25 novembre 2008
Premier dépôt de plainte contre X sur le déroulement de l'élection
Premier dépôt de plainte contre X sur le déroulement de l'élection
NOUVELOBS.COM | 24.11.2008 | 17:40
Une secrétaire de section du parti socialiste à Lille a déposé plainte contre X après qu'un vote blanc ait été comptabilisé en un vote pour Martine Aubry par la fédération PS du Nord. Son avocat évoque "soit une faute, soit une erreur".

Lors du scrutin national du PS (AP)
Une secrétaire de section du parti socialiste à Lille a déposé plainte contre X après qu'un vote blanc ait été comptabilisé en un vote pour Martine Aubry par la fédération PS du Nord, vendredi lors du vote pour désigner le premier secrétaire, a annoncé, lundi 24 novembre, son avocat.Selon Me Franck Berton, la fédération PS du Nord (pro-Aubry) a commis "soit une faute, soit une erreur" en "transformant en vote pour Martine Aubry un vote blanc", enregistré comme tel par la secrétaire de la section du Vieux-Lille, Elise Ovart-Barrate, qui a déposé plainte pour faux en écriture dimanche à Paris.
"Je dois la clarté aux militants"
Elise Ovart-Barrate - signataire de la motion Aubry - affirme avoir transmis un procès-verbal comptant 72 exprimés et un blanc, avec 55 voix pour Martine Aubry et 17 pour Ségolène Royal, alors que la fédération nordiste a transmis à Paris les chiffres de 73 exprimés et zéro nul ou blanc, avec 56 voix pour Aubry et 17 pour Royal.
"Je me dois de garantir la transparence du vote. Je dois la clarté aux militants. La plainte est une façon de ne pas laisser passer cela", a expliqué à la presse Mlle Ovart-Baratte qui a précisé avoir reçu lundi un email de sa fédération l'informant avoir effectué "une correction" en faisant réapparaître le bulletin blanc.
A propos du vote d'une autre section de Lille (Lille-centre), Manuel Valls, lieutenant de Ségolène Royal, a annoncé dimanche le prochain dépôt d'une plainte pour faux en écriture, à la suite d'une contestation portant sur un décompte de 20 voix en faveur de Martine Aubry. Le premier secrétaire de la fédération PS du Nord Gilles Pargneaux a menacé de répliquer par une plainte en diffamation.
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24 novembre 2008
PS: le top 5 des plus belles irrégularités de scrutin
PS: le top 5 des plus belles irrégularités de scrutin
+18 pour Aubry ? +8 pour Royal ? En attendant de voir trancher la commission, Marianne2.fr a établi une liste non exhaustive des irrégularités les plus incroyables du vote interne au PS : coupure de courant, scrutateurs «enfermés» à l'extérieur, inversion de chiffres ou erreurs de tableaux Excel... Un festival !
Le logo Ch'tis 2008 Recomptons. Capture : intox2007.info
En
ce moment, pour suivre l'actualité du PS, pas besoin de réviser son
congrès d'Epinay : une bonne calculatrice suffit amplement. Depuis le
vote du second tour de l'élection du nouveau Premier secrétaire
vendredi 22 novembre, l'écart entre les deux finalistes est passé de 42
voix en faveur de Martine Aubry à 18... puis à tout et n'importe quoi !
Tandis que le blogueur Christophe Grébert avançait samedi le chiffre de
2 votes d'avance en faveur de la maire de Lille, le site rue89
affirmait dimanche soir que le compte en était à +18 pour Royal ! Mais
au delà des mathématiques rigolotes et du suspens haletant, cette
absence totale de rigueur des scrutins internes ne grandit pas l'image
du PS. D'autant que cette affaire met en lumière des pratiques que
n'aurait pas reniées le Parti communiste de la grande époque. Nous
avons sélectionné les cinq les plus incroyables, classées par degré
d'absurdité.
Beauvais, fédération de l'Oise : refus des scrutateurs de Royal
Un mail envoyé au blogueur Ronald van Asch (pro-Royal) conte la mésaventure d'une paire de militants royalistes venus surveiller le vote : « l'entrée
de la salle a été refusée à nos 2 scrutateurs, qui ont dû poireauter 1
heure dehors dans le froid, avant de rentrer chez eux. »
Pas de scrutateur royaliste, donc. On se demande bien pourquoi. Certes,
cela ne signifie pas nécessairement qu'il y a tricherie : les militants
aubrystes avaient peut-être tout simplement perdu la clé.
Conséquences sur le vote :
inconnues. Selon les chiffres transmis par la rue de Solférino vendredi
soir, Aubry aurait réuni 66,90% des votes sur 68,14% de votants et
moins de 1,5% de blancs ou nuls.
Blaye, fédération de la Gironde : c'est un 6 ou un 9 ?
« Nous avons eu des résultats faux », indiquait sobrement le premier fédéral de Gironde suite à une (grosse) boulette :
la section de Blaye ne comportait pas « 93 » adhérents mais « 63 ». Par
une subtilité mathématique que l'histoire ne conte pas, les résultats
en sont complètement bouleversés pour les deux candidates.
Conséquences sur le vote : +11 pour Aubry et... -41 pour Royal ! Presque de quoi annuler toutes les autres erreurs en faveur de la présidente de Poitou-Charentes !
Lille, fédération du Nord : on n'est jamais aussi bien accueilli que chez soi !
Un jeune homme en chemise bleue et veste noire s'adresse avec vigueur aux caméras : « inscrits 296, votant 140, exprimés 139, blancs-nuls 2, Martine Aubry 110, Ségolène Royal 27. »
Clac, c'est dans la boîte pour France 3... mais pas pour le décompte de
la fédé du Nord ! Car, selon le bilan du vote à Lille que s'est procuré
France 3 Nord-Pas de Calais, les scrutateurs zélés de la ville de
Martine auraient inscrit 130 au lieu des 110 annoncés à la caméra :
oups !
Conséquences sur le vote : -20 pour Martine Aubry.
Les résultats (inexistant) de certains Territoires d'outre mer dans le tableau du PS. Capture : linformaticien.com
Polynésie, Nouvelle Guinée et Wallis et Futuna : euh, il manque pas un truc sur le tableau là?
« Y a-t-il un utilisateur d'Excel au PS ? », ironise un rédacteur du site L'informaticien.com . A lire le tableau PDF transmis par la rue de Solférino au soir du vote, on peut en douter : dans la colonne correspondant aux suffrages exprimés et aux votes blancs de la Polynésie, de la Nouvelle Guinée et de Wallis et Futuna, le logiciel a indiqué un message d'erreur... car les résultats étaient manquant ! Pas un vote rapporté à la rue de Solférino pour ces trois départements, même pas celui du secrétaire de section !
Conséquences sur le vote : la Nouvelle Calédonie a communiqué ses chiffres : 13 pour Royal et 3 pour Aubry,
à créditer nets (puisqu'aucune voix n'avait été enregistrée). Les
chiffres des deux autres fédés n'ont pas encore été communiqués mais
les partisans de Ségolène Royal attendent un résultat favorable à leur
candidate.
Fédération de Moselle : « on était beaucoup dans le bureau »
Vous
savez ce que c'est : un soir d'élection interne, on remplit son tableau
sur ordinateur, les chiffres tombent de tous les côtés et on met 12
voix dans la colonne Aubry au lieu de les mettre dans la colonne
Royal... Vous n'y croyez pas ? Pourtant, c'est l'explication qu'a apporté samedi sur Europe 1 le sénateur de la Moselle, Jean-Marc Todeschini , pour justifier la rectification de 24 voix nécessaire suite à une « erreur humaine »
dans son équipe, bombardée de mails, fax et autres... C'est une
habitude au PS de rédiger des documents officiel dans une ambiance
pareille ?
Conséquences sur le vote : +12 pour Royal et -12 pour Aubry. Mais, comme aime à croire M. Todeschini, « l'élection de la Première secrétaire ne se joue pas en Moselle ! »
Bonus : coïncidences troublantes et petites erreurs locales !
Le site du quotidien La Voix du Nord rapporte deux coupures de courant au siège de la fédération du Nord, jugées « suspectes » par certains pro-Ségolène. Conséquences pour le vote : inconnues.
Les scrutateurs de Kingersheim (fédération du Haut Rhin) ont confondu un 7avec un 1 au moment de reporter les résultats (décidément !) ! Conséquences pour le vote : +6 pour Ségolène Royal.
Les partisans d'Aubry, notamment Claude Bartolone et Jean-Christophe Cambadélis, pointent du doigt la hausse de participation de 17% entre le premier tour jeudi (62,96%) et le second tour vendredi (80,34%) dans la fédération guadeloupéenne. D'après le coordinateur de la campagne du maire de Lille pour l'Outre-mer, Axel Urgin, 500 des 1536 voix récoltées par Martine Aubry devraient être annulées.
Rue89 révèle également que 19 voix en faveur de Martine Aubry ont été oubliées dans la fédération des Français de l'étranger. Et pour cause : Solférino a pressé la fédération pour qu'elles rendent ses chiffres le plus tôt possible. Certains votes ne leur étaient donc pas encore revenus...
Réactualisé à 16h53
Lundi 24 Novembre 2008 - 08:11
Sylvain Lapoix avec Gérald Andrieu
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A Lyon, l'exemple d'une initiative pour un "PS uni"

GREGOIRE ELODIE/GAMMA
Le conseil national du PS, élu au suffrage direct des militants et composé à la proportionnelle des courants, élit le bureau national et le secrétariat national, mais pas le premier secrétaire, qui tient sa légitimité du seul vote des militants.A Lyon, l'exemple d'une initiative pour un "PS uni"
LEMONDE.FR | 24.11.08 | 18h47 • Mis à jour le 24.11.08 | 19h00
A l'heure des luttes intestines et des
déchirements partisans, certains militants socialistes ont décidé de
faire front. Parmi eux, Yann Le Bihan et Romain Blachier, deux
militants lyonnais ayant l'un et l'autre voté pour une candidate
différente, et qui ont lancé, samedi 22 novembre, une pétition "PS uni". Leur mot d'ordre : en finir avec les hostilités, dissoudre "les clans déguisés en 'motions'" et mettre le PS au travail en favorisant la consultation.
"Nous voulons démontrer qu'un groupe important de socialistes peut se
constituer non autour d'un chef et d'une stratégie de clan", mais "autour d'une démarche unitaire et ouverte de militant(e)s",
expliquent-ils sur le site Internet. Partisans d'une codirection, ou
d'une direction tournante, ils s'opposent à la tenue d'un nouveau
scrutin. Leur appel à l'unité a été relayé sur de nombreux blogs de
gauche, même si lundi soir, seules 337 personnes avaient signé la
pétition.
"On entend beaucoup dire que les militants doivent être au cœur du parti [un des leitmotive de Ségolène Royal], et bien, nous sommes là", explique Yann Le Bihan, 46 ans, militant depuis 1980. Dénonçant la "logique de horde" des responsables du parti, il veut voir dans le marasme actuel une "occasion extraordinaire de rebondir". Selon lui, bon nombre de signataires de la pétition sont des élus et des secrétaire de section de toute la France. Loin du blues ambiant, il est persuadé que le changement s'impose. Et si les divisions d'ego persistent, "je partirai", conclut-il.
22 novembre 2008
Info Europe1: 18 voix d'écart entre Aubry et Royal
Info Europe1: 18 voix d'écart entre Aubry et Royal
Créé le 22/11/08 - Dernière mise à jour à 18h273 commentaires
Information Europe 1: seules 18 voix (et non 42) sépareraient finalement Martine Aubry de Ségolène Royal à la suite d'une erreur de saisie en Moselle dans la section de Talange. L'information, non encore confirmée par Solférino, a été annoncée par le socialiste Jean-Marc Todeschini, sénateur de la Moselle. Pour le sénateur, il s'agit simplement d'une "erreur humaine". Ce coup de théâtre pourrait apporter de l'eau au moulin du camp Royal qui refuse toujours de reconnaître la victoire de la maire de Lille et réclame un nouveau scrutin.
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Miné par les divsions, le PS s'enfonce dans la tourmente

REUTERS/PASCAL ROSSIGNOL
François Hollande, à Reims, le 15 novembre.Miné par les divsions, le PS s'enfonce dans la tourmente
LEMONDE.FR | 22.11.08 | 14h10 • Mis à jour le 22.11.08 | 17h55
Le PS a-t-il déjà "implosé" comme
l'affirme samedi, dans un communiqué, le porte-parole de l'UMP,
Frédéric Lefebvre ? Même si les socialistes réfutent cette affirmation,
les divisions sont plus profondes que jamais après la très courte
victoire obtenue cette nuit par Martine Aubry face à Ségolène Royal, au
terme d'un vote qui devait permettre de désigner le successeur de
François Hollande à la tête du parti. L'ex-candidate à la
présidentielle conteste le résultat du vote qui a donné seulement 42
voix d'avance, sur quelque 134 700 suffrages exprimés, à la maire de
Lille. Pour Manuel Valls, un partisan de Mme Royal, "il y a eu de
la fraude, de la tricherie". "Comme il y a doute, confusion,
incontestablement le seul moyen de sortir de cette situation c'est que
l'on revote", a-t-il expliqué sur TF1. La président de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne (PS) a aussi réclamé samedi qu'un "nouveau vote soit organisé" et la députée de Moselle Aurélie Filippetti a pointé des irrégularités dans les fédérations de Seine-Maritime et du Nord.
Gilles Pargneaux, premier secrétaire de la fédération PS du Nord, a rejeté ces "accusations sans fondement" qui témoignent selon lui "d'une volonté manifeste de polémiquer, qui est celle des mauvais perdants". Et pour François Lamy, député PS de l'Essonne, Martine Aubry "devrait logiquement, normalement, si l'ensemble de nos règles sont respectées, être désignée première secrétaire du PS" car elle "est incontestablement la gagnante du scrutin, même si le score est serré".
Conscient de l'urgence à clore ce chapitre de l'histoire du parti, François Hollande a annoncé que le Conseil national du Parti socialiste allait se réunir mardi soir pour se "prononcer sur le résultat et désigner la prochaine première secrétaire". Le Parlement du PS "tranchera en dernier ressort" après avoir étudié le rapport de la commission chargée d'examiner les contentieux, qui se réunira "dans les heures qui viennent", ce samedi. Le Conseil national "aura à délibérer sur l'ensemble des résultats" transmis par toutes les fédérations du PS a expliqué François Hollande.
En attendant, le PS s'enfonce dans la tourmente. "Il y a un climat de crise qu'il ne faut pas nier", a admis François Lamy. Sur RTL, Manuel Valls s'est dit "effrayé par le spectacle terrible donné depuis quelques jours" par sa formation politique : "je suis conscient du regard extrêmement sévère que les Français vont porter sur nous", a-t-il reconnu. La droite, elle, ne manque pas de souligner les divisions qui minent le PS. Dans un communiqué, le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, compare le PS à "une pétaudière"."Plus rien ne réunit les personnalités du PS si ce n'est une haine d'une violence effrayante", écrit-il.
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20 novembre 2008
L'heure du choix pour les militants socialistes
L'heure du choix pour les militants socialistes
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 20.11.08 | 05h13 • Mis à jour le 20.11.08 | 05h35
Les militants socialistes sont appelés,
jeudi 20 novembre, à départager trois candidats au poste de premier
secrétaire du PS - Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon -,
dans un scrutin à fort suspense. C'est la première fois que trois
postulants sont en lice depuis l'instauration du suffrage universel
militant chez les socialistes, en 1995. Et l'incertitude est sans
précédent, le congrès de Reims, qui a été celui de la désunion et des
déchirements, ayant échoué à dégager une majorité autour d'un nom.
Le vote se déroulera de 17 heures à 22 heures, les premier résultats ne devant pas être connus avant minuit ou une heure du matin vendredi. Ségolène Royal part d'une base de 29 %, score de sa motion au vote des militants le 6 novembre, Martine Aubry de 24,3 %, et Benoît Hamon de 18,52 %. Le report des voix de Bertrand Delanoë (25,24 %), qui s'est finalement rallié à Mme Aubry, et la participation, seront les deux inconnues majeures de ce vote qui se déroule avec, en toile de fond, la préparation d'une candidature socialiste pour l'Elysée, en 2012. Le premier secrétaire sortant, François Hollande, n'a pas pris position publiquement.
DERNIERS MEETINGS AVANT LE VOTE
Mercredi soir, les trois candidats ont tenu leur dernier meeting avant l'élection.
Ségolène Royal avait, pour sa part, rassemblé ses partisans à Paris. "Le moment est là, historique, et il faut comme le disait François Mitterrand, que nous ayions la force de rester nous-mêmes et aussi la force de changer. Voilà ce que je vous propose !", a-t-elle lancé au gymnase Japy à Paris XIème, devant plus de 800 personnes -1 200 selon les organisateurs.
"Oui ou non, voulons-nous écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire vibrante et populaire. Le voulez-vous ?. Voulez-vous bâtir ensemble le socialisme du XXIè siècle. Le voulez-vous?. Voulez-vous que notre parti s'ouvre à toutes les diversités et devienne meilleur que la société qu'il prétend transformer?", a affirmé l'ex-candidate à l'Elysée, reprenant comme un leitmotiv interrogatif "le voulez-vous?".
"Nous voulons renaître avec un parti puissant, un parti fort et des socialistes fiers de l'être", a lancé la présidente de la région Poitou-Charentes, entourée de toute son équipe, Vincent Peillon, Jean-Louis Bianco, Manuel Valls ou Julien Dray. Elle a demandé "un vote militant" pour "balayer les réticences et les refus" et "faire monter la certitude de la transformation", évoquant cette "belle responsabilité de diriger".
Lançant un vibrant plaidoyer pour l'Education nationale et les enseignants que "la droite traite avec un tel mépris", Mme Royal a jugé que "ce qui s'abat sur l'école est grave pour les élèves". "Ils ont trouvé des milliards pour le système bancaire et ils saignent à blanc l'Education nationale", a-t-elle fustigé. L'ancienne ministre a trouvé des accents à la Zola, lançant : "J'accuse la droite au pouvoir de compromettre gravement l'avenir de l'Education nationale, j'accuse la droite au pouvoir d'en rabattre sur un investissement prioritaire, j'accuse la droite au pouvoir de paupériser l'Education nationale (...) , j'accuse la droite au pouvoir ne rien tenter contre l'échec scolaire".
"Le pays nous appelle depuis longtemps. Où êtes-vous les socialistes ? Eh bien nous sommes là ! Debout ! (...) Fiers de l'être et au service des Français. En avant ! ", a-t-elle conclu, soulevant une vive ovation.
Martine Aubry était, elle, à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, mercredi soir, pour son dernier meeting avant l'élection. "Si nous gagnons nous gagnerons dans un large rassemblement" et "la première chose que je ferai, c'est tendre la main à Ségolène", "pas un socialiste ne doit manquer pour se battre contre la politique de Nicolas Sarkozy", a affirmé la maire de Lille, devant 250 militants et élus socialistes d'Ile-de-France et du Nord réunis au "Magic mirrors, salle de la Fraternité", aux portes de Paris."Si demain les militants me choisissent, ce sera d'abord une équipe, l'équipe de tous les militants socialistes", a-t-elle lancé. Elle s'est engagée en cas de victoire "à mettre en place des équipes renouvelées", "capables de faire vivre des générations différentes, avec une totale mixité". Elle a souhaité que son "premier chantier" soit celui "de la lutte contre toutes les discriminations".
Mme Aubry a dit son "bonheur" d'être entourée de l'ancien premier ministre Laurent Fabius et de la députée de Seine-Saint-Denis, Elizabeth Guigou. Etaient également présents le président du Conseil général, Claude Bartolone, celui de la région IDF, Jean-Paul Huchon, et le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis.
Benoît Hamon s'est, lui, rendu dans sa ville natale, Brest, pour son dernier rendez-vous avec ses sympathisants avant l'éléction. "La dernière année, ça n'a jamais été aussi facile d'être de gauche et on n'a jamais été aussi nul", a t-il lancé au siège de la fédération du Parti socialiste du Finistère où était rassemblée une centaine de personnes.
"Alors que la droite ne retient aucun de ses coups à l'égard des plus vulnérables, les socialistes se donnent plus de coups entre eux que de coups à la droite, cela me fait un peu mal", a-t-il déclaré, avant de demander aux socialistes de "revenir à la maison" et aux "fondamentaux" de la gauche. Pour illustrer son propos, il a ironisé sur les socialistes qui "sautent comme des cabris" devant certaines mesures du gouvernement comme le Revenu de solidarité active et a fustigé la stratégie d'alliance avec le centre qui mènerait selon lui le PS français à la même situation que son homologue italien qui n'est "ni de droite ni de gauche et se vide de ses valeurs".
Défendant la "clarté de mes choix, de ma stratégie, de ma candidature" , il a également pourfendu les "logiques d'empêchement" dans lesquelles étaient enfermées selon lui ses deux concurrentes au poste de secrétaire. Se présentant comme "l'incarnation de l'ancrage à gauche et du renouvellement" du PS, il s'est toutefois défendu de vouloir un "renversement de générations", mais s'est prononcé au contraire pour une "mixité générationnelle" au cas ou il serait élu premier secrétaire du PS.
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18 novembre 2008
Pourquoi le PS va entrer en cohabitation
Pourquoi le PS va entrer en cohabitation
Par LEXPRESS.fr, publié le 17/11/2008 19:18 - mis à jour le 17/11/2008 19:41
Martine Aubry, Ségolène Royal ou Benoît Hamon: le PS aura bien un chef jeudi prochain. Il tirera sa légitimité du vote des militants, mais devra composer avec la direction du parti, composée des divers courants. Un véritable danger, lorsque les rancoeurs sont aussi fortes.
Le PS aura un chef à la fin de la semaine, à l'issue du vote des militants, mais après l'échec du congrès de Reims, sa gouvernance sera difficile, avec en filigrane le risque d'une implosion ou d'une désagrégation, selon des analystes.
Incapable de dégager une majorité, le parti est morcelé entre les partisans de Ségolène Royal (29% lors du vote des militants le 6 novembre), de Bertrand Delanoë (25%), Martine Aubry (24%) et Benoît Hamon (18,5%).

REUTERS
Pour autant, le premier parti d'opposition ne restera pas sans leader: selon les procédures en vigueur, ce sont les militants qui voteront jeudi (éventuel 2e tour vendredi) pour choisir entre l'ex-candidate à la présidentielle, la maire de Lille et le jeune eurodéputé.
Dès lors, deux légitimités risquent de s'affronter: celle du premier secrétaire et celle de la direction (Conseil national et bureau national), puisque ces deux instances seront composées à la proportionnelle du premier vote.
Une cohabitation à la manière de la Ve République que dénonce par avance Benoît Hamon, pour qui le PS est atteint du "poison présidentiel" et "pourrait avoir une cohabitation" à sa tête: "un premier secrétaire qui ne dispose pas de majorité".
"Poison présidentiel"
Un cacique du parti se
veut optimiste: "le nouveau chef du parti sera obligé d'avoir une
démarche de rassemblement. Il créera une majorité, pas par un jeu
d'alliances, mais sujet pas sujet", prévoit-il.
"Le PS va être très difficilement gouvernable" et quel que soit le chef élu, estime en revanche Gaël Sliman, directeur délégué de BVA. Mais, précise-t-il, "si Ségolène Royal l'emportait, le risque de schisme, de scission, de divisions, ou même d'implosion, serait bien plus fort". Car, explique-t-il, selon des sondages, "le noyau dur des partisans de Ségolène Royal n'est pas résolument hostile aux autres candidats", alors qu'"une majorité de personnes qui soutiennent Delanoë, Aubry ou Hamon ont du mal" avec l'ex-candidate. "Elle clive beaucoup", résume-t-il. En témoignent les huées qui ont accueilli certains passages de ses discours lors du congrès. Si Martine Aubry l'emporte, "tout dépendra de l'attitude" de Ségolène Royal, "si elle accepte ou non d'être bonne perdante", selon M. Sliman.
"Il y a un risque peut-être pas tant d'explosion, mais de désagrégation du PS", estime Stéphane Rozès, directeur général de l'institut CSA. Pour lui, c'est la question de la présidentialisation du PS qui risque de porter atteinte à son intégrité. "Ségolène Royal appelle à une rénovation, qui est en fait une adaptation du parti aux logiques de la Ve République: le PS désignant un ou une candidate qui dans son rapport avec les Français élabore un projet, et décide des alliances".
Alors que Martine Aubry et Benoît Hamon, selon lui, sont fidèles à la "tradition parlementariste" du PS: "le parti conservant la mainmise sur le contenu du contrat présidentiel". "En demandant aux militants de départager" entre ces deux approches, "ce que le congrès n'a pas réussi à faire, le risque est que les minoritaires rechignent à jouer le jeu", prévoit-il.
Ce qui peut prévenir un schisme, c'est que le PS est un parti d'élus. "Le risque de scission est très limité car quitter le parti, c'est perdre son investiture aux prochaines élections", souligne le politologue Frédéric Sawicki. "Je ne crois pas à l'explosion" du parti, "il peut y avoir des départs dans le camp Royal" en cas de sa défaite, mais "les élus ne suivront pas. Désirs d'Avenir, ça ne donne pas une étiquette pour être élu conseiller général des Bouches-du-Rhône", ironise Benoît Hamon.
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17 novembre 2008
PS: la nuit des petits canifs
PS: la nuit des petits canifs
On nous annonçait une «Nuit des longs couteaux». Las! A 3 heures 30 du matin, l'échec était patent. Cela se confirme ce matin avec la triple candidature Aubry-Royal-Hamon.
(photo : lepiaf.géo - flickr - cc)
« Il y a une petite araignée là, je ne sais pas si c’est un signe de malheur ou de bonheur ? »
s’interroge Martine Aubry devant des milliers de personnes à la Tribune
du Congres de Reims. D’une pichenette elle débarrasse le pupitre de la
bébête. Araignée du matin : chagrin, Martine. Voilà qu’en effet la
bestiole de la division est venu envenimer ce dernier jour du Congrès
du Parti socialiste. Pas de synthèse, même partielle, et toujours trois
candidats : Martine Aubry, Benoit Hamon, et Ségolène Royal. Comme si
ces trois jours n'avaient servi à rien.
Bertrand Delanoë, ne présentera pas de candidat, il vient de le confirmer, pour ne pas « alimenter la guerre des chefs » , et « rajouter à la confusion ». « Je ne serai pas un problème pour vous »,
a-t-il lancé pour justifier cette décision. Ainsi se poursuit la
fracture qui n’a cessé depuis cette nuit de se creuser entre les
motions du Parti socialiste.
Nuit des petits canifs
La « Nuit des longs couteaux »
— qu'on devrait plutôt appeler la « nuit des petits canifs »,
puisqu'elle n'a débouché sur rien — a finalement commencé à 3h30. A
tour de rôle, les candidats ont descendu le grand escalator qui reliait
la salle de réunion au hall d’entrée du Palais des Congres de Reims, où
les attendaient, hagards, les journalistes.
Ségolène
Royal a ouvert la danse, en se plaçant en victime, décidée à avancer
l’argument qu’elle avait tout fait pour sauver le Parti socialiste de
cette déroute, mais qu’il avait besoin de sang neuf. Et une fois de
plus elle a placé le sort du PS entre les mains des militants : «
Les militants vont avoir la parole jeudi prochain. La main tendue que
nous avons tendue vers les autres n’a pas été saisie. Jeudi, les
militants vont avoir à choisir entre le retour de méthodes d’un autre
âge et un autre parti avec d’autres méthodes avec une nouvelle
génération. »
Une nouvelle génération, ce sont
les mêmes arguments, avec les mêmes mots que nous retrouverons une
demie heure plus tard dans la bouche du candidat Benoît Hamon. Le jeune
candidat persiste et signe en faisant cavalier seul : « Le front Tout Sauf Ségolène était illusoire, lance-t-il à l’attention des journalistes. Il
reposait sur une construction médiatique. Nous avons discuté d’un
accord politique autour d’un candidat au poste de Premier secrétaire,
nous restons ouverts, (…), mais j’aspire à ce que le changement
s’incarne dans cette candidature. Je fais donc le choix de maintenir ma
candidature car nous avons besoin de cette force nouvelle pour incarner
le parti a gauche ». Et de rajouter, en fin de matinée : « Il y a besoin de nous !
Cette nuit, il n'y a pas eu de synthèse,ni partielle, ni générale (…)
Les militants ont indiqué leur volonté que le parti socialiste soit à
gauche, et leur volonté de rénover le parti. »
Dimanche 16 Novembre 2008 - 11:37
Virginie Roels
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Royal : le PS "a perdu le sens du code de l’honneur"
Royal : le PS "a perdu le sens du code de l’honneur"
NOUVELOBS.COM | 17.11.2008 | 21:01
Le soutien apporté lundi à Martine Aubry par le maire de Paris "est le signe que le Parti socialiste doit changer dans ses méthodes, dans ses comportements", a affirmé l'ex-candidate à l'élection présidentielle qui s’est dit "très déterminée".

Ségolène Royal (AFP)
"Je reste très déterminée à me mettre au service du changement au sein du Parti socialiste", a assuré, lundi 17 novembre, Ségolène Royal, après que Bertrand Delanoë a appelé dans la journée à voter en faveur de sa rivale Martine Aubry. La candidate à la succession de François Hollande a estimé que le PS "a perdu le sens du code l'honneur".Le soutien apporté lundi à Martine Aubry par le maire de Paris "est le signe que le Parti socialiste doit changer dans ses méthodes, dans ses comportements", a affirmé sur France-3 l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle.
"Lorsque des dirigeants disent quelque chose et font le contraire, ça n'est pas conforme à l'idée que je me fais de la politique", a déploré Ségolène Royal, ajoutant que son parti "a perdu le sens du code de l'honneur".
Le PS "peut disparaître"
"Avec Martine Aubry, il y a Laurent Fabius, avec Bertrand Delanoë, il y a Lionel Jospin, donc c'est le retour de ceux qui ne veulent pas passer la main à une nouvelle génération", a dénoncé la présidente de le Région Poitou-Charentes.
La désignation de Mme Royal au poste de Premier secrétaire est, selon elle, "la dernière chance pour le Parti socialiste de se renouveler" alors que "le spectacle de Reims est assez désolant".
"Si le Parti socialiste ne change pas, il peut disparaître", a-t-elle mis en garde.
Les adhérents du PS sont appelés jeudi à désigner le prochain premier secrétaire du parti. (avec AP)
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16 novembre 2008
22 heures, la nuit des longs couteaux commence...
22 heures, la nuit des longs couteaux commence...
Julie Cloris | 16.11.2008, 00h15
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Reims, samedi 15 novembre 2008, 22 heures. Son nom officiel est la
commission des résolutions. Mais au PS, les militants préfèrent
l'appeler "la nuit des longs couteaux". C'est dans cette instance,
réunie à huis clos, que les principaux signataires des motions
négocient pour trouver une ligne politique, qui donnera lieu demain, ou
non, à des candidatures.
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