16 décembre 2008
Les quatre chantiers du médiateur du crédit, René Ricol
Les quatre chantiers du médiateur du crédit, René Ricol
16.12.08 | 14h06
Par Véronique Tison et Tamora Vidaillet
PARIS (Reuters) - Le médiateur du crédit René Ricol se félicite de l'attitude plus conciliante des banques envers les entreprises mais se fixe trois autres chantiers pour aider ces dernières, y compris dans la durée.
Depuis sa nomination par le président Nicolas Sarkozy en octobre, au plus fort de la crise financière, le président du cabinet d'expertise financière Ricol, Lasteyrie & Associés n'a pas ménagé ses efforts pour convaincre les banques d'ouvrir le robinet du crédit, parfois au prix d'âpres négociations.
En échange de son plan d'aide au secteur, le gouvernement avait exigé des banques qu'elles maintiennent ou augmentent leurs encours de prêts. D'après René Ricol, il a été entendu.
"Il y avait un ensemble de banquiers qui annonçaient le retrait des concours, le 12 novembre dernier ils se sont engagés avec moi à maintenir l'enveloppe globale des concours sans demander d'augmentation des garanties personnelles", rappelle-t-il lors d'une interview accordée à Reuters.
"C'était notre premier chantier, c'était le plus important pour arrêter l'hémorragie," ajoute-t-il en notant que "les banques ont été convaincues, car c'était dans leur intérêt."
En six semaines de travail, les services de René Ricol ont reçu quelque 2.000 dossiers, dont 500 sont aujourd'hui clôturés avec un taux de succès de 62%.
"Ce week-end nous avons sauvé une entreprise de 1.500 salariés, il y en a eu cinq ou six comme cela," se félicite le médiateur sans citer de nom.
BOÎTE À OUTILS
Au-delà, ce travail bénévole "à temps plein" lui a donné d'autres idées pour enrichir, comme il dit, la boîte à outils.
Si les banquiers sont plus conciliants, les assureurs crédit lui posent désormais problème. Les entreprises qui obtiennent un allongement de leurs délais de paiement sont ainsi stigmatisées comme de mauvais payeurs par ces institutions, au risque de perdre leurs clients.
"Cela peut avoir des effets incroyablement brutaux, il faut mener une vraie réflexion là-dessus. C'est un sujet sur lequel on travaille de manière transparente et assez vigoureuse avec les assureurs crédit," explique-t-il.
René Ricol veut aussi des actions de plus long terme.
Environ 90% des dossiers qui lui ont été soumis concernent des demandes de prêts d'il y a six mois ou un an, bien antérieures à la paralysie des marchés interbancaires en septembre. Et ils sont parfois refusés, à bon escient.
C'est que, explique le médiateur, les entreprises sont souvent mal capitalisées ou mal conseillées.
"J'ai besoin que les réseaux socioprofessionnels jouent leur rôle d'assistance aux entreprises, c'est mon troisième chantier," indique René Ricol qui estime cette mission accomplie après avoir rencontré à Bercy lundi les principales organisations professionnelles.
"J'ai beaucoup de dossiers complexes, je peux trouver un deal avec le banquier mais il faut que l'entreprise prenne un certain nombre d'engagements et le rôle des réseaux socioprofessionnels est de servir en quelque sorte de témoin pour s'assurer que les engagements sont respectés," dit-il.
"Ils ont réagi très positivement et ça aussi ça va marcher", ajoute-t-il.
"ÉVITER LA CATASTROPHE"
Le quatrième effort, de longue haleine, concerne la sous-capitalisation chronique des PME françaises, un dossier que René Ricol connaît bien pour avoir présidé l'Agence pour la Création d'entreprises ou France Investissement, organisation de promotion du capital risque et du capital développement.
"J'ai à créer les éléments de recapitalisation quand c'est nécessaire," explique-t-il. "Les banquiers font un effort, mais il faut aussi qu'il y ait du capital qui revienne dans les entreprises. C'est pour elles le moyen d'éviter de se retrouver submergées sous les frais financiers".
"C'est le fruit de ma réflexion sur le terrain : au-delà du sauvetage on crée des bases de solutions durables."
René Ricol se fixe pour objectif de boucler tous ces chantiers pour fin janvier car, dit-il, en période de crise il est essentiel d'agir vite pour "montrer qu'il y a un pilote dans l'avion."
"Personne ne pense que 2009 sera facile, la question c'est d'éviter la catastrophe et on fait tout pour cela," admet-il.
René Ricol ignore quand il sera déchargé de sa tâche - "je n'ai pas de limite à mon mandat" - mais il s'attend à ce que sa mission de médiation fasse des petits.
Son équipe comprend pour le moment un peu plus de 20 collaborateurs, sept médiateurs délégués et 105 médiateurs départementaux qui sont les directeurs départementaux de la Banque de France.
"Je serais étonné que cette fonction disparaisse purement et simplement après moi. Les médiateurs départementaux notamment, je pense que cela s'inscrira dans la durée car c'est une nécessité," estime-t-il.
Edité par Gilles Trequesser
Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/
15 décembre 2008
Jean-François Copé propose un compromis sur le travail dominical
Jean-François Copé propose un compromis sur le travail dominical
15.12.08 | 09h06
PARIS (Reuters) - Jean-François Copé propose "une solution de compromis" sur le travail dominical pour réduire la résistance d'une partie des députés UMP en prônant l'ouverture des magasins un dimanche par mois et les quatre dimanches de décembre à Paris, Lyon, Marseille et Lille.
Le président Nicolas Sarkozy devait recevoir lundi les députés de la majorité opposés à la proposition de loi de Richard Mallié sur l'extension du travail du dimanche, dont l'examen devrait débuter mardi à l'Assemblée.
"Il faut absolument éviter que notre majorité se divise sur ce sujet. Il faut une solution de compromis, qui permette à chacun de trouver son compte", explique Jean-François Copé dans un entretien publié lundi dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.
"En tant que président de groupe, je mouille ma chemise depuis le début pour rapprocher les points de vue", affirme-t-il. "En cette fin d'année si chargée, un bon arrangement vaut mieux qu'une mauvaise bagarre."
Aussi, pour les quatre grandes agglomérations (Paris, Lyon, Marseille, Lille), le président du groupe UMP à l'Assemblée suggère d'"imaginer l'ouverture un dimanche par mois, plus les quatre dimanches du mois de décembre".
"Au lieu de donner le sentiment d'une généralisation du travail le dimanche dans ces grandes zones urbaines, avec le risque que cela porte atteinte aux petits commerces de proximité qui en sont proches, on aurait un système plus modéré", justifie-t-il.
"On garde l'idée que les surfaces alimentaires ne pourront ouvrir que jusqu'à 13 heures le dimanche. Quant aux centres commerciaux tels que Plan-de-Campagne (qui ouvre illégalement le dimanche près de Marseille, NDLR), on pourrait les classer en zone touristique au cas par cas", ajoute-t-il.
Le président UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer, s'est montré réservé sur la proposition.
"Toutes les idées sont bonnes à prendre", a-t-il dit sur BFM-TV et RMC Info.
"Par contre, est-ce que ça résout le problème qui est celui de Plan-de-Campagne et d'un certain nombre de situations qui aujourd'hui ne respectent ni la loi, ni l'intérêt des salariés, ni les intentions et l'intérêt des acheteurs ? Je n'en suis pas certain", a-t-il dit.
Le projet de texte en l'état, maintes fois révisé, propose d'autoriser l'ouverture des magasins le dimanche sous certaines conditions - seulement le matin pour les commerces alimentaires - dans les zones touristiques et les agglomérations de plus d'un million d'habitants.
Sophie Louet
Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/
03 novembre 2008
Les collectivités peu menacées par leurs prêts, dit Alliot-Marie
Les collectivités peu menacées par leurs prêts, dit Alliot-Marie
03.11.08 | 11h10
ARIS
(Reuters) - Seule une minorité des collectivités locales sont
concernées par les produits financiers à risque et ces cas seront
traités individuellement, annonce le gouvernement français.
Plusieurs collectivités ont fait état de difficultés liées à des produits d'emprunts structurés mis à mal par la crise financière, dont la Seine-Saint-Denis, Laval (Mayenne), Saint-Etienne (Loire) ou Chartres (Eure-et-Loir).
"Il n'y a pas de risque majeur sur les collectivités", a dit à la presse la ministre des Collectivités territoriales, Michèle Alliot-Marie, évoquant des "cas isolés" à l'issue d'une rencontre avec des banques et des représentants d'élus locaux.
"Même s'il y a des produits dits à risque, ils ne représentent en général qu'une petite part de l'endettement", a-t-elle ajouté.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a ajouté que "les quelques cas difficiles seront traités individuellement".
Les collectivités mises en difficulté ne représentent qu'"une part extrêmement minoritaire des collectivités locales", a-t-elle ajouté.
Etaient présents des représentants de Dexia, Caisse d'épargne, Crédit agricole et Société générale et les associations d'élus des régions, départements et mairies.
Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse
Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/
02 novembre 2008
Le changement de statut de La Poste est gelé, dit Henri Guaino
Le changement de statut de La Poste est gelé, dit Henri Guaino
02.11.08 | 10h46
PARIS (Reuters) - Le projet de changement de statut de La Poste en une société anonyme n'est plus à l'ordre du jour dans le contexte de la crise financière, déclare Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy.
"D'abord, il n'a jamais été question de privatiser La Poste. Il n'est pas question, dans la situation où nous nous trouvons, d'ouvrir le capital de La Poste", a-t-il dit sur Europe 1.
Le gel du projet préparé par la direction semblait aller de soi depuis la tempête sur les marchés financiers mais c'est la première fois qu'une personnalité proche du pouvoir politique l'officialise.
La direction de La Poste affirme que le changement de statut, suivi de l'ouverture d'une minorité du capital au privé, est la seule solution pour trouver au moins trois milliards d'euros afin d'affronter l'ouverture totale du marché postal à la concurrence, en 2011, décidée au niveau européen.
Les adversaires du projet, dont la gauche et les syndicats, estiment qu'il existe d'autres solutions financières et que l'ouverture à la concurrence n'implique pas l'ouverture au privé. Ils pensent par ailleurs que la privatisation totale de La Poste est l'objectif caché, à terme, du projet. Certains envisagent de provoquer un référendum sur le sujet.
Thierry Lévêque
Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/
