30 novembre 2008
Mulhouse Avenir « L’intercommunalité est le principal enjeu »
Mulhouse Avenir « L’intercommunalité est le principal enjeu »
Le 29/11/08 à 06:55 - R.C.
Jean-Marie Bockel a tenu à aborder le dossier de l’intercommunalité d’entrée de jeu. La diplomatie est largement mise à contribution.
« L’intercommunalité est, pour moi, en ce début de quatrième mandat, malgré la crise, l’enjeu principal de la période qui s’ouvre. » On ne pouvait plus clairement dire les choses. Le maire de Mulhouse est revenu sur la conclusion du dossier du Sitram pour assurer : « Avec tous mes collègues, nous partageons une vision stratégique de l’avenir de l’agglomération ». Jean-Marie Bockel a englobé dans ce satisfecit tous les partenaires des 38 communes de l’agglomération, qu’ils appartiennent à une communauté ou pas. Il a notamment souligné « l’attitude de nos collègues issus du Club des 22, ferme et extrêmement responsable, qui montre bien que, les uns et les autres, nous avons la volonté de réussir ensemble l’agglomération mulhousienne ». Le maire de Mulhouse a même parlé de « projet fédérateur à l’échelle de la région mulhousienne pour construire ensemble cette agglomération ».
1er janvier 2010, date cruciale
Il n’est pas question pour autant d’enterrer la Camsa, même si une solution doit être trouvée au 1er janvier 2010. « Fin 2008 et début 2009, il y aura énormément de travail à faire ensemble pour que toutes les conditions soient réunies » pour la conclusion d’un accord. Jean-Marie Bockel n’entend pas pour autant agir à la hussarde. « Le rythme des rencontres et des discours doit être respectueux de l’histoire de chacun et des réalités de chaque commune ». Tout cela explique, évidemment, « une démarche à géométrie variable ». La négociation est menée à coups de rencontres informelles, de tables rondes et autres consultations. Tout cela se fait dans la plus grande discrétion, comme par peur de provoquer le clash destructeur.
R.C
08 novembre 2008
Alsace Deux avis ...
Alsace Deux avis ...
Le 08/11/08 à 05:47
Deux avis critiques
«
Au départ, l’Écomusée était un village entouré de forêts, d’étangs et
de champs. Avec Pierre & Vacances, il deviendra un parc
d’attractions […] L’esprit initial de l’Écomusée sera trahi », affirme
Colette Marchal, présidente de Paysages d’Alsace.
« Même si la forêt
alluviale est épargnée, cette forme de tourisme industriel consommateur
d’espace et d’énergie doit être abandonné », estime Michel Breuzard,
président d’Alsace Nature Haut-Rhin.
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Alsace Le projet ...
Alsace Le projet ...
Le 08/11/08 à 05:47
Le projet
Deux tranches.- Le
projet de village Pierre & Vacances sur un terrain de 28 ha à
proximité de l’Écomusée porte sur la construction de 350 à 500 « unités
d’hébergement » d’une superficie moyenne de 36-37 m², soit 2850 lits.
Exploité 39 semaines par an (d’avril à décembre), il sera réalisé en
deux tranches. Une première tranche de 350 maisons, d’une capacité de
2000 lits, devrait être achevée en juin 2012. La deuxième tranche
portera sur 150 maisons, soit 850 lits supplémentaires.
Services et commerces.-
Le village comprendra un restaurant de 100 couverts, une supérette, une
piscine (découverte et chauffée), une boutique de produits locaux,
trois clubs enfants, une laverie, des terrains de sport, une ferme et
un minigolf.
Centre aqualudique.- L’accord
prévoit la réalisation d’un centre aqualudique situé à l’extérieur du
village sur le carreau Rodolphe destiné à compléter l’offre de loisirs,
ouvert toute l’année au public et aux scolaires de la Camsa. Son coût
est estimé à 20 M€, dont 14 M€ financés par les collectivités et 6 M€
par Pierre & Vacances.
Carreau Rodolphe.-
L’accord prévoit un projet de mise en valeur du paysage et des éléments
remarquables du patrimoine puis de reconversion de l’ensemble du site
minier de 8 ha appartenant au conseil général.
Investissements.-
Pierre & Vacances va investir 110 M€ dans ce projet qui bénéficiera
d’aides publiques à hauteur de 24 M€, dont 8 M€ du conseil général du
Haut-Rhin, 6 M€ du conseil régional, 8 M€ de la Camsa, dont 7 M€ pour
la construction du centre aqualudique.
Retombées économiques.-
75 emplois directs dont 20 CDI et 55 saisonniers ainsi que 13 emplois
indirects (ménage, entretien, fournisseurs extérieurs). Les dépenses de
consommation locale des résidents (estimées à 12,2 millions d’euros
pour 395 000 nuitées par an) devrait générer la création d’environ 85
emplois. Autres retombées : 1,5 M€ de taxe d’urbanisme ainsi que 570
000 euros de taxes par an.
Calendrier prévisionnel.
— Mai 2009 : signature des six conventions d’application portant
notamment sur l’acquisition des terrains et la sauvegarde de la forêt.
Automne 2009 : dépôt des permis de construire. Début 2011: commencement
des travaux. Eté 2012: ouverture de « l’éco-village ».
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Alsace Du débat agité à l’entente cordiale
Alsace Du débat agité à l’entente cordiale
Le 08/11/08 à 05:47
Véritable
cérémonie oecuménique présidée par Patrick François, directeur régional
de la Caisse des Dépôts, la signature du protocole d’accord pour le
village de Pierre & Vacances, hier à l’Écomusée, a été précédée par
une série de discours dont voici quelques extraits.
« C’est un
beau projet qui permettra de mettre en valeur ce site auquel Francis
Mayer, l’ancien président de la Caisse des Dépôts, était très attentif.
C’est une fantastique opportunité » (Dominique Marcel, président de la Compagnie des Alpes).
« La mayonnaise est en train de prendre. Nous assistons à la naissance d’un grand centre touristique en Alsace » (Jean-Pierre Sornois, président de la Société de mise en valeur du patrimoine, filiale de la Caisse des Dépôts).
« Une longue marche qui aboutit après deux miracles : la construction du Bioscope et le sauvetage de l’Écomusée » (Charles Buttner président du conseil général du Haut-Rhin).
« Les Wackes, les petits vauriens bagarreurs, du Bassin potassique ont tracé le chemin à suivre » (Jean-Claude Mensch, maire d’Ungersheim).
« Cette implantation constitue un ballon d’oxygène pour notre commune et toute la région » (Jean-Claude Eicher, maire de Pulversheim).
« Pierre
& Vacances est le bienvenu. Il incarne le dynamisme économique
respectueux du développement durable. Le projet est le fruit d’une
démarche de coproduction et le meilleur compromis possible » (Jo Spiegel, président de la Communauté d’agglomération Mulhouse Sud Alsace.)
« Sans
Écomusée il n’y aurait pas eu de Bioscope. Sans l’Écomusée et le
Bioscope il n’y aurait pas de village Pierre & Vacances » (Hubert Haenel président du Symbio, l’aménageur unique du site).
« Personne
n’a le monopole du développement durable. La Région a pleinement assuré
ses responsabilités. Il fallait beaucoup de patience » (Adrien Zeller, président du conseil régional).
« C’est
une chance formidable qui intervient à contre courant de la
conjoncture. Un signal d’attractivité, un bon partenariat et un bon
compromis » (Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens combattants).
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Alsace Pierre & Vacances : feu vert pour « l’éco-village »
Alsace Pierre & Vacances : feu vert pour « l’éco-village »
Le 08/11/08 à 05:47 - Adrien Dentz
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Gérard
Brémond, président fondateur du groupe Pierre & Vacances, hier à
l’Écomusée pour la signature du protocole d’accord sur l’implantation
d’un éco-village. Photo Jean-François Frey
Après deux ans de gestation, neuf mois de discussions tumultueuses pour ajuster le projet à l’environnement, les partenaires publics et privés de « l’éco-village » de Pierre & Vacances ont signé hier le protocole d’accord d’une implantation qui devrait sauver l’Écomusée et le Bioscope et jeter les bases d’un grand pôle touristique en Haute Alsace.
« Mieux vaut passer plus de temps en amont pour aboutir à un consensus plutôt que d’être confronté à une opposition par la suite », a commenté Gérard Brémond, président fondateur du groupe Pierre & Vacances, hier, dans la salle des cigognes de l’Écomusée, avant la signature du protocole d’accord sur l’implantation d’un éco-village touristique à côté de l’Écomusée et à proximité du Bioscope. La négociation n’a « pas été facile », a-t-il reconnu, en évoquant la « forte sensibilité écologique » et le « profond enracinement » des Alsaciens qui se sont exprimés par le combat mené notamment par le maire d’Ungersheim, Jean-Claude Mensch, pour « ajuster » le projet au schéma de cohésion territoriale, ce qui a permis de sauver la forêt alluviale prévue comme site initial et préserver le carreau Rodolphe, témoin du passé minier. « C’était finalement un exercice de démocratie participative intéressant », a confié Gérard Brémont.
L’« or vert » de l’Alsace
Il n’existe pas encore de plan de masse ni d’images de synthèse du futur village de vacances. « Ce sera un éco-village qui s’intégrera dans son environnement », assure le patron de Pierre & Vacances. « Nous appliquerons les normes du développement durable dans la construction et l’aménagement du site
». Les maisonnettes ne dépasseront pas la hauteur des arbres. Pas
question de construire des maisons à colombages comme à Eguisheim où
Pierre & Vacances a ouvert, en 2007, une résidence hôtelière
comprenant une centaine de logements. « Copier l’ancien serait manquer de créativité », dit-il. « Il faut faire preuve d’une certaine modestie par rapport au village existant » (N.D.L.R. l’Écomusée), estime-t-il. Donc pas d’architecture hyper contemporaine non plus.
Gérard Brémond souhaite donner « la prééminence à l’ouverture sur la nature » par de grandes baies vitrées. « L’identité du village se construira autour de l’eau ».
L’eau naturelle par le biais des canaux existants et de la voie
navigable qui reliera l’Écomusée et le Bioscope. Et l’eau artificielle
du centre aqualudique. Un des quatre quartiers du village sera une cité
lacustre.
Gérard Brémond est issu d’une famille de « constructeurs
» ayant des racines en Alsace. Son grand-père avait construit des
immeubles de rapport à Strasbourg et son père des logements pour
étudiants à Illkirch. Lui veut poursuivre, à 71 ans, le développement
de son empire touristique en misant sur « l’or vert » du
développement durable. Un filon dont il entend être un pionnier en
Alsace. Avec une clientèle composée à 50 % par des Français et à 50 %
par des Allemands et des Suisses.
Adrien Dentz
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25 octobre 2008
Alsace Ecomusée d'Alsace : soutien des collectivités au projet de village vacances
Alsace Ecomusée d'Alsace : soutien des collectivités au projet de village vacances
Le 25/10/08 à 13:01
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Vue aérienne de l'Ecomusée. Photo archives Jean-Marie Schreiber
Le projet du groupe Pierre et Vacances d'installer un village de
loisirs sur le site de l'Ecomusée et du Bioscope, deux parcs à thèmes
situés à Ungersheim (Haut-Rhin), a reçu le soutien de plusieurs
collectivités locales, a-t-on appris samedi de sources concordantes.
Le
projet, qui avait rencontré cet été une forte opposition de la part de
plusieurs élus, a finalement reçu vendredi le feu vert du conseil
régional d'Alsace et de la Communauté d'agglomération du Mulhouse-Sud
Alsace (Camsa).
Ces votes font suite à ceux, également
favorables, du conseil municipal d'Ungersheim jeudi et du conseil
général du Haut-Rhin en fin de semaine dernière.
Le projet,
destiné à une clientèle familiale, prévoit l'implantation à l'horizon
2012 d'un «éco-village» de 500 bungalows pour un coût total d'environ
130 millions d'euros, dont 22 millions seront déboursés par les
collectivités alsaciennes, selon un communiqué de la région Alsace.
Hors chantier, le projet devrait créer 75 emplois directs et 97 indirects, selon la même source.
Il
devrait également permettre de renforcer l'attractivité de l'Ecomusée
et du Bioscope, dont les chiffres de fréquentation peinent à décoller
depuis son ouverture en 2006.
«C'est une chance pour la région
mulhousienne, en pleine reconversion», s'est réjoui Jo Spiegel,
président de la Camsa et fervent partisan du projet. L'implantation de
cet «éco-village» va apporter à la région une «dynamique économique»
doublée d'une «excellence environnementale», s'est-il encore félicité.
«Le
texte retenu est la 22e mouture du projet et n'a plus rien à voir avec
ce qu'il était au début», a nuancé Jean-Claude Mensch, le maire
d'Ungersheim dont le conseil municipal s'était prononcé début septembre
contre le lieu d'implantation initial qui menaçait d'empiéter sur une
forêt aluviale et sur le «Carreau Rodolphe», un ensemble architectural
minier unique en Europe.
«A présent, nous ne sommes plus dans la forêt et le +Carreau+ devrait être protégé et revalorisé», a-t-il indiqué.
Un nouveau vote relatif aux conventions d'application du projet doit encore intervenir dans les six mois.
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22 octobre 2008
Mulhouse Heimsbrunn dit non
Mulhouse Heimsbrunn dit non
Le 22/10/08 à 06:54
La décision a été connue dans la soirée de lundi, créant ainsi la surprise. Heimsbrunn n’a pas souhaité adhérer au Club des 22. Le vote du conseil municipal a été sans appel : 13 contre, 4 pour et 2 abstentions… Le maire Bernard Just explique le choix de son conseil : « La cause essentielle est le paiement d’un euro par habitant, soit un fonds récolté de 33 000 € (représentant le nombre d’habitants des communes formant ce club) pour une étude supplémentaire. Nous n’avons pas besoin d’études extérieures pour décider ensemble. Et ceci compte tenu de la situation économique actuelle. Et puis, il y a le déficit du Sitram, les conseillers municipaux ne comprennent pas l’achat de 41 bus supplémentaires, alors que la situation économique du syndicat est désastreuse. Le devenir du Sitram, en l’absence de toute décision nouvelle, sera de la compétence du préfet. Son intervention se traduira par une augmentation des recettes et donc des contributions obligatoires des communes membres du Sitram ». Pour le maire de Heimsbrunn : « il n’est pas question de remettre en cause notre profession de foi à laquelle je suis très attaché. Il est hors de question à ce jour d’entrer dans une quelconque intercommunalité ».
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Mulhouse Agglo : « Oui à une intercommunalité de projets »
Mulhouse Agglo : « Oui à une intercommunalité de projets »
Le 22/10/08 à 06:53 - Raymond Couraud
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Daniel Eckenspieller, le maire d’Illzach, a été élu par acclamation président du Club des 22. Photo Darek Szuster
Le Club des 22 s’est réuni lundi soir à Illzach pour jeter les bases de son action. La soixantaine de délégués veut progresser rapidement sur la voie d’un véritable projet d’agglomération.
Comme l’a remarqué malicieusement le maire d’Illzach « le Festival des gens heureux »
qui se déroule à l’Espace 110 est un bon signe pour le Club des 22 qui
se réunissait dans ce lieu lundi soir après le vote de toutes les
communes concernées ou presque. Niffer a en effet confirmé son refus de
participer à cette association et, quelques minutes avant la réunion,
on apprenait que les élus d’Heimsbrunn avaient, eux aussi, décidé de
bouder le club. Celui-ci gardera, malgré tout, son appellation de Club
des 22 (*).
Chaque commune représentée a élu trois délégués pour y
participer. Quasiment tous se sont retrouvés à Illzach pour élire par
acclamation Daniel Eckenspieller à leur tête. Francis Flury, maire de
Brunstatt, sera trésorier de l’association et Olivier Becht, maire de
Rixheim, en sera le secrétaire.
Daniel Eckenspieller a tracé les grandes lignes de l’action des 22. L’association « fonctionnera dans un esprit de très grande collégialité et dans la plus grande transparence ».
Tous les élus présents sont d’accord sur un autre point : il faudra
aller très vite pour bâtir un projet. Plusieurs maires ont rappelé que
la réforme institutionnelle en préparation concernera aussi les
intercommunalités. « En 2014, aucune commune ne devrait être isolée, » a même avancé le président du club. L’association aura recours à des experts extérieurs pour « voir comment fonctionne une communauté d’agglo » en termes de gouvernance comme de financement.
On n’a pas de fric, ils en ont, on le veut !
À
plusieurs reprises au cours de la séance, les intervenants ont insisté
sur la nécessité de mettre toutes les communes sur un pied d’égalité.
Michel Gross, maire de Bruebach, a résumé le point de vue des « petites communes ». Elles se sentent « rassurées parce qu’elles ont le même statut que les grandes ».
Ces
deux éléments cruciaux touchent au délicat problème des relations entre
les 22 et la Camsa (Communauté d’agglomération Mulhouse Sud Alsace).
Daniel Eckenspieller est revenu sur « le jackpot » que représentent les
ressources de la périphérie aux yeux de certaines composantes de la
Camsa. Il a, une fois, de plus rappelé que les communes extérieures à
cette communauté font déjà œuvre de solidarité et souvent depuis
longtemps. Cela représente quelque 5 millions € pour la Communauté de
communes de l’Île Napoléon et 900 000 € pour Illzach. Ces sommes sont
reversées à la ville centre. De manière plus brutale, le maire de
Sausheim a résumé sa vision personnelle des appétits de la Camsa à
l’égard d’autres communes de la grande agglomération : « On n’a pas de fric, ils en ont, on le veut ».
Daniel Eckenspieller, pour éviter ce genre de surenchère, avait tenu à
préciser auparavant que ce club et sa démarche étaient « déconnectés du problème du financement du Sitram ».
Plus nuancé, le président de la CCIN, Bernard Notter, a expliqué que sa communauté « avait toujours eu un esprit de collaboration » avec Mulhouse. Encore plus volontariste, le député-maire de Pfastatt, Francis Hillmeyer a assuré que « la Camsa voit d’un très bon œil ce club porteur de projets ».
Francis Flury, qui a été la cheville ouvrière de cette association, a insisté sur le rôle fédérateur du club. « Pour la première fois, nous dirons ce que nous voulons. Nous mettrons en œuvre un projet ». D’une formule il a posé la question de l’avenir de la grande agglomération : « Non à la Camsa, oui à une intercommunalité de projets ».
L’association s’est donnée un an pour mener à bien son projet. L’étape ultérieure a été évoquée par son président : « Quand nous aurons progressé, il faudra associer individuellement les communes de la Camsa » à ce projet.
(*) Font partie du Club des 22 les communes suivantes : Baldersheim, Bantzenheim, Battenheim, Bruebach, Brunstatt, Chalampé, Dietwiller, Eschentzwiller, Flaxlanden, Galfingue, Habsheim, Hombourg, Illzach, Ottmarsheim, Petit-Landau, Pfastatt, Riedisheim, Rixheim, Sausheim et Zimmersheim.
Raymond Couraud
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Mulhouse Agglomération : un club pour peser face à la Camsa
Mulhouse Agglomération : un club pour peser face à la Camsa
Le 21/10/08 à 06:58 - Raymond Couraud
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Il n’est pas sûr que les élus des 22 gardent les yeux fermés sur le budget du Sitram. Archives Jean-Paul Domb
Vingt-et-une communes de l’agglomération mulhousienne ont voté hier soir pour élire leurs délégués au « Club des 21 ». Cette structure est destinée à regrouper dans le débat sur la grande agglomération les communes hors Camsa.
Ce « Club des 21 » ou plutôt des 22-1, car la commune de
Niffer ne veut pas participer à ce groupement, est né voici quelques
mois en pleine crise du financement du Sitram. Les initiateurs de cette
structure — qui se veut souple — n’entendent pas en faire une machine
de guerre contre la Camsa (Communauté d’agglomération Mulhouse Sud
Alsace), mais plutôt un lieu où ils pourront se regrouper pour unifier
leurs positions dans les négociations à venir sur les principaux
dossiers de la grande agglomération.
Cette structure voit le jour
après le rejet par le représentant de l’État dans le Haut-Rhin du
projet de fusion entre les communautés de communes de l’Île-Napoléon
(CCIN) et de la Porte de France (CCPF). On se rappelle que ce projet
avait déclenché une grosse polémique entre la Camsa et les deux
communautés. Par mesure de rétorsion, la CCIN avait bloqué sa part de
versement de la taxe professionnelle de Peugeot au Sizirm. Les élus des
communes hors Camsa accusaient celle-ci d’avoir pesé sur la décision
préfectorale de s’opposer à la fusion.
Tout était ensuite revenu
dans l’ordre. Un syndicat mixte de l’agglomération avait même été mis
en avant pour éviter de nouvelles batailles. Ce syndicat n’a pu voir le
jour. Ses attributions n’avaient pu être votées dans les mêmes termes
par les partenaires concernés.
Négociateur ou « camsaphobe » ?
Au
lendemain des municipales du printemps dernier, alors que certains élus
rêvaient de relancer le projet de grande agglomération, les difficultés
financières du Sitram sont venues compliquer la donne. Les communes
adhérentes au syndicat des transports de la région mulhousienne doivent
trouver quelque 12 millions d’euros pour boucler le budget. Le déficit
prévu est tel que certaines communes devraient multiplier par cinq ou
six leur fiscalité pour arriver à faire face au montant de leur future
participation.
Les dossiers sensibles ne manquent donc pas. Le club
qui a été porté sur les fonts baptismaux hier soir à Illzach n’a rien à
voir avec l’une des nombreuses strates administratives dont la France a
le secret. Il s’agit bel et bien d’une structure consultative au sein
de laquelle les membres pourront s’exprimer et faire avancer des idées.
Le choix du président du club sera un signe politique fort. Sa
personnalité montrera s’il appartient aux « négociateurs » ou aux «
camsaphobes ».
Raymond Couraud
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18 octobre 2008
Alsace Pierre et Vacances : le nouveau projet de village touristique sur les rails
Alsace Pierre et Vacances : le nouveau projet de village touristique sur les rails
Le 18/10/08 à 07:49
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Le centre aqualudique du village Pierre et Vacances de Belle Dune en Picardie préfigure celui de l’Eco-village d’Ungersheim. Photo Raymond Couraud.
L’engagement de Pierre et Vacances de préserver la forêt et le site minier du Carreau Rodolophe et de participer au financement de l’aquapole a levé les principaux obstacles à la signature du protocole d’accord sur l’implantation d’un village de vacances à Ungersheim, à côté de l’Écomusée.
Le projet paraît désormais bien ficelé et
le protocole d’accord sur l’implantation d’un village d’hébergements
touristiques de 2000 à 2850 lits, à proximité de l’Écomusée d’Alsace,
approuvé hier par la commission permanente du conseil général du
Haut-Rhin, devrait être signé prochainement par l’ensemble des
partenaires.
Ce protocole de cinq pages et trois annexes, dont L’Alsace s’est
procuré un exemplaire, prend largement en compte les exigences
environnementales fixées par le maire d’Ungersheim, Jean-Claude Mensch,
soutenu par un collectif d’élus et plusieurs associations. « La forêt convoitée a été sauvée, se félicite Jean-Claude Mensch, grâce à la ténacité du conseil municipal ».
110 millions d’euros pour un « écovillage » alsacien de 2000 lits
La
commune d’Ungersheim s’était opposée, le 5 septembre, à l’implantation
de ce village de vacances sur le périmètre non constructible et protégé
par le Scot (schéma de cohérence territoriale) de la forêt alluviale de
la Thur dont elle souhaite confier la gestion au conservatoire des
sites alsaciens.
Le maire d’Ungersheim avait également mené bataille
pour sauvegarder le Carreau Rodolphe, lieu de mémoire d’un siècle
d’exploitation minière. « La reconversion de l’ensemble du site minier sera réalisée concomitamment à la mise en service du village Pierre et Vacances », stipule l’article 2 du protocole d’accord.
Le projet intègre, par ailleurs, « un centre aqualudique à vocation publique indissociable de la réalisation des hébergements touristiques ».
Implanté dans le bâtiment dit du « parapluie », il est situé sur
l’ancien site minier. Son coût est estimé à 20 M . Les collectivités
s’engagent à apporter 14 millions et le délégataire devra investir 6
millions.
Le terrain (26 ha situés sur les communes d’Ungersheim et
Pulversheim) sera acquis par le Symbio, le syndicat mixte du Bioscope
présidé par le sénateur UMP Hubert Haenel, « sur la base de l’estimation du service des Domaines, soit par échange foncier ».
Le
projet global représente un investissement de 110 M dont 22 millions
d’aides publiques. Le conseil général du Haut-Rhin contribuera au
projet à hauteur de 8 M , le conseil régional d’Alsace à hauteur de 6 M
et la Camsa (communauté d’agglomération Mulhouse sud Alsace) à hauteur
de 8 M .
Le protocole d’accord restera en vigueur pour une durée
de six mois au cours de laquelle six conventions d’application devront
être signées avant que l’on puisse passer à la concrétisation du projet
dont l’ouverture est programmée pour juin 2012.
Le maire d’Ungersheim souhaite que cet « écovillage à l’architecture alsacienne » devienne un « pôle exemplaire
» du développement durable. Un projet de géothermie est d’ores et déjà
à l’étude sous l’étude sous l’égide de la Caisse des dépôts.
Le
maire souhaite mener en parallèle l’aménagement sur les terrils
Rodolphe, Alex et les anciens bâtiments miniers, d’une centrale
photovoltaïque d’une puissance de trois Mégawatts, représentant un
investissement de 15 M . Le passé minier, l’énergie renouvelable et le
tourisme familial devraient faire bon ménage à Ungersheim.
Adrien Dentz
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