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21 novembre 2008

Duel serré pour la direction du Ps, le courant A

Duel serré pour la direction du Ps, le courant Aubry conteste les derniers chiffres

[ 21/11/08 - 09H14 - AFP ]

© AFP - Alain Jocard

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Christophe Borgel, mandataire national de la motion Aubry pour le 75e congrès, a formellement contesté les nouveaux chiffres de la direction faisant état de 43,10% des voix pour Ségolène Royal, et 34,50% pour Martine Aubry lors du vote de l'élection du premier secrétaire du PS jeudi.

Les résultats fournis précédemment, - métropole plus une partie de l'Outre-mer - donnaient Ségolène Royal à 42,45%, et Martine Aubry à 34,73%. Les nouveaux chiffres fournis à l'AFP par Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, intégraient notamment les résultats de la Martinique, mais pas ceux de la Guadeloupe.

Les militants socialistes retournent aux urnes ce vendredi pour départager Ségolène et Martine , ces dirigeantes qui briguent toutes deux la direction du PS, dans un duel qui s'annonce serré. Dans tous les cas de figure, le prochain Premier secrétaire socialiste sera une femme, une énarque, une ancienne ministre: ce sont les points communs entre l'ex-candidate à la présidentielle et la maire de Lille. Pour le reste, beaucoup les oppose: le style, la conception du parti et des alliances qu'il doit nouer.

Au premier tour du vote des adhérents jeudi, Ségolène Royal a montré son implantation, en recueillant 43,10% des voix. Elle a ainsi amélioré de 14 points son score du 6 novembre, jour d'un premier vote militant pour départager 6 motions en lice pour le Congrès de Reims.

© AFP - Philippe Huguen

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La présidente de Poitou-Charentes a clairement devancé sa rivale maire de Lille, créditée de 34,50%. Mme Aubry avait pourtant reçu le soutien du maire de Paris Bertrand Delanoë dont la motion avait pesé 25% le 6 novembre.

Mais pour le second tour décisif, organisé de 17 à 22H dans les quelque 3.200 sections socialistes, l'ex-numéro deux du gouvernement Jospin bénéficie du ralliement de Benoît Hamon, arrivé en troisième position avec 22,83% des voix. Le jeune eurodéputé a ainsi progressé de 4 points par rapport au score initial de sa motion.

L'arithmétique est donc favorable à Mme Aubry, 58 ans. Ses soutiens se disaient d'ailleurs dans la nuit "optimistes", à l'image de l'ancienne garde des Sceaux Marylise Lebranchu.

© AFP - Stephane de Sakutin

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Mais la dynamique est du côté de Mme Royal (55 ans), assurent ses partisans. Vincent Peillon, à qui est promis le poste de 1er secrétaire délégué en cas de victoire de sa championne, voit une "chance inespérée d'opérer la transformation" du PS.

Mme Aubry prône un parti de militants, fidèle à ses alliances à gauche, Mme Royal plaide pour un parti de masse, ouvert à un rapprochement avec le centre.

La tâche de la prochaine patronne du PS sera ardue pour panser les plaies de Reims, rendre le parti audible face à Nicolas Sarkozy. Avec en ligne de mire l'élection présidentielle de 2012.

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20 novembre 2008

La France industrielle met ses grands sites en veilleuse face à la chute de la demande

La France industrielle met ses grands sites en veilleuse face à la chute de la demande

                        [ 20/11/08 ]

L'usine Renault de Flins ferme aujourd'hui pour quinze jours. Celle de PSA Peugeot Citroën à Sochaux va s'arrêter pendant un mois. Chez ArcelorMittal, Michelin, Yara, Rhodia, etc., de nombreux sites vont tourner au ralenti, face à la chute des ventes. Une situation jamais vue à cette échelle. Elle risque d'accélérer la désindustrialisation de la France.

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C'est la plus ancienne et l'une des principales usines de Renault en France. Mais, aujourd'hui, les parkings et les immenses bâtiments de Flins, dans les Yvelines, resteront déserts. L'usine avait déjà fermé ses portes pour quinze jours en octobre. A partir de ce matin, ce sont à nouveau les vacances forcées jusqu'au 3 décembre pour ses 3.500 salariés. Inutile de produire des voitures qui iraient gonfler les stocks sans trouver preneur...

Flins n'est pas un cas à part. A travers toute la France, de nombreux grands sites vont tourner au ralenti jusqu'à la fin de l'année. Chez Renault, mais aussi chez PSA Peugeot Citroën, chez le numéro un mondial de l'acier ArcelorMittal et le pneumaticien Michelin, chez le chimiste Rhodia et le fabricant d'engrais Yara, chez les producteurs de papier... Du jamais-vu à cette échelle. Le mouvement a déjà commencé, comme le montre le recul de près de 7 % de la consommation d'électricité des industriels français en octobre par rapport à octobre 2007. Mais le pire est à venir. Car, avec l'aggravation de la crise, les réductions de production annoncées par les entreprises sont chaque jour plus drastiques.

L'automobile touchée au coeur

Un exemple ? L'usine PSA Peugeot Citroën de Sochaux. Le berceau de Peugeot et le plus grand complexe industriel de France. Le groupe avait prévu d'y arrêter sa production trois semaines à partir de la mi-décembre. Finalement, il sera fermé un mois complet, dès le 8 décembre, a annoncé hier la direction. Grâce à l'accord sur la modulation du temps de travail, les quelque 13.500 employés échapperont cependant au chômage technique.

Les constructeurs automobiles sont les premiers touchés. Compte tenu de la chute brutale du marché et de la mauvaise année 2009 qu'ils anticipent, Renault comme PSA Peugoet Citroën entendent réduire leur production de 25 % à 30 % au quatrième trimestre. Mais la crise se propage à grande vitesse au-delà des constructeurs. L'usine Michelin de Roanne (Loire), qui emploie 900 personnes, s'apprête ainsi à fermer trois semaines en décembre, contre une seule prévue au départ. De même, le coup de frein de ses clients de l'automobile amène Rhodia à réduire de 40 % sa production de polyamide dans trois usines. Son concurrent allemand BASF a, de son côté, annoncé hier la fermeture temporaire de... 80 usines dans le monde (lire ci-dessous), à cause des déboires de l'automobile, mais aussi du BTP et du textile.

Inquiétude générale

La sidérurgie réduit également la voilure de façon spectaculaire. ArcelorMittal compte arrêter de 11 à 15 de ses 25 hauts-fourneaux européens ces prochaines semaines, dont 4 ou 5 en France. « Non seulement le marché baisse, mais il y a de plus en plus d'annulations de commandes, explique Edouard Martin, délégué CFDT. En France, les usines d'acier plat ne seront plus utilisées qu'à 52 % de leurs capacités en décembre, alors qu'en juillet on était encore à 98 %. La direction dit que tous les hauts-fourneaux redémarreront et prévoit de remonter à un taux de 72 % fin mars. Mais on craint qu'elle n'en profite pour fermer définitivement certaines installations anciennes, comme à Florange. » Telle est bien l'inquiétude générale. « Ces fermetures temporaires pourraient annoncer une accélération de la désindustrialisation de la France », juge Guillaume Thibault, consultant chez Oliver Wyman. Avec une interrogation particulière sur le sort des sous-traitants. « Ils sont bien plus fragiles que les donneurs d'ordre et le trou d'activité peut les faire disparaître, s'alarme Yvon Jacob, président de la Fédération des industries mécaniques. C'est sur eux que les pouvoirs publics devraient concentrer leur attention. »

DENIS COSNARD

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17 octobre 2008

Caisses d'épargne : "important incident" boursier à 600 millions d'euros

BANQUE -


Caisses d'épargne : "important incident" boursier à 600 millions d'euros
                        [ 17/10/08                          - 10H31   - actualisé à 11:36:00 ]         -

Le groupe, engagé dans un processus de fusion avec les Banques Populaires, assure que compte tenu de son niveau de fonds propres et de son importante liquidité, cette perte n'affecte pas sa solidité financière.          

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Charles Milhaud, président du directoire de la Caisse nationale des Caisses d'épargne - AFP/François Guillot

Le rapprochement accéléré entre les Caisses d'Epargne et les Banques populaires a-t-il trouvé son explication ? La caisse nationale des Caisses d'Epargne (CNCE) a reconnu vendredi avoir connu un important incident de marché et perdu 600 millions d'euros lors d'opérations réalisées sur les marchés boursiers, comme l'annonçait le quotidien La Tribune. Cette lourde perte a été enregistrée dans l'activité dérivés actions réalisées pour le comptes des caisses d'épargne " du fait de l'extrême volatilité des marchés et du krach boursier de la semaine du 6 octobre". La CNCE, holding des caisses d'épargne, a en charge de la centralisation et de la gestion des excédents de ressources des caisses.

"Compte tenu de son niveau de fonds propres - plus de 20 milliards d'euros - et de son importante liquidité, cette perte n'affecte pas la solidité financière du Groupe et n'a aucune conséquence sur la clientèle " souligne le groupe dans un communiqué. Et d'ajouter que "les mesures nécessaires ont été immédiatement prises pour solder cette position et mettre fin à cette activité. Des sanctions ont été prononcées et les autorités de tutelle informées". Selon l'AFP, le directeur financier du groupe a été limogé.

Une chose est sûre : cette fragilisation des Caisses d'épargne devrait "faciliter" les négociations sur les parités d'échange avec les Banques Populaires dans le cadre de la fusion. Jusqu'ici, certains envisageaient que ces dernières, qui pèsent moins lourd, versent une soulte de plusieurs milliards d'euros à la CNCE.

Les deux banques ont annoncé il y a une semaine qu'elles avaient reçu le feu vert de leurs administrateurs pour mettre en oeuvre un projet de rapprochement de leurs organes centraux, la Caisse nationale des Caisses d'épargne (CNCE) et la Banque fédérale des Banques populaires (BFBP). Le nouvel ensemble permettra de créer un solide numéro deux sur le marché français après le Crédit agricole. Il devrait disposer de plus de 40 milliards d'euros de fonds propres et de 480 milliards d'euros d'épargne et de dépôts à partir d'un réseau de 8.200 agences. Ce nouvel ensemble sera constitué d'un directoire et d'un conseil de surveillance dont les membres ne sont pas encore connus. Il y a huit jours, Charles Milhaud, le président du directoire de la CNCE, a toutefois laissé entendre que Philippe Dupont, le patron des Banques populaires, pourrait prendre la présidence du directoire du nouvel ensemble, indiquant qu'il avait "toutes les qualités" pour ce poste.

Lors d'une conférence de presse, les deux hommes avaient également expliqué que le contexte de crise financière avait contribué à accélérer les discussions entre les deux établissements en vue d'un rapprochement. Les deux groupes avaient déjà amorcé un rapprochement en regroupant fin 2006 l'essentiel de leurs activités hors banque de détail et hors immobilier dans leur filiale commune cotée Natixis dont ils détiennent ensemble 70,5% du capital au dernier décompte. (source AFP)

Plus d'infos à suivre...

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13 août 2008

Vent de panique sur le Cac 40, les bancaires dans la tourmente

Vent de panique sur le Cac 40, les bancaires dans la tourmente
[13/08/08 -   17H45 -                 Investir.fr ]

La contraction supérieure aux attentes des stocks hebdomadaires américains de pétrole brut a incité les investisseurs à amplifier leurs prises de bénéfices. Résultat, le Cac 40 termine la journée en forte baisse de 2,56% à 4.402,97 points. Dix valeurs perdent plus de 5%. Parmi les rares rescapés, GDF Suez gagne 1%.

Fin de séance catastrophique à la Bourse de Paris . En repli dès l'ouverture, le marché parisien a accentué ses pertes peu après 16h30 alors que les stocks hebdomadaires américains se réduisaient plus fortement qu'escompté. Cette annonce a eu pour effet de déclencher des ventes massives notamment sur les titres qui avaient surperformer le marché ces derniers jours, à l'instar des valeurs automobiles. Les valeurs bancaires sont également attaquées sur fond de nouvelles inquiétudes en provenance des Etats-Unis. Seul le secteur de l'énergie parvient à résister. A la clôture, le Cac 40 chute de 2,56% à 4.402,97 points dans un volume de plus de 5 milliards d'euros. A Francfort, le Dax plie de 2,38% tandis qu'à Londres, le Footsie perd 1,55%. L'euro termine ce soir à 1,4868 dollar. Sur le marché du pétrole, les cours se reprennent de 1,64 dollar à 114,65 dollars alors que les stocks hebdomadaires de brut ont diminué de 400.000 barils la semaine dernière aux Etats-Unis, soit une baisse deux fois plus importante que prévu. Les réserves d'essence ont dans le même temps chuté de 6,4 millions de barils, là où le consensus Reuters s'attendait à une baisse bien moins importante (-2,1 millions de barils). Enfin, les stocks de produits distillés ont baissé de 1,7 million de barils, contre une hausse de 1,9 million escomptée. Du côté des statistiques américaines, les ventes au détail du mois de juillet sont ressorties globalement conformes aux attentes, voire légèrement meilleures que prévu. En parallèle, les prix à l'importation ont augmenté de 1,7% le mois dernier, après une hausse de 2,9% le mois précédent. Les analystes tablaient sur une augmentation plus limitée de 1% sur la période. Sur un an, les prix se sont renchéris de 21,6%. Les prix à l'exportation ont quant à eux grimpé de 1,4% le mois dernier, après une hausse de 0,6% en juin. En glissement annuel, ils augmentent de 10,2%. Les données des stocks des entreprises ont pour leur part augmenté de 0,7% (+0,5% anticipé).Dans la zone euro, la production industrielle est restée inchangée en juin. Au Royaume-Uni, le marché de l'emploi s'est une nouvelle fois dégradé en juillet. Sur le front des valeurs composant le Cac 40, c'est la bérézina ! Sur les 39 titres composant actuellement l'indice, seuls trois tirent leur épingle du jeu. GDF Suez progresse de 1,02% à 36,64 euros, ArcelorMittal avance de 0,82% à 51,83 euros et EDF prend 0,51% à 55,65 euros après le relèvement des objectifs de rentabilité d'E.ON. Le groupe allemand table désormais sur une croissance de 5% à 10% de son bénéfice net, hors éléments exceptionnels contre une légère hausse attendue initialement. A l'opposé, Air France-KLM trébuche de 6,69% à 16,89 euros, Carrefour abandonne 6,61% à 35,63 euros et Alcatel-Lucent lâche 5,96% à 4,10 euros. Egalement attaquées, les financières pâtissent des mauvaises nouvelles provenant de leurs homologues américaines. Société Générale abandonne 5,97% à 63,97 euros, Crédit Agricole 6,80% à 13,99 euros, BNP Paribas 4,85% à 59,80 euros, Dexia 4,12% à 9,31 euros et Axa 5% à 21,07 euros. Natixis perd encore 7,53% à 6,14 euros. Le secteur automobile, qui avait surperformé la tendance au cours des derniers jours, subit également d'importantes prises de bénéfices. Michelin perd 6,80% à 45,64 euros, Renault 5,68% à 58,78 euros et Peugeot 6,54% à 33,14 euros.  Enfin, parmi les publications du jour, Aéroports de Paris (ADP)abandonne 5,54% à 58,19 euros malgré l'annonce d'un chiffre d'affaires semestriel en hausse de 12,3% à 1,21 milliard d'euros. La croissance des ventes dépasse ainsi largement celle de son trafic, qui a progressé de 2,8% sur la période. Mi-juillet, ADP avait revu en baisse ses prévisions de trafic annuel. L'opérateur vise désormais une progression de son trafic comprise entre 2,5% et 3%, contre 3,75 % initialement. Le titre cède 4,81% à 58,64 euros. De son côté, Eurazeo (-2,50% à 66,32 euros) a pour sa part annoncé, pour la même période, un chiffre d'affaires de 1,97 milliard d'euros, en hausse de 62,4%. En données pro forma, la progression ressort à 3,4%. Europcar est resté le principal contributeur à la croissance du groupe avec un chiffre d'affaires de 987,9 millions d'euros, en hausse de 17,4%, après l'intégration de PremierFirst, de Betacar et du franchisé d'Europcar sur la zone Asie-Pacifique. A noter qu'Ipsos (-2,78% à 22,70 euros) publiera ce soir après la clôture des marchés ses facturations de mi-exercice.

 


Johan Deschamps

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21 juillet 2008

Le patron des radicaux de gauche veut « orienter » ses troupes vers « un vote pour »

     
Lundi 21 juillet 2008
 

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VIE POLITIQUE -


Le patron des radicaux de gauche veut « orienter » ses troupes vers « un vote pour »
                        [ 10/07/08 ]        


Bonne nouvelle pour l'exécutif : Jean-Michel Baylet escompte qu'une « très grosse majorité » des 18 parlementaires PRG soutiendront la réforme des institutions. Quelques défections sont à prévoir.

Les radicaux de gauche ne comptent que 7 sénateurs et 11 députés, mais comme chaque voix comptera pour le Congrès, ils ont fait l'objet de toute l'attention de l'exécutif. Au lendemain d'un rendez-vous « très cordial » avec le Premier ministre, François Fillon, le président du PRG et sénateur Jean-Michel Baylet a confié hier matin aux « Echos » : « Nous sommes plutôt dans une orientation de vote pour, si le texte reste en l'état. » Un tel vote, si le gouvernement gagne à sa cause tous les centristes et limite les défections de l'UMP, pourrait permettre, sur le papier, une adoption du texte.

Ce faisant, Jean-Michel Baylet est allé un peu plus vite que les députés de son parti et notamment leur chef de file Gérard Charasse qui, sans être hostile à un vote pour, veulent attendre le jour du Congrès pour se prononcer définitivement.

« De grandes avancées »

Membre d'une petite formation, ils ont déjà eu la satisfaction de voir reconnu le « pluralisme » des expressions politiques et la « participation équitable de partis (...) à la vie démocratique ». Dans la soirée, devait aussi être accepté l'octroi de « droits spécifiques » pour les petits groupes parlementaires. Ces deux amendements au projet de loi constitutionnel avaient été négociés avec Nicolas Sarkozy par le chef de file des sénateurs centristes, Michel Mercier.

Les radicaux de gauche veulent, enfin, que des commissions d'enquêtes parlementaires puissent être confiées à des groupes minoritaires et attendent encore des assurances du gouvernement. Mais ils tiennent déjà un discours radicalement différent du reste de l'opposition sur le texte, qui n'est « certes pas la réforme dont ils auraient rêvé », mais comprend, selon eux, « de grandes avancées » dans le renforcement des pouvoirs du Parlement, telles la co-maîtrise de l'ordre du jour ou la limitation de l'usage du 49-3 (qui permet l'adoption d'une loi sans vote).

Tout l'enjeu est de savoir combien d'élus radicaux de gauche seront prêts à sauter le pas : « On aura la très grosse majorité », assure Jean-Michel Baylet. « L'idée générale est plutôt à voter «oui» », confirme un participant au déjeuner d'hier rassemblant les parlementaires PRG. Déjeuner au cours duquel le sénateur des Hautes-Pyrénées, François Fortassin, a néanmoins émis de fortes réserves. Absente de ce rendez-vous, Christiane Taubira, qui avait voté contre en première lecture à l'Assemblée, expliquait avant-hier « ne pas voir quel miracle [la] conduirait à changer de ligne ». Et l'élue des Hautes-Pyrénées, Chantal Robin-Rodrigo (qui s'était abstenue), soulignait qu'en « l'état actuel du texte, elle voterait contre ». Cela va se jouer à l'unité près.

E. F.

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25 juin 2008

L'assurance-maladie préconise un plan de redressement de 3 milliards d'euros en 2009

L'assurance-maladie préconise un plan de redressement de 3 milliards d'euros en 2009
                        [ 24/0

Les propositions de l'assurance-maladie pour réduire son déficit seront débattues, jeudi. La réforme de la prise en charge des maladies graves, et notamment le déremboursement partiel de certains médicaments, devrait focaliser l'attention.

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Le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, avait demandé à l'assurance-maladie, mercredi dernier, de lui faire des propositions afin de contenir le dérapage des dépenses. Les choses n'ont pas traîné puisque Frédéric Van Roekeghem, directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance-maladie, présentera jeudi au conseil de l'Uncam une feuille de route ambitieuse, qui vise à ramener le déficit de 4,1 milliards d'euros cette année à 2,8 milliards en 2009, alors que la croissance « naturelle » des dépenses conduirait à un déficit de 6 milliards. Il faut, indique-t-il, « opérer un redressement de l'ordre de 3,2 milliards d'euros ».

L'essentiel (2 milliards d'euros) devra provenir de nouvelles économies. Afin de contenir la croissance des remboursements à 3,3 % en 2009, l'assurance-maladie avance des mesures classiques de baisses de prix des médicaments et de maîtrise des prescriptions. Mais elle pousse aussi à des réformes structurelles. Côté médicaments, il s'agit de s'appuyer sur une « hiérarchisation » des traitements établie par la Haute Autorité de santé (en commençant par les anti-cholestérol et les anti-ulcéreux) et de signer ensuite des contrats individuels incitant les médecins à prescrire au meilleur coût. L'assurance-maladie propose aussi une batterie de mesures visant à améliorer la productivité des hôpitaux : plan de redressement pour les 100 établis- sements les plus mal en point, offre de services aux médecins traitants, mise sous accord préalable des hôpitaux dont l'activité évolue de façon anormale, etc.

Nouvelles demandes seulement

Autre priorité : le dispositif des affections de longue durée (cancer, diabète, etc.), qui offre une prise en charge à 100 % des soins à près de 8 millions de malades, et dont le coût progresse à vive allure. Pour l'assurance-maladie, il faut « réserver le bénéfice » du dispositif ALD « aux pathologies qui sont véritablement longues et coûteuses ». Ce qui n'est notamment pas le cas des personnes souffrant d'hypertension artérielle ou de certains diabètes. La Haute Autorité avait déjà, fin 2007, proposé de retirer de la liste une partie des 32 ALD. La mesure risquant de s'avérer très impopulaire, l'Uncam propose de n'appliquer cette règle qu'aux nouvelles demandes.

Des contrats spécifiques

Elle préconise ensuite de ne plus rembourser qu'au taux normal de 35 % les médicaments à vignette bleue actuellement pris en charge à 100 % pour les personnes en ALD (sauf pour les invalides, les victimes d'accidents du travail et les soins délivrés en maternité). Avec une économie de 250 millions d'euros à la clef qu'Eric Woerth aimerait obtenir rapidement en mettant en place la mesure dès cet été. Pour justifier ce déremboursement partiel, présenté comme un « transfert » aux mutuelles et aux assurances, l'assurance-maladie souligne que cela ne ferait que stabiliser la part des dépenses prises en charge par le régime obligatoire, qui s'accroît en raison du dynamisme des ALD.

En outre, les complémentaires n'augmenteraient pas leurs tarifs si les prix des médicaments diminuent concomitamment. Mais près de 8 % de la population n'a pas de complémentaire, en dépit de l'aide accordée aux ménages modestes. D'où l'idée de l'assurance-maladie de proposer elle-même des contrats spécifiques à ces personnes.

Pour boucler le budget 2009, le directeur de l'Uncam demande enfin à l'Etat d'apporter 700 millions d'euros de recettes nouvelles et de transférer à la Cades les déficits accumulés, comme Eric Woerth s'y est engagé. Cela réduira de 400 millions les frais financiers de l'assurance-maladie.

E. L.

POUR ALLER PLUS LOIN


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05 juin 2008

Les Français achètent moins dans les grandes surfaces

 

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DISTRIBUTION - CONSOMMATION -


Les Français achètent moins dans les grandes surfaces
                        [ 05/06/08 ]         - Voir les commentaires publiés (3)



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Du jamais-vu de mémoire d'observateurs des comportements de consommation des Français : les ventes de produits alimentaires dans les grandes surfaces, tous circuits confondus, ont stagné en volume au premier trimestre 2008, selon des chiffres d'IRI auxquels « Les Echos » ont eu accès. Et encore, seulement du fait du succès remporté par les supermarchés à bas prix, où les ménages vont faire leurs courses pour récupérer du pouvoir d'achat.

Sur les tendances des dernières semaines, Olivier Geradon de Vera, vice-président de la société d'études, souligne cependant que « la quasi-stabilité du trafic clients dans le «hard-discount» ne permet même plus de compenser la baisse dans les grandes surfaces ». En clair, les ménages achètent moins dans les hypermarchés, supermarchés et maxidiscompteurs pour leurs besoins quotidiens.

Un phénomène inédit

Premiers touchés, hypers et supermarchés accumulent les contre-performances. Pire, les chiffres s'aggravent. Ainsi, après un recul de 0,6 % en janvier par rapport au même mois de l'année précédente (décembre 2007 restait encore légèrement positif, à 0,1 %), puis de 0,7 % en février et de 1,8 % en mars, la baisse s'est accélérée en avril (- 4,1 %). Soit « l'équivalent de deux produits en moins dans le chariot mensuel », commente le dirigeant d'IRI. « Cette baisse de la consommation affecte les deux tiers des catégories de produits de grande consommation et les trois quarts des grands groupes industriels », souligne-t-il. Et ce alors que le rythme d'inflation ralentit, lui, à 0,16 % au mois d'avril, contre 4,9 % en cumul sur les quatre premiers mois de l'année 2008. La hausse des prix n'est donc plus la seule explication à cette contraction des achats. Comme l'observe IRI, il n'y a pas de lien direct entre les performances des produits en volume et les augmentations des prix.

Les experts de la société d'études expliquent ce phénomène inédit par la prise de conscience, depuis quelques semaines, du poids des dépenses de carburant dans le budget des ménages. Du coup, non seulement ces derniers sont contraints de faire des arbitrages dans leurs dépenses alimentaires mais encore prennent-ils moins souvent la voiture pour aller faire leurs courses. Ce que corrobore l'évolution des parts de marché en mai, selon TNS WorldPanel, qui laisse apparaître une baisse de 0,7 % des hypermarchés Carrefour, magasins où les clients vont le plus souvent en voiture. Faut-il y voir une rupture de modèle ? Sans doute trop tôt pour en tirer des conclusions mais cela pourrait bien peser davantage dans l'évolution du paysage commercial que les changements législatifs du projet de loi de modernisation de l'économie.

ANTOINE BOUDET

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09 mai 2008

Le déficit commercial français a battu un niveau sans précédent en mars

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Le commerce extérieur a connu un déficit mensuel record en mars
                        [ 09/05/08 ]


Le déficit commercial français a battu un niveau sans précédent en mars, selon les Douanes, à 4,75 milliards d'euros, portant le déficit au-delà des 43 milliards d'euros sur les douze derniers mois. Après le rebond de début d'année, les exportations se contractent.

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Selon les Douanes, les bonnes performances de janvier et février permettent d'afficher un déficit moindre au premier trimestre 2008 qu'au cours des trois derniers mois de 2007.

Le printemps s'annonce pour le moins morose pour le commerce extérieur français. Après trois mois d'amélioration, le solde commercial s'est en effet fortement dégradé en mars selon les chiffres publiés mercredi par les Douanes. Une fois et demie plus élevé qu'en février, il a atteint 4,75 milliards d'euros, portant le déficit au-delà des 43 milliards d'euros sur les douze derniers mois. « Après leur nette poussée du tout début de l'année, les exportations se contractent », constatent les experts des Douanes. Et même si ceux-ci relativisent cette contre-performance en expliquant qu'un « profil saisonnier particulier, cette année, contribue sans doute à accentuer ce recul » - des pics d'activité inhabituels auraient été en fait enregistrés en 2007, - mars 2008 s'avère le plus mauvais mois jamais enregistré. Tout comme le niveau du déficit des douze derniers mois.

Ce sombre record est dû avant tout au repli des exportations, à 34,37 milliards d'euros (36,55 un mois plus tôt), les importations étant restées quasiment stables, à 39,12 milliards d'euros (contre 39,37 milliards en février). Mais, explique-t-on au sein des Douanes, les bonnes performances de janvier et février permettent d'une certaine manière de « sauver » le premier trimestre. Corrigé des variations saisonnières, celui-ci affiche en effet un déficit moindre qu'au cours des trois derniers mois de 2007 : 11,02 milliards, contre plus de 11,6 milliards entre octobre et décembre dernier.

Mauvais chiffres en Europe

La consolation est maigre au regard des mauvaises performances de l'industrie française. Si celle-ci souffre sans aucun doute du haut niveau de l'euro et du ralentissement de la conjoncture mondiale - les ventes françaises se replient aux Etats-Unis et en Asie, quand elles ne sont pas soutenues par l'aéronautique, mais aussi vers l'Afrique -, elle ne s'en sort pas mieux au sein de l'Europe, où l'effet du taux de change ne peut pas être mis en cause. « Les exportations vers l'Union européenne se replient, alors que les importations restent élevées », notent les Douanes, qui soulignent que le déficit avec cette partie du monde s'aggrave une fois encore pour atteindre désormais 2,8 milliards d'euros. Le constat n'est guère plus encourageant à destination des douze nouveaux Etats membres, souvent considérés comme les marchés les plus dynamiques de la région, les exportations « diminuant vers la quasi-totalité des pays ».

Au final, seule la bonne tenue des ventes d'Airbus (28 appareils pour un montant de 1,48 milliard d'euros) et la relative stabilité des approvisionnements énergétiques à un haut niveau - 6,5 milliards d'euros en moyenne par mois - permettent d'apporter une note d'optimisme. La secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, a reconnu que les résultats « ne sont pas satisfaisants », tout en mettant en avant le fait que, sur l'ensemble du premier trimestre 2008, la France enregistre « une poussée de ses exportations de 4,2 % ».

CLAUDE FOUQUET

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05 mai 2008

Le pétrole dépasse les 120 dollars le baril à New York

Le pétrole dépasse les 120 dollars le baril à New York

Ce nouveau record fait suite à de nouvelles perturbations sur des sites de production au Nigeria, premier producteur africain d'or noir.   

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AFP/David McNew

Le prix du baril de pétrole a dépassé pour la première fois le seuil des 120 dollars lundi vers 15H15 GMT à New York, à la suite de nouvelles perturbations sur des sites de production au Nigeria, premier producteur africain d'or noir. Après être monté à 120,20 dollars, le baril de "light sweet crude" pour livraison en juin se repliait légèrement à 120,00 dollars vers 15H20 GMT. Ce qui représente encore un gain de 3,68 dollars par rapport à son niveau de clôture vendredi.

Cette nouvelle euphorie des prix était due principalement, selon les analystes, à des sabotages sur les installations nigérianes du groupe pétrolier Shell et à un regain de tensions géopolitiques entre l'Occident et l'Iran, deuxième producteur de pétrole au sein de l'Opep. Des militants du Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND) ont attaqué des installations pétrolières appartenant au groupe anglo-néerlandais Shell dans le sud du Nigeria, a indiqué dimanche le mouvement armé. Quelques oléoducs ont été touchés et Shell a également réduit sa production, a indiqué à l'AFP un porte-parole du groupe pétrolier.

Par ailleurs, le guide suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei a déclaré dimanche que l'Iran, deuxième producteur de pétrole au sein de l'Opep, poursuivra son programme nucléaire malgré les menaces des grandes puissances. Au vu de ces craintes renouvelées sur les approvisionnements, "la bulle pétrolière n'est pas près d'éclater", estime Phil Flynn, analyste chez Alaron Trading. (source AFP)


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28 avril 2008

La loi de modernisation de l'économie mise sur la concurrence des supermarchés pour faire baisser les prix

Le relèvement de 300 m2 à 1.000 m2 du seuil de déclenchement de la procédure d'autorisation d'ouverture de magasins doit permettre de mettre "plus de joueurs sur le terrain" a défendu Christine Lagarde, en commentant le titre II du projet.   

Le titre II du projet de loi sur la modernisation de l'économie est consacré, a rappelé Christine Lagarde devant la presse, à la "dynamisation de la concurrence". Présentant le texte, la ministre de l'Economie a souligné qu'avec ces mesures, le gouvernement entendait "peser sur les prix".

"La grande distribution ne connaît pas assez de concurrence dans la fixation des prix" a dénoncé Christine Lagarde, en pointant les différences de prix qui existaient entre le panier de la ménagère française et celui de la ménagère allemande (30% selon les chiffres cités par Luc Chatel).

Alors que pour Bercy, "nous avons en France un dispositif réglementaire et législatif contraignant qui a conduit à des prix élevés" et que "la sur-réglementation du commerce (y) a conduit à des situations de rente", le projet de loi consiste, pour Madame Lagarde, à "mettre plus de joueurs sur le terrain" et "à permettre à des distributeurs qui ne sont pas implantés, et de le faire sans contraintes".

Pour les partisans de la réforme, les consommateurs, qui auront accès à un parc plus varié de supermarchés - un format particulièrement dynamique en ce moment et disputé par les hard-discounters - pourront bénéficier de prix plus bas, du fait de la concurrence. Voire. Pour nombre d'observateurs, la réforme est quelque peu timorée et n'a guère que le mérite de ne mettre la France qu'en conformité avec les exigences de Bruxelles. Mais les défenseurs du petit commerce ne devraient pas manquer également de dénoncer le texte. "Quid de la reconquête du centre-ville ? " s'interrogent-ils. Parallèlement, le projet de loi propose de revoir la composition des CDEC (Commission Départementale d'Equipement Commercial).

Les fournisseurs de la grande distribution réclament, eux, sous la même bannière un amendement visant à préciser les contreparties exigibles dans le cadre des négociations tarifaires. Ils souhaiteraient que soit introduite, dans le projet de loi, la notion de " contrepartie globale et vérifiable " pour les différents services (catalogues publicitaires, " têtes de gondole " dans les magasins, etc.) facturés par les distributeurs à leurs fournisseurs. Mais Luc Chatel a été clair aujourd'hui et indiqué qu'un tel ajout n'était pas envisagé, par crainte d'une reconstitution progressive d'une "zone grise", dans la négociation, réintroduisant les fameuses marges arrière.

"Nous voulons sortir du maquis des anciens contrats de coopération commerciale" a défendu Christine Lagarde en soulignant que des gardes-fous allaient être mis en place et que de lourdes sanctions étaient prévues en cas d'abus de "pouvoir de vendre" de la grande distribution.

Dans le cadre du renforcement des contrôles des pratiques anti-concurrentielles, une Autorité nationale de la concurrence, qui disposera de ses propres pouvoirs d'enquête, sera créée.

S'agissant des soldes, le texte prévoit d'introduire deux semaines supplémentaires chaque année à des dates librement choisies par les commerçants, en plus des deux vagues traditionnelles d'été et d'hiver (dont la durée est toutefois réduite à 5 semaines). Sur l'ouverture dominicale, le texte ne prévoit aucune disposition. V.L.

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