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30 septembre 2008

40% des Français se soignent mal, faute d'argent

40% des Français se soignent mal, faute d'argent

lefigaro.fr avec AFP et AP
25/09/2008 | Mise à jour : 07:58 |
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Crédits photo : AFP

Les dépenses de santé sont les premières à passer à la trappe pour les plus pauvres.

Selon un sondage* Ipsos pour le Secours populaire français, près de quatre Français sur dix (39%) «ont déjà retardé ou renoncé à au moins un soin en raison de son coût».

Premiers soins médicaux les plus touchés : l'achat de prothèses dentaires sacrifié ou retardé par 31% des personnes interrogées, suivi de l'achat de lunettes ou de lentilles de contact (29%), une consultation chez un spécialiste (24%), un dentiste (23%), un ophtalmologiste (19%), l'achat de médicaments (18%), des radios ou analyses en laboratoire (16%), une consultation chez un généraliste (14%), chez un psychiatre ou psychologue (11%).

Du fait de l'éloignement géographique, 9% des sondés ont déjà renoncé à une visite chez un généraliste (contre 88% qui n'y ont jamais renoncé) et 13% chez un spécialiste (contre 85%). Et 30% ont le sentiment de ne pas «avoir les moyens financiers pour disposer d'une alimentation saine et équilibrée» contre 70% qui estiment en disposer.

 

Pauvre à partir de 1.000 euros par mois

 

Autre conclusion du sondage : 85% des personnes interrogées jugent le risque que leurs enfants «connaissent un jour une situation de pauvreté» sont plus élevés que pour leur génération (55% «beaucoup plus» et 30% «plutôt plus»). Ils sont seulement 11% à avoir un avis contraire (7% «un peu moins élevés» et 4% «beaucoup moins élevés») et 2% à estimer ce risque stable.

Le seuil de revenu net mensuel en-dessous duquel une personne seule peut être «considérée comme pauvre dans un pays comme la France» est estimé en moyenne à 1.006 euros par les personnes interrogées. Dans le détail, 30% des personnes interrogées estiment que quelqu'un peut être considéré comme pauvre avec un revenu net mensuel de 1.000 euros, 20% avec un revenu inférieur à 800 euros, et 17% avec un revenu compris dans un fourchette de 800 à 999 euros.

*Sondage réalisé par téléphone les 22 et 23 août auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population âgée de 15 ans et plus, sélectionné selon la méthode des quotas.

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Vers de nouvelles dispositions pour le secteur bancaire

Vers de nouvelles dispositions pour le secteur bancaire

lefigaro.fr avec AFP
30/09/2008 | Mise à jour : 13:30 |

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De gauche à droite, Frédéric Oudéa, Philippe Dupont et Baudouin Prot, respectivement patrons de la Société générale, du groupe Banque Populaire et de BNP Paribas. (photo AFP)
De gauche à droite, Frédéric Oudéa, Philippe Dupont et Baudouin Prot, respectivement patrons de la Société générale, du groupe Banque Populaire et de BNP Paribas. (photo AFP)

Au terme d'une réunion avec les grandes banques, l'Elysée a annoncé que de nouvelles mesures allaient être prises prochainement sur le financement de l'économie par le système bancaire.

De nouvelles dispositions vont être prises «d'ici la fin de la semaine» en ce qui concerne le financement de l'économie par le système bancaire. C'est ce qui est ressorti pour l'heure de la réunion entre le président de la République Nicolas Sarkozy et les principaux dirigeants des groupes bancaires et d'assurances français. Le Premier ministre François Fillon, la ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde, le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer et le directeur du Trésor Xavier Musca étaient également présents à cette réunion. L'ordre du jour de celle-ci était de passer en revue «la situation des institutions financières ainsi que la distribution des crédits aux ménages et aux entreprises».

«D'ici la fin de la semaine le gouvernement annoncera à cet égard de nouvelles dispositions» a indiqué l'Elysée dans un communiqué. Pour la présidence, «cette réunion (...) a également permis au président de rappeler aux établissements bancaires leur mission prioritaire de financement de l'économie».

 

Les grands patrons de banque présents

 

Les directeurs généraux du Crédit Agricole Georges Pauget, de la Société générale Frédéric Oudea, de la BNP Benoît Prot, de la Banque populaire Philippe Dupont, du Crédit mutuel Michel Lucas étaient présents, tout comme le PDG de la Caisse d'épargne Charles Milhaud.

Le président du directoire de la Banque postale Patrick Werner, le président d'Axa Henri de Castries, le directeur financier de Groupama Helman Le Pas de Secheval et le président de l'Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles Philippe Jurgensen étaient également convoqués.

Georges Pauget a pour sa part indiqué que l'ensemble du dispositif français était «solide, diversifié» et bénéficiant «du soutien des autorités publiques».

Pour sa part, Henri de Castries, le président d'Axa, a estimé que le système financier français était un système financier stable, «qui a une solvabilité très confortable».

«Dans des moments tendus comme ceux-ci, il ne faut pas paniquer, il y a un pilote, il y a des pilotes dans l'avion», a-t-il commenté. «Des mesures appropriées ont été prises, ce qui vient de se passer sur Dexia le montre de façon très claire» a-t-il ajouté.

La crise bancaire née aux Etats-Unis touche depuis peu l'Europe. 49% du capital de Fortis appartient depuis ce week-end aux Etats du Benelux. L'annonce de cette prise de participation des Etats pour soutenir le bancassureur avait provoqué lundi des ventes massives sur Dexia, qui a perdu près de 30% en bourse sur la journée. La principale crainte de l'Elysée est désormais que, du fait de la crise bancaire, la machine du crédit ne se grippe, et que le financement des projets des entreprises et des particuliers ne soit entravé par des conditions de crédit plus dures.

Nicolas Sarkozy, dans son discours de Toulon jeudi sur la situation économique, avait pris «l'engagement solennel» que l'Etat garantirait «la sécurité et la continuité du système bancaire et financier français» en cas de problème. L'Etat est d'ailleurs intervenu pas plus tard que ce matin pour soutenir Dexia, aux cotés des Etats belges et luxembourgeois.

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05 septembre 2008

Grand Orient : Lambicchi Grand maître

Source : AFP
                        05/09/2008 | Mise à jour : 07:42 |                
               

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Pierre Lambicchi, 59 ans, a été élu hier soir nouveau Grand Maître du Grand Orient de France lors de son convent annuel (assemblée générale), qui se tient à Lyon du 4 au 7 septembre, a-t-on appris auprès de l'obédience. Cardiologue à Marseille et père de deux enfants, Lambicchi succède à Jean-Michel Quillardet, qui n'avait pu se représenter après trois ans à la tête de l'obédience, avec 32 voix sur 35 à l'issue du vote des membres du conseil de l'Ordre de l'ensemble des 17 régions maçonniques.
Il était initialement opposé à l'avocat toulousain, Jean-Paul Bouch, qui a indiqué lors d'une réunion préalable au vote préférer laisser sa place à Lambicchi, selon un responsable de l'obédience. Lambicchi, également président du conseil de l'Ordre du Grand Orient de France, la plus importante obédience maçonnique française, prendra ses fonctions vendredi matin, selon la même source. Jusqu'alors grand secrétaire aux Affaires Intérieures adjoint et délégué de la Région Provence-Alpes-Corse-Sardaigne, Lambicchi est devenu Frère en 1976.


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01 août 2008

De vraies cartes de paiement pour les enfants dès 12 ans

De vraies cartes de paiement pour les enfants dès 12 ans 

A. B.
23/06/2008 | Mise à jour : 08:33 |
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Le groupe Banque populaire et BNP Paribas lancent de nouvelles offres pour répondre au désir d'autonomie des jeunes.

Régler chez les commerçants comme un grand, avec une vraie carte de paiement ? C'est un désir que les enfants caressent de plus en plus jeunes. Jusqu'à présent, ils devaient en général patienter jusqu'à 16 ans pour pouvoir ouvrir un vrai compte-courant et avoir droit à cette fameuse carte de paiement. Entre 12 et 16 ans, les banques leur proposaient plutôt un Livret jeune, bien rémunéré, mais assorti d'une simple carte de retrait. Celle-ci permettait seulement de retirer des espèces aux distributeurs.

Certains établissements imaginent aujourd'hui des solutions mieux adaptées aux nouvelles attentes de ces jeunes clients. Le groupe Banque populaire a par exemple annoncé cette semaine le lancement progressif dans les régions de la carte «budJ ». Le concept est inédit. Dès 12 ans, l'enfant se voit proposer un compte-courant (sans chéquier), sur lequel ses parents versent l'argent de poche. Il dispose en même temps d'une carte de paiement, à autorisation systématique (avec elle, il ne peut pas dépenser plus que le solde disponible sur son compte). À la fin du mois, s'il reste de l'argent sur le compte, il est automatiquement viré sur le Livret jeune. Le tout accompagné d'un programme pédagogique concocté par la banque pour initier l'enfant à la gestion de son compte et de l'épargne. La carte «budJ» peut accompagner l'adolescent jusqu'à ses 18 ans.

Coût de 16 à 24 euros par an

BNP Paribas, elle, a choisi une autre approche : offrir aux 12-17 ans une vraie carte de paiement, mais prépayée : la carte «Jump». Inutile, dans ce cas, d'ouvrir un compte bancaire. Les parents créditent simplement le «compte carte» du montant de leur choix (via Internet ou par prélèvement automatique par exemple), chaque fois qu'ils le souhaitent. L'enfant ne peut retirer des espèces ou payer avec la carte que si la somme créditée sur ce compte est suffisante. Pas de risque, là non plus, de dérapage budgétaire. En prime, cette carte, «cobrandée» avec Orange, donne droit chez cet opérateur à des avantages particuliers.

 

Conçues pour séduire les enfants et rassurer les parents, ces nouvelles cartes ont quand même un inconvénient : elles sont payantes (16 euros par an pour la carte «Jump», 24 euros environ pour la carte «budJ»). Alors que pour un Livret jeune et une carte de retrait, il n'y a dans la plupart des banques, rien à débourser.

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» DOSSIER SPECIAL - La carte bancaire fait peau neuve

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03 mars 2008

Bockel s'ouvre à l'UMP et affronte le PS

Bockel s'ouvre à l'UMP
et affronte le PS

De notre correspondante à Strasbourg Yolande Baldeweck
29/02/2008 | Mise à jour : 20:44 |
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Crédits photo : Le Figaro

Maire de Mulhouse depuis 1989, le secrétaire d'État à la Coopération est opposé à Pierre Freyburger, son ancien adjoint.

Colo nel de réserve, Jean-Marie Bockel, 57 ans, n'est pas homme à se mettre aux abris. Le secrétaire d'État à la Coopération, ministre d'ouverture de Nicolas Sarkozy, a sillonné la France pour soutenir ses amis de Gauche moderne et défendre l'action du président. Il était à ses côtés hier au Cap. Le reste du temps, il fait campagne à Mulhouse où vivent sa femme et les plus jeunes de ses cinq enfants. La métropole du sud de l'Alsace, conquise en 1989 face à l'UDF, l'a régulièrement réélu comme maire, quitte à lui préférer, en cas de vague bleue, un député de droite. Ainsi d'Arlette Grosskost (UMP) : élue contre Bockel en 2002, et réélue en 2007. Le député au verbe haut, qui visait la mairie, n'a toujours pas accepté l'entrée au gouvernement de son adversaire. Elle votera blanc car, depuis l'été, la messe est dite.

D'abord associée aux négociations nationales entre l'UMP et Jean-Marie Bockel, Grosskost en a été écartée en novembre au profit de son suppléant, Jean Rottner, un médecin urgentiste de 40 ans. «Nous sommes dans une démarche dynamique, pas dans la destruction ni dans le dogme», explique celui qui devrait être premier adjoint. L'UMP aura une vingtaine de places, autant que Gauche moderne. Au fil des négociations, Rottner a pris la mesure de l'enjeu, jusqu'à se réconcilier tambour battant avec Philippe Trimaille, ancien chef de file de l'opposition, en délicatesse avec l'UMP locale, mais qui sera sur la liste. En échange d'un poste d'adjoint ? Bockel ne veut pas que ses alliés perdent la face. Il aurait pu réduire Bernard Stoessel et ses amis du MoDem à la portion congrue. Ils seront six sur la liste, plus un septième repêché au titre des «sociopro», sans oublier deux représentants du Nouveau Centre. «C'est une liste d'entente municipale», explique Stoessel qui s'est passé de la bénédiction de Bayrou. Ce dernier, qui en veut à Bockel de soutenir son adversaire à Pau, n'avait pas les moyens de susciter une liste autonome.

 

«Dans le juste par rapport à mes valeurs»

 

«Pour les précédentes municipales, c'était plus simple ; là, les travaux préliminaires ont été plus longs», reconnaît le maire de Mulhouse. «Il fallait marier des cultures politiques différentes. Mais les gens se sont vite intégrés», se félicite-t-il. «Lors de la première réunion de liste, on s'est regardé en chiens de faïence. Comme on est beaucoup de jeunes, on est allé boire un pot», raconte Michèle Striffler, ex-première secrétaire de la section PS de Mulhouse, responsable aujourd'hui de Gauche moderne. Et l'envie de gagner a pris le dessus, même si nul n'ose plus tabler, avec sept listes en présence, sur une élection au premier tour, envisagée l'automne dernier par les sondages.

En revanche, avec les socialistes et avec Pierre Freyburger, qui a démissionné de ses fonctions d'adjoint début juillet, les relations sont glaciales. «Sur les blogs de mes anciens camarades, Bockel égale Sarkozy», constate le secrétaire d'État, excédé par l'accusation de «traîtrise». «Je suis dans le juste par rapport à mes valeurs et la nécessaire politique de réformes dont je suis solidaire», riposte-t-il, rasséréné de «ne pas retrouver ces attaques très virulentes lors de ses contacts avec les Mulhousiens». On lui parle peu de politique nationale. L'autre soir, avec des jeunes au local de campagne, les questions portaient sur les transports et sur la vie étudiante mulhousienne.

Freyburger, tête de la liste soutenue par le PS et le PC  mais ni par les Verts ni par l'extrême gauche, qui font cavalier seul  rappelle qu'il a «milité depuis sa première campagne en 1981 au côté de Jean-Marie Bockel». «Nous étions au Cérès. Alors que j'ai toujours cherché un ancrage à la gauche du PS, Jean-Marie a glissé à l'aile droite», déplore l'adjoint qui se sentait «de moins en moins à l'aise» dans l'équipe municipale. Il y a quelques mois, ce professeur d'éducation physique de 55 ans pensait ne pas se représenter. «Puis Jean-Marie a déserté», et Freyburger a «décidé de rester sur le pont», entraînant trois autres sortants avec lui. D'évidence, il ne rencontre pas les mêmes Mulhousiens que le maire. «L'aspect “traître” est très mal vécu, y compris par les personnes âgées», soutient-il. Mais le clivage sur le fond est plus profond. Quand Freyburger a annoncé la venue de Marylise Lebranchu, Bockel a déboncé «des propositions en terme de sécurité en inadéquation avec la réalité, et sur la prévention, assez filandreuses». «C'est cette ligne que j'ai combattue au PS durant quinze ans», lâche-t-il.

Ancien candidat du Front national, Gérard Freulet, toujours présent au second tour depuis 1989, arrivant même deuxième en 1995, est en embuscade. Aujourd'hui militant du MPF de Philippe de Villiers, il continue de cultiver les thèmes identitaires. «On m'a fustigé quand je disais que Mulhouse était tiermondisé, aujourd'hui les gens me disent : “Vous aviez raison !”», lance-t-il. Ironisant à propos de «l'inconsistance du projet et de la liste FN» conduite par les époux Patrick et Martine Binder, il pronostique, une nouvelle fois, «une triangulaire au second tour».



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