01 novembre 2008
200 000 fonctionnaires bientôt payés au mérite
200 000 fonctionnaires bientôt payés au mérite
Olivier Auguste
31/10/2008 | Mise à jour : 07:40 |
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Éric Woerth, Ministre du Budget et de la Fonction publique.
Crédits photo : Le Figaro
Les premiers agents de l'État concernés recevront une prime individuelle pouvant atteindre, pour certains, 14 400 euros par an.
Le décret doit paraître en novembre. Il concerne 198 200 fonctionnaires d'État, appartenant à la «filière administrative» : intendants d'établissements scolaires, juristes dans des ministères, responsables de ressources humaines en préfecture… Ces agents seront désormais éligibles à la «prime de fonctions et de résultats» (PFR) créée par le texte. C'est-à-dire à une part de salaire variable, au mérite. Un sacré bouleversement dans la fonction publique - jusqu'ici, seuls quelques centaines de très hauts fonctionnaires, dont les directeurs d'administration centrale, pouvaient recevoir un bonus s'ils remplissaient les objectifs fixés par leur ministre.
À quelques exceptions près, cette PFR remplacera le fouillis d'indemnités et autres bonifications existantes, empilées au fil des ans, plus ou moins exotiques (indemnité de polyvalence, prime informatique…), communes à toute la fonction publique ou propres à un ministère voire à un corps, et finalement sans grand lien avec la lourdeur réelle d'un poste ou l'effort fourni.
Le nouveau dispositif doit donc simplifier ce système et faciliter la mobilité des agents en harmonisant les choses d'une administration à l'autre. Il comportera deux étages. La partie «fonctions» (environ 60 % du total) sera liée au type d'emploi, à son niveau de responsabilité, à ses contraintes, à l'expérience requise - une cote fixée par chaque ministère, qui restera stable d'une année sur l'autre. La partie «résultats» (40 %), elle, sera purement individuelle, et véritablement variable à l'issue d'un entretien annuel d'évaluation. Les premiers à inaugurer la PFR seront les attachés et attachés principaux, autrement dit les 21 600 cadres (catégorie A, recrutés à bac + 3 minimum, et le plus souvent à bac + 5) de la filière administrative. Un projet d'arrêté, que Le Figaro s'est procuré, fixe leurs niveaux de primes. Dans l'administration centrale, la part «fonctions» pourra aller de 1 750 euros, pour un attaché en province, à 21 000 euros pour un agent détaché sur un poste à forte responsabilité à Paris . La part «résultats individuels» ira, elle, de zéro euro - ce cas restera exceptionnel - à 14 400 euros pour certains agents ayant atteint tous leurs objectifs. Ces barèmes ne concernent pas les Finances, la Défense et les ministères sociaux, où les sommes restent à fixer - souvent les primes actuelles y sont plus élevées…
Le décret précise que tous les attachés auront obligatoirement «basculé» le 1er janvier 2012 au plus tard. Affaires étrangères, Agriculture, Environnement, Éducation et Conseil d'État figurent parmi les premiers volontaires, et devraient se lancer dès 2009. D'autres gros ministères (Intérieur, Finances) traînent davantage les pieds et risquent d'attendre la date butoir. Il n'y a pas de délai précis pour le reste de la filière, mais les barèmes devraient être définis rapidement pour les 1 900 administrateurs civils (les «cadres sup») et pour les 49 600 secrétaires administratifs (catégorie B, intermédiaire) : le ministère de la Fonction publique espère donc enclencher le mouvement pour eux dès l'an prochain. En attendant les 125 200 adjoints administratifs (catégorie C)…
Les syndicats réticents
Les syndicats de fonctionnaires, à qui le dispositif a été présenté il y a une douzaine de jours, s'y opposent. «Comment sera jugé et rémunéré un policier qui n'aura pas rédigé assez de contraventions ? Une infirmière qui se sera attardée au chevet des malades», s'interroge Solidaires, anticipant un peu le mouvement puisque ces métiers ne sont pas concernés. «Il y a un risque d'arbitraire dans l'évaluation des agents par leurs supérieurs, redoute Mylène Jacquot (CFDT). Quels seront les critères ? Nous demandons en tout cas que les évaluateurs soient sérieusement formés.» Des craintes que partage Jérôme Darsy (Unsa), qui relève aussi que «laisser chaque ministère basculer à son rythme est contradictoire avec l'objectif de mobilité des agents et avec la fusion des administrations en préparation dans les départements». Les syndicats ont obtenu l'assurance que, la première année, aucun agent ne verrait sa rémunération totale baisser.
» L'emploi va baisser dans les structures parapubliques
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29 octobre 2008
7076 foyers aisés ont échappé à l'impôt sur le revenu
7076 foyers aisés ont échappé à l'impôt sur le revenu
Camille Peyrache
28/10/2008 | Mise à jour : 14:02 |
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En deux ans, deux fois plus de ménages gagnant plus de 100 000 euros n'ont pas payé d'impôt sur leurs revenus de 2007.
Les données de l'impôt sur le revenu publiées hier par le ministère de l'Economie pourraient donner du grain à moudre aux députés repartis à l'offensive contre les niches fiscales. En effet, 7076 contribuables disposant d'un revenu fiscal de référence de plus de 97 500 euros n'ont pas payé d'impôts sur le revenu en 2007, ce qui représente 1,4% des contribuables de cette tranche. Une tendance qui s'amplifie d'année en année. Ils n'étaient que 5100 en 2006 et 3500 en 2005. En prenant en compte une fourchette de revenus plus large, la hausse du nombre des foyers exonérés d'impôt est encore plus forte. Sur les ménages disposant d'un revenu supérieur à 39 000 euros, ils étaient 110 000 à ne pas avoir payé d'impôt sur le revenu en 2007, contre 35 000 en 2005.
1,3 million d'économie d'impôt
D'abord, la réforme du barème de l'impôt sur le revenu a diminué l'imposition des contribuables les plus fortunés. A cela s'ajoute l'effet de certaines niches fiscales, qui permettent d'effacer en partie ou en totalité l'impôt sur le revenu. C'est le cas notamment de l'investissement Girardin dans les Dom-Tom ou des FIP et FCPI. D'après le rapport de la commission des Finances de l'Assemblée nationale publié en juin dernier, ces niches bénéficient à un nombre très restreint de Français mais leur permettent de réaliser des économies d'impôts très importantes. Ainsi, pour les 100 contribuables défiscalisant le plus, l'économie d'impôt moyenne atteint 1,3 million d'euros. Pour les 1000 contribuables utilisant le plus les niches fiscales, le montant d'impôt non payé est de 295 800 euros. Les données du ministère de l'Economie relèvent également la forte concentration de l'impôt sur le revenu sur les hauts revenus. 1,5% des ménages disposant de plus de 97500 euros de revenus fiscal en 2007 ont versé plus de 41,5% des recettes totales de l'impôt.
16 000 euros pour les bénéficiaires du bouclier fiscal
Parallèlement, l'effet du bouclier fiscal permet à une minorité de contribuables de recevoir d'importants chèques du fisc. En 2007, le bouclier fiscal a bénéficié à 15 000 contribuables qui ont reçu un chèque de 16 000 euros en moyenne. Cela représente un coût pour le budget de l'Etat de 246 millions d'euros. Derrière ce chiffre se cachent des situations très différentes. Ainsi, 671 contribuables ayant un patrimoine de plus 15,5 millions d'euros se sont vus restituer 231 900 euros en moyenne. A eux seuls, ils ont capté 68% des sommes restituées par le fisc. Malgré cette restitution, ces 671 contribuables ont acquittés 240 000 euros d'impôt en moyenne.
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19 octobre 2008
Un site internet contre les PV automatiques
Un site internet
contre les PV automatiques
J. C.
17/10/2008 | Mise à jour : 17:02 |
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Me
Yannick Rio, qui fait trembler tant de tribunaux en France, a décidé de
mettre la contestation des PV à la portée de tous, grâce au site
Internet Direct-Avocat, qu'il a créé.
Face au système de répression automatisé, qui sera bientôt élargi à tous les PV, la défense de l'usager s'organise : un site Internet permet de présenter ses arguments au juge concerné. Avec, à la clé, un abandon garanti des poursuites.
Aujourd'hui ou demain, dans quelques jours ou quelques semaines, vous pianoterez fatalement sur votre ordinateur www.direct-avocat.com. Parce que, même si vous vous conduisez en bon père de famille, vous n'êtes plus désormais à l'abri d'une répression routière qui n'a que faire des circonstances et a évacué l'indulgence bonhomme de l'agent verbalisateur.
Distraction dans un couloir de bus, téléphone portable en main ou feu orange un peu négligé et voilà le Big Brother des caméras de surveillance qui s'abat sur vous. Car il faut faire vite, sanctionner sans relâche et gonfler les recettes des amendes dont le recouvrement est pourtant très médiocre. Pour y parvenir, l'État s'est doté d'une machine infernale afin d'automatiser le plus largement possible les poursuites à l'encontre du contrevenant. Avec un seul problème, celui-ci n'a plus, pour présenter sa défense, qu'à s'armer de courage, de patience et de détermination pour comparaître devant un juge.
Le principe retenu par les pouvoirs publics est finalement assez simple, il s'agit de désengorger les tribunaux des affaires routières qui les encombrent. De la constatation d'une éventuelle infraction jusqu'à la condamnation, il n'y a plus ainsi qu'un pas informatique, aussitôt et imprudemment franchi par l'usager qui a le tort de signer un PV ou de payer l'amende sous le prétexte qu'une réduction est accordée dans les quinze premiers jours. Signature ou début de paiement, le doigt a été mis dans l'engrenage. La défense devient très difficile à présenter devant un juge, car la machine judiciaire s'emploie à décourager les voies de recours.
Quel est le tribunal compétent en fonction du lieu de l'infraction ? Comment rédiger une requête pour exposer sa défense ? Sans l'aide d'un avocat spécialisé, point de salut. Hélas, leur intervention coûte cher (au minimum 1 500 €) mais le résultat est en général assuré. Un seul garantit la relaxe et c'est le plus célèbre d'entre eux, celui qui a, en grande partie, suscité la jurisprudence moderne dans le domaine du droit de la route. De quelques privilégiés, Me Yannick Rio a décidé de mettre la contestation à la portée de tous.
Une énorme expérience
«La France est le pays d'Europe qui perçoit le plus d'amendes , dit-il. Mais l'État s'emploie aussi à dissuader les usagers de présenter leur défense avec un système de recouvrement automatique. Or, un PV acquitté entraîne ensuite un retrait de points et fragilise très vite un permis de conduire qui est, pour beaucoup, un permis de travailler. Pour un prix très modique - de 4 € pour une amende à 8 €, pour un retrait de points -, j'ouvre à tous le droit à la contestation. Il est automatique mais personnalisé selon chaque cas - il y en a des centaines de différents - et extrêmement simple d'accès. Nous avons en quelque sorte mis sur la Toile une consultation personnalisée d'avocat et nous sommes capables d'obtenir la relaxe de tous les PV hors délit, c'est-à-dire depuis l'amende de stationnement jusqu'à l'excès de vitesse de 49 km/h (au-delà de la vitesse autorisée) .»
Le site, qui ouvre au public ce matin, a conjugué l'énorme expérience de Yannick Rio, qui fait trembler tant de tribunaux en France, avec celle d'un organisme américain réputé de défense du consommateur.
Après plus d'un an d'efforts, Direct-Avocat est au point et prend par la main de façon très didactique l'internaute. Il suffit pour cela de s'inscrire et de déposer une signature, ce qui va servir à éditer par la suite les documents personnalisés. Cela fait, on se laisse guider pas à pas par le moteur, d'une exceptionnelle clarté. Les questions sont formulées de telle sorte qu'une réponse par oui ou par non est seule possible.
Une redoutable machine de contestation
L'avancement de la procédure est estimé au travers du dernier courrier reçu de l'administration et les renseignements qui s'y trouvent, nécessaires à la défense, sont précisément identifiés sur les aides disponibles à tout moment. Cliquer dessus fait apparaître le document pour repérer l'indication nécessaire cerclée en rouge. Aucune confusion possible.
Comme pour une arborescence, Direct-Avocat poursuit ensuite son investigation jusqu'à aboutir à des conclusions et éditer automatiquement le courrier à envoyer au tribunal.
«Puisque vous êtes inscrit, dit Yannick Rio, le document est généré avec vos noms et adresse, votre signature (scannée ou créée par Paint de Windows) au bas et le tribunal compétent destinataire, identifié en fonction du lieu de l'infraction (France et DOM-COM). Il y a 36 000 communes, 485 tribunaux et notre moteur repère celui, seul compétent, vers qui introduire un recours. Mieux encore, une passerelle avec La Poste vous permet d'expédier en recommandé, d'où que vous soyez dans le monde pourvu que vous ayez un accès Internet, ce courrier qui ne peut attendre.»
Redoutable machine de contestation à la mesure de la mécanique de répression qui va se mettre en place, Direct-Avocat ne cache pas que c'est le nombre des recours qui fera le succès de l'opération. Et ce ne sont pas seulement les affaires récentes qui sont concernées puisque, plusieurs années après les faits, vous pouvez encore contester un retrait de points (document 48) si l'administration ne vous a pas signifié l'annulation du permis (document 48 S). Les notifications doivent être signalées par pli recommandé et l'État ne le fait jamais.
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30 septembre 2008
40% des Français se soignent mal, faute d'argent
40% des Français se soignent mal, faute d'argent
lefigaro.fr avec AFP et AP
25/09/2008 | Mise à jour : 07:58 |
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Crédits photo : AFP
Les dépenses de santé sont les premières à passer à la trappe pour les plus pauvres.
Selon un sondage* Ipsos pour le Secours populaire français, près de quatre Français sur dix (39%) «ont déjà retardé ou renoncé à au moins un soin en raison de son coût».
Premiers soins médicaux les plus touchés : l'achat de prothèses dentaires sacrifié ou retardé par 31% des personnes interrogées, suivi de l'achat de lunettes ou de lentilles de contact (29%), une consultation chez un spécialiste (24%), un dentiste (23%), un ophtalmologiste (19%), l'achat de médicaments (18%), des radios ou analyses en laboratoire (16%), une consultation chez un généraliste (14%), chez un psychiatre ou psychologue (11%).
Du fait de l'éloignement géographique, 9% des sondés ont déjà renoncé à une visite chez un généraliste (contre 88% qui n'y ont jamais renoncé) et 13% chez un spécialiste (contre 85%). Et 30% ont le sentiment de ne pas «avoir les moyens financiers pour disposer d'une alimentation saine et équilibrée» contre 70% qui estiment en disposer.
Pauvre à partir de 1.000 euros par mois
Autre conclusion du sondage : 85% des personnes interrogées jugent le risque que leurs enfants «connaissent un jour une situation de pauvreté» sont plus élevés que pour leur génération (55% «beaucoup plus» et 30% «plutôt plus»). Ils sont seulement 11% à avoir un avis contraire (7% «un peu moins élevés» et 4% «beaucoup moins élevés») et 2% à estimer ce risque stable.
Le seuil de revenu net mensuel en-dessous duquel une personne seule peut être «considérée comme pauvre dans un pays comme la France» est estimé en moyenne à 1.006 euros par les personnes interrogées. Dans le détail, 30% des personnes interrogées estiment que quelqu'un peut être considéré comme pauvre avec un revenu net mensuel de 1.000 euros, 20% avec un revenu inférieur à 800 euros, et 17% avec un revenu compris dans un fourchette de 800 à 999 euros.
*Sondage réalisé par téléphone les 22 et 23 août auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population âgée de 15 ans et plus, sélectionné selon la méthode des quotas.
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Vers de nouvelles dispositions pour le secteur bancaire
Vers de nouvelles dispositions pour le secteur bancaire
lefigaro.fr avec AFP
30/09/2008 | Mise à jour : 13:30 |
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De
gauche à droite, Frédéric Oudéa, Philippe Dupont et Baudouin Prot,
respectivement patrons de la Société générale, du groupe Banque
Populaire et de BNP Paribas. (photo AFP)
Au terme d'une réunion avec les grandes banques, l'Elysée a annoncé que de nouvelles mesures allaient être prises prochainement sur le financement de l'économie par le système bancaire.
De nouvelles dispositions vont être prises «d'ici la fin de la semaine» en ce qui concerne le financement de l'économie par le système bancaire. C'est ce qui est ressorti pour l'heure de la réunion entre le président de la République Nicolas Sarkozy et les principaux dirigeants des groupes bancaires et d'assurances français. Le Premier ministre François Fillon, la ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde, le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer et le directeur du Trésor Xavier Musca étaient également présents à cette réunion. L'ordre du jour de celle-ci était de passer en revue «la situation des institutions financières ainsi que la distribution des crédits aux ménages et aux entreprises».
«D'ici la fin de la semaine le gouvernement annoncera à cet égard de nouvelles dispositions» a indiqué l'Elysée dans un communiqué. Pour la présidence, «cette réunion (...) a également permis au président de rappeler aux établissements bancaires leur mission prioritaire de financement de l'économie».
Les grands patrons de banque présents
Les directeurs généraux du Crédit Agricole Georges Pauget, de la Société générale Frédéric Oudea, de la BNP Benoît Prot, de la Banque populaire Philippe Dupont, du Crédit mutuel Michel Lucas étaient présents, tout comme le PDG de la Caisse d'épargne Charles Milhaud.
Le président du directoire de la Banque postale Patrick Werner, le président d'Axa Henri de Castries, le directeur financier de Groupama Helman Le Pas de Secheval et le président de l'Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles Philippe Jurgensen étaient également convoqués.
Georges Pauget a pour sa part indiqué que l'ensemble du dispositif français était «solide, diversifié» et bénéficiant «du soutien des autorités publiques».
Pour sa part, Henri de Castries, le président d'Axa, a estimé que le système financier français était un système financier stable, «qui a une solvabilité très confortable».
«Dans des moments tendus comme ceux-ci, il ne faut pas paniquer, il y a un pilote, il y a des pilotes dans l'avion», a-t-il commenté. «Des mesures appropriées ont été prises, ce qui vient de se passer sur Dexia le montre de façon très claire» a-t-il ajouté.
La crise bancaire née aux Etats-Unis touche depuis peu l'Europe. 49% du capital de Fortis appartient depuis ce week-end aux Etats du Benelux. L'annonce de cette prise de participation des Etats pour soutenir le bancassureur avait provoqué lundi des ventes massives sur Dexia, qui a perdu près de 30% en bourse sur la journée. La principale crainte de l'Elysée est désormais que, du fait de la crise bancaire, la machine du crédit ne se grippe, et que le financement des projets des entreprises et des particuliers ne soit entravé par des conditions de crédit plus dures.
Nicolas Sarkozy, dans son discours de Toulon jeudi sur la situation économique, avait pris «l'engagement solennel» que l'Etat garantirait «la sécurité et la continuité du système bancaire et financier français» en cas de problème. L'Etat est d'ailleurs intervenu pas plus tard que ce matin pour soutenir Dexia, aux cotés des Etats belges et luxembourgeois.
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05 septembre 2008
Grand Orient : Lambicchi Grand maître
Source : AFP
05/09/2008 | Mise à jour : 07:42 |
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Pierre
Lambicchi, 59 ans, a été élu hier soir nouveau Grand Maître du Grand
Orient de France lors de son convent annuel (assemblée générale), qui
se tient à Lyon du 4 au 7 septembre, a-t-on appris auprès de
l'obédience. Cardiologue à Marseille et père de deux enfants, Lambicchi
succède à Jean-Michel Quillardet, qui n'avait pu se représenter après
trois ans à la tête de l'obédience, avec 32 voix sur 35 à l'issue du
vote des membres du conseil de l'Ordre de l'ensemble des 17 régions
maçonniques.
Il était initialement opposé à l'avocat toulousain, Jean-Paul Bouch,
qui a indiqué lors d'une réunion préalable au vote préférer laisser sa
place à Lambicchi, selon un responsable de l'obédience. Lambicchi,
également président du conseil de l'Ordre du Grand Orient de France, la
plus importante obédience maçonnique française, prendra ses fonctions
vendredi matin, selon la même source. Jusqu'alors grand secrétaire aux
Affaires Intérieures adjoint et délégué de la Région
Provence-Alpes-Corse-Sardaigne, Lambicchi est devenu Frère en 1976.
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01 août 2008
De vraies cartes de paiement pour les enfants dès 12 ans
De vraies cartes de paiement pour les enfants dès 12 ans
A. B.
23/06/2008 | Mise à jour : 08:33 |
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Le groupe Banque populaire et BNP Paribas lancent de nouvelles offres pour répondre au désir d'autonomie des jeunes.
Régler chez les commerçants comme un grand, avec une vraie carte de paiement ? C'est un désir que les enfants caressent de plus en plus jeunes. Jusqu'à présent, ils devaient en général patienter jusqu'à 16 ans pour pouvoir ouvrir un vrai compte-courant et avoir droit à cette fameuse carte de paiement. Entre 12 et 16 ans, les banques leur proposaient plutôt un Livret jeune, bien rémunéré, mais assorti d'une simple carte de retrait. Celle-ci permettait seulement de retirer des espèces aux distributeurs.
Certains établissements imaginent aujourd'hui des solutions mieux adaptées aux nouvelles attentes de ces jeunes clients. Le groupe Banque populaire a par exemple annoncé cette semaine le lancement progressif dans les régions de la carte «budJ ». Le concept est inédit. Dès 12 ans, l'enfant se voit proposer un compte-courant (sans chéquier), sur lequel ses parents versent l'argent de poche. Il dispose en même temps d'une carte de paiement, à autorisation systématique (avec elle, il ne peut pas dépenser plus que le solde disponible sur son compte). À la fin du mois, s'il reste de l'argent sur le compte, il est automatiquement viré sur le Livret jeune. Le tout accompagné d'un programme pédagogique concocté par la banque pour initier l'enfant à la gestion de son compte et de l'épargne. La carte «budJ» peut accompagner l'adolescent jusqu'à ses 18 ans.
Coût de 16 à 24 euros par an
BNP Paribas, elle, a choisi une autre approche : offrir aux 12-17 ans une vraie carte de paiement, mais prépayée : la carte «Jump». Inutile, dans ce cas, d'ouvrir un compte bancaire. Les parents créditent simplement le «compte carte» du montant de leur choix (via Internet ou par prélèvement automatique par exemple), chaque fois qu'ils le souhaitent. L'enfant ne peut retirer des espèces ou payer avec la carte que si la somme créditée sur ce compte est suffisante. Pas de risque, là non plus, de dérapage budgétaire. En prime, cette carte, «cobrandée» avec Orange, donne droit chez cet opérateur à des avantages particuliers.
Conçues pour séduire les enfants et rassurer les parents, ces nouvelles cartes ont quand même un inconvénient : elles sont payantes (16 euros par an pour la carte «Jump», 24 euros environ pour la carte «budJ»). Alors que pour un Livret jeune et une carte de retrait, il n'y a dans la plupart des banques, rien à débourser.
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03 mars 2008
Bockel s'ouvre à l'UMP et affronte le PS
Bockel s'ouvre à l'UMP
et affronte le PS
De notre correspondante à Strasbourg Yolande Baldeweck
29/02/2008 | Mise à jour : 20:44 |
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Crédits photo : Le Figaro
Maire de Mulhouse depuis 1989, le secrétaire d'État à la Coopération est opposé à Pierre Freyburger, son ancien adjoint.
Colo nel de réserve, Jean-Marie Bockel, 57 ans, n'est pas homme à se mettre aux abris. Le secrétaire d'État à la Coopération, ministre d'ouverture de Nicolas Sarkozy, a sillonné la France pour soutenir ses amis de Gauche moderne et défendre l'action du président. Il était à ses côtés hier au Cap. Le reste du temps, il fait campagne à Mulhouse où vivent sa femme et les plus jeunes de ses cinq enfants. La métropole du sud de l'Alsace, conquise en 1989 face à l'UDF, l'a régulièrement réélu comme maire, quitte à lui préférer, en cas de vague bleue, un député de droite. Ainsi d'Arlette Grosskost (UMP) : élue contre Bockel en 2002, et réélue en 2007. Le député au verbe haut, qui visait la mairie, n'a toujours pas accepté l'entrée au gouvernement de son adversaire. Elle votera blanc car, depuis l'été, la messe est dite.
D'abord associée aux négociations nationales entre l'UMP et Jean-Marie Bockel, Grosskost en a été écartée en novembre au profit de son suppléant, Jean Rottner, un médecin urgentiste de 40 ans. «Nous sommes dans une démarche dynamique, pas dans la destruction ni dans le dogme», explique celui qui devrait être premier adjoint. L'UMP aura une vingtaine de places, autant que Gauche moderne. Au fil des négociations, Rottner a pris la mesure de l'enjeu, jusqu'à se réconcilier tambour battant avec Philippe Trimaille, ancien chef de file de l'opposition, en délicatesse avec l'UMP locale, mais qui sera sur la liste. En échange d'un poste d'adjoint ? Bockel ne veut pas que ses alliés perdent la face. Il aurait pu réduire Bernard Stoessel et ses amis du MoDem à la portion congrue. Ils seront six sur la liste, plus un septième repêché au titre des «sociopro», sans oublier deux représentants du Nouveau Centre. «C'est une liste d'entente municipale», explique Stoessel qui s'est passé de la bénédiction de Bayrou. Ce dernier, qui en veut à Bockel de soutenir son adversaire à Pau, n'avait pas les moyens de susciter une liste autonome.
«Dans le juste par rapport à mes valeurs»
«Pour les précédentes municipales, c'était plus simple ; là, les travaux préliminaires ont été plus longs», reconnaît le maire de Mulhouse. «Il fallait marier des cultures politiques différentes. Mais les gens se sont vite intégrés», se félicite-t-il. «Lors de la première réunion de liste, on s'est regardé en chiens de faïence. Comme on est beaucoup de jeunes, on est allé boire un pot», raconte Michèle Striffler, ex-première secrétaire de la section PS de Mulhouse, responsable aujourd'hui de Gauche moderne. Et l'envie de gagner a pris le dessus, même si nul n'ose plus tabler, avec sept listes en présence, sur une élection au premier tour, envisagée l'automne dernier par les sondages.
En revanche, avec les socialistes et avec Pierre Freyburger, qui a démissionné de ses fonctions d'adjoint début juillet, les relations sont glaciales. «Sur les blogs de mes anciens camarades, Bockel égale Sarkozy», constate le secrétaire d'État, excédé par l'accusation de «traîtrise». «Je suis dans le juste par rapport à mes valeurs et la nécessaire politique de réformes dont je suis solidaire», riposte-t-il, rasséréné de «ne pas retrouver ces attaques très virulentes lors de ses contacts avec les Mulhousiens». On lui parle peu de politique nationale. L'autre soir, avec des jeunes au local de campagne, les questions portaient sur les transports et sur la vie étudiante mulhousienne.
Freyburger, tête de la liste soutenue par le PS et le PC mais ni par les Verts ni par l'extrême gauche, qui font cavalier seul rappelle qu'il a «milité depuis sa première campagne en 1981 au côté de Jean-Marie Bockel». «Nous étions au Cérès. Alors que j'ai toujours cherché un ancrage à la gauche du PS, Jean-Marie a glissé à l'aile droite», déplore l'adjoint qui se sentait «de moins en moins à l'aise» dans l'équipe municipale. Il y a quelques mois, ce professeur d'éducation physique de 55 ans pensait ne pas se représenter. «Puis Jean-Marie a déserté», et Freyburger a «décidé de rester sur le pont», entraînant trois autres sortants avec lui. D'évidence, il ne rencontre pas les mêmes Mulhousiens que le maire. «L'aspect “traître” est très mal vécu, y compris par les personnes âgées», soutient-il. Mais le clivage sur le fond est plus profond. Quand Freyburger a annoncé la venue de Marylise Lebranchu, Bockel a déboncé «des propositions en terme de sécurité en inadéquation avec la réalité, et sur la prévention, assez filandreuses». «C'est cette ligne que j'ai combattue au PS durant quinze ans», lâche-t-il.
Ancien candidat du Front national, Gérard Freulet, toujours présent au second tour depuis 1989, arrivant même deuxième en 1995, est en embuscade. Aujourd'hui militant du MPF de Philippe de Villiers, il continue de cultiver les thèmes identitaires. «On m'a fustigé quand je disais que Mulhouse était tiermondisé, aujourd'hui les gens me disent : “Vous aviez raison !”», lance-t-il. Ironisant à propos de «l'inconsistance du projet et de la liste FN» conduite par les époux Patrick et Martine Binder, il pronostique, une nouvelle fois, «une triangulaire au second tour».
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