caisses d’épargne et banques coopératives tenues par les cantons ou les communes en Suisse à faire des heures supplémen­taires. Elles sont littéralement envahies par une foule de nouveaux clients. Un phénomène que l’on observe aussi en Allemagne et en Autriche. – Pour quelle raison? Que représentent pour nous ces banques? Eh bien, des entreprises mutuelles «ciblées» sous administration publique, telles que maisons de retraite, gymnases, incinérateurs de déchets, etc. ont derrière elles des siècles de tradition. Les meilleurs prestataires pour ces tâches sont des coopératives aux structures démocratiques. On en connaît nombre d’autres dans l’agriculture, les biens de consom­mations, le logement. On sait moins – alors que nous nous trouvons en pleine crise financière que les coopératives de crédit mutuel ont joué un rôle central dans l’histoire du système bancaire. Une réflexion sur le passé met en lumière la genèse des banques et leurs tâches ainsi que les déviations actuelles.

Difficile de trouver un auteur qui ait mieux que Jeremias Gotthelf dépeint les soucis et problèmes qui étaient il y a deux siècles ceux des habitants du canton de Berne (1797–1854). L’un des sujets qu’il a traités était l’argent. A cette époque, son importance croissait sans cesse. La société était en pleine mutation. L’industrialisation avait commencé. Le salaire en nature faisait place au salaire en liquide. Nombre de paysans se procuraient un «Zustupf» (surplus) grâce au travail à domicile, ou un membre de la famille était employé à l’usine textile voisine. Et la grande majorité des paysans n’était pas habituée à se servir de l’argent.

«Tu vois, c’est une caisse où on peut mettre son argent quand on n’en a pas besoin, jusqu’à ce qu’on en ait besoin, et entretemps on te verse un petit intérêt, et ton argent est bien à l’abri, il ne lui arrive rien.»
Jeremias Gotthelf,
Ueli le valet de ferme

Ce qui amenait Uli der Knecht (Uli le valet), héros du roman éponyme de Gotthelf, aux réflexions suivantes concernant les soucis que cause l’argent et la difficulté de le conser­ver: «Je n’en ai pas besoin, et quand j’en ai, il ne fait pas long feu; j’ai du malheur avec l’argent; ou je le gaspille, ou je me fais avoir, ou on me le vole, et pour finir, si personne d’autre ne me le prenait, ce sont les souris qui me le mangeraient.» Quelques pages plus loin Gotthelf lui répond en évoquant la Caisse d’épargne. Un paysan dit à son apprenti: «Tu vois, c’est une caisse où on peut mettre son argent quand on n’en a pas besoin, jusqu’à ce qu’on en ait besoin, et entretemps on te verse un petit intérêt, et ton argent est bien à l’abri, il ne lui arrive rien.» Il se trouve que, deux cents ans plus tard, il n’en va plus tout à fait de même. Qu’est-ce qui a changé depuis? Remontons le temps jusqu’au monde de Jeremias Gotthelf.

Les premières banques

Il y a deux cents ans, les couches inférieures de la population étaient pour la plupart bien pauvres, même en Suisse. Jeremias Gott­helf et avant lui Johann Heinrich Pestalozzi ont fourni d’émouvantes descriptions de ces maux. Mais leur engagement a aussi éveillé les consciences et poussé à y remédier. L’instruction, l’institution d’écoles et de formations professionnelles, la création d’emplois, le combat en faveur de la démocratie et de l’égalité des droits furent l’un des aspects de cette lutte, l’autre étant le développement du sens de l’épargne pour se constituer un petit avoir et une réserve pour la vieillesse et les temps difficiles. Bien sûr il ne suffisait pas de conseiller à la population de mettre un peu d’argent de côté. Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, la Confédération helvétique ne possédait pas une seule banque à même d’accepter de petits dépôts et de les investir en toute sécurité. Les petites gens désireuses d’épargner et en mesure de le faire en étaient réduites au bas de laine. Ceux qui avaient besoin d’argent étaient le plus souvent contraints de s’adresser au prêteur – à l’usurier – qui pratiquait des taux énormes.
Certes les banques existaient depuis le Moyen-Age. On connaît les Rothschild, les Fugger, les Médicis. Mais la clientèle de ces banquiers se composait surtout de princes et monarques, dont les Cours dispendieuses et les guerres exigeaient beaucoup d’argent. Ou alors leurs capitaux finançaient le commerce à longue distance avec les colonies. La Suisse comptait elle aussi quelques rares banques, essentiellement à Berne, Genève et Bâle. A Zurich, il n’y en avait qu’une: la banque Leu et Cie. Mais le principal souci de ces banques était de réinvestir à l’étranger les sommes considérables que les couches supérieures ou les instances dirigeantes tiraient du mercenariat. La ville de Berne par exemple se constitua un Trésor public si bien garni que les intérêts qu’il produisait couvraient 30% de ses dépenses. Et cela dura jusqu’à ce que Napoléon fasse main basse sur le Trésor. Mais jusque vers la fin du XVIIIe siècle, l’homme de la rue, lui, ne disposait d’aucune banque dans aucun des treize Etats de la Confédération.

«Ce qui n’est pas à la portée d’un seul individu peut être réalisé par un grand nombre de personnes.»
(Friedrich Wilhelm Raiffeisen)

La Caisse d’épargne de Berne

Et en 1787 nous y voici: un décret du Grand Conseil de la ville de Berne institue la première Caisse d’épargne pour domestiques, artisans et journaliers. L’«homme de la rue» devait bénéficier pour son argent d’un placement à intérêt sûr et se créer ainsi une petite réserve pour sa vieillesse et les mauvais jours. L’administration bernoise espérait également décharger ainsi les finances publiques d’une part de la protection sociale. Les administrateurs de la Caisse étaient des bénévoles, mus par le sens du service, non l’appât du gain. La sécurité l’emportait sur le rendement. Il était interdit de spéculer. Au début les guichets n’étaient ouverts que deux jours par an: à la Saint Jacques (25 juillet) et à la Chandeleur (2 février), date du changement d’emploi annuel. Ce fut un succès. Après les guerres napoléoniennes, on assista à une vague de nouvelles fondations.
En 1805, Zurich créa sa Caisse d’épargne. Plus tard elle prit la forme d’une mutuelle du nom de «Bank Sparhafen Zürich» (Banque zurichoise du Port de l’épargne); elle existe toujours. Dans nombre de communes suisses se créèrent des caisses d’épargne et de prêt. Certaines étaient gérées par la commune elle-même. Beaucoup étaient des entreprises privées de type mutualiste, orientées non vers le profit, mais vers l’intérêt général et administrées par des bénévoles. Celui qui se retrouvait en difficulté sans en être responsable pouvait trouver assistance auprès de ces caisses sans risquer de tomber aux mains d’un usurier. Dans le canton de Berne par exemple, il se créa 25 nouvelles caisses dans les années qui suivirent la période napoléonienne. L’année 1834 vit la fondation de la Berner Kantonalbank, banque d’Etat habilitée à émettre de la monnaie bernoise indexée sur l’or. Elle fut suivie en 1836 par la banque cantonale de Saint Gall, puis en 1837 par celle de Zurich. Dans le canton voisin d’Argovie il s’en créa davantage encore.
A l’origine de ces initiatives, on trouve en général des hommes entreprenants qui propagèrent cette nouvelle façon de gérer l’argent par le biais des sociétés de secours mutuel et de lecture. L’exemple suivant, pris dans le canton d’Argovie, illustre bien ceci:

Caisse pour les économies des habitants du canton d’Argovie – Action de Heinrich Zschokke

En 1812, à l’initiative de la Société savante d’Argovie, l’écrivain Heinrich Zschokke (1771–1848) exposa dans le Schweizerbote (Messager Suisse) le projet dans les termes suivants: «Nombre d’artisans, de domestiques, ou même de journaliers peuvent parfois avoir mis de côté quelques sous ou quelques francs dont ils aimeraient pouvoir disposer en cas de nécessité. Mais où les mettre en sécurité, voire en tirer intérêt? Personne n’est prêt à payer intérêt sur de si faibles sommes. Vous avez l’argent en poche; vous voyez ceci ou cela, vous aimeriez bien l’avoir; vous passez devant une auberge et la démangeaison de s’en servir vous prend. Bref, voilà l’argent parti, on ne sait ni pourquoi ni comment. Et lorsque viennent les mauvais jours où vous en auriez bien besoin, il n’y a plus rien à la maison. Economiser, c’est difficile!» (Schweizerbote du 7 mars 1812)
La société savante avait chargé Heinrich Zschokke et Daniel Dolder, directeur des Postes, de se renseigner sur l’organisation des institutions déjà existantes à Zurich et Bâle «surtout en ce qui concerne la gestion de la comptabilité interne de ces établissements». Ceci fait, des statuts furent établis et imprimés sur un prospectus. L’affaire fut rondement menée et le 1er mai 1812 vit l’ouverture de la «Caisse d’épargne rémunérée pour les habitants du canton d’Argovie». Les hommes les plus considérés se portèrent caution pour les premiers dépôts, rémunérés à 4%; Heinrich Zschokke fut un des premiers, pour un montant de 400 francs suisses. De plus, il ouvrit aussitôt un compte pour chacun de ses trois fils. D’autres l’imitèrent. Les dépôts provenaient «de personnes de toutes classes sociales, au profit de leurs enfants ou filleuls, pupilles et autres, mais les plus nombreux étaient des domestiques et artisans qui y déposaient les quelques sous qu’ils avaient économisés.» (Schweizerbote du 11 mars 1813.) Cette caisse existe encore sous le nom de Neue Aargauer Bank (Nouvelle banque argovienne) qui en hommage à Zschokke lui a érigé il y a quelques années une statue dans le hall de son siège principal, récemment réaménagé à Aarau.1
Quelques mots sur Zschokke: Ses innombrables romans, nouvelles et revues ont fait de lui l’un des auteurs les plus lus et les plus populaires en Suisse et Allemagne durant la première moitié du XIXe siècle. Il a été traduit en plusieurs langues. Représentant de l’esprit des Lumières, il a également contribué à répandre dans toute l’Europe celui de Johann Heinrich Pestalozzi. Il s’est activement engagé en faveur d’une société citoyenne et démocratique. Durant la République Helvétique, il a assumé d’importantes charges politiques. Il a fondé une école professionnelle pour filles de résidents pauvres (les «résidents» [Einsassen] sont des habitants du pays sans droits civils), des écoles de couture, des cours du dimanche pour artisans et apprentis, une société d’éducation et une école pour sourds-muets, ainsi que – comme il est dit plus haut - une Caisse d’épargne. Zschokke est un représentant d’une bourgeoisie consciente de ses responsabilités envers la communauté.2

Le démarrage

Dans tous les cantons l’on assista à la création de nombreuses caisses d’épargne et de prêt. Dans celui de Thurgovie, par exemple, on fonda la Sparkasse Frauenfeld (Caisse d’épargne de Frauenfeld) sous administration communale. Il arriva, surtout dans les débuts, que certaines ferment, parce qu’elles étaient mal conçues ou parfois mal administrées. Mais les pertes subies par les épargnants restèrent rares. Jamais non plus il ne se produisit d’effet domino, une banque en entraînant d’autres dans sa chute. La fermeture d’une caisse offrait une opportunité pour la fondation d’une nouvelle ou l’ouverture d’une filiale d’une banque déjà existante. Dans le canton de Berne, les «Raiffeisenkassen» [cf. plus bas] durent, pour diverses raisons fermer en 1893 et 1897 peu après leur ouverture, par exemple les Caisses d’épargne de Steckborn, Aadorf et Eschlikon dans le canton de Thurgovie.3
Au début les Caisses d’épargne et de prêt mutuelles ou communales se limitaient aux hypothèques foncières. Au fil du temps elles élargirent de plus en plus le champ de leurs activités et accordèrent aussi des crédits à des fins professionnelles. Leur domaine d’activité resta toutefois limité à leur région.

«On donne mon nom à ces associations mais je ne les ai pas inventées. La première a été un enfant de notre temps, né de la nécessité. Je n’en ai été que le parrain.»
Friedrich Wilhelm Raiffeisen

Il faut attendre le milieu du XIXe siècle pour voir apparaître les premières véritables banques commerciales, comme la Schweizerischer Kreditanstalt (Société suisse de crédit), qui a financé le réseau ferré, le tunnel du Saint-Gothard ainsi que des projets industriels et levait des fonds également sur le «marché des capitaux» et émettait des titres cotés en Bourse tels qu’actions et obligations.
Au XIXe siècle le système bancaire suisse se développa de façon très décentralisée, se caractérisant par le nombre de Caisses indépendantes à rayon d’action local ou régional, toujours existantes. Au fil du temps leurs activités se sont diversifiées. Chaque localité de quelque importance possédait sa Caisse d’épargne et de prêt. C’était la banque d’épargne, hypothécaire et commerciale du village. Au début du siècle, la Suisse comptait déjà 726 banques différentes et 842 agences pour une population de 2,5 millions d’habitants.

Les Caisses Raiffeisen suisses

Un siècle environ après la création des premières banques, on assista en Suisse à une deuxième vague de fondations. En 1899, le pasteur Traber fonda à Bichelsee la première Caisse Raiffeisen durable, d’après les principes et le modèle imaginés par Friedrich Wilhelm Raiffeisen (1818–1888). Celui-ci avait créé 50 ans auparavant dans le Westerwald (Allemagne) des coopératives inspirées de la doctrine sociale chrétienne. Son principe de base était «Seule la communauté fait la force» Dans le monde entier beaucoup suivirent son exemple.
En Suisse les Caisses Raiffeisen peinèrent à s’imposer. Dans le canton de Berne elles connurent deux échecs. Mais dans celui de Thurgovie le pasteur Traber réussit. D’autres suivirent. Les statuts de toutes les Caisses Raiffeisen étaient analogues et leurs administrateurs bénévoles. Les membres se portaient tous personnellement caution solidaire et, au début, illimitée. Les caisses ne tardèrent pas à former un réseau et une organisation qui a aujourd’hui son siège à Saint-Gall. On trouve les Caisses Raiffeisen surtout en milieu rural. Mais depuis peu les choses changent. En 2002 fut fondée la Raiffeisenbank Zürich qui possède aujourd’hui trois agences dans la métropole économique suisse.
La Suisse compte actuellement 367 Caisses Raiffeisen indépendantes et environ 1200 agences, ce qui constitue le réseau bancaire le plus dense de Suisse. Elles gèrent les dépôts d’environ 3 millions de clients s’élevant au total à plus de 105 milliards de francs suisses – la plupart sont des hypo­thèques. Depuis quelques années elles travaillent en étroite collaboration avec la banque privée Vontobel – une nouveauté qui ne fait pas l’unanimité. Celle-ci s’occupe des affaires boursières et des placements des clients. La valeur des titres déposés dans les banques Raiffeisen atteint aujourd’hui 35 milliards de francs suisses.

Pourquoi les banques Raiffeisen sont-elles si sûres?

Ces banques jouissent d’un ancrage local et régional et elles connaissent personnellement leurs clients. La solidarité entre caisses joue à plein. Une banque Raiffeisen isolée ne peut faire faillite, parce que toutes les autres sont derrière elle. Et les mutualistes constituent une caution supplémentaire, qui de nos jours est limitée. Ils sont 1,5 millions engagés à verser chacun 8000 francs suisses en cas de nécessité. Cette garantie serait aujourd’hui superflue, comme l’a déclaré Pierin Vincenz, PDG de Raiffeisen Suisse, dans plusieurs interviews. Mais elle ne sera pas pour autant supprimée. Expression de la solidarité, elle est partie intégrante de l’esprit de la coopérative.
Le modèle des Raiffeisen inspire une grande confiance. Cent mille nouveaux clients l’ont rejointe depuis le début de l’année, dont 75 000 mutualistes. Chaque mois a vu affluer dans les caisses un nouveau milliard de francs suisses. La Caisse n’a jamais eu recours au soutien de l’Etat et du reste personne n’y songe.

Les Raiffeisen dans le monde

On trouve des banques Raiffeisen dans toute l’Europe: Allemagne, Autriche, Italie, France, Pays-Bas, Finlande, Pologne et Chypre, et 700 000 collaborateurs gèrent environ 130 millions de clients. Elles sont ainsi devenues un acteur important du système économique et financier européen.
Mais dans le monde entier la cote du système Raiffeisen grimpe. Dans une centaine de pays au total, 900 000 coopératives regroupant plus de 500 millions de membres travaillent selon les principes de Friedrich Wilhelm Raiffeisen. Ses idées ont du succès sur tous les continents car elles peuvent s’adapter à toutes les structures économiques et sociales. (Horizons et débats consacrera plusieurs articles à cet aspect).
Revenons en Suisse. D’autres banques ont écrit l’histoire du système bancaire mutualiste, par exemple la Schweizerische Volksbank, la Banque Migros (élément de la Fédération des coopératives Migros), la Genossenschaftliche Zentralbank (aujourd’hui Banque Coop) et la Banque WIR, à laquelle Horizons et débats a déjà consacré un article dans son no 37 du 15 septembre.

La Banque populaire suisse

La Volksbank in Bern (Banque populaire de Berne, plus tard Banque populaire suisse) a été fondée en 1869 sous forme de coopérative par des représentants du monde ouvrier, des employés et de l’artisanat. A l’origine elle se contentait, comme les Caisses Raiffeisen, d’accorder des prêts à ses membres. Avec ses nombreuses filiales, elle connut une extension fulgurante dans toute la Suisse. En 1930, elle était devenue la deuxième banque suisse. Dans les années 30, elle dut demander à l’Etat une aide de 100 millions de francs, toutes ses affaires avec l’étranger (en particulier l’Allemagne) ayant dû être liquidées. Après la guerre la banque connut une forte croissance et ouvrit beaucoup de nouvelles filiales. Mais des spéculations sur l’argent-métal et l’immobilier ainsi que de nouveaux déboires à l’étranger entraînèrent dans les années 80 le déclin de la quatrième banque suisse, qui fut rachetée en 1990 par la Schweizerische Kreditanstalt (aujourd’hui CS Group). L’exemple de la Banque populaire suisse prouve que le statut juridique de coopérative n’offre pas de protection contre des affaires hasardeuses.

La Banque centrale coopérative

La Banque centrale coopérative a été fondée en 1927, en commun par l’Union suisse des Coopératives de consommation et par l’Union syndicale suisse. Son principe était «qu’une banque d’ouvriers ne se distingue pas des banques privées par la conduite de ses affaires, mais seulement par ses buts, c’est à dire qu’elle utilise dépôts et excédents au profit des mouvements ouvriers et mutualistes.» La Genossenschaftliche Zentralbank acquit une dimension respectable. En 1970 elle prit la forme d’une société par actions. Elle s’appelle aujourd’hui Banque Coop, et la banque cantonale de Berne en est l’actionnaire majoritaire.4

La Banque Migros

La Banque Migros constitue jusqu’ici une «success story». Gottlieb Duttweiler eut l’idée de créer une Banque Migros il y a cinquante ans, au cours d’un souper avec son administrateur financier au restaurant Widder, à Zurich. La banque est une société par actions détenues à 100% par la Fédération des coopératives Migros.
La banque a démarré avec trois employés. Son guichet se trouvait au troisième étage de la maison Migros de Zurich, au Limmatplatz. Jusqu’ici son fonctionnement n’a donné lieu à aucun «scandale». Elle fait des affaires avec la région où elle se trouve et avec toute la Suisse. Elle finance ces hypothèques avec les dépôts des épargnants. Elle ne travaille pas avec l’étranger. Ses 74 agences, ses 29 milliards de francs d’avoirs et ses 750 000 clients font d’elle l’une des «grandes banques». La crise financière ne l’a absolument pas touchée. Cette année elle a ouvert 46 000 nouveaux comptes et 18 nouvelles filiales (ou elle va les créer l’an prochain).

Que nous apprend l’histoire?

De toute évidence les banques à rayon d’action régional ou national résistent mieux à la crise financière actuelle que les banques mondialisées. C’est encore plus vrai pour les banques coopératives ou administrées par les communes ou cantons. Elles échappent à la pression des investisseurs qui exige une rentabilité maximale. Ces banques ont un fort ancrage régional et connaissent bien leurs clients.
Mais la forme juridique de la coopérative n’est pas à elle seule une protection contre une mauvaise politique financière, comme le montre l’exemple de la Banque populaire suisse (et plusieurs autres en Allemagne et en Autriche). On peut en dire autant des banques communales et cantonales. La faillite de la Spar- und Leihkasse Thun et la crise que traverse la Banque cantonale bernoise en sont un exemple.
Les Raiffeisen offrent des avantages évidents, parce qu’elles constituent un réseau de nombreuses coopératives indépendantes à l’intérieur d’un même pays. Leur politique financière est coordonnée et s’exerce dans un cadre commun comportant un contrôle des risques. Ce qui rend presque impossibles les «dérapages» isolés.5    •
(Traduit par Michèle Mialane et révisé par Fausto Giudice, www.tlaxcala.es

1     Cf. Werner Ort, Der modernen Schweiz entgegen. Heinrich Zschokke prägt den Aargau, Baden 2003, p. 126s.
2     Cf. Das Goldmacherdorf – Ein historisches Lesebuch von Heinrich Zschokke, aux Editions H. Böning und W. Ort, Brême 2007, p. 247ss.
3     C. Bucher, Der Zusammenbruch der Leih- und Sparkassen Aadorf und Eschlikon, Zurich 1918
4     Genossenschaftswesen in der Schweiz; Editions Ernst-Bernd Blümle, Francfort sur le Main 1969

Renaissance de l’idée de coopérative

«Je me souviens encore très bien d’un séminaire à Salzbourg avec les managers d’une coopérative. On voulait devenir à tout prix une banque «normale». On avait tendance à refouler l’idée de coopérative (de crédit mutuel). Et il en alla longtemps de même en Suisse. Mais tout récemment on assiste à une renaissance de cette idée. Les grosses coopératives de consommation ne parlent plus de se transformer en SA. La Schweizer Mobiliarversicherung remet de plus en plus en avant l’idée de coopérative. En ce moment nous assistons à un retour en force des structures sociales et des modes de pensée éprouvés. Beaucoup se plaignent de la montée de l’anonymat et de la perte du lien social. La taille relativement modeste, la bonne connaissance des réalités locales, le «visage humain» des Caisses Raiffeisen vont sous plusieurs aspects à l’encontre de cette évolution. L’impressionnante augmentation du nombre de leurs membres permet de conclure que les valeurs coopératives répondent sans aucun doute aux besoins d’un grand nombre de gens.»

Robert Purtschert, professeur à l’Université de Fribourg, dans: Panorama Raiffeisen 2/2005.


Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/



Posté par ERICCITOYEN à 07:00 - Diverses sources - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Le CAC 40 plonge sous la barre des 3000 points

Comme le CAC 40, la bourse de Francfort, affolée par les craintes de récession, perdait 5 %, jeudi 20 novembre en fin d'après-midi. | AP/Daniel Roland

AP/Daniel Roland

Comme le CAC 40, la bourse de Francfort, affolée par les craintes de récession, perdait 5 %, jeudi 20 novembre en fin d'après-midi.

Les Bourses mondiales rechutent lourdement

La même tendance s'observait à Londres (- 4 %) et Francfort (- 5 %) vers 16 h 10, où les indices de référence souffraient. La Bourse de New York a également ouvert en baisse jeudi, après être tombée mercredi au plus bas depuis cinq ans, le bond du nombre de nouveaux chômeurs la semaine dernière aux Etats-Unis confirmant la détérioration de l'économie : le Dow Jones et le Nasdaq perdaient 2,5 %, vers 16 h 20, heure de Paris. La veille, le Dow Jones avait déjà perdu 5,07 % et le Nasdaq 6,53 %, après la publication d'un nouveau diagnostic de la Réserve fédérale américaine qui voit la crise économique se prolonger sur toute l'année 2009.

La Bourse de Tokyo avait fortement chuté en clôture, jeudi, après l'annonce d'un rare déficit commercial au Japon en octobre, les exportations ayant connu leur pire dégringolade en sept ans en raison du recul de la demande aux Etats-Unis, dans l'Union européenne et en Asie, tandis que les importations ont augmenté en raison de la hausse des cours des matières premières. Les autres Bourses asiatiques étaient également au plus mal :  Séoul a clôturé en baisse de 6,70 %, Taïpeh de 4,53 %, Sydney de 4,19 %, Shanghaï de 1,67 % et Hongkong de 4,04 %.

Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/



Posté par ERICCITOYEN à 00:01 - LeMONDE.fr - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
« Accueil  1  2  3  4   Page suivante »