09 octobre 2008
Mulhouse Architecture écologique Construire avec du sens
Mulhouse Architecture écologique Construire avec du sens
Le 09/10/08 à 06:58 - Frédérique Meichler
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« Le beau ne m’intéresse pas. Ce qui compte, c’est ce qui a du sens », indique Françoise-Hélène Jourda. Darek Szuster
L’architecte Françoise-Hélène Jourda était l’hôte de la conférence Erasme mardi à la Société industrielle de Mulhouse. Elle milite depuis 28 ans pour le développement « responsable ».
Nul n’est prophète en son pays et pendant de longues années, Françoise-Hélène Jourda a travaillé essentiellement dans les pays d’Europe du nord qui ont 20 ans d’avance en matière de développement durable. Pourtant, Françoise-Hélène Jourda est confiante. Au-delà d’une prise de conscience perceptible dans les discours et avant l’épuisement total des ressources, il y a l’argument plus convaincant du coût de l’irresponsabilité écologique.
L’autre révolution
« Je suis très optimiste, indique-t-elle. Jusqu’à
2006, la France n’avait aucune conscience du sujet du développement
durable, ce n’était pas à la mode. Quand je parlais écologie, on me
soupçonnait d’avoir des fromages de chèvre dans les poches, il y avait
présomption de "soixante-huit-tardisme"! Aujourd’hui, tout le monde a
compris. C’est la conviction du porte-monnaie… »
Reste un écueil de taille : «
Le développement durable est un sujet de la même ampleur que la
révolution industrielle… Il suppose une transformation complète de nos
cultures et de nos sociétés. Il ne s’agit pas seulement d’acquérir des
compétences, il faut penser autrement, tout remettre en cause. »
Construire
« responsable », c’est réduire au maximum la matière qu’on emploie,
utiliser exclusivement des ressources renouvelables et des matériaux
recyclables et surtout, « penser toujours qu’on est mortel. Notre
responsabilité est de préserver les générations futures, de leur
laisser des ressources. » Françoise-Hélène Jourda invite sa corporation à la modestie : « On ne laissera pas nos traces… », ce qui compte avant tout, c’est de faire du sens.
Du
sens, c’est œuvrer pour la mixité sociale et donc, traiter en priorité
les vieux quartiers souvent très dégradés qui abritent une population
défavorisée plutôt que de construire des éco-quartiers réservés à des
habitants privilégiés ; renoncer à des tours géantes trop gourmandes en
matière grise et en énergie ; densifier raisonnablement pour préserver
le territoire et rapprocher les gens des services…
Il faut aussi
lutter contre les lobbies, assouplir une réglementation française trop
normative sur certains points ou trop permissives sur d’autres.
Françoise-Hélène
Jourda n’hésite pas à remettre les pendules à l’heure en expliquant
l’escroquerie du label « HQE » (haute qualité environnementale) qui ne
signifie pas grand-chose compte tenu de son peu d’exigence écologique.
Bref,
il faut cesser de se donner bonne conscience en mettant un peu de vert
dans les projets et agir à grande échelle, c’est-à-dire partout.
Privilège de riches ?
Le développement durable, qui a la réputation d’être plus onéreux, est-il réservé aux pays riches ? « Au contraire, c’est une chance extraordinaire pour les pays en voie de développement. On peut y construire du contemporain avec des ressources locales qui n’existent plus ici. » À ceux qui ont le sentiment qu’on avance trop lentement, elle répond que tout peut s’accélérer. « De toute façon, on ne reviendra plus en arrière. »
Frédérique Meichler
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08 octobre 2008
Mulhouse Kingersheim : gens du voyage, entre la déchetterie et les poules
Mulhouse Kingersheim : gens du voyage, entre la déchetterie et les poules
Le 08/10/08 à 06:55 - Frédérique Meichler
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L’aire d’accueil des gens du voyage de Kingersheim a été inaugurée hier. Photo Darek Szuster
Inauguration sans ruban et sans vin d’honneur hier de l’aire d’accueil des gens du voyage de Kingersheim, au fond de la rue des Griottes, juste sous l’antenne-relais. Quasiment tous les emplacements sont occupés.
L’aire des gens du voyage a ouvert le 1er octobre et les places ont été prises d’assaut. « Preuve que ces aires correspondent à un vrai besoin »,
constate le président de la Camsa Jo Spiegel. Le maire de Kingersheim
se réjouit de la mise en service de ce nouvel équipement qui offre 14
emplacements pour 28 caravanes, chacun étant équipé d’un bloc sanitaire
en béton brut abritant un espace cuisine/lingerie avec évier en inox,
prise électrique pour brancher machine à laver et autres appareils
électroménagers, coin douche et toilettes.
Esther trouve que ce n’est pas très beau, ce béton brut. Elle a posé un rectangle de lino au sol. « À Ensisheim, il y a du carrelage, des couleurs… »
« Oui mais à Ensisheim, c’est plus cher ! » précise
Driss Bechari, responsable départemental d’Adoma (ex-Sonacotra) à qui
la Camsa a confié la gestion de ses trois aires d’accueil, celle de
Mulhouse qui fonctionne déjà depuis mars dernier (40 places),
Kingersheim inaugurée hier (28 places) et Wittenheim dont l’ouverture
est prévue début 2009 (28 places).
La viabilisation des terrains et
le suivi social et scolaire des populations sont à la charge des
communes, la construction et gestion des aires sont une compétence
communautaire. « C’est bien pour les gens du voyage et pour les habitants, c’est du gagnant-gagnant », poursuit le président Spiegel. «
Ça permet une régulation et à partir du moment où les communes sont en
règle avec la loi, l’État devra prendre ses responsabilités en cas
d’occupation sauvage. »
Occupation et consommation prépayées
Principe
: les occupants qui ne peuvent s’installer sur le terrain que pendant
les heures de permanence (10 à 12 h, 16 à 17 h en semaine, 9 à 11 h le
samedi) payent 3€ par nuit pour l’emplacement et prépayent leur
consommation d’électricité, d’eau et de chauffage. Lorsque la réserve
de consommation prépayée est épuisée, le courant est coupé
automatiquement.
Fin de chantier difficile : l’aire d’accueil de
Kingersheim a été obligée de quémander du courant au magasin Métro
voisin, en attendant de reprogrammer une puissance électrique
suffisante pour faire face à la consommation sur le site.
À part ces
tracasseries techniques, l’Adoma doit aussi gérer l’inquiétude des
usagers liée à la proximité d’une antenne-relais pour téléphones
portables.
« C’est pas bon pour les enfants, on ne va pas rester là… » Daniel et Caroline qui sont parents de deux enfants âgés de 8 ans et 4 mois comptent partir rapidement. « Entre la déchetterie et l’élevage de poules… Même en ce moment, alors qu’il ne fait pas chaud, on a plein de mouches ! »
Plusieurs occupants regrettent qu’«
on installe toujours les aires d’accueil près des déchetteries ou des
autoroutes… On respire quoi, nous ? On nous met toujours loin de la vue
des citadins, dans des endroits cachés. »
Le responsable d’Adoma veut malgré tout rester positif. « La plupart des gens sont quand même très contents de venir ici. Ils ne veulent pas aller ailleurs. » L’un de ses baromètres de satisfaction est le respect des sites. « Depuis l’ouverture de l’aire d’accueil à Mulhouse, on a eu aucune dégradation. »
Taux
d’occupation moyen : 60 %. Les familles ont la possibilité de rester
une quinzaine de jours, renouvelable une fois. Pour rester au-delà de
un mois, il faut demander une dérogation à la Camsa, pour raison
économique ou médicale.
Frédérique Meichler
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03 octobre 2008
Alsace Journées d’Octobre « Nous sommes dans une démarche anti-crise »
Alsace Journées d’Octobre « Nous sommes dans une démarche anti-crise »
Le 03/10/08 à 07:00 - Raymond Couraud
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Jo
Spiegel, président de la Camsa, Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse et
et Jean Rottner, son premier adjoint, ont joint le geste à la parole.
Photo Jean-François Frey
L’inauguration des Journées d’Octobre, à Mulhouse, a été placée sous le double signe du développement durable et de l’appel à ne pas se laisser gagner par la morosité.
« Toute crise est salutaire ». Cette petite phrase volontariste de Jean-Marie Bockel résume l’ambiance, hier soir, au Parc Expo de Mulhouse où l’on voulait, à travers le développement durable et la mise en avant des valeurs sportives, prouver que la ville est « dans l’anti-déclin depuis longtemps ».
« Nous sommes dans la tourmente »
Avant
de céder la parole au maire de Mulhouse, le président de la Chambre
d’agriculture avait salué les efforts des agriculteurs face aux
multiples défis du moment. « L’agriculture est bel et bien la
colonne vertébrale des solidarités et la réponse qu’attend la planète
qui redécouvre les nécessités alimentaires de toute la population ». Plus poétique, Robert Cahn, président de ces Journées d’Octobre, parlait d’un monde « vert et vertueux ».
Le secrétaire d’État à la défense en charge des Anciens combattants a placé son discours sous le signe de la crise. « On attend de nos responsables une analyse claire et réaliste et qu’ils sachent y répondre », a d’emblée attaqué le maire de Mulhouse pour qui « nous sommes dans une tourmente ».
« Le chemin d’un dialogue constructif »
Jean-Marie
Bockel a pris exemple sur les soubresauts économiques, sociaux ou
politiques de l’agglomération mulhousienne pour affirmer : « Nous sommes dans une démarche anti-crise, dans l’anti-déclin ». Puis
il a mis en avant les transformations de sa ville avant d’aborder,
comme le veut la tradition, les dossiers qui concernent toute
l’agglomération.
Pour la première fois, officiellement, il s’est prononcé sur le dossier de Pierre et Vacances, jugeant qu’il est « très
bien d’être sur le chemin d’un dialogue constructif et très important
de donner un signal positif, car l’accumulation d’obstacles pourrait
amener l’investisseur à se repositionner et à aller ailleurs ».
Le
contexte français et l’actuel débat sur la rationalisation et la
simplification administrative lui a fait saluer les deux départements
alsaciens qui ont anticipé en voulant se rapprocher. Un exemple qu’il
pense pouvoir être étendu à l’agglomération mulhousienne où il a salué
les dialogues en cours. Ce qui fait dire à Jean-Marie Bockel qu’il n’y
a « pas de crise du Sitram, mais une crise de l’insuffisante unité de la région mulhousienne ». Il fait d’ailleurs « une priorité » de cette construction dans laquelle « il faut bâtir ensemble quelque chose de neuf sans imposer les idées des uns aux autres ».
Raymond Couraud
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24 septembre 2008
Tous les sports Sports à Mulhouse: le discours de la méthode d’Eric Schweitzer
Tous les sports Sports à Mulhouse: le discours de la méthode d’Eric Schweitzer
Le 23/09/08 à 06:58 - Dossier de Marc Wilb
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Eric
Schweitzer est conscient que le sport évolue très vite actuellement et
que l’argent y a de plus en plus de place. Mulhouse doit donc également
s’adapter. Photo Jean-François Frey
Six mois après son entrée en fonction, Éric Schweitzer, l’adjoint au maire de Mulhouse chargé des sports, dresse le cadre général de son action. Le partenariat, avec un parler vrai, est au centre de toutes les décisions.
Issu du monde associatif dans lequel il exerce de très nombreuses fonctions, Éric Schweitzer n’est pas entré, il y a six mois au lendemain des dernières élections municipales, dans un milieu sportif mulhousien qui lui était inconnu. Même s’il avait peut-être pris au fil des ans quelque distance, il a été rapidement mis dans le bain, confronté aux énormes difficultés que vivent autant les petites associations que les grandes structures. Forcément ravi par les performances des volleyeuses et des nageurs, irrité par les soucis vécus par le football et surtout par le basket-ball, Éric Schweitzer souhaitait rappeler le cadre général de son action, où tous les sportifs, de la base jusqu’au plus haut niveau, forment un immense puzzle dont les pièces doivent s’imbriquer de la meilleure des façons.
« Pas d’appel à l’épargne »
« Je n’oublie surtout jamais la base, explique-t-il d’emblée. J’y
rencontre tout le temps de nombreux bénévoles, qui sont de vrais
passionnés, des types extraordinaires. Ils font le taxi le week-end,
lavent les maillots, mais ils détectent surtout les premiers les futurs
talents. Ensuite, les cadres techniques sont indispensables à nos
clubs. J’attends d’eux qu’ils soient de véritables pédagogues. Enfin,
au stade au-dessus, les clubs de haut niveau ont la responsabilité de
donner envie, de transmettre des comportements et des valeurs ».
Aujourd’hui,
la Ville de Mulhouse souhaite accompagner tous les clubs, mais avec une
feuille de route aux critères incontournables. « Avant, on se mettait autour d’une table et on essayait de faire converger deux points de vue, poursuit l’adjoint aux sports.
Ce n’est pas ma méthode. Nous sommes des partenaires, sur la même ligne
de départ, et nous voulons accompagner les clubs dans leur projet ».
« Je ne balade pas les gens »
Projet, voilà le mot clé pour Éric Schweitzer. «
Pour commencer, il faut avoir une attitude de projet, c’est-à-dire ne
pas venir voir la Ville avec un appel à l’épargne. Déjà, le club doit
être bien structuré, avec un exécutif constitué d’hommes ambitieux, un
encadrement de bon niveau et pédagogue. Financièrement, on se respecte.
Il y a un vrai contrat. Nous sommes là pour parler et écouter. Et quand
il y a une difficulté, la moindre correction est de venir nous alerter
pour nous donner les raisons x ou y. Le projet doit être validé étape
par étape, comme dans un vrai partenariat. Moi, je ne balade pas les
gens ! »
Éric Schweitzer insiste aussi sur le retour à la collectivité. «
Les clubs doivent surtout rendre. Je veux dire par là qu’ils n’ont pas
le droit de vivre en autarcie, qu’ils doivent aller au devant des
autres associations et des bénévoles. Dans le cahier des charges, il
faut qu’il y ait des actions en faveur des quartiers, des petits clubs,
une participation à la vie locale. Si toutes ces conditions sont
réunies, il n’y a pas de raison que nous ne soutenions pas un club.
Après, nous ne sommes pas là pour diriger un club, mais pour l’aider.
La Ville a juste à être respectée. C’est la philosophie générale de mon
action, le parler vrai ! »
« Il faut prendre conscience de la nouvelle donne »
Dans les discours, Mulhouse a toujours eu une vocation de formation, mais ce n’est plus aussi simple aujourd’hui. « D’un côté, nous cherchons à avoir la capacité à produire de futurs champions. D’un autre côté, il faut être capable de les garder. Ce sera de plus en plus difficile, car le sport évolue, l’argent y a de plus en plus sa place. C’est une nouvelle donne et il faut en prendre conscience. Il faut du coup mettre l’accent sur le cadre de vie, avec tous les à-côtés du sportif ; au niveau études et emploi lors de la reconversion. Il faudra accentuer ces sujets ». Qui ne sont finalement qu’une petite partie des actions que l’adjoint aux sports est chargé d’initier.
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22 septembre 2008
Mulhouse Sitram Un mois de réflexion supplémentaire
Mulhouse Sitram Un mois de réflexion supplémentaire
Le 21/09/08 à 06:51 - Stéphane Samacoïtz
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Soléa fait rouler bus et trams. Le Sitram s’efforce de payer tout ça. Photo Darek Szuster
Le Syndicat intercommunal des transports a tenu son débat d’orientation budgétaire — mais il a repoussé à fin octobre les décisions qui fâchent.
Un
débat d’orientation budgétaire, c’est obligatoire avant le vote d’un
budget. Il a eu lieu vendredi soir à Staffelfelden. Le budget 2009 du
Sitram (*) doit être voté le 31 octobre. C’est également au 31 octobre
que le président Denis Rambaud a décidé de remettre des décisions
modificatives du budget 2008 comportant notamment la vente pour 18,2
millions des locaux de Soléa, rue de la Mertzau, pour les louer ensuite
— une manière de dégager rapidement du cash mais engageant
financièrement l’avenir.
Le retrait provisoire de ce point de
l’ordre du jour a conféré au débat d’orientation budgétaire un climat
plus serein qu’on pouvait s’y attendre. « Nous avons décidé de prendre le temps qu’il faut mais le moment viendra où une décision sera nécessaire… », commente le président Denis Rambaud. Rappelant au passage que l’enjeu du débat va au-delà des seules finances du Sitram : «
Les frontières et le climat de l’agglomération ont bougé ces derniers
mois. Une série de signes concrets nous incitent à avancer dans la voie
de la discussion… »
C’est également l’approche de Philippe Maitreau : «
Dans les années à venir, l’évolution dépassera les capacités
financières de la Camsa. Il y a urgence à rassembler enfin
l’agglomération pour assurer des financements pérennes. On ne conduit
pas une voiture en regardant dans le rétroviseur… »
Une solution pérenne dépasse le cadre du Sitram
Le maire de Rixheim Olivier Becht juge « prématurée » la vente des locaux de Soléa « avantageuse dans l’immédiat en recettes mais coûteuse pour le Sitram sur le long terme ». Le député-maire de Pfastatt Francis Hillmeyer lit une prise de position commune de neuf communes membres du Sitram mais pas de la Camsa (Baldersheim, Battenheim, Brunstatt, Illzach, Pfastatt, Riedisheim, Rixheim, Sausheim). Ces communes sont opposées « à la multiplication par 3 voire par 4 des contributions actuelles des communes » ainsi qu’à « toute modification de la clé de répartition servant de base de calcul à ces contributions ». Avant toute décision, estiment les neuf communes, il faut « une remise à plat totale », un « gel de tout investissement » (y compris les extensions prévues du tram). « Il est inconcevable que, dans une situation financière aussi critique, le Sitram continue à agir comme si de rien n’était… »
Les intérêts des communes ont été très bien défendus
Ce n’est pas l’avis du Mulhousien Philippe Trimaille : «
Toutes les études confirment une hausse significative de la
fréquentation des transports publics et une baisse de l’utilisation de
la voiture. Cette tendance ne peut que se renforcer… » Position identique défendue par Bernard Stoessel. « Dans l’avenir, une grande partie de la solution passe par une intercommunalité renforcée et partagée… », ajoute-t-il.
« Jusqu’à présent, les intérêts des communes ont été très bien défendus. Est-ce normal, est-ce équitable ? », interroge un autre Mulhousien, Bernard Klein. Il s’en explique ainsi : «
Au Sitram, les usagers paient 20 %, comme partout, les communes 9 %,
les employeurs 65 %. Dans les autres agglomérations, les communes
paient de 35 à 40 %, les employeurs 44 %…»
(*) Syndicat intercommunal des transports en commun de l’agglomération mulhousienne. Il réunit les 24 communes desservies par le réseau Soléa.
Stéphane Samacoïtz
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L'Etat va ponctionner 50 millions d'euros du budget handicapés
Information générale L'Etat va ponctionner 50 millions d'euros du budget handicapés
Le 19/09/08 à 18:26
L'association chargée de gérer
le fonds pour l'insertion des personnes handicapées (Agefiph) s'est
élevée aujourd'hui vendredi contre une ponction de 50 millions d'euros
sur son budget par le gouvernement pour équilibrer les recettes de la
loi de Finances 2009.
Ce
projet, dont le conseil d'administration de l'Agefiph a pris
connaissance jeudi, revient à retirer à la structure 10% de son budget
prévisionnel 2008-2010, et pourrait priver 28.000 personnes à mobilité
réduite d'une formation qualifiante, a indiqué Tanguy du Chéné, son
président, lors d'un point presse à Lyon.
Le ministère de
l'Economie a souligné que ce projet entrait dans le cadre d'une
réorientation de fonds, en faveur d'autres actions de formation des
personnes handicapées.
"Ces 50 millions ne servent pas à des
actions de l'Agefiph et ne remettent pas en cause ses actions. Il
s'agit de surplus inutilisés, à caractère exceptionnel, et il nous a
semblé que garder ces fonds inutilisés n'étaient pas une bonne
gestion", a-t-on ajouté à Bercy.
L'Agefiph a estimé que l'Etat
"vient se servir dans notre organisation, parce qu'elle est bien gérée.
On est sanctionné pour notre bonne gestion, ça doit être une première".
Le
président de l'Agefiph a ajouté que "c'est d'autant plus grave que
cette annonce intervient 6 mois après la signature d'une convention
triennale" d'objectifs pour l'insertion et le maintien dans l'emploi
des travailleurs handicapés par Christine Lagarde, ministre de
l'Economie.
Bercy assure que les 50 millions d'euros seront
reversés au Cnasea, un organisme payeur de stages de formation
professionnelle pour les handicapés. Le ministère a ajouté qu'en 2009
le budget pour les postes de travail adaptés, pour lequel l'Etat verse
des incitations financières, sera augmenté.
"On ne peut donc absolument pas dire qu'il s'agit d'un désengagement de l'Etat", a-t-on souligné de même source.
L'Agefiph
s'est également émue du fait que la décision de l'Etat avait été
communiquée à l'Agefiph le jour de la réception des athlètes médaillés
aux Jeux Paralympiques de Pékin par le président de la République à
l'Elysée. Or, l'Agefiph finance aussi "des formations pour la
reconversion des athlètes handisport", a rappelé M. du Chéné.
"Cela
fait mal, et nous trouvons inacceptable que lorsque les conditions
économiques deviennent plus dures, on fragilise les plus faibles",
a-t-il conclu.
Financée par les contributions des entreprises
qui ne respectent pas l'obligation légale d'emploi de travailleurs
handicapés, l'Agefiph est administrée par les partenaires sociaux et
les associations de personnes handicapées.
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Alsace Pierre et Vacances Plaidoyers pour la forêt
Alsace Pierre et Vacances Plaidoyers pour la forêt
Le 22/09/08 à 06:54
Dans un communiqué, Alsace Nature s’oppose au projet de complexe touristique Pierre et Vacances envisagé à Ungersheim.
« Cette forme de tourisme ne correspond pas aux valeurs défendues par notre association de protection de la nature », écrivent Frédéric Deck et Michel Breuzard, respectivement président régional et haut-rhinois de la fédération pour qui «
le tourisme industriel consommateur d’espace et d’énergie doit être
abandonné et doit laisser place à un tourisme plus responsable ». Ils
mettent en cause un projet qui « n’a aucune caractéristique écologique et de surcroît détruit les derniers lambeaux de la forêt du Nonnenbruch » et souhaitent «
qu’une réflexion sur l’investissement des fonds publics soit lancée et
que l’on se pose les bonnes questions : quelle économie pour le
territoire alsacien ? Quel tourisme souhaite-t-on alors que les plus
belles vitrines de notre région sont les milieux naturels ».
Sauvegarde Faune Sauvage : « Sauver la forêt »
De son côté l’association Sauvegarde Faune Sauvage demande que « la forêt soit préservée ». «
L’Alsace paye un lourd tribut aux équipements et aux aménagements
industriels avec la disparition de 1200 hectares chaque année », dénonce son président, Jean-Paul Burget. «
75 % de la faune et de la flore ont été anéantis au cours des trente
dernières années et la biodiversité se réduit comme peau de chagrin », estime-t-il.
Si Sauvegarde Faune Sauvage ne se prononce pas sur le fond du projet, « il n’est pas question de toucher à la forêt », considère Jean-Paul Burget qui adhère à la « variante » proposée par le maire d’Ungersheim Jean-Claude Mensch. «
On détruit à outrance, on ne respecte pas les textes votés et je
prépare un rapport pour la commission européenne sur la sururbanisation
de l’Alsace par rapport à la directive habitats et aux zones d’intérêt
communautaire pour les oiseaux », dit-il.
Élevant le débat, le président de Sauvegarde Faune Sauvage estime que «
ce que les élus n’ont pas compris, c’est que les investissements
d’intérêt strictement privé ne mettent pas en danger la Terre mais
l’humanité ».
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20 septembre 2008
Mulhouse Politique Pierre Freyburger constructif et critique
Mulhouse Politique Pierre Freyburger constructif et critique
Le 20/09/08 à 06:54 - Frédérique Meichler
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Les élus de la liste Freyburger ont fait le bilan des six premiers mois de l’action municipale.
Photo L’Alsace
Les élus de la liste « Un nouveau souffle pour Mulhouse » ont fait le bilan hier des six premiers mois du 4e mandat Bockel et de leur action d’« opposants critiques et constructifs ».
«
Après six mois de fonctionnement de la nouvelle majorité municipale, on
a le sentiment d’avoir affaire à une équipe un peu hétéroclite qui est
peu lisible. Même nous, nous avons parfois du mal à savoir qui fait
quoi… », commente le leader socialiste de la liste « Un nouveau souffle pour Mulhouse ».
Pierre Freyburger constate que « le maire n’est pas plus présent qu’avant et qu’il reste très éloigné des préoccupations des Mulhousiens. »
Tout en étant dans l’opposition, les élus de la liste Freyburger font le choix de l’action et des propositions. « Et tant mieux si certaines de ces propositions sont reprises »,
poursuit le leader socialiste mulhousien qui se félicite d’avoir été
suivi par exemple, sur la question des terrasses. Il constate aussi que
c’est la première fois au conseil municipal, que des élus d’opposition
obtiennent la création d’une commission (sur le Sitram).
Le groupe a
déjà sorti un document de propositions pour relancer le commerce
mulhousien, Pierre Freyburger espère que la municipalité en fera bon
usage.
Mêmes méthodes
Malgré son changement de statut d’adjoint à opposant, l’élu ne change pas ses méthodes et entend poursuivre cette démarche dans tous les domaines. Côté flamme, les onze élus de la liste comptent s’appuyer sur l’association « Un nouveau souffle pour Mulhouse », forte de quelque 250 membres, pour continuer à réfléchir et à construire. « C’est une source intarissable de propositions, il y a tant à faire ! », souligne Claudine Da Silva.
Écoles : « manque d’anticipation »
Claudine Da Silva qui suit particulièrement l’éducation, dénonce « un manque d’anticipation. » « L’accueil gratuit organisé par la Ville, c’est une très bonne chose, mais en réservant cet accueil gratuit aux familles dont les deux parents travaillent, que fait-on des demandeurs d’emploi ? Un tel service doit être ouvert à tous. » L’élue regrette « le manque de souplesse » dans cet accueil qui contraint les parents à déposer leurs enfants dès 7 h 45, alors qu’ils auraient préféré un accueil échelonné entre 7 h 45 et 8 h 30. Autre souci : la nouvelle charge de travail pour les Atsem (aide maternelle) qui assurent cet accueil et qui, en plus, doivent à présent faire des tâches ménagères. « On sent une grosse pression et du stress. »
Sport : « arrêter le bling-bling »
Dans le domaine sportif, Gilbert Buttazzoni conseille à la municipalité « d’arrêter le bling-bling et de revoir ses fondamentaux ».
L’équipe Freyburger préconisait « un véritable plan Marshall » pour remettre en état des équipements délabrés et reconstruire les clubs dans tous les quartiers. « La nouvelle piste d’athlétisme, c’est très bien, mais le club, lui, reste livré à lui-même. »
L’ex-adjoint aux sports prône le retour à « un partenariat fort et vrai, avec des contrats d’objectifs. » Enfin, il reste sceptique sur la dépense de 250 000 € pour installer le service des sports au Palais des sports. « Est-ce vraiment une priorité quand on voit tout ce qu’il y a à faire ? »
Écologie
Cléo
Schweitzer rebondit sur la climatisation installée dans ce nouveau
service des sports pour dénoncer le manque d’attitude écologique de la
part d’une Communauté d’agglomération « qui communique beaucoup sur le développement durable mais fait peu ».
Autre exemple, celui de la biodiversité. «
On a interpellé l’adjoint chargé des espaces verts au sujet de l’usage
des pesticides. La seule réponse qu’on a obtenue, c’est qu’on attend
que Strasbourg fasse son bilan sur la question… » L’élue socialiste ex-verte trouve « risible » le
« marché bio » de la place de la Concorde et attend avec impatience les
cantines bio dans les écoles, tout comme un plan municipal pour faire
baisser la facture énergétique dans les logements anciens mulhousiens
ou la collecte sélective des déchets dans toute la ville.
Démocratie locale
Thierry Sother constate que « les cinq super-adjoints de quartier sont encore mal identifiés » et ne comprend pas l’exclusion des conseils de quartier d’élus de l’opposition. « Nous n’avons plus le droit de participer à la vie de notre quartier sous prétexte qu’on est élu ! ».
Le
benjamin du conseil municipal suggère à Jean-Marie Bockel de s’inspirer
de Paris qui permet l’inscription à l’ordre du jour du CM d’un sujet
ayant fait l’objet d’une pétition réunissant 5 % des habitants.
Sur
la question de la reconquête de la confiance des citoyens, Thierry
Sother pense que le récent projet de loi visant à permettre aux membres
du gouvernement de retrouver leur siège de sénateur (avec application
rétroactive) « n’est pas de nature à grandir l’image des élus. »
Frédérique Meichler
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Mulhouse Handitour Un exploit sportif au service de la sensibilisation
Mulhouse Handitour Un exploit sportif au service de la sensibilisation
Le 20/09/08 à 06:54 - F.K.
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Dernière étape de la caravane du Handitour avec l’arrivée, hier après-midi, place de la Réunion. Photo Florian Kunckler
Le rideau est tombé, hier, sur la première édition du Handitour, qui s’est achevée sur la place de la Réunion, et qui aura rempli son objectif premier de sensibilisation.
« L’objectif principal aura été, tout au long de cet événement, de sensibiliser les pouvoirs publics et le simple citoyen aux difficultés de vie d’un handicapé en milieu rural » : comment présenter l’essence de Handitour sans citer Stéphane Louat, de la branche départementale de l’Association des paralysés de France… En effet, organisée par l’APF, cette manifestation, consistant en une traversée du département à la marche, avait un double objectif annoncé, et en majeure partie, rempli ! Entrant dans le projet « acteur et citoyen », cette marche symbolisait, avant toute chose, les efforts restant à faire pour permettre aux handicapés de remplir pleinement leur rôle de citoyen, et notamment en milieu rural.
Progrès à réaliser dans les campagnes
Si
de grandes avancées ont déjà été faites en ville, l’APF avait à cœur de
montrer, durant toute la semaine, que de grands progrès doivent encore
être réalisés dans les campagnes, notamment au niveau de l’accès aux
transports… Un second objectif de récolte de fonds a, ensuite,
accompagné l’événement. « Cela passe par la mise en place de relais
à l’action d’APF dans tout le département, ainsi que du soutien de nos
différents partenaires », commente Stéphane Louat.
Parti
d’Altkirch en début de journée, pour la dernière des cinq étapes, le
cortège a été accueilli à Mulhouse, devant l’hôtel de ville, par
Thierry Nicolas, l’adjoint au maire délégué au handicap et à
l’intégration. Un hommage a, ensuite, été rendu à ces fiers marcheurs
qui, par leur courage et leur dévouement, auront donné, à tous, une
leçon d’humilité…
F.K.
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Alsace Projet Pierre et Vacances Jo Spiegel reste confiant
Alsace Projet Pierre et Vacances Jo Spiegel reste confiant
Le 20/09/08 à 06:59 - Raymond Couraud
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Le
président de la Communauté de l’agglomération mulhousienne veut croire
en une sortie de crise dans le dossier Pierre et vacances.
Prudemment, Jo Spiegel a convenu que « ça peut capoter comme ça peut encore réussir ».
Démentant les propos des opposants au projet, le président assure,
appuyé par Fabien Jordan, maire de Berrwiller et vice-président en
charge du tourisme, que le dossier Pierre et Vacances a fait l’objet « de très nombreux échanges, parfois très vifs ». Jo Spiegel assure même : « Il n’y a aucune animosité entre le maire d’Ungersheim et moi ». Il appuie sa démonstration sur « trois niveaux de consensus » :
l’implantation d’un village de vacances, le nouveau périmètre dessiné
lundi dernier, ce que Pierre et Vacances accepte, et l’idée que ce
projet soit évolutif, ce qui est « partagé par tous ».
« Pas une réserve d’Indiens »
Jo Spiegel se « porte garant de la cohésion de la communauté d’agglomération », mais estime cependant que le nord de celle-ci « n’a pas vocation à devenir une réserve d’Indiens » et qu’il faut «
rechercher l’équilibre entre l’intérêt de la commune et l’intérêt
général de la Camsa ». « L’équilibre environnemental, social et
économique » demeure une priorité. À ceux qui le suspectent de tout céder à Pierre et Vacances, Jo Spiegel réplique : « Comment
penser que je vais brader le territoire ? » « Dans un territoire qui
souffre, avec 10 % de chômeurs, ce village, à côté du Bioscope et de
l’Écomusée, est une chance unique ».
Pour lui, comme pour la
majorité des élus de l’agglomération, il s’agit d’une chance à saisir.
D’accord avec certaines exigences, Jo Spiegel assure qu’il faut « placer la barre assez haut, mais à hauteur possible ».
« J’ai confiance en toi ! »
Pour
de semblables investissements, la Lorraine a payé 40 millions d’euros
contre 21 pour les collectivités alsaciennes. Cet argument assorti de
la promesse « de retombées immédiates pour la population locale » ancre davantage le président dans sa défense du dossier
Jo Spiegel avoue néanmoins qu’on « est arrivé au bout du bout du dialogue ». En revanche, il assure que Pierre et Vacances ainsi que la Caisse des Dépôts ne sont pas encore lassés. « Je demande à la Caisse des dépôts un délai de maturation supplémentaire » ajoute Jo Spiegel. À trois jours de « la réunion cruciale de lundi » (lire ci-dessous), Jo Spiegel a lancé un appel : « J’ai confiance en toi Jean-Claude, aie confiance en nous ! »
Raymond Couraud
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