06 octobre 2008
Luc Montagnier prix Nobel 2008: "Mieux vaut tard que jamais"
Luc Montagnier prix Nobel 2008: "Mieux vaut tard que jamais"
Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 06/10/2008 19:15:06 - publié le 06/10/2008 16:44

ISSOUF SANOGO/AFP
Luc Montagnier, le 6 octobre, à Abidjan, où il vient d'apprendre qu'il a obtenu le prix Nobel de médecine 2008, qu'il partage avec Françoise Barré-Sinoussi et Harald zur Hausen.
En supplément
- Article - Luc Montagnier prix Nobel 2008: "Mieux vaut tard que jamais"
- Article - Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi prix Nobel de médecine
- Article - Cent ans de Nobel scientifiques
- Article - Albert Fert, prix Nobel 2007: ''J'ai honte de la misère des universités''
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Récompensé par le prix Nobel de médecine 2008 pour ses recherches sur le rétrovirus VIH dans les années 80, le chercheur a dédié sa récompense "à tous les malades du sida".
Luc Montagnier, qui a obtenu aujourd'hui le prix Nobel de médecine pour la découverte du rétrovirus du sida, a expliqué à l'AFP que sa "première réaction", a été "de penser à tous les malades du sida et tous ceux qui sont toujours en vie et qui se battent contre la maladie". En marge d'une conférence internationale à Abidjan, il a tenu à rappeler sa solidarité avec les patients. "Je suis toujours à leur côté, les chercheurs doivent continuer à travailler parce que le sida n'est pas guéri. On le voit ici en Afrique, le sida est toujours là et donc le combat continue".
25 années se sont écoulées entre la découverte du virus et l'attribution de ce prix. "Mieux vaut tard que jamais, a réagi le chercheur. (...) Cela aurait été un peu curieux qu'ils ne s'intéressent pas à cette maladie qui est quand même un fléau mondial".
A 76 ans, Luc Montagnier entend poursuivre son combat. "Mon travail de recherche, à l'heure actuelle, c'est de trouver des traitements complémentaires qui vont permettre d'éradiquer l'infection afin que les patients soient traités dans un temps assez court et ensuite soient guéris, c'est-à-dire que leur système immunitaire contrôle l'infection". Selon lui, ce traitement sera "possible grâce à un vaccin thérapeutique et non un vaccin préventif", dont les résultats pourront être publiés d'ici à "trois ou quatre ans" s'il dispose de moyens financiers.
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19 septembre 2008
Santé Pesticides aux Antilles: Bachelot veut rassurer
ATTENTION CET ARTICLE EST DE SEPTEMBRE 2007
Santé
Pesticides aux Antilles: Bachelot veut rassurer
Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 25/10/2007 - publié le lundi 17 septembre 2007, mis à jour à 15:16
La ministre de la Santé estime que les affirmations du professeur Belpomme ont encore "besoin d'être confirmées". Ce dernier s'apprête à publier un rapport pour dénoncer le "désastre sanitaire" qui touche les Antilles, "empoisonnées" par des pesticides.
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a estimé lundi que le Pr Dominique Belpomme, selon lequel les Antilles sont "empoisonnées" par les pesticides, n'avait pas pour l'intant établi de "lien scientifique".
Elle a néanmoins appelé la population locale à prendre certaines précautions.
"Les inquiétudes du Pr Belpomme, que je partage, ont besoin d'être confirmées par des études scientifiques de haute qualité", a déclaré Roselyne Bachelot sur France 2.
"Pour l'instant, le Pr Belpomme pose des questions, il n'apporte pas de réponse formelle", a-t-elle ajouté.
La ministre a néanmoins appelé les Martiniquais et Guadeloupéens "à la plus grande précaution" pour les produits ne provenant pas des circuits commerciaux: production de jardins familiaux ou prélèvements d'eau de source.
Elle n'a pas demandé l'arrêt de leur consommation, mais a recommandé "de ne pas les consommer plus de deux fois par semaine".
Roselyne Bachelot a par ailleurs indiqué que la France allait proposer que le règlement européen définissant les taux maximaux de résidus de pesticides autorisés dans les aliments "soit encore plus sévère" (de 50 microgrammes par kilo à 20 microgrammes).
Selon le cancérologue Dominique Belpomme, dont le rapport doit être rendu public mardi à l'Assemblée nationale, la Martinique et la Guadeloupe ont été "empoisonnées" par des pesticides menant à un "désastre sanitaire".
Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a de son côté jugé "très grave" la situation aux Antilles.
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02 septembre 2008
Tableau d'honneur des "hackers"
Tableau d'honneur des "hackers"
Par Maïté Butel, mis à jour le 29/08/2008 à 11:45 - publié le 29/08/2008
Gary McKinnon, hacker britannique, connu pour avoir réussi le "plus grand piratage informatique militaire de tous les temps" a été débouté jeudi dernier par la Cour européenne des droits de l'Homme suite à sa demande de non-extradition vers les Etats-Unis. Retour sur les exploits des plus grands hackers.
Gary McKinnon, surnommé Solo :

Mike Finn-Kelcey/Reuters
Gary McKinnon sera extradé vers les Etats-Unis suite à la décision de la Haute cour de Londres en mai 2007 confirmée par la Cour européenne des droits l'Homme jeudi dernier.
Ce hacker britannique est désormais connu pour avoir réussi le "plus grand piratage informatique militaire de tous les temps". Il voulait en savoir plus sur les dossiers tenus secrets par l'armée américaine concernant une vie extra-terrestre. Ce chômeur de 42 ans est accusé d'avoir, depuis sa chambre dans le Nord de Londres, pénétré illégalement, et endommagé dans certains cas, 97 ordinateurs de l'armée de terre américaine, de la marine, de l'armée de l'air, du Pentagone et de la NASA, entre février 2001 et mars 2002.
Le pirate a demandé à ne pas être extradé vers les Etats-Unis mais il a été débouté par la Cour européenne des droits de l'Homme jeudi dernier. Le 29 juillet, il avait introduit cette requête dans laquelle il se plaignait principalement des traitements inhumains ou dégradants qu'il subirait en détention s'il venait à être condamné aux Etats-Unis.
Kevin Mitnick, surnommé le Condor :
Dès l'âge de 17 ans, il pirate avec un ami les lignes de téléphone de son quartier et parvient même à s'introduire dans la base de données de l'opérateur téléphonique californien Pacific Bell. Il y dérobe les données personnelles de plusieurs abonnés et détourne des lignes pour son usage personnel. Une fois démasqué, il est condamné à 3 mois de détention et une année de mise à l'épreuve. Mais il ne s'arrête pas là.
En 1983, alors qu'il entre à l'université, il utilise un ordinateur pour accéder à Arpanet, l'ancêtre d'Internet, réservé aux entreprises, à l'armée et aux grandes universités. Il pénètre entre autres dans le réseau d'ordinateurs le plus protégé du moment, celui du Pentagone. Pour le retrouver, le FBI déploie les moyens les plus spectaculaires. Accusé d'intrusion illégale, il écope de six mois dans un centre de détention.
Kevin Mitnick reste tranquille durant plusieurs années avant de récidiver en 1987 en s'infiltrant dans le réseau d'un grand laboratoire à l'aide d'un complice interne. Sur dénonciation de ce dernier, le hacker sera condamné cette fois à six mois de détention dans un centre pour traiter sa dépendance aux ordinateurs.
Jon Johansen, surnommé DVD Jon :
Ce norvégien appartient plutôt à la famille des crackers. Son but n'est pas de s'introduire dans un système ou un réseau mais d'en étudier le fonctionnement. Dès 2001, Jon Johansen se fait connaître sur Internet grâce à un ingénieux système permettant de faire sauter les protections sur les CD, DVD et de nombreux fichiers numériques.
En 2003, il est capable de retirer les DRM, fichiers de restrictions utilisés notamment par Apple pour brider les musiques achetées sur Itunes. DVD Jon devient le cauchemar des industriels. Son fait d'arme le plus connu est le contournement des diverses protections de l'Iphone. Il a fait l'objet de deux procès en 2003, mais il n'a jamais été condamné.
Robert Tappan Morris, surnommé RTM :
Ce professeur au prestigieux Massachusetts Institut of Technology est à l'origine du terme "hacker". En 1988, il lance le premier "ver" sur Internet depuis son ordinateur à l'université. Plutôt que de s'introduire dans un système lui-même, il envoie un petit programme de sa création faire le travail pour sonder la taille d'Internet et savoir combien de machines sont connectées. Cette expérience lui échappe rapidement et provoque malheureusement beaucoup de dégâts. Plusieurs milliers de machines sont infectées par ce ver en quelques heures. Pour cet exploit, il est condamné à trois ans de mise à l'épreuve, 400 heures de travaux forcés et à 10 000 dollars d'amende.
Kevin Poulsen, surnommé Dark Dante :
Derrière l'actuel rédacteur en chef du magazine Wired se cache un redoutable pirate informatique. En 1989, âgé de 24 ans, il prend le contrôle de lignes téléphoniques et serveurs informatiques. Au lieu d'accepter de comparaître devant la justice lorsqu'il est démasqué, il préfère la fuite. Une course poursuite de 17 mois va alors s'engager entre le FBI et Kevin Poulsen.
Pendant cette période, il devient célèbre en passant sur les ondes lors d'un jeu concours lancé par une radio de Los Angeles pour remporter une Porsche. Le 102e appel est le gagnant. Poulsen ayant pris le contrôle des lignes téléphoniques bloque tous les candidats et gagne le prix.
Sa cavale prend fin en avril 1991 grâce à témoin anonyme qui l'a vu faire ses courses dans un supermarché. Il est condamné en 1994 à 4 ans de prison. C'est la peine la plus lourde infligée à un hacker à cette époque.
Ce mathématicien russe est à l'origine du plus gros casse virtuel. Il s'est fait connaître en détournant plusieurs millions de dollars dans la plus grande confusion. Il s'infiltre en 1994 dans le réseau interne de la Citibank, aux Etats-Unis. En piratant la connexion analogique de la banque, il s'est offert la somme de 10,7 millions de dollars en vidant plusieurs comptes. Ses complices sont arrêtés alors qu'ils tentent de s'approprier l'argent détourné. Les enquêteurs remontent jusqu'à Vladimir Levin qui travaille comme programmeur pour une entreprise basée à Saint-Pétersbourg en Russie. Il est arrêté à l'aéroport de Londres en mars 1995 et condamné à 3 ans de prison en 1998.
A 16 ans, ce jeune hacker sème la pagaille au sein de la NASA en s'introduisant dans le serveur. Il y dérobe plusieurs fichiers dont le code source de l'International Space Station, en 1999. La valeur des documents dérobés est évaluée à 41 000 dollars. Retrouvé par la NASA, il est condamné à une peine de six mois de prison et placé sous surveillance jusqu'à ses dix-huit ans. Il est même sommé d'écrire une lettre d'excuse à la NASA et au ministère de la Défense. Selon certains experts, il risquait 10 ans de prison s'il n'était pas mineur au moment des faits.
Adrian Lamo, surnommé Homeless hacker (le hacker SDF) :
De Microsoft à Yahoo, ce jeune hacker a rendu fou un grand nombre d'administrateurs de réseaux. A cette époque, il ne possède ni adresse postale, ni domicile fixe. Chaque soir, il dort soit chez un ami, soit dans des hôtels ou des immeubles abandonnés. Il parcourt les Etats-Unis tout seul et se taille une certaine renommée à travers ses exploits informatiques entre 2002 et 2004.
Sa réussite la plus spectaculaire est son introduction en février 2002 dans le réseau du New York Times pour en modifier le réseau interne et certains fichiers. Il ajoute son nom à la liste des experts avec lesquels le journal est en contact. Une fois les modifications découvertes, il est arrêté en 2003 et condamné à 2 ans de mise à l'épreuve et à payer 65 000 de dollars au New York Times. En 2004, Adrian Lamo est condamné à demeurer 6 mois au domicile de ses parents et à une amende de 65 000 dollars.
Aujourd'hui, il est employé en tant qu'expert en sécurité et journaliste pour des magazines de High-Tech. Il jouit d'une liberté de mouvement totale après avoir été surveillé durant plusieurs années par les autorités américaines.
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01 septembre 2008
ISF - Le gouvernement s'emmêle les pinceaux
ISF - Le gouvernement s'emmêle les pinceaux
Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 01/09/2008 à 09:57 - publié le 01/09/2008
Dans La Tribune, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, remet la réforme de l'ISF sur le tapis. Mais François Fillon a aussitôt démenti...
La ministre de l'Economie Christine Lagarde a déclaré, dans une interview au quotidien La Tribune parue lundi, qu'elle proposerait un allègement de l'imposition sur le patrimoine, en ajoutant que l'impôt sur la fortune (ISF) pourrait être concernée par la réforme.
ISF: démenti de Fillon
Le Premier ministre a aussitôt remis la ministre de l'économie à sa place, en affirmant, sur Europe 1:
"Il n'y a pas de réforme de l'ISF à l'ordre du jour", a assuré François
Fillon. "Nous avons fait une réforme de l'ISF qui est une réussite",
a-t-il déclaré, citant notamment le "bouclier fiscal à 50%". "Le
président de la République a souhaité que ce bouclier fiscal soit
renforcé en utilisant le mode déclaratif, on n'ira pas plus loin", a
tranché le chef du gouvernement.
"Nous avons constaté (...) que l'imposition du patrimoine (3% du PIB) était bien supérieure à la moyenne européenne, à la différence de l'imposition des revenus du capital, qui apparaît, à l'inverse, la plus faible", a expliqué la ministre.
"Rééquilibrer notre fiscalité"
"Je ferai
prochainement d'autres propositions au président de la République pour
rééquilibrer notre fiscalité et la rapprocher de la moyenne
européenne", at-elle souligné.
Mme Lagarde a précisé que ces propositions concerneraient tous les impôts du patrimoine. Alors que le journal lui demandait si l'ISF serait concerné, elle a indiqué: "C'est une possibilité. On en débattra sans doute pendant la discussion budgétaire".
Concernant le projet du RSA (Revenu minimum de solidarité), qui pourrait être financé par une taxation de 1,1% du capital et du patrimoine, Christine Lagarde a estimé qu'"on peut regretter la création d'un nouveau prélèvement, mais on peut aussi remarquer que nous finançons nos décisions autrement que par le déficit".

AFP / Gérard Cerles
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, à La Tribune: "Je ferai prochainement d'autres propositions au président de la République pour rééquilibrer notre fiscalité et la rapprocher de la moyenne européenne".
"Je suis pour tout mécanisme propice à la réinsertion (...) Mon objectif est de ramener le maximum de gens vers l'emploi", a-t-elle souligné, en indiquant par ailleurs que "de 2006 à 2007, le taux des prélèvements obligatoires a baissé de 0,6 point pour tomber à 43,3% du PIB".
Déficit: "tenir la barre des 2,5% du PIB"
Christine
Lagarde a par ailleurs exclu "catégoriquement" que la France atteigne
un déficit supérieur à 3% du PIB en 2008. Alors que le journal lui
demandait si la France s'acheminait vers des déficits supérieurs à 3%
du PIB, comme les Britanniques, Mme Lagarde a déclaré: "Je réponds
catégoriquement non". "Nous faisons tout ce que nous pouvons pour tenir
la barre de 2,5% même si, c'est clair, la croissance actuelle n'a rien
à voir avec les perspectives que nous avions il y a seulement six
mois", a-t-elle souligné.
"Depuis trois mois, j'ai dit que nous serons en bas de la fourchette de 1,7% à 2%", a ajouté Mme Lagarde, en précisant que ce chiffre serait révisé "le 24 septembre en présentant le projet de loi de finances". Selon la ministre, "2009 sera aussi une année difficile parce que, mathématiquement, nous allons commencer avec moins de vitesse, même si le quatrième trimestre 2008 devrait être meilleur que le deuxième et le troisième". "Toutefois, les Etats-Unis devraient repartir l'an prochain et, mi 2009-début 2010, j'espère que l'on retrouvera en Europe une tendance nettement plus favorable", a-t-elle expliqué.
"En tout état de cause, je ne peux pas imaginer que le déficit de la France dépasse à nouveau la barre des 3% du PIB", a souligné la ministre.
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28 août 2008
Finance Natixis dans la nasse
Finance
Natixis dans la nasse
Par Benjamin Masse-Stamberger, mis à jour le 28/08/2008 - publié le 28/08/2008
Créé en 2006 par les Caisses d'épargne et les Banques populaires, le groupe a été fauché en plein élan par la crise. Il a a annoncé jeudi une perte nette de 948 millions d'euros au premier semestre. Plombé par 4 milliards d'euros de dépréciations d'actifs, Natixis cherche aujourd'hui à assurer sa survie.
S'il était besoin d'illustrer les errements des banques tricolores dans la crise actuelle, Natixis en fournirait un bon exemple. La quatrième banque d'investissement française, dont l'action a été divisée par deux depuis le début de l'année, a payé très cher son exposition aux produits toxiques venus d'outre-Atlantique: près de 4 milliards d'euros de dépréciations. Et une perte nette de 948 millions d'euros, annoncée ce jeudi. Il va devoir procéder dans les prochains jours à une augmentation de capital de 3,7 milliards. Une opération qui ressemble déjà à une ultime manoeuvre de rétablissement...

AFP
Dominique Ferrero, directeur général de Natixis, le 20 novembre 2006 à Paris.
Les bonnes fées de la finance hexagonale s'étaient pourtant penchées sur le berceau du bébé, issu de la fusion des banques d'investissement des Caisses d'épargne (Ixis) et des Banques populaires (Natexis). Les patrons des deux groupes mutualistes, Charles Milhaud et Philippe Dupont, voulaient joindre leurs forces pour créer une banque de marché capable de jouer dans la cour des grands. Un scénario rose que la crise financière a rapidement fait voler en éclats. A l'été 2007, d'abord : la défaillance massive des détenteurs de crédits subprime gèle les activités de titrisation, dont Natixis s'était fait une spécialité. A l'automne 2007 ensuite, lorsque entrent à leur tour en crise les « rehausseurs de crédit », ces établissements américains qui ont garanti des milliards de crédits immobiliers à risque. Pas de chance : Natixis détient en portefeuille l'un d'eux, CIFG, apporté dans la corbeille de mariage par Ixis. Dominique Ferrero, le directeur général, avait envisagé, au printemps 2007, de s'en séparer. Mais d'autres responsables du groupe, tel Anthony Orsatelli, membre du directoire issu des Caisses d'épargne, l'ont convaincu d'attendre. Une erreur qui coûtera son poste au fautif, et 1 milliard d'euros aux deux maisons mères.
Mais le mal est plus profond. L'union d'Ixis et de Natexis n'a jamais été véritablement consommée. « Les rouges [Ixis] méprisent les bleus [Natexis], qu'ils considèrent comme incompétents en matière de finance de marché, raconte un salarié. Inversement, les anciens de Natexis reprochent à ceux d'en face de leur avoir refilé le virus des subprimes. » Des rancunes tenaces, encore attisées par les dissensions entre maisons mères : les Caisses d'épargne pointent le déséquilibre des forces au sein du directoire de la banque, Philippe Dupont cumulant les fonctions de patron des Banques populaires et de président du directoire de Natixis. Certains reprochent enfin à Dominique Ferrero, ancien du Crédit lyonnais, son inertie face à ces querelles intestines. « Sa couleur préférée n'est ni le bleu ni le rouge, mais plutôt le jaune », témoigne un salarié. Une allusion à la garde rapprochée de Ferrero, presque entièrement constituée d'anciens de la banque au lion.
Aujourd'hui, la contestation ne vient plus seulement de l'intérieur. Les actionnaires se mettent, eux aussi, à manifester bruyamment leur mécontentement. A commencer par deux hedge funds américains, Greenlight, qui a aussi pris pour cible Lehman Brothers, et Royal Capital. Ces fonds activistes réclament, au lieu d'une augmentation de capital, que Natixis cède les participations qu'il détient dans ses maisons mères. Les petits actionnaires (2,8 millions en tout) sont tout aussi remontés : ils se demandent - tout comme l'Autorité des marchés financiers - comment une action présentée comme sans risque a pu perdre 70 % de sa valeur depuis son introduction en Bourse, en novembre 2006.
Les rumeurs bruissent déjà de changements à la tête du groupe, ainsi que de l'arrivée d'un nouveau partenaire. D'autant que l'augmentation de capital, qui doit être validée par une assemblée générale extraordinaire ce vendredi, s'annonce délicate, compte tenu du manque d'appétit actuel des investisseurs pour les valeurs financières. Après l'annonce, en mai dernier, d'un plan social (suppression de 1 100 postes), la direction doit désormais convaincre, de toute urgence, de sa capacité à rebondir.
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05 août 2008
Une mini-tornade dans le Nord fait trois morts et neuf blessés
Une mini-tornade dans le Nord fait trois morts et neuf blessés
Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 04/08/2008 08:23:09 - publié le 04/08/2008 08:23:09

AFP/Archives/Philippe Huguen
Trois personnes sont mortes et neuf ont été blessées dans l'effondrement de leurs maisons, à la suite d'une mini-tornade dans la nuit de dimanche à lundi à Hautmont (Nord) et dans les environs, selon un nouveau bilan communiqué lundi matin par la préfecture du Nord.
Trois personnes sont mortes et neuf autres ont été blessées dans l'effondrement de leurs maisons, à la suite d'une mini-tornade qui a causé d'importants dégâts dans la nuit de dimanche à lundi à Hautmont (Nord) et dans les environs, selon un bilan provisoire de la préfecture du Nord.
Le corps d'un habitant de Hautmont, adjoint au maire, a été découvert par les sapeurs-pompiers lundi vers 7h15, quelques heures après la découverte d'une femme âgée, tuée sur le coup dans l'effondrement de sa maison, à Hautmont également.
Les sapeurs-pompiers poursuivaient leurs recherches lundi matin, assistés par des chiens, pour retrouver l'épouse de l'adjoint au maire. "On pense qu'elle est également ensevelie", a indiqué la préfecture.
Près de 200 sapeurs-pompiers et 50 policiers ont été mobilisés durant toute la nuit, et le plan blanc, qui prévoit la mobilisation des services du SAMU, a été déclenché, a précisé la préfecture. De fortes précipitations et des vents très violents ont provoqué d'importants dégâts sur une dizaine de kilomètres, dimanche vers 23H00, le long d'un axe Maubeuge/Neuf-Mesnil/Hautmont/Boussières-sur-Sambre.
Hautmont, une ville de 16 000 habitants au sud-est du département du Nord, a été la plus touchée, avec une quarantaine de maisons fortement endommagées, selon la préfecture
Deux rues ont été particulièrement touchées. Les toits des maisons ont disparu, les murs de briques se sont écroulés, et la chaussée était jonchée de gravats, de plaques de tôle, de tuiles et de câbles électriques, a constaté un journaliste de l'AFP. Des voitures ont été renversées sur le toit par le vent.
"Chez moi, le toit est parti, toutes les fenêtres sont cassées, les cloisons avec la maison de mon voisin sont cassées aussi", a raconté Léon Denoyelle, 75 ans, qui habite la rue Fernand Roussel, la plus touchée par la mini-tornade. "Dans la rue, il n'y a plus de toits, les volets sont partis, il n'y a plus rien qui tient".
A quelques kilomètres de là, à Boussières-sur-Sambre, une maison a été entièrement détruite et ses deux occupants, gravement blessés, ont été hospitalisés.
"Il n'y a plus rien, tout s'est effondré à l'intérieur", a raconté une habitante de la rue, Stella Blandiau, jointe par téléphone. "Je ne peux plus rester dans ma maison, les cloisons et le plafond ont bougé, les tuiles et la charpente sont parties", a-t-elle expliqué.
A Hautmont, le centre culturel de la ville a été ouvert durant la nuit pour accueillir les habitants dont les maisons ont été endommagées. "Nous pensons accueillir une trentaine de familles, nous préparons des boissons chaudes et des biscuits", a expliqué Marie-José Leroy, adjointe au maire, jointe par téléphone. Un marronnier s'est abattu à quelques mètres de sa maison.
Une partie de la toiture de la maison de retraite de Hautmont, ainsi qu'une partie du toit de l'hôpital de Maubeuge, ont également été endommagés, selon la préfecture du Nord.
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25 juillet 2008
Les révélations d'un ancien haut-responsable de l'UIMM
Les révélations d'un ancien haut-responsable de l'UIMM
Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 24/07/2008 à 16:37 - publié le 24/07/2008
Jacques Gagliardi, ancien haut-responsable de l'UIMM, a révélé que les fonds ont servi à financer les syndicats et les partis politiques. Cette pratique existe depuis le XIXème siècle. La présidente du Medef, Laurence Parisot, soutient qu'elle n'était au courant de rien.
Un témoignage recueilli par le juge chargé de l'enquête sur les retraits suspects des caisses de l'UIMM accrédite l'hypothèse que ces fonds ont bénéficié aux syndicats, dont la CGT, à des partis politiques, mais aussi au CNPF, l'ancêtre du Medef.
Devant le juge Roger Le Loire le 16 juillet, Jacques Gagliardi, ancien haut-responsable de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) de 1979 à 1995, a conforté les soupçons des enquêteurs sur un financement des syndicats et partis politiques par le patronat de la métallurgie.
L'ancien bras-droit de Pierre Guillen, délégué général de l'organisation de 1985 à 1995, rapporte des confidences que lui aurait faites son patron, décédé le 2 juillet.

AFP/PHILIPPE MERLE
"Il m'en a parlé en me disant qu'il donnait des sommes en liquide à des syndicats. Il m'en avait parlé du reste à propos de la CGT parce que c'était une première", selon des extraits de son procès-verbal d'audition révélés jeudi par Le Monde et Mediapart.
La CGT percevait ainsi "quelques centaines de milliers de francs tous les ans", a-t-il expliqué, ajoutant que d'autres syndicats, comme la CFDT ou FO, bénéficiaient "vraisemblablement" de ces fonds.
L'ensemble des syndicats nie avoir perçu des fonds de l'UIMM, qui n'a pas souhaité réagir jeudi.
Une pratique qui date du XIXème siècle
Jacques Gagliardi, mis en examen en juin pour "recel d'abus de confiance" dans ce dossier, a également évoqué la tradition, remontant au Comité des Forges au XIXe siècle, du financement de formations politiques, "hormis le Parti communiste".
"Des membres du Parti socialiste y participaient pleinement comme bénéficiaires, y compris Mitterrand", a-t-il soutenu.
Le juge Le Loire enquête sur la destination de 16,5 millions d'euros en espèces des caisses de l'UIMM entre 2000 et 2007, une période beaucoup plus récente. Mais il cherche à connaître le contexte historique des pratiques du patronat de la métallurgie.
Dans sa déposition, Jacques Gagliardi se montre plus précis sur les largesses consenties par l'UIMM au Conseil national du patronat français (CNPF).
"Un représentant du CNPF venait régulièrement s'alimenter en munitions auprès de Pierre Guillen. Cette personne repartait avec sous le bras un paquet de la dimension d'une boîte de chaussures", a-t-il confié au juge, estimant que cela a continué après son départ en 1995.
"On peut supposer que ce n'était pas des petites coupures", a-t-il affirmé, reconnaissant toutefois devant le magistrat ne pas savoir "ce qu'il y avait dedans".
Laurence Parisot nie être au courant
Sur les versements présumés à l'ancêtre du Medef, l'ancien haut cadre de l'UIMM se dit "surpris des déclarations de Laurence Parisot lorsqu'elle dit qu'elle n'était au courant de rien".
"Je pense que les membres du conseil exécutif du Medef devraient s'interroger sur ses compétences", a-t-il ironisé.
La présidente du Medef a toujours soutenu, y compris devant les policiers, avoir appris l'existence des pratiques occultes de l'UIMM lors de la révélation de cette affaire dans la presse en septembre 2007.
D'anciens dirigeants de l'UIMM, dont Denis Gautier-Sauvagnac prétendent le contraire. Depuis lors, les relations entre Medef et UIMM se sont fortement dégradées.
Dans un communiqué publié jeudi, le Medef a réaffirmé la position de sa présidente, élue en 2005 contre le candidat soutenu par l'UIMM. Il relève que les déclarations de Jacques Gagliardi "semblent viser une époque ancienne que les dirigeants actuels du patronat n'ont pas connue".
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24 juillet 2008
Universités Pécresse confère l'autonomie à 20 facs dès 2009
Universités
Pécresse confère l'autonomie à 20 facs dès 2009
Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 23/07/2008 22:21:39 - publié le 23/07/2008 22:21:39

AFP/Dominique Faget
La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a arrêté mercredi la liste des 20 premières universités qui accéderont à l'autonomie au 1er janvier 2009.
La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a arrêté mercredi 23 juillet la liste des 20 premières universités qui accéderont à l'autonomie au 1er janvier 2009.
Cette liste qui devait être annoncée jeudi matin a été diffusée par le Parisien sur son site internet, et confirmée par le ministère.
A partir du 1er janvier 2009, 20 universités pilotes, sur les 85 existantes, vont devenir autonomes et pourront ainsi gérer leur budget elles-mêmes.
Les 20 universités concernées sont Aix-Marseille 2, Cergy-Pontoise, Clermont-Ferrand 1, Corte, Limoges, Lyon 1, Marne-la-Vallée, Montpellier 1, Mulhouse, Nancy 1, Paris 5, Paris 6, Paris 7, La Rochelle, Saint-Etienne, Strasbourg 1, Strasbourg 2, Strasbourg 3, Toulouse 1 et l'université technologique de Troyes.
Au total 35 universités ont été auditées par l'IGAENR (Inspection Générale de l'Administration de l'Education Nationale et de la Recherche). Le ministère en lien avec le ministère des Finances en a ensuite choisi 20 selon quatre critères: les ressources humaines, les finances, le patrimoine, la gestion des systèmes d'information.
En avril, Valérie Pécresse avait promis aux présidents d'universités une dotation de 250 000 euros supplémentaires au titre du dernier trimestre 2008, pour chaque université devenue autonome au 1er janvier 2009.
La loi sur l'autonomie des universités aussi appelée "loi libertés et responsabilités des universités" (LRU) du 11 août 2007, prévoit que, dans un délai de cinq ans, toutes les universités accèdent à l'autonomie dans les domaines budgétaire et de gestion de leurs ressources humaines et qu'elles puissent, à leur demande, devenir propriétaires de leurs biens immobiliers.
Le texte de loi modifie également la procédure de recrutement des personnels et enseignants-chercheurs, en permettant notamment au président d'embaucher des contractuels.
Inscirption près de l'université Montpellier III, le 16 novembre 2007

AFP/Archives/Pascal Guyot
En novembre, plusieurs mouvements étudiants avaient exprimés leur désaccord avec la loi. Les syndicats étudiants avaient dénoncé un "désengagement financier de l'Etat" et une "privatisation" des universités".
Le président sera par ailleurs élu pour un mandat renouvelable de quatre ans par un conseil d'administration resserré comprenant entre 20 et 30 membres, dont sept à huit personnalités extérieures à l'établissement.
Cette mesure a d'ailleurs déjà été adoptée par l'ensemble des 85 universités en février 2008, une première étape vers le processusLa loi élargit également les possibilités offertes aux universités de recourir à des fonds privés, notamment par le biais de création de "fondations universitaires" dont les ressources proviennent des donations, legs ou mécénat.
Cette disposition, ajoutée à la possibilité offerte aux présidents de désigner les personnalités extérieures siégeant au conseil d'administration, avait cristallisé les inquiétudes.
En novembre, plusieurs mouvements étudiants avaient exprimés leur désaccord avec la loi. Les syndicats étudiants avaient dénoncé un "désengagement financier de l'Etat" et une "privatisation" des universités".
L'Unef, principal syndicat étudiant, avait estimé que la loi sur l'autonomie des universités, "porte en elle de nombreux dangers pour l'université publique: désengagement de l'Etat, concurrence accrue entre établissements, précarisation des personnels, dépendance des universités aux financeurs privés".
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Carte militaire "Des retombées considérables pour la population locale"
Carte militaire
"Des retombées considérables pour la population locale"
Par Anne-Laure Pham, mis à jour le 24/07/2008 à 11:02 - publié le 24/07/2008
Parmi les régions concernées par la nouvelle carte militaire détaillée ce jeudi, la Champagne-Ardennes doit subir un certain nombre de fermetures, mal vécues par les élus et habitants. Entretien avec Jean-Paul Bachy, président du conseil régional (PS).

Remi Wafflart/champagne-ardenne-tech.fr
Jean-Paul Bachy, président du conseil régional Champagne-Ardennes.
Que pensez-vous de la mobilisation des élus locaux?
Je rappelle que ces mesures de fermetures de sites militaires découlent de la mise en application de la loi de finances, votée l'an dernier par les parlementaires. Voir ces même élus défiler contre les mesures pour lesquelles ils ont voté, c'est un double langage auquel je n'adhère pas.
Des actions ont-elles tout de même permis de "sauver" des villes?
La logique, ce n'est pas de donner raison à ceux qui gueulent le
plus. Mais ces derniers comptent encore. Je vis dans le département des
Ardennes, dans une ville voisine de Charleville, où j'ai soutenu un
appel à une "union sacrée" pour la conservation du régiment. Initiée
par la mairie de Charleville, cette mobilisation va permettre de sauver
le régiment.
Et puis le maire de Chaumont (Haute-Marne), qui n'est
autre que Luc Chatel, porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat
chargé de l'Industrie et de la Consommation, devrait réussir à garder
son régiment d'artillerie. S'il n'arrive pas à défendre sa propre
ville, il faut qu'il démissionne de son poste...
L'armée est-elle un facteur de développement économique?
Pas forcément, mais les retombées sont considérables pour la population locale, tant au niveau économique qu'humain. C'est une classe moyenne supérieure appréciée, pas seulement parce que les militaires ont une image rassurante, mais aussi parce qu'ils s'investissent beaucoup dans la vie locale.
Avez-vous pu établir une discussion avec le gouvernement?
J'ai demandé audience il y a deux mois auprès du chargé de mission de Hervé Morin. J'ai plaidé pour la maintien de différentes implantations et j'ai souligné les liens d'équilibre entre l'aménagement du territoire et la présence militaire. On m'a répondu qu'il n'y aucun lien. Quelqu'un qui dit ça est quelqu'un qui n'a jamais vécu au-delà du périphérique! Ceci dit, je ne suis pas le couteau entre les dents à vouloir en découdre pour des enjeux partisans. Je réclame juste de la concertation, de la cohérence. Et à aucun moment je n'ai été sollicité.
Le gouvernement a annoncé 320 millions d'euros de subventions d'investissement pour les communes touchées par les suppressions de régiments...
Il annonce, comme souvent, des mesures qu'il fait payer par les régions. Moi je réponds que l'on n'aura pas attendu ces annonces pour faire des investissements. On a d'ores et déjà fait beaucoup d'effort pour fixer la matière grise et pour développer l'économie. Je rappelle d'ailleurs qu'à 160 km de l'Ile-de-France, la qualité de vie en Champagne-Ardennes est tout à fait favorable pour désengorger la région parisienne!
Qu'allez-vous faire après l'annonce de la nouvelle carte militaire?
Une fois connue l'ampleur des dégâts, je vais examiner la situation avec les élus, les écouter, connaître leurs souhaits. J'ai par exemple déjà discuté avec Adeline Hazan, la maire de Reims: la disparition de la base 112 laisse plusieurs centaines d'hectares à gérer en secteur périurbain. Est-ce que l'on y poursuivra notre action portuaire? Y dégagerons-nous des zones foncières?

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11 juillet 2008
Pas de ticket et même pas de PV!
Pas de ticket et même pas de PV!
Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 11/07/2008 à 09:25 - publié le 11/07/2008
L'association 40 millions d'automobilistes a démontré devant un juge qu'aucun texte de loi n'oblige les automobilistes à afficher leur ticket de stationnement, permettant ainsi à une contrevenante d'être relaxée.
C'est une information Leparisien.fr: l'association 40 Millions d'automobilistes a obtenu pour une contrevenante un jugement qui déclare que les poursuites pour le non-affichage du ticket d'horodateur sont sans fondement légal. La femme poursuivie pour une trentaine de PV de stationnement a été relaxée par le tribunal de Versailles.
Le président de la commission juridique de 40 Millions d'automobilistes, Rémy Josseaume, explique que l'article 111-3 sur Code pénal prévoit que seul un texte peut fonder les poursuites et déterminer les peines. En France, le Code de la route impose de payer son stationnement mais, selon lui, le non-affichage du ticket ne prouve pas le non-paiement. Le problème est que les fonctionnaires chargés du stationnement verbalisent les automobilistes pour "non-paiement" si le ticket n'est pas affiché.
Tous les automobilistes verbalisés dont le PV n'est pas encore acquitté pourraient bien bénéficier de cette jurisprudence. Philipe Yllouz, l'avocat de la contrevenante relaxée, a souligné que pour être dans la légalité, "l'administration devra changer ses modes de poursuites et ses textes".
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