25 août 2008
D'un coup de pied à la tête de l'arbitre, Angel Matos exprime son désaccord
AP/Matt Dunham
Le Cubain Angel Matos est un homme de peu de mots : mécontent de la décision de l'arbitre, il le frappe directement à la tête.
AFP/BEHROUZ MEHRI
L'arbitre suédois Chakir Chelbat n'en est pas revenu.
D'un coup de pied à la tête de l'arbitre, Angel Matos exprime son désaccord
LEMONDE.FR | 23.08.08 | 17h20 • Mis à jour le 24.08.08 | 20h59
La confusion régnait sur le tapis du
taekwondo samedi 22 août. Le combat pour la médaille de bronze dans la
catégorie des plus de 80 kg entre Arman Chilmanov et Angel Matos est
arrêté. Le Cubain, qui mène alors 3 points à 2, se fait soigner à un
orteil. Au bout de la minute règlementaire réservée à l'intervention du
médecin, l'arbitre perd patience et disqualifie sans ménagement le
Cubain. Surpris, Matos tente d'abord de négocier mais le bras tendu de
l'arbitre en direction de Chilmanov signifie la victoire du Kazakh.
Le sang ne fait alors qu'un tour dans la tête d'Angel Matos. Incrédule, Matos se relève d'un bond, conteste de manière plus démonstrative, gesticule, s'approche de plus en plus près d'un arbitre alors impassible, sûr de son bon droit et sa décision. L'entraîneur cubain monte lui aussi sur le tatami pour discuter, puis dans la confusion générale, Matos fait mine de quitter la scène. Avant de se raviser, et d'envoyer un coup de pied aussi soudain que violent au visage de l'arbitre suédois Chakir Chelbat, qui heureusement pour lui se tenait à distance suffisante pour éviter un choc trop frontal. Le combattant cubain, sur sa lancée, bouscule ensuite un autre officiel, venu timidement à la rescousse de son pauvre camarade. L'entraîneur Leudis Gonzalez s'interpose mais ne présente aucune excuse pour le comportement de son protégé. Au contraire, il juge la décision "trop stricte", estime que le match est truqué et raconte que les Kazakhs lui ont proposé de l'argent.
Les sanctions n'ont pas tardé à tomber peu après l'incident : Angel Matos, champion olympique à Sydney en 2000, et son entraîneur sont exclus à vie des compétitions internationales de taekwondo. "En considération de la gravité des incidents et pour maintenir l'esprit du mouvement olympique et du taekwondo, le comité exécutif a décidé de disqualifier l'athlète et de lui retirer sa cinquième place dans le tournoi", a expliqué la Fédération internationale de taekwondo (WTF) dans un communiqué. Le secrétaire général, Yang Jin-suk, a précisé qu'il s'agissait pour l'heure de "recommandations" et que "le Comité international olympique devait se prononcer sur ces sanctions". M. Yang a par ailleurs indiqué que sa fédération envisageait de lancer une procédure judiciaire contre Matos et son entraîneur. "Ce qui s'est passé est inacceptable, c'est un insulte au taekwondo, au mouvement olympique et à l'humanité", a regretté le responsable de la WTF. M. Yang a précisé que l'arbitre blessé, Chakir Chelbat, avait dû recevoir des points de suture au niveau de la lèvre inférieure, démentant les rumeurs selon lesquelles il aurait perdu plusieurs dents.Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/
21 août 2008
Usain Bolt remporte le 200 m et bat le record du monde
REUTERS/GARY HERSHORN
Usain Bolt gagne le 200 m avec un nouveau record du monde, le 20 août à Pékin.
Usain Bolt remporte le 200 m et bat le record du monde
LEMONDE.FR avec Reuters | 20.08.08 | 17h02 • Mis à jour le 20.08.08 | 21h22
Usain Bolt, vainqueur de la finale du 200
mètres des Jeux olympiques, a fait, mercredi 18 août, une entrée
fracassante dans la cour des légendes du sprint. Le Jamaïcain,
détenteur du record du monde du 100 mètres (9 s 69) depuis son succès
olympique de samedi, est devenu le premier athlète depuis Carl Lewis à
réaliser le doublé 100-200 mètres aux JO. Mais, au-delà d'une victoire
annoncée, Bolt, 21 ans, a marqué les esprits en améliorant de deux
centièmes le mythique record du monde du demi-tour de piste détenu
depuis 1996 par l'Américain Michael Johnson, avec un temps de 19 s 30.
La veille de son 22e anniversaire, "Lightning Bolt" monte sur la plus haute marche du podium en compagnie des Américains Shawn Crawford et Walter Dix. Respectivement quatrième et cinquième à franchir la ligne d'arrivée, les deux coureurs ont bénéficié des disqualifications de Churandy Martina, des Antilles néerlandaises, et de l'Américain Wallace Spearmon. Les deux hommes les plus rapides derrière le nouveau recordman du monde ont été déclassés peu après la course pour avoir mordu sur le couloir voisin. En raison des appels et contre-appels de la délégation américaine, la cérémonie de remise des médailles a été reportée à jeudi, empêchant Usain Bolt de savourer pleinement son succès.
LE 200 M EST SA DISTANCE DE PRÉDILECTION
Contrairement à son 100 m qu'il termina sans forcer, le Jamaïcain a cette fois tout donné pour réaliser le meilleur temps possible. Il rejoint dans la légende un certain Carl Lewis, qui avait réalisé son doublé aux Jeux de Los Angeles en 1984. Depuis Jesse Owens à Berlin en 1936, trois athlètes seulement avaient réussi à décrocher l'or sur 100 et 200 mètres : Lewis, son compatriote Bobby Joe Morrow en 1956 à Melbourne et le Soviétique Valeri Borzov en 1972 à Munich. Bolt est également le premier homme à posséder en même temps les records du monde du 100 m et du 200 m depuis que les performances ne sont homologuées qu'au centième de seconde au chronométrage électronique (1976).
Révélé sur le 100 m, Usain Bolt est pourtant avant tout un coureur de 200 m. C'est sur cette distance qu'il était devenu le plus jeune champion du monde juniors de l'histoire à 15 ans et 332 jours en 2002, avant de faire descendre le record du monde juniors sous les 20 sec (19 s 93), alors qu'il n'avait pas encore 18 ans. Blessé, il n'avait pas pu défendre ses chances correctement aux Jeux d'Athènes en 2004 ou aux Mondiaux de 2005. Selon son entourage, ses problèmes musculaires ne sont plus qu'un mauvais souvenir depuis qu'il a terminé sa croissance.
Sur la piste du Nid d'oiseau de Pékin, qu'il aura marquée de son empreinte indélébile, le Jamaïcain a donné raison à son compatriote Asafa Powell, qui déclarait samedi après le 100 m que Bolt était peut être "le meilleur sprinteur de tous les temps".Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/
20 août 2008
L'affaire Mékhissi
L'affaire Mékhissi
NOUVELOBS.COM | 20.08.2008 | 18:48
Invité surprise sur le podium du 3.000m steeple, le Français Mahiedine Mékhissi-Benabbad a décroché la première médaille de l'athlétisme français à Pékin, mettant fin à un quart de siècle d'hégémonie kenyane. Une performance exceptionnelle qui soulève nombre de soupçons dans un contexte miné par les affaires de dopage.

Mahiedine Mekhissi-Benabbad et sa médaille (Reuters)
Guy Carlier, dans sa chronique du mardi 19 août sur France 2 (voir la vidéo), a regretté les nombreux doutes et la méfiance qui ont accueilli la performance inattendue du Français Mahiedine Mékhissi-Benabbad, médaillé d'argent du 3.000m steeple.
"L'ombre d'un doute plane sur les Jeux, dans toute la presse aujourd'hui, on nous parle de dopage", a souligné le chroniqueur de France 2. "Nous ne savons plus si nous devons nous enthousiasmer ou bien écouter les blasés qui nous disent : il ne faut pas faire d'angélisme."(Lire l'interview de Guy Carlier)
"Questions d'argent"
Dans son édition du 19 août, le quotidien sportif L'Equipe était effectivement revenu longuement sur la médaille d'argent du coureur rémois. La Une du journal, "Questions d'argent", comme les commentaires nés autour de cette performance, suscitent nombres d'interrogations. L'Equipe évoque une performance qui "a stupéfié [sic, NDLR] tous les observateurs" et qui "a plus soulevé de questions qu'elle n'a déclenché d'engouement".
De son côté, Le Parisien du même jour évoque même "une des médailles les plus improbables des compétitions d'athlétisme", gagné par un athlète "sans guère de références".
"Enorme blague"
Dans son supplément Pékin 2008 daté du mercredi 20 août, Le Monde laisse aussi planer le doute, parlant d'une "énorme blague", mettant en avant le "scepticisme de plusieurs athlètes et cadres de la délégation française".
"Un certain nombre de gens sont troublés par les zones d'ombre de son parcours", reconnaît dans le journal Jean-François Pontier, ancien responsable fédéral du demi-fond. Le supplément évoque aussi la "mystérieuse blessure" de Mahiedine Mékhissi-Benabbad, arguant que même les excuses sont "insuffisantes pour dissiper le malaise". NO
Ci-dessous, la chronique de Guy Carlier du 19 août à propos de la médaille d'argent de Mahiedine Mékhissi-Benabbad.
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16 août 2008
Laure Manaudou a raison d'en avoir marre
Laure Manaudou a raison d'en avoir marre
Par PMB | Lecteur écriveur | 15/08/2008 | 14H18
Ce qui arrive à Laure Manaudou me paraît emblématique des dérives du sport spectacle, avec la circonstance aggravante de la manipulation infantile.
Elle en a marre.
Pas comme la gosse capricieuse que nous montrent des médias furieux de voir s’effondrer une belle vache à lait (et ne parlons pas des sponsors et de tous ceux qui, famille, entraîneurs, avocats, pleurent déjà la mort du veau d’or, restons bovins). Voir le déplaisant épisode italien, où il semble bien qu’on ait appâté la pouliche (restons animal) en faisant brûler les feux de l’amour.

Mais comme quelqu’un qui n’aime plus ce qu’elle fait car ce qu’elle fait, on le lui dicte depuis des années. Ce qu’elle fait, nager, il y a longtemps qu’elle n’y prend plus aucun plaisir et n’en a peut-être jamais eu, le seul plaisir à envisager dans les compétitions de ce sport étant de sortir du bassin après la victoire.
Attention, il y a du plaisir à être dans l’eau : des plongeons, des cabrioles, etc. Mais tirer des longueurs pendant des heures en répétant les mêmes gestes ? Et cela aux ordres d’un culturiste hargneux ?
Car il faut parler de Lucas, cet inquiétant gourou au look de brute épaisse et vulgaire qui « kidnappe » des enfants avec l’accord de parents cupides (imaginez un prof qui hébergerait son élève chez lui pendant des mois voire des années !), qui leur impose une mono-activité avec la règle sois forte et tais-toi ? « Tais-toi » : avez-vous entendu Laure Manaudou parler, montrer que si on lui a développé la musculature on a laissé le reste en friche ? Avez-vous vu les reportages des entraînements, les rapports sado-masos qui s’étalaient sous nos yeux gênés ? Avez-vous entendu ses remontrances à la gosse ? L’avez-vous entendu, encore récemment, parler d’elle ?
Attention, je n’ai rien contre le fait d’être exigeant avec un enfant. Dans mon atelier-théâtre, un acteur pouvait avoir à répéter dix fois vingt fois la même phase, le même bout de phrase, le même déplacement, le même geste. Il devait toujours chercher le progrès. Mais jamais je n’aurais fait le dixième des remarques cinglantes que se permettait ce monsieur, mes critiques étaient toujours faites sous un angle positif.
Eh bien la friche a dit qu’elle allait se reposer, comme on laisse une terre se régénérer. Et elle a raison. Et dans cette affaire, elle est finalement la seule que je respecte, à qui j’ai envie de dire : cessez d’être une bête à médailles pour vous et à pognon pour les autres, vivez pour vous, ouvrez-vous au monde et nagez dans le bonheur plutôt que dans les eaux troubles du sport business.
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14 août 2008
Les Chinois inventent des mots pour se moquer des JO
Les Chinois inventent des mots pour se moquer des JO
Par Emilie Li ah Kim | Etudiante | 14/08/2008 | 07H40
(De Pékin) Dans un environnement dominé par la langue de bois et la communication officielle, les Chinois contournent les interdits et les tabous en se servant des ressources de la langue chinoise. Ils inventent au passage des néologismes licencieux, qui se répandent à grande vitesse sur Internet et par SMS.
La souplesse de la langue chinoise se prête parfaitement à ce jeu de trompe-l’oeil, et le résultat est parfaitement adapté à Internet. Le processus est simple: il s’agit de réarranger des mots composés. Les filtres mis en place par les censeurs du département de la propagande sont organisés par mots-clé et donc incapables de déceler le sens du mot nouvellement crée, dont la graphie n’est pas encore prohibée.
Les néologismes fleurissent ainsi depuis le début des JO et les nouveaux mots forgés sont souvent des variations autour du mot jeux olympiques, en chinois: aoyun (奥运). Les significations de ces nouvelles trouvailles langagières sont multiples.
Ca donne par exemple naoyun (闹运), qui signifie des "Jeux pénibles" ou encore des "JO trop bruyants", ou tout simplement "non aux JO". Voyez la proximité phonique entre nao et no!
Il y a aussi, nous signale Stéphanie Ollivier, une expression qui est désormais très en vogue chez les Pékinois que le battage olympique a fini de saturer : biyun (避运) éviter les Jeux. C’est aussi un homophone pour le mot contraception en chinois. Et en filant la métaphore on obtient le biyuntao (避运套) aussi préservatif en chinois, c’est l’expression argotique du moment dans l’industrie touristique pour désigner les "package qui permettent d’éviter les Jeux". Stéphanie a pour sa part été invitée à une "soirée biyun"…
Une parodie de la ligne officielle

Chen Feng, célèbre journaliste, a lancé pour sa part une série d’articles satiriques sur son blog, caricaturant le travail de préparation des JO. Il l’a nommé gongwaiyun(恭外运) autre néologisme qui signifie "évènement au cours duquel les athlètes sont reçus respectueusement". Son homophone signifie accessoirement "grossesse extra-utérine".
La sécurité et la protection de l’environnement sont les cibles favorites de sa plume assassine, voici l’extrait de "l’express de la grosses extra-utérine" numéro quatre:
"Un porte-parole a annoncé hier que le gouvernement considère l’adoption de mesures encore plus drastiques pendant la période des Gongwaiyun, afin d’assurer la protection environnementale. Le porte-parole s’est déclaré outré par les arrières-pensées de quelques médias étrangers qui, à la vue du ciel récemment spectaculaire de Pékin ont critiqué la pollution environnementale.
Il déclara: "L’impossibilité de voir clair relève d’une beauté brumeuse et ne représente en aucun cas un air de mauvaise qualité." Citant un exemple, il dit : " dans un hammam, on ne peut pas voir clair. Ca s’appelle de la vapeur et non de la pollution." Citant un autre exemple, il dit, "Sur la lune on peut voir clair. Pensez vous que la qualité de l’air est bonne là-haut?"
Cependant, il a aussi ajouté qu’afin de permettre à la foule de nations étrangères de comprendre pleinement notre niveau d’engagement au slogan "Un monde, Un rêve de printemps", en plus des ordres récents pour interrompre la production d’un plus grand nombre d’entreprises, le gouvernement va se pencher sur le fait d’empêcher tous les gens considérés comme appartenant aux "Trois Sans-rien" (sans pouvoir, sans argent, sans éducation) de conduire leur véhicule, à part ceux dont la plaque d’immatriculation ne finit pas par un nombre pair ou impair. Les entreprises des "Trois Sans-rien" seront uniquement autorisées à fonctionner la nuit, après 25:00.
Lorsqu’un reporter lui demanda qu’est-ce qu’il serait fait si les résultats ne pouvaient être atteint dans les temps, le porte-parole répondit avec un sourire mystérieux: "le gouvernement a déjà identifié la plus large source de pollution, et va adopter des mesures drastiques pour la contrôler." Des sources ont révélé que les mesures drastiques du gouvernement inclueront l’interdiction aux "Trois Sans-rien" d’émettre des vents. Les contrevenants seront punis."
Cette chronique satirique use d’un ressort commun aux mots neufs crées sur la blogosphère : le rabaissement de ce qui est officiel et sérieux sur le plan matériel et corporel. La réinterprétation vise clairement à railler mais aussi à créer un véritable décalage.
A la sphère officielle, où le langage est poli, d’où toutes les aspérités sont gommées, s’oppose une sphère non-conformiste, qui, non contente de combattre la langue-de-bois, réinvente la langue chinoise.
Merci à Mélinda Liu et à son blog "countdown to Beijing" sur Newsweek.com, qui a parlé de Cheng Feng, et à Stéphanie Ollivier pour sa contribution linguistique.
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13 août 2008
VU DE CHINE Cérémonie des JO : après le faux trucage et la fausse chanteuse, le plagiat musical
VU DE CHINE
Cérémonie des JO : après le faux trucage et la fausse chanteuse, le plagiat musical
Zhou Shuguang, alias Zola, est l'un des plus célèbres blogueurs de Chine, où les performances sportives des athlètes olympiques intéressent bien moins les internautes que les diverses tricheries de la cérémonie d'ouverture.
Yang Peiyi (à g.), pas assez jolie pour les autorités chinoises, est restée dans l'ombre de Lin Miaoke (à dr.)
Les médias officiels l'ont confirmé : lors de l'inauguration des JO à
Pékin, les images du spectacle des traces de pas géantes dans le ciel
qui reliaient la porte de Yongdingmen au Nid d'oiseau n'étaient pas
diffusées en direct, tant sur l'écran géant situé dans le stade qu'à la
télévision : ce sont les images de 3D tournées un an auparavant.
Hier, 12 août, un site internet chinois révélait que Chen
Qigang, le directeur musical de la soirée d'inauguration, avait lui
aussi convenu que Lin Miaoke, la petite fille au sourire d'ange qui
interprétait « Ge chang zu guo »
(chanter le pays), la chanson emblématique de la cérémonie d'ouverture,
chantait en play back. La voix enfantine et sincère était en fait celle
d'une petite fille de 7 ans, Yang Peiyi. Chen a expliqué que Yang Peiyi
avait recueilli moins de suffrage des organisateurs, que cela avait été
fait pour donner la meilleure image possible de la Chine, dans
l'intérêt du pays.
En Chine, les internautes sont divisés. Certains sont
d'accord avec Chen Qigang, et estiment que Lin Miaoke et Yang Peiyi
sont toutes eux des « héroïnes ». Mais d'autres pensent que l'idée du
play back était mauvaise car les deux petites sont des enfants : «
veuillez laisser un minimum de pureté aux enfants ». Aaprès
l'inauguration, Yang Peiyi a donné une interview à CCTV (chaîne
officielle chinoise, ndlr). Quand le journaliste lui a demandé si elle
était déçue qu'on ne l'ait pas vue, elle a répondu que pas du tout,
qu'elle était déjà très contente d'avoir pu donner sa voix à la
cérémonie d'ouverture.
« Quand Lin Miaoke a entonné i[« Chanter le pays »,
c'est Yang Peiyi, 7 ans, qui chantait dans les coulisses »]i :
l'information a été rapidement supprimée de tous les sites internet.
Quand on fait une recherche sur Google, les liens ne s'ouvrent pas, il
est indiqué que le contenu est déjà supprimé : l'organe de propagande
du gouvernement chinois a pris l'affaire très au sérieux.
Et maintenant, le plagiat
A côté des fausses empreintes de pas et du faux chant, il y a une autre
affaire dans l'inauguration des JO. Certains commencent à dire que la
mélodie principale « You and me », composée par Chen Qigang, serait un plagiat de la chanson « Wujue »,
écrite par Deng Weibiao en Mars 2005 . Les internautes pensent que le
style de ces deux chansons, leur construction, la voix, la mélodie et
le rythme se ressemblent étrangement.
La chanson des JO, You and me, composée par Chen Qigang
La chanson Wujue, écrite par Deng Weibiao en mars 2005
Retrouvez les autres chroniques de Zola, cliquez ici
Qui est Zola? Lisez son portrait ici.
Mercredi 13 Août 2008 - 16:03
Zola
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09 août 2008
La presse française critique la présence de Sarkozy à l'ouverture des JO
La presse française critique la présence de Sarkozy à l'ouverture des JO
08/08/2008 06:54
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Nicolas Sarkozy reçu par le Premier ministre chinois Wen Jiabao le 8 août 2008 à Pékin |
La presse française critique vivement vendredi la présence à Pékin pour
la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques du président Nicolas
Sarkozy, contraint d'"aller à Canossa", "malgré ses fanfaronnades" sur
les droits de l'Homme.
M. Sarkozy se place ainsi "très loin des
positions qu'il a affichées depuis plusieurs mois. N'était-ce donc que
fanfaronnades ?" s'interroge Le Monde. "Mieux valait alors s'abstenir
de bomber le torse quelques semaines avant d'aller à Canossa", estime
le journal.
Libération (gauche) reproche aussi au président
d'accepter "malgré ses fanfaronnades toutes les conditions posées par
le pouvoir chinois (...) qui, malgré ses belles promesses, viole tout
autant les droits de ces citoyens depuis que les JO lui ont été
accordés".
L'Humanité (communiste) manie l'ironie en rappelant une
ancienne déclaration du président français. "De fait, Nicolas Sarkozy,
malgré de flamboyantes déclarations telles que : +Ce n'est pas à la
Chine de fixer mon agenda ni de dicter mes rendez vous+, a dû apprendre
à méditer ce proverbe chinois: +Parler ne fait pas cuire le riz+",
lit-on dans le journal.
Le quotidien sportif L'Equipe se contente de
son côté d'évoquer de "la visite éclair de Sarkozy", qui, accompagné de
son fils Louis, "ne passera que quelques heures en Chine".
"Sarkozy
pèsera ses mots", avertit le quotidien populaire Le Parisien, en
décrivant la situation "dégradée comme jamais" des relations
franco-chinoises.
Le Figaro (droite) qualifie la visite de "partie
délicate" pour M. Sarkozy. Pour le quotidien conservateur, "l'annonce
de la non-rencontre, cet été, avec le dalaï lama (seule l'épouse du
président le rencontrera, ndlr) favorise l'entreprise, sans donner
l'impression d'aller à Canossa".
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07 août 2008
Attaque virale contre le site de RSF à la veille d'une cybermanifestation
Attaque virale contre le site de RSF à la veille d'une cybermanifestation
NOUVELOBS.COM | 07.08.2008 | 19:00
Le site de Reporters sans frontières est victime d'une attaque virale, à la veille de l'organisation d'une cybermanifestation à l'occasion de la cérémonie d'ouverture des JO. Outre la cybermanifestation, RSF appelle vendredi à un rassemblement à 13H00 devant le Fouquet's.

Le message d'avertissement de détection de virus sur le site de RSF (DR)
Le site internet de Reporters sans frontières a été victime jeudi 7 août d'une attaque virale, à la veille de l'organisation par RSF d'une cybermanifestation à l'occasion de la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin, a indiqué l'organisation."Des hackers ont réussi à s'introduire au sein de l'administration du site de RSF pour mettre un virus à retardement qui peut contaminer les ordinateurs qui s'y connectent. Il s'agit d'un fichier malveillant qui s'introduit dans les ordinateurs de ceux qui consultent le site (ww.rsf.org)", a expliqué RSF.
Lorsqu'il se connecte au site de RSF, l'internaute reçoit un message de son antivirus le mettant en garde contre la présence d'un virus.
RSF reste accessible sur son blog intitulé "Droits de l'Homme, le journal des JO" (http://jeuxolympiques.rsfblog.org) et sur le site de la cybermanifestation (www.resfpekin2008.org).
Manifestation devant le Fouquet's
"On sait que ce fichier se fait passer pour un virus, mais on ne sait pas s'il s'agit d'un vrai virus. C'est un des meilleurs moyens de dissuader les gens de se connecter pour la cybermanifestation de vendredi", a indiqué RSF.
"L'adresse du virus indique qu'il vient de Taïwan, mais ce n'est pas sûr du tout. De bons hackers peuvent la falsifier", a ajouté l'organisation.
Outre la cybermanifestation, RSF appelle vendredi à un rassemblement à 13h00 devant le Fouquet's, à l'angle des Champs-Elysées et de l'avenue George V, après l'interdiction de toute manifestation devant l'ambassade de Chine par les autorités françaises, contrairement aux autres rassemblements prévus à l'étranger par l'organisation.
La préfecture de police a en effet interdit toutes les manifestations jeudi et vendredi aux alentours de l'ambassade de Chine, située avenue George V (VIIIe arrondissement).
L'organisation a déposé une requête en suspension devant le tribunal administratif, mais l'audience n'aura lieu que vendredi à 10h30.
"Clin d'oeil à Nicolas Sarkozy"
"Quelle que soit la décision du juge, on a décidé d'appeler à une manifesttaion à 13 heures à l'angle de l'avenue des Champs-Elysées et de l'avenue George V, devant le Fouquet's", a déclaré le secrétaire général de RSF, Robert Ménard, précisant qu'il s'agissait d'un "clin d'oeil à Nicolas Sarkozy".
Nicolas Sarkozy avait organisé une réception au Fouquet's le soir de son élection à la présidence de la République.
"Nous sommes juste hors du périmètre" fixé par la préfecture de police pour l'interdiction des manifestations autour de l'ambassade de Chine, a-t-il indiqué, en précisant que RSF n'avait pas demandé de nouvelle autorisation de manifester à la préfecture.
Devant les ambassades et virtuellement
RSF appelle à manifester le 8 août devant les ambassades de la Chine populaire à Londres, Madrid, Berlin, Washington, Bruxelles, Montréal, Rome, Stockholm, ainsi que devant le musée olympique à Lausanne.
RSF a relevé de nombreuses atteintes à la liberté de la presse en Chine. L'organisation de défense de la presse relève notamment que deux journalistes de l'AFP ont été interdits d'entrée dans un village du Xinjiang (nord-ouest) où une mosquée avait été rasée par les autorités en mai. "Nous condamnons cette nouvelle violation des règles adoptées en 2007 qui accordent la liberté de mouvement à la presse étrangère", écrit RSF.
L'organisation dénonce également la condamnation à un an de rééducation par le travail le 23 juillet, de Liu Shaokun, professeur au collège Guanghan, dans la ville de Deyang, dans la province du Sichuan, "reconnu coupable d'avoir diffusé des clichés d'écoles de la zone sinistrée par le tremblement de terre". RSF y voit "un nouvel exemple de la répression qui a suivi le tremblement de terre dans le Sichuan".
"Espionnage officiel"
Enfin RSF dénonce l'attitude des autorités chinoises qui multiplient les actes et les déclarations "dans le sens d'un plus grand contrôle policier dans le pays". L'organisation fait état d'un rapport diffusé par un sénateur américain évoquant un "espionnage officiel visant les hôtels tenus ou fréquentés par des étrangers". (avec AFP)
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05 août 2008
Zola, le blogueur chinois qui donne des boutons à la police du Net
VU DE CHINE
Zola, le blogueur chinois qui donne des boutons à la police du Net
Zhou Shuguang, alias Zola, est l'un des plus célèbres blogueurs de Chine. Retrouvez, dès demain, ses chroniques quotidiennes sur Marianne2.fr
Zhou Shuguang, 27 ans, s'est fait sur son blog
- et avec succès - une spécialité du pied de nez permanent aux
autorités chinoises. Les manifestations du printemps 2007 à Xiamen PX
sont passées sous silence ? Il publie les images sur son blog. A
Chongqing, un petit propriétaire résiste seul, encore et toujours à
l'envahisseur immobilier qui veut détruire sa maison ? Il en parle sur
son site. D'où son surnom : Zola. Et sa notoriété sur le Net chinois.
Résultat : en décembre 2007, le blogueur est interpellé par la police
alors qu'il enquête à Shenyang (nord-est de la Chine) sur une affaire
d'éleveurs de fourmis escroqués par une des grandes entreprises du
pays. Interrogé pendant 24 heures, il est finalement remis de force
dans un avion. Destination : chez lui. Mais Zola - qui mériterait aussi
de s'appeler Tintin - ne renonce pas pour autant. En mars dernier, en
pleines émeutes tibétaines, il remet ça en publiant sur son blog les
liens vers les sites accessibles des médias étrangers, traduit des
informations de la BBC, et compare le tout au discours des médias
officiels chinois…
Autant dire que Zola va être surveillé de près pendant la
période des Jeux. Ce qui ne l'empêchera pas de livrer chaque jour, sur
Marianne2, son point de vue de cyberjournaliste citoyen. Rendez-vous
donc dès demain, et durant deux semaines, pour découvrir les JO selon
Zola.
Lundi 04 Août 2008 - 21:12
Bénédicte Charles
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02 août 2008
Chine: Hu Jintao veut des JO non politisés
Le président chinois Hu Jintao le 1er août 2008 à Pékin lors de sa rencontre avec la presse étrangère
Chine: Hu Jintao veut des JO non politisés
PEKIN (AFP) — A une semaine de l'ouverture des jeux Olympiques de Pékin, le président chinois Hu Jintao a demandé vendredi aux étrangers de ne pas politiser l'événement et aux médias de travailler dans la légalité et l'objectivité.
Le président du Comité international olympique Jacques Rogge a affirmé, samedi, que "le CIO exige l'accès le plus complet possible (à internet) et que c'est ce que le BOCOG (comité d'organisation chinois des jeux Olympiques) s'est engagé à fournir".
"Nous exigeons que les différents médias aient l'accès le plus complet possible pour couvrir les JO et j'affirme qu'il n'y a aucun accord pour bloquer l'accès à certains sites", a dit Jacques Rogge, lors d'une conférence de presse au centre de presse (MPC) à Pékin.
Avant même de commencer, le 8 du 8e mois de l'année à 08h08 du soir, les JO de Pékin sont déjà hors normes, par la passion qui les entoure, le gigantisme des réalisations, l'enjeu pour le pays le plus peuplé du monde, et les superstars attendues
La Chine a fait marche arrière vendredi en levant partiellement la censure sur internet, pour les médias et au-delà sur le réseau chinois, semblant vouloir calmer l'opinion mondiale à une semaine des jeux Olympiques.
Un journaliste de l'AFP a pu constater que les sites d'Amnesty International, de Reporters sans frontières ou de la BBC en chinois étaient accessibles, dans le principal centre de presse des JO à Pékin mais aussi sur des ordinateurs de particuliers en Chine. En revanche, les sites de dissidents, de groupes pro-tibétains ou toute page web ayant trait au mouvement spirituel Falungong, interdit en Chine, ou encore à la répression du mouvement démocratique de Tiananmen en 1989, ne pouvaient être consultés.
Dans un entretien avec la presse étrangère, le président chinois Hu Jintao a affirmé que "politiser les jeux Olympiques" n'était pas une réponse à la divergence de points de vues "inévitable" entre "les peuples de différents pays et régions du monde". Sans compter que ce serait "contraire à l'esprit olympique ainsi qu'aux aspirations partagées partout dans le monde", a-t-il plaidé.
Le président a ainsi réaffirmé la position prônée régulièrement par la Chine depuis le printemps, quand le pays a été confronté à une série de manifestations partout dans le monde, notamment autour du parcours de la flamme olympique, pour critiquer sa politique au Tibet. Pour l'universitaire australien Jonathan Unger, "c'est la Chine qui a politisé ces Jeux, en renforçant ses contrôles sur la presse, en arrêtant des dissidents et en déployant un arsenal bureaucratique excessif pour faire en sorte que la situation soit stable".
"C'est ironique de voir le président Hu renverser la chose, en disant que ce sont les étrangers qui essayent de politiser les Jeux", ajoute le spécialiste de la Chine interrogé par l'AFP.
En pleine polémique sur la censure de l'internet imposée aux journalistes accrédités aux JO, M. Hu a par ailleurs appelé les médias à se conformer au droit chinois et à réaliser des reportages "objectifs". "Nous continuerons à fournir des moyens pour que les journalistes étrangers puissent travailler", a indiqué le président chinois..
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