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11 octobre 2008

Alaska : L'enquête sur Sarah Palin révèle un abus de pouvoir

Alaska : L'enquête sur Sarah Palin révèle un abus de pouvoir

NOUVELOBS.COM | 11.10.2008 | 11:09

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L'enquête parlementaire conclut que la colistière de John McCain a commis un abus de pouvoir en limogeant le commissaire à la sécurité publique en Alaska.

      

(c) Reuters

Un panel de législateurs de l'Alaska a estimé samedi 11 octobre que Sarah Palin, gouverneure de l'Alaska et candidate à la vice-présidente des Etats-Unis, a commis un abus de pouvoir en renvoyant le commissaire à la sécurité publique en Alaska.

Rancune familiale

Le rapport d'enquête établit que la rancune familiale n'était pas le seul motif du renvoi du commissaire Walter Monegan, mais qu'elle a néanmoins joué un rôle.
La colistière de John McCain est soupçonnée d'avoir décidé ce renvoi pour régler une affaire familiale. Elle aurait démis de ses fonctions le commissaire à la sécurité publique parce qu'il résistait à ses pressions. D'après Walter Monegan, Sarah Palin voulait le forcer à limoger un policier de l'état, engagé dans un divorce houleux avec sa sœur.
Sarah Palin a déclaré pour sa part que Monegan avait été renvoyé pour un désaccord sur une question de budget.
La diffusion de cette enquête risque de mettre à mal le gouverneur de l'Alaska, et pourrait distraire John McCain de sa campagne à moins de quatre semaines du vote du 4 novembre. (avec AP)

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10 octobre 2008

Accoyer propose de lancer une "amnistie fiscale"

Accoyer propose de lancer une "amnistie fiscale"

NOUVELOBS.COM | 10.10.2008 | 07:17

Le président de l'Assemblée nationale propose de sortir de la crise en lançant "un grand emprunt d'Etat" et "une amnistie fiscale" pour les Français qui accepteraient de rapatrier leurs capitaux. Le PS parle d'un " véritable scandale, une insulte aux Français".

      

(Reuters)

(Reuters)

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, propose, dans un entretien à paraître ce vendredi 10 octobre dans Les Echos, de lancer "un grand emprunt d'Etat" et "une amnistie fiscale" pour sortir de la crise bancaire et financière.
"Pourquoi ne pas réfléchir au lancement d'un grand emprunt d'Etat, pour être en mesure de donner au secteur bancaire les moyens de financer notre économie ?" propose Bernard Accoyer.
"Pourquoi ne pas réfléchir aussi à une amnistie fiscale pour nos compatriotes qui accepteraient de rapatrier leurs capitaux, sous condition bien sûr de souscrire à cet emprunt d'Etat ?" ajoute-t-il.
"C'est une idée personnelle mais je me suis aperçu qu'elle pouvait être partagée", ajoute-t-il.
"Nous ne devons nous interdire aucune voie de réflexion afin que la France puisse sortir de cette crise et rebondir le mieux possible. S'agissant de l'amnistie, je pense à nos compatriotes, pas aux dirigeants qui ont pu être défaillants", explique-t-il.

Mobiliser toutes nos forces

"Même si son système bancaire est plus solide qu'ailleurs, la France aura quand même à faire face aux conséquences de cette crise. Donc nous devons mobiliser toutes nos forces. D'autant plus qu'il nous faut continuer à assainir nos finances publiques", ajoute Bernard Accoyer.
Interrogé sur la validité du projet de budget 2009, construit sur une hypothèse de croissance de 1% alors que le FMI table sur 0,2%, Bernard Accoyer estime que le budget "a été préparé avec une grande prudence et une grande honnêteté."
"La discussion budgétaire apportera nécessairement des adaptations mais faisons confiance au gouvernement et soyons volontaristes", ajoute-t-il.
"Nous devons tous faire des efforts en matière de dépenses publiques. Ainsi, ai-je décidé, pour montrer l'exemple, que l'Assemblée nationale renonce à solliciter une hausse de 3,8% de sa dotation, initialement destinée à financer la mise en place des deux nouvelles commissions permanentes et le développement de l'évaluation et du contrôle du gouvernement, prévus par la réforme institutionnelle", dit Bernard Accoyer.

"Une insulte aux Français"

Razzy Hammadi, secrétaire national du PS, a estimé jeudi que la proposition d'amnistie fiscale faite par le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, était "un véritable scandale, une insulte aux Français et à toutes les victimes".
"Cette proposition est tout bonnement une insulte aux Français et à toutes les victimes de la crise, de plus du fait de la fonction de son auteur, elle constitue une grave faute", déclare Razzy Hammadi dans un communiqué.
"La majorité UMP continue sa "berlusconisation" dans un contexte de souffrance, de crainte et d'exigence de moralité pour une grande majorité de France", ajoute-t-il.
"Les masques tombent, l'UMP par la bouche de son président à l'Assemblée, montre de quel côté elle est", dit encore le secrétaire national du PS. "Elle a choisi son camp, celui de ceux qui nous ont menés là, toujours prêt à pousser l'immoralité jusqu'à l'illégalité afin de gagner plus sans évidemment travailler plus", conclut-il.

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09 octobre 2008

INFO OBS Médecins du Monde rend des fonds au Quai d’Orsay

 

INFO OBS

     

Médecins du Monde rend des fonds au Quai d’Orsay

NOUVELOBS.COM | 09.10.2008 | 07:45

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Après les déclarations de l’ancien "french doctor", affirmant que les ONG françaises servaient de contact avec le Hamas, Médecins du Monde va faire un geste spectaculaire en restituant au Quai d’Orsay des fonds destinés à financer un projet humanitaire dans la bande de Gaza.

Bernard Kouchner à Jérusalem (Reuters)

Bernard Kouchner à Jérusalem (Reuters)

 

Après avoir jugé les déclarations de Bernard Kouchner non seulement "fausses" mais "dangereuses", l’ONG Médecins du Monde, - pourtant fondée par l’actuel ministre des affaires étrangères en 1980 après sa rupture avec Médecins sans frontières -, passe aux actes. Médecins du Monde (MdM) a décidé de restituer au Quai d’Orsay 120.000 euros de dons destinés à financer un programme de soutien à des activités chirurgicales dans la bande de Gaza, territoire palestinien contrôlé par les islamistes du Hamas.
La crise, qui couvait, a éclaté dimanche. Le chef de la diplomatie française avait déclaré le même jour à la presse israélienne que la France n’avait "officiellement aucun contact avec le Hamas" mais "qu’officieusement, il y a des organisations internationales qui entrent dans la bande de Gaza, en particulier des ONG françaises qui nous donnent des informations". Le directeur général de MSF, Filipe Ribero, a alors violemment réagi, estimant "qu'un ministre d'une puissance occidentale puisse laisser entendre, dans le contexte actuel de Gaza, que des ONG font du renseignement est d'une part mensonger, d'autre part incroyablement irresponsable". "Dans un monde où l'information circule très vite, cela peut avoir des conséquences immédiates et dangereuses sur nos activités et nos équipes sur le terrain", avait-il déclaré à l’AFP, se disant "plus largement préoccupé par les tentatives répétées de la diplomatie de récupérer l'action humanitaire".
MSF ne reçoit pas, par principe de fonds du ministère des Affaires étrangères. Médecins du monde, dont moins de 10% des opérations internationales sont financées par le Quai d’Orsay, a dénoncé dans un communiqué les propos "non seulement inexacts mais dangereux" du ministre des Affaires étrangères qui " jettent la suspicion sur les pratiques des ONG françaises" et "exposent surtout les équipes humanitaires dans les Territoires [palestiniens] mais également au Moyen-Orient à d’éventuelles réactions et risquent de compromettre les activités". Le porte-parole du Quai d'Orsay, Eric Chevallier, a assuré mardi que M. Kouchner "ne pensait pas" aux humanitaires dans ses déclarations mais aux "think tanks" non gouvernementaux. Cependant le directeur général de MSF, Filipe Ribero, souligne que cet "incident n'est pas isolé".
"Consciemment ou pas, M. Kouchner joue en permanence de la confusion entre son passé humanitaire et ses actuelles fonctions politiques", a-t-il déclaré. Pierre Micheletti, président de Médecins du Monde (MDM) a de son coté estimé que Bernard Kouchner "n'a cessé d'alimenter l'idée d'une synergie entre la politique étrangère française et l'action humanitaire depuis sa prise de fonction" en mai 2007, citant notamment le projet avorté du ministre de créer des "couloirs humanitaires" assortis d'une intervention militaire au Darfour (ouest du Soudan). Pour le docteur Dr Micheletti, l’amalgame entretenu par le ministre entre les ONG et les gouvernements occidentaux "est aujourd'hui l'une des raisons pour lesquelles les humanitaires sont pris pour cibles".
Jean-Baptiste Naudet

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HOMMAGE Il y a 30 ans, Jacques Brel disparaissait

 

HOMMAGE

     

Il y a 30 ans, Jacques Brel disparaissait

NOUVELOBS.COM | 09.10.2008 | 09:52

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Les 30 ans de la mort de Jacques Brel sont célébrés ce jeudi. Décédé le 9 octobre 1978 à 49 ans d'un cancer du poumon à Bobigny, près de Paris, l'artiste belge laisse derrière lui des chansons devenues des monuments du patrimoine francophone.

Jacques Brel (Sipa)

Jacques Brel (Sipa)   

L'anniversaire des 30 ans de la mort de Jacques Brel, artiste qui personnifie presque à lui seul la chanson francophone, est célébré ce jeudi 9 octobre. Le chanteur belge est en effet décédé le 9 octobre 1978 à 49 ans d'un cancer du poumon à Bobigny, près de Paris. Il avait regagné la métropole l'été précédent depuis la Polynésie, où il avait choisi de finir sa vie, suivant enfin l'avis des médecins. Il laisse derrière lui le parcours de celui qui reste l'un des plus grands noms de la chanson francophone et le modèle de l'artiste excessif sur scène.

Patrimoine francophone

Jacques Brel est d'abord connu pour ses chansons devenues des monuments du patrimoine francophone : "Ne me quitte pas", "Amsterdam", "Ces gens-là", "Mathilde", ou encore "Les vieux".
Jacques Brel, c'est aussi l'image d'un artiste qui semblait se consumer sur scène, comme si sa vie en dépendait, et habitait ses personnages, gestes théâtraux et visage en sueur.
Il a marqué son époque et les suivantes, de jeunes artistes se réclamant aujourd'hui de son influence, tel le rappeur Abd al Malik qui travaille avec son ancien pianiste (et mari de Juliette Gréco), Gérard Jouannest.

Hommages


En hommage à Jacques Brel, sont programmés entre autres des sorties de livres et de CD. Une vente aux enchères d'une collection dédiée au chanteur a par ailleurs eu lieu, mercredi, à Sotheby's. Le manuscrit de la chanson "Amsterdam", clou de la vente de souvenirs, est parti à près de 110.000 euros (soit 90.000 euros hors frais) alors que se sont dispersés, à des prix soutenus, manuscrits, guitares et autres souvenirs du chanteur disparu il y a 30 ans. Le montant total de la vente qui proposait 95 lots, manuscrits de paroles de chansons, disques, photographies, guitares, enregistrements, affiches, s'est élevé à 1,27 million d'euros (avec les frais), contre une estimation initiale de 340.000 à 470.000 euros.
Des commémorations ou actions symboliques sur la mort du chanteur sont organisées dans divers endroits.
Ainsi à Hiva Oa, l'île des Marquises où Jacques Brel vécut trois ans à la fin de sa vie, célèbre les 30 ans de sa mort avec l'inauguration jeudi d'un aéroclub à son nom.
Yves Jégo, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer était mercredi aux Iles Marquises. Il a participé à Hiva Oa, une île sud de l'archipel, à une cérémonie au petit cimetière d'Atuona, où est enterré le chanteur, à quelques mètres de la sépulture du peintre Paul Gauguin.

A côté de Paul Gauguin

Jeudi, il sera l'invité du nouvel aéroclub "Marquises-Jacques Brel", dont le chanteur rêvait pour faire partager sa passion pour l'aviation.
Pour cette cérémonie comme pour la visite au petit cimetière et l'inauguration du buste de Jacques Brel dans l'espace qui lui est consacré, Yves Jégo sera accompagné de "Miche" Brel, 81 ans, l'épouse du chanteur, dont ce sera le premier voyage aux Marquises.
Par ailleurs, jusqu'au 12 octobre, pendant le Centenaire de l'Industrie aérospatiale française, le deuxième avion de Jacques Brel, un Wassmer Super 421, sera exposé sur les Champs-Elysées à Paris.
Une exposition a également été montée en Belgique, l'exposition "J'aime les Belges", sur les liens entre Jacques Brel et son pays, a lieu à Bruxelles.


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07 octobre 2008

GRÈVE DES TRANSPORTS Journée de mobilisation pour "le travail décent"

 

GRÈVE DES TRANSPORTS

     

Journée de mobilisation pour "le travail décent"

NOUVELOBS.COM | 07.10.2008 | 13:00

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Six syndicats appellent les Français à descendre dans la rue dans le cadre d'une "Journée mondiale sur le travail décent". Des rassemblements sont organisés dans tout le pays mais peu de perturbations sont néanmoins à prévoir.

(Reuters)

(Reuters)

Six syndicats appellent les Français à descendre dans la rue, ce mardi 7 octobre, dans le cadre d'une "Journée mondiale sur le travail décent" organisée par la Confédération syndicale internationale qui prend un sens particulier en pleine tourmente financière internationale.
Rares sont les organisations qui ont appelé à une grève nationale et les perturbations devraient être minimes dans les transports.
Plusieurs milliers de personnes (3.000 selon la police, 20.000 selon les syndicats) ont manifesté dans la matinée dans les rues de Marseille. La CGT était le syndicat le plus représenté, FO ne participant pas à la mobilisation. Les salariés de l'éducation, de la santé, de la poste et du commerce étaient les plus nombreux, derrière des banderoles appelant à la défense du service public et des salaires.
"Enseignants, fonctionnaires, non au contrat, oui au statut" et "travail décent=salaire décent", pouvait-on lire notamment sur des banderoles qui évoquaient aussi la crise financière actuelle: "la seule façon de moraliser le capitalisme, c'est d'y mettre fin".

Des syndicats divisés

Pour cette journée, qui devrait voir des actions dans 500 villes du globe, les syndicats français avancent divisés.
FO et la CFTC ont en effet refusé la "déclinaison nationale" du mot d'ordre international voulue par la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, la FSU, Solidaires et l'Unsa sur les thèmes de l'emploi, des salaires, des conditions et de la durée du travail, de la protection sociale et des services publics.
Selon la CGT, 87 défilés n'en seront pas moins organisés en régions sur ces revendications. A Paris, le cortège partira à 15H30 d'Alma-Marceau pour se rendre au Trocadéro, où se tiendra à 17H00 un rassemblement à l'initiative de la CSI, auquel participeront cette fois FO et la CFTC.
Les syndicats ont préféré appeler à des défilés qu'à une grève, pénalisante notamment pour le pouvoir d'achat.

Peu de perturbations

A la SNCF, la direction n'attend "pas de perturbations au niveau national" et renvoie vers ses directions en province pour constater d'éventuelles perturbations régionales.
A la RATP, les perturbations seront "insignifiantes", selon la direction.
Dans le transport aérien, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a jugé "possibles" des "perturbations", mais les mots d'ordre interprofessionnels sont rarement suivis par les contrôleurs aériens.
Dans l'Education, seuls le Snes-FSU, majoritaire dans le secondaire, et la CGT Educ'action ont appelé nationalement à la grève. Dans le primaire, le SNUipp-FSU a appelé à la grève dans 26 départements.
Dans ces départements, cette journée sera un premier test grandeur nature pour la mise en place du service minimum d'accueil dans les écoles. Lorsque les enseignants grévistes représenteront plus du quart de l'effectif total de l'école, les communes devront organiser un service de garde.
Mais certains maires de 26 communes de Seine-Saint-Denis, Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et de Toulouse ont d'ores et déjà prévenu qu'ils ne l'organiseraient pas.

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06 octobre 2008

Renault : Sarkozy renonce à rencontrer les ouvriers de Sandouville

 

AUTOMOBILE

     

Renault : Sarkozy renonce à rencontrer les ouvriers de Sandouville

NOUVELOBS.COM | 06.10.2008 | 16:38

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Des ouvriers sur les chaînes de l'usine, où 1.000 emplois doivent être supprimés, se sont mis en grève avant la visite du chef de l'Etat, qui a finalement renoncé à les rencontrer. Après une rencontre avec les représentants syndicaux et le P-DG de Renault, il a toutefois affirmé que "le site ne fermerait pas".

Nicolas Sarkozy et Carlos Ghosn face aux salariés de Renault (Sipa)

Nicolas Sarkozy et Carlos Ghosn face aux salariés de Renault (Sipa) 

Nicolas Sarkozy a renoncé, lundi 6 octobre, à rencontrer les ouvriers sur les chaînes de l'usine Renault de Sandouville, parce que, a-t-il dit, "il est difficile de rencontrer les salariés quand ils font grève", comme c'était le cas pour partie d'entre eux.
"Malheureusement, j'aurais bien voulu les rencontrer, mais comme il y a un mot d'ordre de grève, c'est difficile de rencontrer les salariés quand ils sont en grève", a expliqué le président de la République.
"Si j'étais venu sur les chaînes uniquement pour rencontrer ceux qui ne font pas grève, on m'aurait dit 'oui, vous choisissez la facilité, puisque vous ne rencontrez que ceux qui sont d'accord avec vous...' En accord avec toutes les organisations syndicales, j'ai décidé de revenir un jour où ils ne seraient pas en grève", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Environ 300 grévistes

Le président "a regretté qu'il y ait eu une manifestation, et qu'il n'ait pas pu aller à la rencontre des salariés sur les chaînes", a pour sa part commenté Guy Vallot, secrétaire FO du comité d'entreprise, qui avait assisté à une réunion à huis clos entre Nicolas Sarkozy et les syndicats.
Une partie des salariés (environ 300) de l'usine Renault, où 1.000 emplois doivent être supprimés, avaient cessé le travail lundi matin à l'occasion de la venue du président de la République.
Une partie des grévistes s'étaient regroupés à l'appel de la seule CGT devant les portes de cette usine de 3.700 salariés. "Sarkozy, t'es foutu, les Renault sont dans la rue", ont scandé les manifestants qui ont allumé un feu de pneus et lancé des pétards.
Dans le rassemblement, figuraient des salariés de l'usine Renault de Cléon, près de Rouen et de sous-traitants comme Faurecia ou Plastic omnium. "Nous prenons acte de la construction d'un véhicule utilitaire en 2012 [annoncé par l'Elysée, mardi dernier, ndlr] mais nous nous interrogeons sur les volumes et sur ce que nous faisons d'ici là", a dit Fabrice Leberre délégué CGT.

"L'Etat travaille main dans la main" avec Renault

"Ce site ne fermera pas. Le président (de Renault, Carlos) Ghosn et Renault ont décidé d'y faire construire un véhicule utilitaire" en 2012, a déclaré Nicolas Sarkozy à la presse après une rencontre à huis clos de plus d'une heure à Sandouville avec les représentants syndicaux du site et Carlos Ghosn.
"L'Etat est un des actionnaires de Renault. L'Etat travaille main dans la main avec le management de Renault. J'ai voulu voir les salariés et les syndicats pour leur expliquer cela", a-t-il poursuivi.
Reçu mardi dernier à l'Elysée, le PDG de Renault s'est engagé devant le chef de l'Etat à assurer la pérennité de ses sites français, notamment celui de Sandouville, après l'annonce en juin de 4.000 départs volontaires sur les sites français du constructeur automobile.
Il a également annoncé que les syndicats seraient reçus cette semaine par le secrétaire d'Etat à l'emploi Laurent Wauquiez pour discuter de dispositions qui permettraient aux salariés de Sandouville "d'aller en formation avec 100% de leur salaire sans passer par la case chômage" ou encore de suivre une formation pendant qu'ils sont au chômage partiel "pour qu'il n'y ait pas de perte de pouvoir d'achat".
Nicolas Sarkozy a enfin indiqué qu'il allait étudier, avec ses partenaires de l'Union européenne (UE), la possibilité de "mettre en place des crédits à taux bonifiés pour aider l'industrie automobile européenne à s'adapter à la concurrence", comme viennent de le faire les Etats-Unis.

"L'industrie automobile en France, ce n'est pas foutu"

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, avait assuré lundi matin que cette visite du chef de l'Etat est faite pour porter le "message fort" que "l'automobile française, ce n'est pas fini".
Interrogé sur LCI sur la possible évocation par le président de la République, au cours de ce déplacement, de mauvaises nouvelles en matière d'emplois, Luc Chatel avait répondu: "Non, c'est pour porter des messages forts qui consistent à dire que l'industrie automobile en France, ce n'est pas fini, ce n'est pas foutu".

"C'est quand même un plan social"

De son côté, le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, avait déclaré lundi matin qu'il fallait "revoir le dispositif" de départs volontaires chez Renault, estimant que certains salariés vont dans les faits "être contraints à partir".
"Mille départs volontaires, ça me fait toujours rire jaune, c'est quand même un plan social", soulignait Jean-Claude Mailly, interrogé sur RMC/BFM-TV. "Il y en a qui vont être contraints à partir" et "il faut revoir le dispositif" de départs volontaires avait-il également estimé.
"Quelles garanties l'Etat, qui est actionnaire de Renault, est-il prêt à prendre pour que Sandouville continue à être là, et que les emplois soit protégés ?", avait-il ensuite demandé à l'intention de Nicolas Sarkozy.
Les syndicats de Renault ont voté vendredi dernier contre le plan prévoyant 4.000 départs volontaires en France, lors d'un Comité central d'entreprise (CCE) dont l'avis est consultatif, au cours duquel la direction a présenté des mesures d'accompagnement renforcées.

Les syndicats refusent de voter le plan

La CFDT, la CFE-CGC et FO ont voté contre ce plan. La CGT, voulant obtenir l'annulation du plan qu'elle assimile à des licenciements économiques dissimulés, n'a pas pris part au vote.
La CFDT et la CFE-CGC ont également voté contre les mesures d'accompagnement présentées vendredi, FO s'étant abstenue.
La direction de Renault n'a pas souhaité communiquer sur le contenu de ces mesures avant la tenue des comités d'établissements ce lundi et mardi. Dans un communiqué, elle a répété qu'elles concerneront "3.000 personnes non directement liées à la fabrication, auxquelles s'ajouteraient environ 1.000 personnes à l'usine de Sandouville".


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05 octobre 2008

Gandhi en chair et en os

Rencontre avec le petit-fils et biographe de Gandhi       

Gandhi en chair et en os

       

        Par Sarah Halifa-Legrand       

               

Alors qu'il publie, cette semaine, une magistrale biographie de son grand-père, Rajmohan Gandhi a accepté de répondre aux questions de Sarah Halifa-Legrand sur «Gandhi, sa véritable histoire»

 

 

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BibliObs.- Jacques Attali a dit de votre livre qu'il s'agissait d'une biographie «très personnelle». Comment comprenez-vous cette appréciation?

Rajmohan Gandhi.- Je pense que Jacques Attali entend par là que j'examine la personne de Gandhi très en détail,  non pas seulement en tant qu'homme politique ou maître spirituel, mais comme un être humain, au même titre que nous tous. Je lui donne vie en tant que personne.

BibliObs.- Pourquoi avoir entrepris une telle démarche?

Rajmohan Gandhi.- Ce qu'on savait de Gandhi, ce n'était finalement que des séries d'impressions, des combinaisons d'images. Or je voulais que la réalité de cet homme soit connue, je voulais le présenter comme une personne réelle, pénétrer au-delà du mythe pour montrer l'être humain. Ce que je donne à voir, c'est à la fois le politicien, le stratège, le saint, et l'homme, tout simplement. Mon premier but était de trouver et dire la vérité sur cet homme. Et c'était enfin possible de le faire, car je disposais d'informations qui avaient fait défaut aux précédents biographes de Gandhi.

BibliObs.-Vous pensez avoir réussi?

R. Gandhi.-  Pour ma part, je pense que je connais maintenant l'homme bien mieux qu'avant. Si je pouvais aujourd'hui le rencontrer, j'aurais avec lui une conversation bien plus intéressante qu'auparavant! Je ne parle pas du temps où j'étais enfant et lui déjà un vieil homme, mais de l'époque qui a précédé l'écriture de ce livre. Aujourd'hui, il serait toujours aussi intéressant à mes yeux, mais il ne serait plus mystérieux.

BibliObs.- Dans ce que vous avez découvert, qu'est-ce qui vous a paru le plus captivant?

R. Gandhi.-  Sa capacité à rebondir après la déception, la défaite. Prenons, par exemple, à la fin de sa vie, le moment où la partition de l'Inde en deux Etats - d'un côté l'Inde, de l'autre le Pakistan - a lieu, de surcroît dans un climat d'extrême violence. C'est exactement ce qu'il voulait empêcher à tout prix: toute sa vie il a voulu que l'Inde reste unie, et toute sa vie il a prêché contre la violence. Et le voilà confronté à ses deux plus grandes défaites: son pays est divisé et les hindous et les musulmans s'entretuent. Il souffre profondément, mais il parvient à se remettre debout, et à se projeter une nouvelle fois dans l'avenir. Il comptait se rendre au Pakistan pour rencontrer les leaders du jeune pays, et il l'aurait fait s'il n'avait pas été assassiné.

BibliObs.- Vous soulevez un aspect très intéressant et neuf de la vie de Gandhi qui est la relation qu'il entretient avec les femmes...

R. Gandhi.-  Le seul élément neuf dans sa relation aux femmes que j'apporte est sa rencontre avec Sarala Devi. Tout le reste était connu. Mais cet épisode de sa vie contribue en effet à le rendre incroyablement plus humain. A 50 ans, Gandhi s'éprend d'une femme qui en a 47, poète, chanteuse, et figure politique très intéressante. Il imagine qu'à eux deux, ils pourraient faire une bien belle combinaison. Il pense, de plus, que cette relation pourrait être utile à son combat pour l'Inde. Mais, d'une part il est déjà marié, et d'autre part il a fait vœu de chasteté. Il ne peut donc pas l'épouser, et il n'est en aucune manière question d'une relation sexuelle. C'est alors qu'il pense à en faire sa femme spirituelle. Mais au bout de quatre mois, il abandonne cette idée. Cela aura donné une relation très intense pendant ces mois. Avec sa femme, qu'il aimait, mais qui était illettrée, il ne pouvait avoir de discussion politique ou intellectuelle. Avec Sarala Devi, cela devenait possible. Par ailleurs, toute sa vie, il avait été un père, un guide, pour des milliers de gens, auxquels il se consacrait entièrement. Mais peut-être avait-il aussi besoin qu'on le soutienne à son tour. Et c'est ce que je comprends de sa relation avec Sarala Devi: elle était celle qui pouvait l'encourager, l'accompagner. S'il a très vite mis fin à cette relation, c'est en grande partie parce que ses associés, dont mon père, qui avait alors 20 ans, lui ont fait comprendre que cette association risquait de porter atteinte à son image, et qu'il ne serait plus autant aimé et respecté par les Indiens, qui auraient pu trouver cela injuste vis-à-vis de sa propre femme. Il aura fait au final beaucoup souffrir cette femme. Et cette relation que je révèle est peut-être ce qui montre le mieux sa part de fragilité.

BibliObs.- Vous montrez aussi la relation très forte qui le lie au christianisme. Comment cela a-t-il influencé sa philosophie ?

R. Gandhi.-  Cette influence est capitale. Gandhi a découvert le christianisme en lisant la Bible à Londres alors qu'il était étudiant. «Le Sermon sur la montagne», notamment, a eu un impact crucial sur lui. Et jusqu'à la fin de sa vie, il n'a pas cessé de citer la Bible et de parler de la croix. Mais il y a une seule chose qu'il n'était pas prêt à accepter, c'est que Jésus soit le seul fils de Dieu. La lecture de Tolstoï, qui a d'ailleurs la même attitude que lui vis-à-vis du Christ, a fait le reste. Pour Gandhi, puiser à la fois dans la spiritualité chrétienne, hindoue, bouddhiste, et même dans l'islam n'était pas un problème. Et si la non-violence, au cœur même de sa philosophie, est aussi présente dans l'hindouisme, c'est surtout au christianisme qu'il la doit.

BibliObs.- Comment a-t-il décidé d'épouser cette cause de la non-violence?

R. Gandhi.-  Un jour je devrais écrire un livre consacré uniquement à ce thème. En résumé, je dirais que c'est grâce à la lecture de Tolstoï et à cause de la révolte indienne de 1857, qu'il a commencé à élaborer sa philosophie de la non-violence. Par ailleurs, à cette époque, il est confronté à un racisme très violent en Afrique du Sud, où il vit. Cette philosophie («ahimsa»: le mot signifie pour le commun des Indiens le fait de ne pas manger de viande, mais il va lui donner un sens bien plus large, celui d'un amour positif pour tous les êtres humains), il va ensuite la compléter d'une stratégie («satyagraha») de la lutte non-violente.

BibliObs.- Vous avez été vous-même membre du Parlement indien. De votre expérience dans les arcanes du pouvoir, qu'avez-vous pu percevoir de l'héritage politique de Gandhi?

R. Gandhi.-  Ses efforts pour unir les Indiens ont été en partie couronnés de succès, en partie un échec. Les violences de la partition ont été là pour le lui montrer, de son vivant. Aujourd'hui, les divisions entre hindous et musulmans, entre hautes et basses castes persistent, c'est certain. Mais supposons que Gandhi n'ait jamais existé, les divisions en Inde seraient, je pense, aujourd'hui bien plus fortes. Gandhi demeure une force vivante pour l'unité, la tolérance, la coopération. Il a joué un rôle très important pour maintenir le dialogue, le vivre-ensemble. Et ce n'était pas une tâche aisée. On peut même dire que c'est incroyable qu'il soit parvenu à se faire entendre, et écouter, au milieu des voix qui, à l'époque, œuvraient pour la division jusqu'à crier la haine, du côté des extrémistes hindous, qui ont fini par le tuer, et musulmans. Aujourd'hui encore, certains musulmans pensent que Gandhi travaillait pour les hindous, et certains hindous le considèrent toujours comme un traître. Mais, d'une part, c'est une toute petite minorité, et, d'autre part, ils ne peuvent pas le dire trop fort, car ils savent qu'il est politiquement très risqué de critiquer Gandhi. Nous conservons de lui cette volonté de tolérance, de justice, et, dans son sillage, nous avons encore un énorme travail à fournir.

Propos recueillis par Sarah Halifa-Legrand

A lire également: le forum dont Rajmohan Gandhi était, hier, l'invité sur NouvelObs.com

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02 octobre 2008

Le projet de plan de sauvetage pour la finance américaine

Le projet de plan de sauvetage pour la finance américaine

NOUVELOBS.COM | 01.10.2008 | 07:49

      

Le projet de plan de sauvetage pour la finance américaine, sur lequel les chefs de file du Congrès américain et l'administration Bush se sont mis d'accord dimanche et qui a été rejeté lundi 29 septembre par le Congrès, vise à soulager les banques de leurs actifs invendables.

GENERALITES

LES PRINCIPAUX POINTS

L'ERE DE L'ETAT ACTIONNAIRE ?

 

GENERALITES


- Ce texte de 106 pages s'ouvre sur un exposé du secrétaire au Trésor Henry Paulson, indiquant que l'Etat va racheter 700 milliards d'actifs douteux liés au crédit hypothécaire.

- Appelé "Loi de stabilisation économique d'urgence", le projet vise à "fournir immédiatement le pouvoir et les moyens dont le secrétaire au Trésor pourra faire usage pour rétablir la liquidité et la stabilité du système financier des Etats-Unis".
Il doit être mis en oeuvre afin de protéger la valeur de l'épargne et des biens immobiliers des contribuables, préserver la propriété, promouvoir la croissance économique et maximiser le retour sur investissement.

- Le projet de loi pose une limite dans le temps au plan de sauvetage, au 31 décembre 2009. Sa durée peut être étendue à la demande du gouvernement, pour un maximum de deux ans après l'adoption de la loi.

- Le contenu du projet pourrait être amendé, les chefs de file démocrates et républicains devant discuter des dispositions avec les autres élus du Congrès.

 

LES PRINCIPALES MESURES


- Garanties pour les contribuables :

- Possibilité pour le Trésor d'acheter dans un premier temps jusqu'à 250 milliards de dollars d'actifs invendables, un montant pouvant être relevé jusqu'à 350 milliards à la demande du président. Droit de veto du Congrès pour les achats au-delà de ce montant, qui ne pourra pas dépasser 700 milliards.

- Prise de participation de l'Etat au capital et aux profits des sociétés bénéficiant du plan, permettant de dégager des bénéfices si les conditions de marché s'améliorent.

- Mandat accordé au secrétaire au Trésor pour se coordonner avec les autorités et les banques centrales d'autres pays pour mettre en place des plans similaires.

- Limitation des indemnités de départ pour les dirigeants :


- Interdiction des parachutes dorés pour les PDG ou les dirigeants licenciés ou démissionnant après avoir travaillé dans des sociétés qui ont vendu des actifs au Trésor, tant que le Trésor en est actionnaire.

- Limitation des indemnités encourageant des prises de risques inutiles. Plafond de 500.000 dollars pour les rémunérations de dirigeants pouvant bénéficier de déductions fiscales.

- Remboursement des primes accordées sur des espoirs de gains en fin de compte non réalisés.

- Surveillance et transparence :

- Supervision de la mise en oeuvre du plan par un conseil de surveillance où siègeront le président de la Réserve fédérale, le secrétaire au Trésor et le président de la SEC, le régulateur boursier.

- Présence de la Cour des comptes (GAO) au Trésor pour superviser le plan de rachat des actifs et réaliser des audits.

- Nomination d'un inspecteur général indépendant pour surveiller les décisions du secrétaire au Trésor.

- Examen par la justice des mesures du secrétaire au Trésor.

- Mesures contre les saisies immobilières :


- Mesures de protection pour les propriétaires menacés de saisie de leur logement, alors que jusqu'à deux millions de saisies sont prévues pour 2009.

- Autorisation pour l'Etat de réviser les conditions des prêts hypothécaires accordés aux emprunteurs en difficulté.

- Aide aux petites banques locales touchées par la crise du crédit hypothécaire.


 

L'ERE DE L'ETAT ACTIONNAIRE ?

Le projet de loi sur le plan de sauvetage pour le système financier, s'il avait été adopté en l'état par le Congrès, ouvrait potentiellement l'ère de l'Etat actionnaire aux Etats-Unis, un tournant historique dont l'ampleur dépendrait de la mise en oeuvre du plan par le Trésor. Hypothèses.


- Si le projet de loi sur la "stabilisation économique d'urgence" est adopté en l'état par le Congrès, et si de nombreuses institutions financières acceptent de participer à ce plan de sauvetage en cédant au Trésor leurs actifs invendables, celui-ci deviendra actionnaire de nombreuses sociétés.
Le texte issu des propositions du secrétaire au Trésor Henry Paulson et des négociations entre les chefs de file démocrates et républicains du Congrès le prévoit expressément.

- La possibilité de vendre au Trésor des actifs de valeur douteuse est en effet ouverte à "toute institution financière, y compris, mais non exclusivement, toute banque, caisse d'épargne, coopérative de crédit, maison de courtage, intervenant de marché, établi et régulé par les lois des Etats-Unis (...) et ayant des opérations significatives aux Etats-Unis, à l'exception de toute banque centrale ou toute institution contrôlée par un gouvernement étranger".

- Le Trésor "n'a pas le droit d'acheter ou de prendre l'engagement d'acheter" de tels actifs sans recevoir "une garantie lui donnant le droit de recevoir des actions communes sans droit de vote ou des actions préférentielles", dans le cas des sociétés cotées. Dans le cas des sociétés non cotées, le Trésor devrait obligatoirement recevoir "un titre de la dette principale".
Ces dispositions ne concerneraient pas les sociétés auxquelles le Trésor aura acheté moins de 100 millions de dollars d'actifs.

- Mais le texte ne précise pas quelle devrait être la participation prise par le Trésor : symbolique, minoritaire voire majoritaire. Il exige seulement que la garantie de recevoir des actions lui fournisse "une participation raisonnable (...) dans l'intérêt des contribuables".
Le Trésor aurait donc toute latitude pour interpréter cet intérêt. Et cette marge d'appréciation échoira surtout à l'administration sortie des urnes en novembre. Le plan est prévu pour durer jusque fin 2009, avec une extension possible sur deux ans après la promulgation de la loi.
Le 17 septembre, le Trésor n'avait pas hésité à apporter une aide inédite de 85 milliards de dollars au géant américain des assurances AIG, en échange de 79,9% de son capital.

- La position du Trésor américain sur la façon dont il comptait cette fois entrer au capital des sociétés aidées : "Nous prévoirions de prendre beaucoup moins que cela (79,9%) dans des institutions viables, de sorte à ce qu'il y ait une protection pour le contribuable mais également une incitation pour les sociétés à participer", a expliqué un responsable du ministère.
"S'il y avait une banque étrangère qui avait une présence suffisamment importante aux Etats-Unis, alors oui, nous prévoirions de prendre une participation dans cette institution".

- Actionnariat étatique Le projet de loi pose encore deux conditions importantes à un actionnariat étatique. Tout d'abord, dès que le Trésor sera entré au capital d'une société, il ne serait pas un actionnaire comme les autres. Il bénéficierait de garanties "antidilution" visant à empêcher que sa participation perde de son importance dans le cas notamment d'une augmentation de capital ou d'une fusion.
Ensuite, l'Etat ne pourrait pas être perdant. Au bout de cinq ans, si le bilan de ses achats d'actifs et ventes d'actions était négatif, le président américain en exercice aurait l'obligation de présenter un projet de loi taxant le secteur financier à hauteur des pertes accusées par les finances publiques.

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Le Sénat américain adopte le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars

Le Sénat américain adopte le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars

NOUVELOBS.COM | 02.10.2008 | 07:43

Cette somme serait utilisée pour racheter les mauvaises créances hypothécaires. En vue d'une adoption à la Chambre des représentants, qui a rejeté le plan lundi et qui doit revoter vendredi, les sénateurs ont agrémenté le texte de réductions d'impôts destinées aux entreprises et à la classe moyenne, à hauteur de 110 milliards de dollars afin de faciliter leur réélection dans un mois.

      

Les dirigeants du Sénat annoncent à la presse que le plan de sauvetage a été adopté (AP)

Les dirigeants du Sénat annoncent à la presse que le plan de sauvetage a été adopté (AP) 

Les sénateurs américains ont adopté mercredi 1er octobre le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars (501 milliards d'euros), redonnant vie à ce plan. Le décompte final des voix au Sénat est de 74 voix pour, 25 contre.
Après l'avoir rejeté lundi, la Chambre des représentants semblent mieux disposer à le soutenir. Elle doit en effet se prononcer de nouveau vendredi. Pour faire passer la pilule à la Chambre des représentants, les dirigeants du Sénat ont agrémenté le texte de réductions d'impôts destinées aux entreprises et à la classe moyenne, à hauteur de 110 milliards de dollars (78,8 milliards d'euros), et quelques autres dispositions destinées à faciliter leur réélection dans un mois.

Retour d'Obama et McCain à Washington

Le gouvernement pourrait utiliser l'essentiel de cet argent pour racheter les mauvaises créances hypothécaires des sociétés financières chancelantes et des investisseurs. La nouvelle mouture prévoit également de 100.000 à 250.000 dollars (entre 71.605 et 146.791 euros) pour garantir les dépôts bancaires.
Les deux candidats à la présidentielle, le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, tous deux sénateurs, sont rentrés à Washington pour marquer leur soutien à ce vote historique. Une telle intervention publique est sans équivalent depuis des dizaines d'années, et ils l'ont tout deux approuvé.
"C'est ce qu'il nous faut maintenant pour éviter que le pays n'aille à la catastrophe", a estimé le sénateur de l'Illinois devant ses pairs. De son côté, John McCain avait indiqué dans le Missouri, avant de s'envoler pour Washington : "Si nous manquons d'agir, les rouages de notre économie vont s'arrêter".
A la Maison Blanche, le président Bush avait rappelé sa position : "Il est important que les parlementaires prennent ce texte très au sérieux".
A la Chambre, les responsables de groupes politiques travaillent fiévreusement à convaincre suffisamment d'opposants pour que le texte soit adopté vendredi, en évitant de déclencher une nouvelle tempête boursière et financière. Les 133 républicains qui ont voté contre le texte lundi sont particulièrement sollicités.
Lundi dernier, à la surprise générale, 228 représentants avaient contrecarré 205 voix pour, envoyant par le fond les marchés. Le Dow Jones avait perdu 777 points. Cette fois, la Bourse de Wall Street a réagit prudemment, perdant 48 points, ou 0,44%, à 10.839 points. (avec AP)

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Le paquet fiscal a aidé à la relance, selon Lagarde

Le paquet fiscal a aidé à la relance, selon Lagarde

NOUVELOBS.COM | 01.10.2008 | 17:57

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La ministre de l'Economie juge que la loi Travail, emploi, pouvoir d'achat, très décriée à gauche, a aidé l'économie à traverser la crise financière.

      

(c) Reuters

Lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale mercredi 1er octobre, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a estimé que la loi Travail, emploi, pouvoir d'achat (TEPA) avec son paquet fiscal "a joué un effet d'amortisseur et de relance" au profit de l'économie française. "Elle est arrivée à point nommé (...) en temps réel, c'est-à-dire au moment où la relance produit un effet." La loi TEPA est toujours décriée à gauche.

Sept milliards d'euros de bénéfices supplémentaires

"La France bénéficie de sept milliards d'euros supplémentaires engrangés dans l'économie", a calculé la ministre, affirmant que "plus de 90%" de cette somme "bénéficie aux salariés qui font des heures supplémentaires, (...) à ceux qui bénéficient d'un abattement sur les droits de succession, (...) à ceux qui achètent une résidence principale".
Christine Lagarde a néanmoins reconnu que "ce n'était pas nécessairement dans cet esprit-là que nous l'avions mise en œuvre", la majorité ayant avant tout mis en avant la nécessité de "valoriser le travail".

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