15 décembre 2008
Fiscalité verte : l’erreur libérale de l’Europe
Fiscalité verte : l’erreur libérale de l’Europe
Par Laurent Pinsolle. L'accord des 27 sur les quotas d'émission de gaz carbonique n'est pas l'énorme progrès qu'on nous présente. Sur certains points, c'est même un recul. Sur d'autres, il est d'un libéralisme inquiétant.
(Photo Taras Kalapun-flickr-cc)
Hier, les 27 sont finalement parvenus à un accord sur les quotas
d’émission de gaz carbonique pour les prochaines années. Si l’on peut
être content que l’Europe avance sur ce sujet, au contraire des
Etats-Unis, les solutions adoptées pêchent par un tropisme ultralibéral
dangereux.
Un mécanisme a priori séduisant
Si le mécanisme « triple 20 » (20% de réduction des gaz à effet de serre, 20% d’énergies renouvelables, 20% d’économies d’énergie) n’est pas nouveau, les Européens devaient se mettre d’accord sur la façon d’y arriver. Si Nicolas Sarkozy a eu le mérite de permettre un accord, l’honnêteté devrait faire souligner que cet accord a été obtenu en assouplissant les règles puisque le paiement complet des droits à polluer pour les entreprises n’interviendra qu’en 2019 au lieu de 2013 ! Comment habiller un recul comme un progrès.Le mécanisme des droits à polluer est intellectuellement intéressant. Après tout, il s’agit de donner (puis de vendre) des droits à émettre du CO2 aux entreprises, qui peuvent ainsi se les échanger sur un marché carbone où la tonne de CO2 a un prix. Ainsi, les entreprises pour lesquelles il est le plus facile et moins cher de réduire leurs émissions peuvent vendre leurs droits aux entreprises pour lesquelles cela est le plus difficile. Par le mécanisme du marché, la baisse des émissions se concentre là où elle fait le plus de sens économiquement. Et il suffit de réduire le nombre de droits pour réduire la pollution.
Un système qui multiplie les effets pervers
Mais ce recours au marché pose de nombreux problèmes. De manière assez surprenante, l’hebdomadaire anglais ultralibéral The Economist, longtemps enthousiaste à son égard, l'a constaté. Premier problème : la variabilité des prix de la tonne de carbone. Comme tout marché, son prix varie beaucoup à la hausse comme à la baisse. Et dans ce cas précis, la variation trop forte des cours agit contre l’environnement puisqu’elle ne permet pas de construire des plans de financement solides pour les investissements visant à réduire les émissions de gaz carbonique. Résultat, les industriels tardent à investir pour réduire leurs émissions devant l’incertitude de la rentabilité de ces investissements.Le deuxième problème, bien exposé par le second article du Monde, est la perte de compétitivité induite pour les industriels européens. En effet, quand les cimentiers européens affrontent leurs concurrents étrangers, notre système de paiement des droits d’émission de CO2 agit comme un coût supplémentaire face à autres entreprises. Résultat, l’instauration de ce système risque de les pousser à délocaliser dans des pays où il n’y a pas de taxes carbone. Bref, le système européen, s’il fera baisser la pollution sur notre continent risque de seulement l’exporter, avec nos emplois !
Il y a des solutions alternatives !
Là encore, et de manière surprenante, la solution a été suggérée par The Economist. L’hebdomadaire ultralibéral s’est converti à un système de taxation étatique plutôt que basé sur le marché ! Le raisonnement est assez simple : en annonçant à l’avance l’évolution des taxes carbone et leur progression, les gouvernements permettraient aux industriels d’investir par la visibilité qu’ils donneraient à la rentabilité de ces investissements. Ainsi, une taxe carbone serait beaucoup plus efficace pour réduire les émissions de gaz à effet de serre qu’un marché du carbone.Se pose alors la question de la taxation du carbone. La taxation directe des industriels pose de nombreux problèmes car elle pousse à la délocalisation, à moins de mettre en place une taxe mondiale, ce qui est très peu probable. En revanche, en instaurant une taxe à la consommation en estimant le CO2 émis par chaque produit (sur un principe proche du bonus malus automobile), cela permettrait d’éviter de pénaliser les industriels européens. Naturellement, cela serait complexe, mais en ciblant les produits qui génèrent le plus de pollution, il serait possible d’avoir un effet important. Naturellement, cette taxe devrait être neutre pour le consommateur et se substituer proportionnellement à la TVA.
L’Europe reste figée dans un schéma extrêmement dangereux pour le maintien d’emplois industriels sur le continent. Les 27 n’ont fait que reculer une échéance qui donnera du temps aux industriels pour délocaliser. Pourtant, il existe des solutions à la fois plus efficaces et qui préserveraient l’emploi.
Sources :
Lemonde.fr : Ultimes négociations entre européens autour du paquet climat-énergie;
Lemonde.fr : Une facture jugée encore trop lourde par les industriels;
Retrouvez le blog de Laurent Pinsolle, cliquez ici.;
Samedi 13 Décembre 2008 - 18:08
Laurent Pinsolle
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10 novembre 2008
Jean-Marie Bockel contre une remise en cause des commémorations militaires
Jean-Marie Bockel contre une remise en cause des commémorations militaires
Paru hier, dimanche 9 novembre 2008 à 20:15 0 commentaire(s)
Photo : Bertrand Guay
Le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants Jean-Marie Bockel, le 4 novembre 2008 à l'Assemblée nationale
Le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants Jean-Marie Bockel s'est déclaré hostile dimanche à Mulhouse à une remise en cause des commémorations militaires.
Egalement consultés par les internautes ayant lu cet article :
Le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants Jean-Marie Bockel s'est déclaré hostile dimanche à Mulhouse à une remise en cause des commémorations militaires.
"Autant je suis contre l'inflation mémorielle autant je suis contre la remise en cause de commémorations existantes qu'elles soient nationales ou autres", a-t-il dit à l'AFP en marge d'une réunion avec ses homologues européens ou leurs représentants.
M. Bockel s'exprimait à quelques jours de la publication d'un rapport sur la la question des commémorations, commandé par le gouvernement à l'historien André Kaspi.
Selon des indiscrétions, le rapport estime que les commémorations nationales, actuellement au nombre de douze, sont trop nombreuses. Trois seulement seraient à conserver, celles des 8 mai, du 14 juillet et du 11 novembre.
"Ces trois dates qui sont fériées seront préservées mais elles doivent être revivifiées et se tourner davantage vers les jeunes générations" a souhaité le secrétaire d'Etat. "Avec la mort cette année du dernier des poilus de 14-18 on passe de la mémoire à l'Histoire, les jeunes doivent s'y intéresser", a-t-il estimé.
Quant aux autres commémorations, nationales ou non, "tant qu'elles sont portées par des associations et des personnes qui veulent se souvenir et rendre hommage pourquoi les supprimer ou les réunir autoritairement, cela n'aurait pas de sens", a-t-il poursuivi.
Il y a un tas de bonne idées dans le rapport Kaspi pour faire mieux vivre un certain nombre de dates commémoratives, je ne suis pas en désaccord avec sa réflexion", a-t-il ajouté.
M. Bockel a convié dimanche soir et lundi ses homologues à des "Rencontres européennes de la Mémoire" sur le thème de la mémoire partagée et de la transmission mémorielle.
A l'issue des travaux dans un grand hôtel de Mulhouse, ils se rendront sur le site du Hartmannswillerkopf (le Vieil Armand pour les poilus) où 20.000 jeunes soldats français et allemands sont tombés durant la guerre de 14-18.
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Bockel et ses pairs pour des symboles européens lors des commémorations
Bockel et ses pairs pour des symboles européens lors des commémorations
Publié le lundi 10 novembre 2008 à 14H52
Jean-Marie Bockel, lors d'une cérémonie à Bordeaux, le 19 octobre
Nicolas Tucat AFP/Archives
Le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants, Jean-Marie Bockel, a suggéré lundi à Mulhouse d'introduire des symboles européens lors des commémorations de combats.
Présentant à la presse les conclusions des "Rencontres européennes de la Mémoire" qui ont réuni ses homologues et représentants de 21 pays de l'Union, il a souhaité que soit développée "l'introduction de symboles européens dans les cérémonies mémorielles combattantes des différents pays européens".
Il a ainsi évoqué l'hymne et le drapeau européens, la lecture de textes ou la venue de jeunes de toute l'Europe aux commémorations.
Les ministres, secrétaires d'Etat et ambassadeurs ont réaffirmé à cet égard "l'importance de la transmission aux jeunes générations de l'histoire de la Grande guerre".
Ils sont convenus de prendre des initiatives pour favoriser le classement au patrimoine mondial de l'UNESCO des champs de bataille de la Grande guerre en Europe et de relier des routes de la mémoire.
M. Bockel et ses pairs ont, parmi d'autres pistes, évoqué la création d'un "portail" sur internet regroupant l'ensemble des sites et centres de ressources qui, dans les pays de l'Union européenne, présentent des listes de combattants morts durant les guerres.
"Cela serait une belle symbolique de mémoire partagée", a estimé M. Bockel.
Il a aussi été décidé à Mulhouse de rapprocher les services gestionnaires des métropoles militaires pour mettre en commun les bonnes pratiques.
Différents groupes de travail ont été mis sur pied pour rendre compte de l'avancée des projets lors de la seconde édition des Rencontres de la mémoire en 2009.
A l'issue des travaux dans un grand hôtel de Mulhouse, les participants se sont rendus sur le site du Hartmannswillerkopf (le Vieil-Armand pour les Poilus) où 30.000 jeunes soldats français et allemands sont tombés durant la guerre de 14-18. M. Bockel a présenté à ses hôtes un projet de rénovation du site visité par 50.000 personnes par an.
La Brigade franco-allemande, de nombreux porte-drapeaux et des collégiens ont entouré la crypte alors que retentissait l'hymne européen. Les secrétaires d'Etat et ambassadeurs des 21 pays représentés se tinrent par la main, comme le firent en 1984 le président François Mitterrand et le chancelier Helmut Kohl devant l'ossuaire de Douaumont (Meuse) pour le 70e anniversaire de la bataille de Verdun.
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06 novembre 2008
Europe's secret plan to boost GM crop production
Europe's secret plan to boost GM crop production
Gordon Brown and other EU leaders in campaign to promote modified foods
By Geoffrey Lean
Sunday, 26 October 2008
AFP/Getty Images
GM corn growing in France, which has since suspended cultivation of modified crops
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Gordon Brown and other European leaders are secretly preparing an unprecedented campaign to spread GM crops and foods in Britain and throughout the continent, confidential documents obtained by The Independent on Sunday reveal.
The documents – minutes of a series of private meetings of representatives of 27 governments – disclose plans to "speed up" the introduction of the modified crops and foods and to "deal with" public resistance to them.
And they show that the leaders want "agricultural representatives" and "industry" – presumably including giant biotech firms such as Monsanto – to be more vocal to counteract the "vested interests" of environmentalists.
News of the secret plans is bound to create a storm of protest at a time when popular concern about GM technology is increasing, even in countries that have so far accepted it.
Public opposition has prevented any modified crops from being grown in Britain. France, one of only three countries in Europe to have grown them in any amounts, has suspended their cultivation, and resistance to them is rising rapidly in the other two, Spain and Portugal.
The embattled biotech industry has been conducting a public relations campaign based round the highly contested assertion that genetic modification is needed to feed the world. It has had some success in the Government, where ministers have been increasingly speaking out in favour of the technology, and in the European Commission, with which its lobbyists have boasted of having "excellent working relations".
The secret meetings were convened by Jose Manuel Barroso, the pro-GM President of the Commission, and chaired by his head of cabinet, Joao Vale de Almeida. The prime ministers of each of the EU's 27 member states were asked to nominate a special representative.
Neither the membership of the group, nor its objectives, nor the outcomes of its meetings have been made public. But The IoS has obtained confidential documents, including an attendance list and the conclusions of the two meetings held so far – on 17 July and just two weeks ago on 10 October – written by the chairman.
The list shows that President Nicolas Sarkozy of France and Chancellor Angela Merkel of Germany sent close aides. Britain was represented by Sonia Phippard, director for food and farming at the Department of Environment, Food and Rural Affairs.
The conclusions reveal the discussions were mainly preoccupied with how to speed up the introduction of GM crops and food and how to persuade the public to accept them.
The modified products have to be approved by the EU before they can be sown or sold anywhere in Europe. But though the Commission officials are generally strongly in favour, European governments are split, causing the Council of Ministers, on which they are represented, to be deadlocked.
In that event the bureaucrats on the Commission wave them through anyway. They are legally allowed to do this, but overruled governments and environmental groups are unhappy.
The conclusions of the first meeting called for the "speeding up of the authorisation process based on robust assessments so as to reassure the public", while the second one added: "Decisions could be made faster without compromising safety."
But the documents also make clear that Mr Barroso is going beyond mere exhortation by trying to get prime ministers to overrule their own agriculture and environment ministers in favour of GM. They report that the chairman "recalled the importance for prime ministers to look at the wider picture", "invited the participants to report the discussions of the group to their heads of governments", and "stressed the importance of drawing their attention to ongoing discussions in the Council [of Ministers]".
Helen Holder of Friends of the Earth Europe said: "Barroso's aim is to get GM into Europe as quickly as possible. So he is going straight to prime ministers and presidents to tell them to step on their ministers and get them into line."
The conclusions of the meetings on public opposition are even more incendiary. The documents ponder "how best to deal with public opinion" and call for "an emotion-free, fact-based dialogue on the high standards of the EU GM policy". And they record the chairman emphasising "the role of industry, economic partners and science to actively contribute to such a dialogue". He adds that "the public feels ill-informed" and says "agricultural representatives should be more vocal". And in a veiled swipe at environmental groups he says that the debate "should not be left to certain stakeholders who have a legitimate but vested interest in it".
What they say
'We have to feed an extra 2.5 billion people. It would be extraordinary if we chose not to exploit the most important breakthrough in biological science'
Professor Allan Buckwell
'New developments will benefit the world's poorest farmers: GM rice that is drought-resistant; transgenic crops with genes to protect against disease'
Lord Dick Taverne, Sense About Science
'GM crops pose unacceptable risks to farmers and the environment and have failed to increase yields despite funding at a cost of millions to UK taxpayers'
Kirtana Chandrasekaran, FoE
'GM crops do not increase yields. Scientists have found genetically engineered insecticide in crops can leak and kill beneficial soil fungi'
Peter Melchett, Soil Association
Q & A: The trouble with modified crops
How much GM is grown in Europe?
Very little. The documents boast the area increased by 21 per cent last year, proving "growing interest". But it still only covered 0.119 per cent of Europe's agricultural land.
What are the problems?
Mainly environmental. Official trials in Britain showed that growing GM crops was worse for wildlife than cultivating conventional ones. Worse, genes escape from the modified plants to create superweeds and to contaminate normal and organic crops, denying consumers a choice to be GM-free.
Do they endanger health?
Hard to tell. Some studies show that they may do, others (including almost all those by industry) are reassuring. The trouble is that very few truly independent, peer-reviewed research has been done. Most consumers have sensibly concluded that they would sooner be safe than sorry, particularly as they get no benefit from buying GM.
Can they feed the world?
Almost certainly not. Despite all the hype, present GM varieties actually have lower yields than their conventional counterparts. The seeds are expensive to buy and grow, so wealthy developing-world farmers would tend to use them and drive poor ones out of business, increasing destitution. The biggest agricultural assessment ever conducted – chaired by Professor Robert Watson, now Defra's chief scientist – recently concluded that they would not do the job.
To have your say on this or any other issue visit www.independent.co.uk/IoSblogs
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04 novembre 2008
IMMIGRATION Vichy : des manifestants déguisés en déportés arrêtés
IMMIGRATION
Vichy : des manifestants déguisés en déportés arrêtés
NOUVELOBS.COM | 03.11.2008 | 18:13
Les quatre personnes interpellées portaient des uniformes rayés de prisonniers et des étoiles avec les inscriptions "Sans papiers" et "étrangers" afin de dénoncer la politique européenne d'immigration dans la ville où se tient une conférence européenne sur le sujet.

Brice Hortefeux (Sipa)
Des manifestants déguisés en prisonniers de camps de la Seconde guerre mondiale afin de dénoncer la politique européenne d'immigration ont été interpellés lundi à Vichy, où se tenait une conférence européenne controversée sur le sujet.Quelque 80 manifestants réunis à l'appel du groupuscule altermondialiste "Les désobéissants" sont partis de la gare vers 15H30, avant d'être bloqués par un cordon de CRS une centaine de mètres plus loin.
Les quatre interpellés portaient des uniformes rayés de prisonniers et des étoiles avec les inscriptions "Sans papiers" et "étrangers", histoire de "faire l'amalgame" entre la période vichyste et l'époque actuelle.
Xavier Renou, à la tête du groupuscule, a expliqué, avant d'être interpellé, avoir "choisi de faire le rapport entre le dispositif de la fin des années 30 et les politiques actuelles de l'Europe en matière d'immigration", contrairement aux mots d'ordre de la grande manifestation "unitaire" de 18H00.
"Rafles, camps, déportation. L'Europe assassine"
"Nous dénonçons l'évolution inquiétante des politiques migratoires au niveau européen, qui nous rappellent les prémices des politiques qui ont mené à la déportation à la fin des années 30", a précisé Xavier Renou.
"Rafles, camps, déportation. L'Europe assassine", pouvait-on lire sur la banderole rouge déployée par les manifestants.
Les "désobéissants" comptaient rejoindre la grande manifestation, prévue en fin d'après-midi, lancée à l'appel d'un collectif rassemblant le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), la CGT, le PS, le Syndicat des avocats de France ou encore le Réseau éducation sans frontières (RESF).
Deux cars bloqués à Lyon
A Lyon, deux cars transportant une centaine de manifestants devant se rendre à la manifestation --qui devait commencer à 18H00--, sont restés bloqués pendant trois quarts d'heure en gare de Perrache en raison de contrôles d'identité.
Les deux cars sont finalement partis après une vingtaine de contrôles, avec 45 minutes de retard.
La troisième conférence ministérielle européenne sur l'intégration, qui intervient après l'adoption du Pacte européen sur l'immigration et l'asile lors du sommet de Bruxelles du 16 octobre, se tient lundi et mardi à Vichy.
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IMMIGRATION Sommet de l'intégration à Vichy : des manifestants interpellés
IMMIGRATION
Sommet de l'intégration à Vichy : des manifestants interpellés
NOUVELOBS.COM | 04.11.2008 | 07:35
Ils ont été arrêtés après une rassemblement qui avait réuni près de 2.000 personnes contre la politique européenne d'immigration, débattue dans cette ville à l'occasion d'une conférence controversée. Trois policiers ont également été blessés, plusieurs voitures brûlées et des vitrines de commerces brisées.

Une trentaine de personnes ont été interpellées à Vichy après une manifestation (Reuters)
La préfecture de l'Allier a annoncé qu'une trentaine de personnes ont été interpellées et trois policiers blessés après une manifestation, lundi 3 novembre dans la soirée, à Vichy, contre la politique européenne d'immigration, discutée dans la ville lors d'une conférence européenne controversée."Un groupe de plus de 200 manifestants s'est livré durant et après la manifestation à des exactions contre les forces de l'ordre, notamment attaquées à l'aide de projectiles", a expliqué la préfecture dans un communiqué.
"Trois policiers ont été blessés, dont un par un engin incendiaire. Les sapeurs-pompiers appelés à intervenir ont fait l'objet de jets de pierres", a-t-elle ajouté.
"Casseurs"
Lors de ces incidents, dus à des "casseurs" sans lien avec la manifestation, ont souligné ses organisateurs, cinq voitures ont été incendiées, les vitrines de plusieurs commerces brisées, des véhicules et des mobiliers urbains endommagés à Vichy et à Cusset (banlieue de Vichy), a poursuivi la préfecture.
"Les forces de l'ordre sont rapidement intervenues pour mettre un terme à ces violences. Elles ont procédé à une trentaine d'interpellations", a-t-elle conclu.
La manifestation, qui a débuté vers 18h00, a rassemblé au total deux milliers de personnes. Les incidents ont entraîné des tirs de gaz lacrymogène par des CRS en faction. Dans une certaine confusion, le cortège s'est dispersé vers 19h30.
"C'est Hortefeux qu'il faut virer"
Certains des manifestants scandaient: "C'est pas les immigrés, c'est pas les sans-papiers, c'est (Brice) Hortefeux [le ministre français de l'Immigration, organisateur de la conférence, ndlr] qu'il faut virer" ou "Français, immigrés, égalité des droits", d'autres portaient symboliquement des masques blancs désignant par un mot une minorité ethnique ou sociale.
Tout aussi symbolique, la présence d'enfants de déportés rassemblés sous la banderole de l'Union des Juifs Français pour la Paix (UJFP), indiquant "Non à l'Europe forteresse, non à la criminalisation des sans-papiers...oui, cette politique nous rappelle Vichy".
Un peu avant le début du cortège, une poignée de manifestants déguisés en prisonniers de camps de la Seconde Guerre mondiale avaient été interpellés. Le but affiché de ce groupuscule altermondialiste: "faire l'amalgame" entre la période vichyste et l'époque actuelle.
Les prémices des politiques des années 30
"Nous dénonçons l'évolution inquiétante des politiques migratoires au niveau européen, qui nous rappellent les prémices des politiques qui ont mené à la déportation à la fin des années 30", a expliqué Xavier Renou, à la tête du groupuscule, avant d'être interpellé.
Ces manifestants ont été relâchés, a annoncé la police lundi soir. Deux autres ont en revanche été interpellés, pour "désordre à la loi" lors de la manifestation unitaire.
La troisième conférence ministérielle européenne sur l'intégration, qui intervient après l'adoption du Pacte européen sur l'immigration et l'asile lors du sommet de Bruxelles du 16 octobre, a débuté lundi à Vichy.
A Paris, une trentaine de personnes se sont également rassemblées pour protester contre la conférence de Vichy.
La troisième conférence ministérielle européenne sur l'intégration, qui intervient après l'adoption du Pacte européen sur l'immigration et l'asile lors du sommet de Bruxelles du 16 octobre, a débuté lundi à Vichy.
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L'Europe vichyste ? Non, vichyssoise
AFP/THIERRY ZOCCOLAN
Vue du palais des congrès de Vichy où doit se dérouler la conférence ministérielle européenne sur l'intégration, les 3 et 4 novembre 2008.
Une semaine au coeur de la présidence
L'Europe vichyste ? Non, vichyssoise
LE MONDE | 31.10.08 | 13h45 • Mis à jour le 31.10.08 | 13h46
La semaine prochaine, l'Europe se retrouve
à Vichy. Une idée finaude du ministre de l'immigration et de l'identité
nationale, Brice Hortefeux, qui a délibérément choisi ce lieu à la
mémoire salie pour passer le chiffon sur l'Histoire et y accueillir ses
27 collègues européens. L'Europe vichyssoise pour oublier l'Europe
vichyste : une occasion en or pour la ville d'eaux, qui accueillera
lundi 3 et mardi 4 novembre une conférence sur l'intégration.
Ecrasés, les mânes du maréchal Pétain ! Revoilà plutôt les fastes de Napoléon III qui s'y fit soigner. Hmmm... "Provocation", s'indignent les associations opposées à la politique d'Hortefeux. "Ne tombez pas là-dedans, je vous en supplie !", rétorque le ministre, officiellement outré, mais pas mécontent de sa petite provocation. "Régionalement, je fais un coup formidable. J'apparais comme le défenseur de l'Auvergne. Cela me booste", se réjouit-il à l'approche des européennes de 2009.
Quelques petites précautions tout de même. Pas d'immigration au menu. Pas d'asile non plus. La réunion sera exclusivement consacrée à l'intégration. Quant au mot "identité nationale", qui marqua en 2007 le virage droitier du candidat Sarkzoy, il est passé à la trappe. La querelle laisse indifférents les voisins européens. "Pour eux, la référence, ce sont les pastilles Vichy", glisse un diplomate français à Bruxelles, tandis que le maire de la ville, Claude Malhuret (UMP), salue "la dignité retrouvée" de Vichy. "Personne ne dit rien quand il y a des conférences à Berlin, la ville d'Hitler, ou à Moscou, la ville de Staline."
"ACCORDS DE MUNICH"
Mais Berlin, devenue avant-poste de la résistance aux Soviétiques, a mieux réussi à exorciser ses fantômes. Jeudi 30 octobre, les Allemands ont pleuré la fermeture de Tempelhof, l'aéroport mythique du pont aérien de 1948. Quant à Munich, où le Français Daladier et le Britannique Chamberlain abandonnèrent la Tchécoslovaquie à Hitler, en septembre 1938, elle a la malchance, elle aussi, de servir à toutes les sauces.A écouter le président tchèque, l'eurosceptique Vaclav Klaus, dont le pays présidera l'UE à compter du 1er janvier, ce serait Munich tous les jours. La France, l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni ont initié le plan de sauvetage des banques européennes à l'Elysée, sans consulter les autres ? Ce sont "ceux qui ont écrit les accords de Munich", accuse celui qui reproche à Sarkozy de vouloir "siphonner (leur) présidence". Le contentieux franco-tchèque n'a pas été soldé depuis ce jour de 1991 où François Mitterrand a humilié l'ex dissident Vaclav Havel en proposant une confédération européenne, qui inclurait la Russie et laisserait les anciens vassaux de Moscou dans l'antichambre de l'UE.
Avec le brouillard de novembre, l'Europe replonge dans son passé. Le 9, ce ne sera pas seulement le dix-neuvième anniversaire de la chute du mur de Berlin, mais aussi les 70 ans des pogroms de la Nuit de cristal. Et le 11 novembre, l'armistice de la Grande Guerre. On ne le fêtera pas à Rethondes, triste wagon réutilisé en juin 1940. L'Allemagne et la France n'en sont plus là.
Dans le nouveau monde, c'est à Pékin que tout se noue. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy viennent d'y signer une trêve, assurent les deux capitales. C'était en terrain neutre, au Grand Palais du peuple. Dans le temple du maoïsme converti au capitalisme, on a décidé de ne plus se disputer sur le leadership de l'Europe. Jusqu'à la prochaine dispute.
Des manifestants en pyjamas rayés interpellés lors d'une conférence sur l'intégration
AFP/JEAN-PHILIPPE KSIAZEK
Des manifestants en pyjamas rayés à Vichy, lundi 3 novembre.
AFP/FRED DUFOUR
Le ministre de l'immigration, Brice Hortefeux, a appelé, lundi 3 novembre, ses partenaires européens à "relever le défi de l'intégration".
Pendant qu'une vingtaine de ministres et secrétaires d'Etat européens chargés de l'intégration étaient réunis, lundi 3 novembre, au Palais des congrès de Vichy, à l'occasion d'une conférence ministérielle européenne sur l'intégration, quatre personnes ont été interpellées après avoir brièvement manifesté en pyjamas rayés à l'appel d'un groupuscule altermondialiste, Les Désobéissants.
Xavier Renou, à la tête du groupuscule, a expliqué, avant d'être interpellé, avoir "choisi de faire le rapport entre le dispositif de la fin des années 1930 et les politiques actuelles de l'Europe en matière d'immigration", contrairement aux mots d'ordre de la grande manifestation "unitaire" de 18 heures, lancée à l'appel d'un collectif rassemblant le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), la CGT, le PS, le Syndicat des avocats de France ou encore le Réseau éducation sans frontières (RESF).
Lors de l'allocution d'ouverture de la conférence, Brice Hortefeux, ministre de l'immigration français, a appelé ses partenaires européens à "relever le défi de l'intégration". Avec le Pacte sur l'immigration et l'asile adopté le 16 octobre lors du sommet de Bruxelles, a expliqué Brice Hortefeux, "nous mettons en place une politique de maîtrise des flux migratoires en organisant l'immigration légale".
"Parallèlement, il faut que l'on relève le défi de l'intégration car l'intégration, cela ne marche pas globalement dans toute l'Europe", a-t-il déclaré. "Nos politiques d'intégration sont à bout de souffle", a-t-il ajouté. "Tous les pays d'Europe sont concernés." "En France, a-t-il dit, les difficultés sont concentrées à la périphérie des villes, dans d'autres pays, c'est au cœur même des cités... mais cette ségrégation dans l'espace urbain existe partout (...). Cela entraîne un détricotage du vivre-ensemble. C'est aussi un terreau pour la violence."
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03 novembre 2008
Immigration: à Vichy, l'avènement d'une illusoire Europe forteresse
Immigration: à Vichy, l'avènement d'une illusoire Europe forteresse
Par O. Ferrand et J. Roman | Terra Nova | 01/11/2008 | 18H51
Les
ministres européens en charge de l’immigration vont signer
officiellement le "pacte européen pour l’immigration", lors d’un sommet
à Vichy lundi et mardi. Ce texte est une des grandes priorités de la
présidence française de l’Union européenne. Il porte la marque de
Nicolas Sarkozy et de la politique qu’il a mise en œuvre en France.
C’est un succès diplomatique. La présidence française a réussi à imposer son texte en quelques mois. Il faut dire que les gouvernements de nombre d’Etats membres, plus encore que la France, subissent la pression des attaques xénophobes de l’extrême droite et des populistes. Le choix symbolique de Vichy, à cet égard, ne laisse pas de surprendre.
Mais le contenu du pacte est profondément critiquable. En apparence, ses cinq objectifs sont équilibrés:
- organiser l’immigration légale
- lutter contre l’immigration irrégulière
- renforcer l’efficacité aux frontières
- bâtir une Europe de l’asile, favoriser le co-développement
La réalité est toute autre: le pacte dessine une "Europe forteresse". Il est avant tout centré sur la lutte contre l’immigration clandestine. Le partenariat avec les pays d’origine est organisé autour des accords de réadmission.
Le souci de limiter le droit d’asile est omniprésent -avec notamment la volonté de refuser l’asile aux demandeurs ayant déjà immigré sur le territoire européen. L’"organisation" de l’immigration légale vise surtout à sa restriction.
L'expérience le prouve: les dispositifs basés sur des quotas sont inopérants
Seule l’immigration "choisie" des travailleurs qualifiés, encadrée par des quotas, est acceptée. L’immigration économique non-qualifiée et le regroupement familial basculent dans l’immigration "subie", à vocation irrégulière.
Cette Europe forteresse sera inefficace. Les exemples (Etats-Unis, Italie…) montrent que les dispositifs d’immigration légale sur base de quotas sont inopérants: les quotas de travailleurs non-qualifiés font appel d’air et sont toujours dépassés, les quotas de travailleurs qualifiés jamais atteints. Et ils sont hasardeux à mettre en place dans une économie flexible.
L’Europe forteresse est aussi dangereuse pour l’intégration. L’immigration réelle est stigmatisée comme immigration "subie", au nom d’une hypothétique immigration "choisie", largement irréaliste. Cette immigration stigmatisée est déjà implantée, souvent française: comment intégrer ces populations à qui l’ont dit qu’elles sont des Français "subis"?
L'Europe a besoin de flux migratoires positifs
Une politique progressiste de l’immigration est pourtant possible. Réaliste: oui, il faut lutter contre l’immigration irrégulière, il faut une politique sévère contre les réseaux criminels de trafic d’êtres humains. Mais notre objectif politique doit être de restaurer une image positive de l’immigration, car l’Europe a besoin de flux migratoires positifs.
Pour des raisons démographiques, économiques. Mais aussi parce que ce brassage migratoire fait partie de son ADN historique et culturel. Nous proposons en particulier de faire du "droit à la mobilité" une valeur fondamentale de l’Union. Les libéraux prônent la liberté de circulation pour tout -les capitaux, les entreprises, les biens et services: pourquoi les hommes en seraient-ils privés?
Olivier Ferrand est président de Terra Nova, Joel Roman est philosophe et éditeur.
► La note complète sur le site de Terra Nova
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24 octobre 2008
Krach sur les places boursièrs européennes

AP/Daniel Roland
L'indice DAX des trente valeurs vedettes de la Bourse de Francfort chutait lourdement, perdant 7,52 % à 4 179,85 points vers 10H37. La veille, il avait cédé 1,12 %.Krach sur les places boursièrs européennes
LEMONDE.FR avec AFP | 24.10.08 | 12h07 • Mis à jour le 24.10.08 | 12h25
La Bourse de Paris dégringolait toujours
vendredi 24 octobre, en fin
de matinée, alors que le CAC 40 poursuivait sa chute libre, perdant
8,82 % et atteignant son plus bas niveau depuis plus de cinq ans. A
12H01, l'indice parisien lâchait 292,04 points à 3 018,83 points, un
plus bas depuis juillet 2003, dans un marché paniqué par la dégradation
de la conjoncture économique et les répercussions de la crise sur les
entreprises. Le CAC 40 est même brièvement passé sous les 3.000 points,
perdant jusqu'à 10,61 % pour dégringoler à 2 959,29 points.
Frappé de plein fouet, le secteur automobile concentre les inquiétudes : Renault abandonnait 17,27 % à 21,00 euros et Peugeot 13,38 % à 15,50 euros, après avoir tous deux annoncé des chiffres d'affaires en net recul au troisième trimestre et revu en baisse leurs prévisions pour 2008. Renault a par ailleurs décidé d'arrêter la production de plusieurs de ses usines pendant une à deux semaines en France "Ce genre de nouvelle est terrible. Quand les industriels arrêtent la production, cela montre que ça touche de plein fouet la production", estime un vendeur d'actions parisien interrogé par l'AFP.
La Bourse de Francfort accélérait sa chute, l'indice DAX perdant 10,13 % à 4 061,66 points vers 11H52. La Bourse de Londres accélérait sa chute, le Footsie-100 dégringolant de plus de 370 points, soit plus de 9%, après l'annonce de la première contraction de l'économie britannique depuis 16 ans, au troisième trimestre. La Bourse de Tokyo, principale place financière d'Asie, a terminé vendredi sur un plongeon de 9,60 %, tandis que Séoul a chuté de 10,57 % et Hong Kong de 8,30 % en clôture.
Les incertitudes pèsent sur les perspectives des entreprises, dont beaucoup voient leurs résultats trimestriels et leurs perspectives souffrir des répercussions de la crise. Ainsi, l'indice composite des directeurs d'achats (PMI) pour les secteurs manufacturier et des services de la zone euro a atteint en octobre son plus bas niveau depuis 10 ans, à 44,6 points contre 46,9 points en septembre.
Par ailleurs, ce qui ajoute à la nervosité des marchés, les principaux pays exportateurs de pétrole (OPEP) réunis vendredi à Vienne devraient décider de baisser leur production, afin d'enrayer le recul des cours du brut.Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/


