20 décembre 2008
Information générale Téléphonie : faut-il être fidèle ?
Information générale Téléphonie : faut-il être fidèle ?
Le 20/12/08 à 07:07
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Les opérateurs mobiles ont beau être fiers de leurs programmes de fidélité, pour l’UFC-Que Choisir c’est un « piège » qui enferme le client.
La
fidélisation des abonnés, lancée en 1999 par Bouygues Telecom, était au
départ dédiée au renouvellement de téléphone, grâce au cumul de points
par mois d’ancienneté et montant de la facture, pour inciter le client
à se réengager. Désormais, elle récompense aussi la fidélité en offrant
des minutes, des options ou des réductions.
La formule séduit :
selon le distributeur The Phone House, le nombre de clients renouvelant
ainsi leur abonnement est passé en quelques années de centaines de
milliers à environ dix millions. « Sur cent personnes venant renouveler leur mobile en magasin, 70 à 80 restent chez leur opérateur et 20 changent »,
raconte Cédric Hélias, directeur de la relation client de The Phone
House, qui propose aux abonnés de doubler leurs points par son
intermédiaire.
Pour que le programme soit intéressant, le client doit avoir « la patience d’attendre », avoue Thierry Pelissier, directeur marketing de SFR, qui a refondu son programme en octobre sous le nom « Pacte SFR ». « Il faut généralement attendre deux ans pour avoir un bon niveau de prix », indique-t-il. Le délai est similaire chez Orange et Bouygues.
« Les opérateurs ont très bien calculé leur coup »
Plus
on se réengage, plus le forfait est gros et moins le téléphone est
cher. S’il manque à l’abonné quelques points pour s’offrir le mobile
dont il rêve, « il peut y avoir des gestes commerciaux, lorsque le client risque de résilier », confie Benoît Torloting, directeur marketing forfait et terminaux de Bouygues Telecom.
Un système critiqué par l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir. « C’est un vrai piège », estime Édouard Barreiro, chargé de mission nouvelles technologies : «
les opérateurs ont très bien calculé leur coup : vous avez généralement
des durées d’engagement de 24 mois et la durée de vie d’un téléphone
est de 18 mois, ils savent qu’avant la fin de leur engagement les gens
vont vouloir changer leur téléphone ».
Le site Meilleurmobile.com, qui vend et compare les offres des opérateurs, invite ses clients à « éviter le mirage des points fidélité » : «
les opérateurs misent sur la paresse ou l’ignorance des gens qui se
disent "si je n’utilise pas mes points, je perds de l’argent"», dit Jean-Vital de Rufz, président du site.
Selon lui, « ce n’est pas plus compliqué de changer d’opérateur que de renouveler » (surtout depuis qu’on peut garder son numéro) et le client a « quasiment dans tous les cas intérêt à changer »
car il trouvera un téléphone moins cher et un forfait plus adapté. Il
conseille de ne s’engager que douze mois pour refaire l’opération tous
les ans.
« On ne peut pas permettre à un client
d’avoir un mobile haut de gamme neuf tous les ans, sinon les prix des
forfaits seraient beaucoup plus chers », se défend M. Torloting.
Chez Orange et SFR, on rétorque que le cumul de points a été amélioré
pour que le client bénéficie rapidement des mêmes conditions qu’un
nouveau client.
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Alsace Mulhouse, Bâle, Fribourg : trois bilans constrastés pour la gestion des déchets
Championne
d’Allemagne dans le domaine de la valorisation des ordures ménagères,
Fribourg recycle 66 % des déchets, contre 42 % à Bâle et 26 % à
Mulhouse.
Depuis que la collecte sélective à domicile a été
étendue aux déchets de cuisine biodégradables, les Fribourgeois ne
produisent plus que 130 kg par an de déchets incinérés, contre 170 kg
pour les Bâlois et 382 kg pour les Mulhousiens.
Pionnière en
France de l’apport volontaire du verre et du papier, il y a vingt ans,
Mulhouse s’apprête à généraliser progressivement, d’ici 2011, la
collecte sélective à domicile et doubler ainsi la part des déchets
recyclés.
Mais, contrairement à Bâle et Fribourg, à Mulhouse il
n’est pas (encore) question d’instaurer un système de taxe d’enlèvement
des ordures ménagères, qui inciterait au tri et pénaliserait les
citoyens peu soucieux de l’environnement.
Bâle : pollueur = payeur - Mulhouse : de l'apport volontaire à la collecte sélective - Fribourg : champion du tri-recyclage
Alsace Bâle Pollueur = payeur
Le 20/12/08 à 07:08
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Bouche d’un conteneur enterré pour le recyclage du verre vert.
Il
n’y a pas de taxe d’enlèvement des ordures à Bâle. Ce choix politique
s’est traduit par une solution technique validant le principe du
pollueur-payeur.
On l’appelle le « Bebbi Sagg » en dialecte bâlois. Le sac des « Bebbis
» (le surnom des Bâlois) est la poubelle des ordures ménagères
destinées à l’incinération. C’est le seul récipient autorisé. Et pour
cause : le prix de vente du « Bebbi Sagg », qui a rapporté 9 millions
FS l’an dernier, est la seule source de financement de ce service
public. Depuis 1993, les Bâlois paient le ramassage à domicile, deux
fois par semaine, en fonction du nombre de sacs utilisés. « Le principe du pollueur-payeur est efficace », signale Alexander Isenburg, directeur du service de propreté urbaine de Bâle-Ville. « L’instauration du Bebbi Sagg a fait passer la collecte de déchets incinérés de 380 kg à 170 kg par habitant ».
Le
papier et le carton, triés séparément en tas obligatoirement ficelés,
sont collectés le mercredi, tout comme les objets en métal (de moins de
2 m). Globalement, 42 % des déchets sont recyclés (100 kg par habitant)
et 58 % éliminés dans l’incinérateur situé à la frontière française.
Confronté
à un déficit chronique (5 millions FS/an) du système de ramassage, le
gouvernement de Bâle-Ville a décrété une hausse (+20%) du « Bebbi-Sagg
», la première en 15 ans. Depuis le 1er décembre, il coûte
2,30 FS (35 l) ou 3,30 FS (60 l). Les Bâlois qui utilisent deux sacs de
60 l par semaine paieront 343 FS par an (220 €), mais seulement 242 FS
(153€) s’ils limitent leur production de déchets à deux sacs de 35 l
par semaine.
Ce système vertueux a un effet pervers : les Bâlois
entassent les ordures, alourdissant les sacs dont le poids maximum
autorisé est de 20 kg. Cela rend plus pénible le travail de l’éboueur
qui doit soulever 10 t par tournée.
Un inspecteur des ordures
La
collecte des autres déchets s’effectue par apport volontaire vers une
cinquantaine de stations de recyclage où l’on trouve des conteneurs
pour les différents verres (blanc, vert, brun), mais aussi pour les
boîtes et autres emballages en aluminium ainsi que pour les piles. En
Suisse, la tendance est à l’installation de conteneurs enterrés. Les
bouteilles en plastique sont collectées sur les lieux de vente.
Il
n’y a que deux déchetteries (Recyclingparks) à Bâle. Cela explique sans
doute les dépôts sauvages sur les trottoirs d’objets encombrants
(matelas, canapés, appareils ménagers, etc) dont l’enlèvement à
domicile est facturé 15 FS par objet. Un poste d’inspecteur des ordures
(Abfallfahnder) a été créé il y a cinq ans pour traquer les
contrevenants passibles d’une amende de 200 FS. Pour juguler le «
littering », considéré comme une « plaie », trois collectes gratuites à
domicile d’objets encombrants figureront, à partir de 2009, au « calendrier officiel » du ramassage distribué dans les foyers.
Alsace Mulhouse De l’apport volontaire à la collecte sélective
Le 20/12/08 à 07:08 - Textes : Adrien Dentz Photos : Denis Sollier
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Objectif 2010: des bacs sur roulettes au lieu des sacs.
20
ans après avoir été une pionnière en France du recyclage par apport
volontaire, Mulhouse s’apprête à généraliser la collecte sélective des
ordures ménagères.
Une révolution des
mentalités est en marche à Mulhouse. Depuis octobre 2007, une collecte
sélective est organisée dans le quartier de Dornach. Les ordures
ménagères destinées à l’incinération sont ramassées deux fois par
semaine dans des bacs bleus sur roulettes (fournis gratuitement). Les
déchets recyclés (papier, carton, bouteilles en plastique) sont
collectés le mercredi dans des sacs jaunes translucides (également
gratuits). « Le test est concluant », souligne Christian Nazon, directeur général de la Camsa. « Le taux des déchets recyclés a doublé »,
passant de 26 à 52 %, soit la même proportion que dans les dix communes
du Bassin potassique où la collecte sélective est appliquée depuis
plusieurs années. Elle sera étendue, mais en 2010 seulement, dans toute
la ville, à l’exception du centre historique où l’on envisage
d’installer, à partir de 2011, des centres de regroupement avec des
conteneurs enterrés.
Mulhouse s’était, longtemps, distinguée comme « bonne élève »
en matière d’apport volontaire du verre et du papier-carton vers des
conteneurs de récupération installés à la fin des années 1980, puis
étendu aux bouteilles en plastique il y a une dizaine d’années. Ce
système basé sur la motivation, inégalement répartie au sein de la
population, a atteint ses limites.
Pas d’incitation financière au tri
Actuellement,
chaque Mulhousien produit 343 kg de déchets incinérés par an. Par
ailleurs, l’apport volontaire génère 144 kg/an de déchets recyclés par
habitant. Le ramassage des ordures ménagères dans la Camsa mobilise 112
agents municipaux (76 éboueurs, 36 chauffeurs pour 22 camions bennes).
Le passage des sacs poubelles pas toujours « clean » (poids maxi
autorisé : 20 kg) aux bacs sur roulettes de 160 l (on a prévu grand)
réduira la pénibilité du travail des éboueurs qui portent aujourd’hui
de quatre à dix tonnes de déchets par tournée. On les voit souvent
courir derrière les bennes, car le temps de travail (7 h 45 par
tournée) est régi par le principe du fini quitte, une spécificité
française.
Le nouveau système de collecte ne prévoit pas
d’incitation financière en fonction du poids ou du volume. Une décision
politique prise au nom de « l’équité ». Ainsi, le citoyen vertueux qui
s’efforce de trier ses déchets ne paiera pas moins que le citoyen peu
scrupuleux de l’environnement.
En hausse chaque année, la taxe
d’enlèvement des ordures (180 € en moyenne à Mulhouse) reste uniquement
assise sur la valeur locative du logement. À quand une facturation
incitative au tri ?
Alsace Fribourg Champion du tri-recyclage
Le 20/12/08 à 07:08
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Le service de ramassage de Fribourg dispose d’un parc de 50 camions bennes.
Capitale
autoproclamée de l’écologie en Allemagne, Fribourg a instauré un
système de collecte contraignant et coûteux, mais qui assure un
rendement record.
Avec un taux de recyclage de
66 %, Fribourg est sans doute champion d’Allemagne de la valorisation
des ordures ménagères. En 15 ans, la part des déchets incinérés est
tombée de 75 à 34 % seulement. Les 218 000 Fribourgeois ne produisent
que 130 kg de « Restmüll » (déchets non-recyclables) par an. Le volume
global (382 kg/an par habitant, y compris les objets encombrants) n’a
pas baissé, mais le tri a fait un grand bond. Pour arriver à ce
résultat exemplaire, Fribourg a étendu, depuis 2001, la collecte
sélective à domicile aux déchets de cuisine. Ces restes biodégradables
sont collectés une fois par semaine dans un bac brun pour les
particuliers et des conteneurs pour les restaurants. 14 000 t de
déchets biodégradables (76 kg par habitant) ont été utilisées, l’an
dernier, pour la production de méthane.
La « Biotonne » s’est
rajoutée aux poubelles grises (déchets incinérés) et poubelles vertes
(papier-carton). La valse des poubelles en trois couleurs alterne avec
le ramassage du sac jaune translucide pour les bouteilles plastique et
autres emballages à point vert). Seul le verre n’est pas collecté à
domicile.
« Notre système est coûteux mais équitable »,
explique Michael Broglin, le directeur de l’ASF, la société semi-privée
chargée de la propreté urbaine qui affiche un chiffre d’affaires de 30
millions d’euros et emploie 263 personnes. L’écologie et l’économie
font bon ménage : « Nous faisons du bénéfice », signale Michael Broglin.
Le prix de la bonne conscience écologique
À
Fribourg, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (qui a été
augmenté de 52 % en 2006) est composée d’un élément fixe (entre 92 €
pour une personne et 158 € pour un foyer de cinq personnes et plus) et
d’un élément variable selon la taille de la poubelle grise (de 68 à 271
€) pour un ramassage hebdomadaire. Ce tarif est réduit de moitié si on
opte pour un ramassage tous les 15 jours. En raison de la baisse des
déchets incinérés, Fribourg a introduit des petits bacs de 35 l. Dans
les immeubles, on peut constituer des « communautés » de conteneurs
qu’on ouvre avec une puce électronique et qui seront bientôt équipés
d’un GPS pour contrôler le remplissage à distance…
Pour un foyer
de quatre personnes ayant opté pour une poubelle grise de 60 l et un
ramassage hebdomadaire, la taxe annuelle s’élève à 250 €. Une personne
seule avec une poubelle de 60 l vidée tous les 15 jours paie 160 €.
C’est le prix de la bonne conscience écologique. À ce prix, un camion
équipé d’un système de lavage vient nettoyer les « Biotonne » à
domicile deux fois par an.
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14 décembre 2008
Mulhouse Entre nous
Mulhouse Entre nous
Le 14/12/08 à 06:58 - Frédérique Meichler, Hélène Poizat et Stéphane Samacoïtz
Sauvé par le droit local
Lors de la réunion organisée récemment par l’UMP sur le thème de la crise financière, Arlette Grosskost a dit tout le mal qu’elle pensait du travail dominical. L’ex-ministre François Loos ne partage pas son point de vue, il est plutôt favorable à l’ouverture des magasins le dimanche, mais compte tenu du sacro-saint droit local, il défend le statu quo en Alsace-Moselle. Sauvé par le droit local ! « Il faut quand même qu’on pense aux régionales »…commente Arlette.
Religieuses pressions
Les deux parlementaires alsaciens reconnaissent qu’ils subissent « énormément de pression du clergé » pour que la loi sur la libéralisation du travail le dimanche ne passe pas. « Le grand rabbin, lui, n’a rien dit », précise François Loos, suscitant quelques sourires dans la salle. Il est vrai que le président Sarkozy n’a pas encore exigé une généralisation des nocturnes commerciales le vendredi soir…
Swaziland
Le journaliste Thomas Legrand, chroniqueur politique sur France Inter, a déclaré au lendemain du congrès fondateur de la Gauche moderne à Suresnes, que « le parti de Jean-Marie Bockel n’a qu’une utilité : grappiller 0,2 ou 0,3 % aux élections locales et maintenir Mulhouse dans le giron de l’UMP. Ce nouveau parti est un peu comme ces faux pays faussement indépendants créés par l’Afrique du Sud : c’est le Swaziland de l’UMP ! ». Qu’en pense Arlette Grosskost ?
Orphelin recasé
Au lendemain de la constitution de la nouvelle majorité municipale mulhousienne réunissant des ex-socialistes convertis à la Gauche moderne, des Modem, des Nouveau centre et des UMP authentiquement sarkozystes, l’adjoint Denis Rambaud avait gardé ses distances, préférant conserver le statut de « socialiste exclu ». Mais voilà, après quelques mois d’hésitations, il a fini par répondre à l’appel de Suresnes…
Et une gauche de plus !
Cette semaine, le paysage politique mulhousien s’est enrichi d’une nouvelle gauche, pas moderne cette fois. Le porte-parole alsacien du Parti de gauche initié par l’ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon a réuni une vingtaine de sympathisants mardi au Klapperstei. Des effectifs qui, sans être pléthoriques, dépassent déjà la contenance d’une cabine téléphonique.
Une immense attente
« Il y a une immense attente chez des gens de gauche qui ne se retrouvent pas dans les partis existants… », affirme Jean-Charles Escovo, porte-parole alsacien du Parti de gauche. En fait, l’autre soir, c’est surtout lui qui a vécu une « immense attente » : pas plus de cinq personnes au début de sa réunion publique, une vingtaine à la fin. Bon, ça fait une hausse de 400 % en cours de soirée.
Humanisme rassembleur
La semaine dernière, lors de l’inauguration de nouveaux logements mis en service par l’association Habitat et Humanisme, l’architecte Alexandre Da Silva, porteur du projet, a remercié à la fois l’élu de l’opposition Gilbert Buttazzoni, cheville ouvrière bénévole du chantier de rénovation des logements, et l’adjoint Denis Rambaud, qui a « facilité » le projet en encourageant ses services à instruire rapidement le dossier. De la vertu rassembleuse des bonnes causes !
30 000, plus ou moins
« On va faire exploser les chiffres… » Les adjoints Jean-Pierre Walter et Michèle Striffler ne cachaient par leur euphorie mardi à l’occasion du traditionnel point presse consacré au marché de Noël de Mulhouse, se lançant même dans d’hasardeuses estimations chiffrées. « Quand c’est plein, plein, c’est une journée à 30 000 personnes », assure ainsi Jean-Pierre Walter, en laissant néanmoins flotter un certain flou sur ses méthodes de comptage. 30 000 visiteurs par jour selon les organisateurs. Et selon la police ?
Indice
Pour estimer le succès du marché, les adjoints ont un autre repère : le chiffre d’affaires à certains points de vente. Et là, apparemment, ça « explose » aussi. « Quand les commerçants ne se plaignent pas, c’est un indice », remarque Michèle Striffler. Il est vrai que la psychologie commerçante est ainsi faite…
Longueur de temps
Et le centre commercial Porte Jeune ? Difficile de dresser déjà un bilan. Et ça n’aurait pas beaucoup de sens avant la fin de la période de Noël, voire des soldes d’hiver. « En général, si les habitudes des consommateurs changent vraiment, il faut compter au moins six mois, voire un an… », analyse Rébecca Tsang, manager de la Cour des Maréchaux — qui attend bien sûr des retombées de la Porte Jeune comme l’ensemble du centre-ville. Alors patience.
Gratuit pour les chômeurs ?
Lors de la réunion du Sitram de vendredi soir, la Mulhousienne Cléo Schweitzer propose, au point divers, d’instaurer la gratuité sur le réseau Soléa pour les chômeurs : « J’ai vérifié, les recettes du tarif chômeurs, elles ne représentent quasiment rien… » Peu d’enthousiasme du côté du président Denis Rambaud : « On examinera la proposition pour l’année prochaine… » Ni du vice-président Jean-Marie Bockel : « Le bureau est par principe opposé à toute gratuité. Cela dit, chaque commune est libre de sa politique d’aide sociale… »
Salle en travaux
Le maire de Kingersheim tient à préciser que s’il annule « exceptionnellement » la cérémonie des vœux en janvier 2009, c’est avant tout parce que la salle des fêtes est en travaux et que la mise en place d’une structure d’accueil temporaire pour 1000 personnes avec les moyens techniques et logistiques correspondant aurait entraîné des dépenses supplémentaires considérables… Voilà le contribuable content !
Frédérique Meichler, Hélène Poizat et Stéphane Samacoïtz
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Mulhouse Transport en commun : le Sitram cède Soléa
Mulhouse Transport en commun : le Sitram cède Soléa
Le 14/12/08 à 06:58 - Stéphane Samacoïtz
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Après
avoir résolu ses difficultés financières au moins pour l’an prochain,
le Sitram passe à autre chose. Archives Darek Szuster
C’est la société Transdev et non plus le Syndicat intercommunal des transports qui sera majoritaire à Soléa. Rien de changé pour les clients ni pour le personnel, assurent les responsables.
Le
principal point à l’ordre du jour du comité d’administration du Sitram
(Syndicat intercommunal des transports de l’agglomération mulhousienne)
s’intitule — très administrativement : « Modification des statuts de Soléa ».
Concrètement, le Sitram, qui détenait jusqu’à présent 58 % des actions
de l’entreprise, en vend 48 % à la société Transdev — qui en possédait
déjà 20 %.
« L’ancien montage juridique a démontré ses limites et ne permet pas d’optimiser la gestion du réseau… »,
explique la délibération — approuvée moins les deux abstentions des
Mulhousiens Cléo Schweitzer et Pierre Freyburger. Le président Denis
Rambaud précise : « Cette décision a été discutée dans l’entreprise et a fait l’objet d’un large consensus au sein du bureau du Sitram… »
Il faut couper le cordon ombilical
«
La valeur nominale de notre action est de 15 euros. Transdev nous la
reprend au-dessus de 30 euros. Cela nous rapportera donc 900 000 euros
en plus des 800 000 qu’on pouvait attendre… », précise le secrétaire général Laurent Kammerer.
« C’est une privatisation ? », s’inquiète un autre Mulhousien, Henri Metzger. «
Pas du tout, Transdev est une émanation de la Caisse des dépôts et
consignations et on retrouve dans son capital des actionnaires comme la
RATP. C’est un partenaire aux qualités professionnelles et humaines
démontrées… », tente de le rassurer le vice-président Jean-Marie Bockel. «
L’affaire est en gestation depuis des années. Je pense sincèrement
qu’il ne s’agit pas d’une garantie absolue mais du meilleur choix
possible… »
« Quel intérêt ? », insiste son interlocuteur. «
Cela permettra au Sitram, au moment du renouvellement de l’appel
d’offres, dans deux ans, de choisir en toute liberté et en toute
indépendance d’esprit parmi les entreprises qui postuleront. Et de
travailler en toute autonomie sur l’offre et les moyens dans les années
à venir. Ce qui est difficile en étant juge et partie. Il vaut mieux
que le cordon ombilical soit coupé… », répond le président Denis Rambaud.
Un réseau accessible en 2015
Cléo Schweitzer enfonce le clou : « Où est le problème aujourd’hui alors qu’il ne se posait pas jusqu’à présent ? »
« Quelles conséquences pour les usagers ? », interroge encore Henri Metzger. Denis Rambaud : «
C’est toujours le Sitram, autorité organisatrice, qui décide des tarifs
ainsi que de l’offre en matière de lignes et de fréquences… »
« Et pour les salariés ? », demande Cléo Schweitzer. Réponse : « Pas d’incidence. Le personnel est repris. Il aura l’avantage d’être adossé à une entreprise puissante… »
Autre point important : l’approbation du Schéma directeur d’accessibilité. La loi impose « la mise en accessibilité des réseaux de transports avant le 11 février 2015 » « Un objectif très ambitieux… »,
détaille à l’assemblée Yann Thomas, chargé de mission. En effet : pour
l’instant, un tiers seulement du parc de bus et 7 % des points d’arrêt
(il y en a 750 en tout) sont accessibles — le tramway l’étant par
définition.
L’idée est d’avoir dès 2011 un « noyau dur » avec le tram-train, le tramway et 6 lignes de bus « en accessibilité partielle »
avec au moins un bus accessible toutes les 30 minutes et les principaux
arrêts aménagés. Antoine Homé, maire de Wittenheim, regrette les
ruptures entre tram et bus déjà constatables le soir à Rattachement et
bientôt à Châtaigniers : « C’est quand même paradoxal pour
Kingersheim et Wittenheim, en attente d’un prolongement du tram. Il en
va de même pour Illzach… » « Ce n’est qu’un point de départ, d’autres
réflexions auront lieu… », conclut le président. Une séance plus calme que la précédente : les questions financières sont réglées pour l’an prochain.
Stéphane Samacoïtz
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11 décembre 2008
Alsace À Strasbourg, le premier hôtel alsacien « écolabellisé »
Alsace À Strasbourg, le premier hôtel alsacien « écolabellisé »
Le 11/12/08 à 07:03 - Hervé de Chalendar
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L’hôtel Monopole Best Western, à Strasbourg, est certifié « écolabel européen » depuis début 2007. Quelles conséquences pour l’hébergeur et l’hébergé ?
À
l’entrée, à côté des plaques annonçant la « licence IV » et le nombre
d’étoiles (trois en l’occurrence), une indication moins traditionnelle
: elle informe (en anglais) que cet hôtel, le Monopole Best Western,
dans le quartier de la gare, à Strasbourg, est certifié « écolabel
européen ». « Nous sommes le seul hôtel alsacien dans ce cas », précise Pierre Siegel, cogérant de cet établissement acquis par son arrière-grand-père en 1919. « Quand nous avons obtenu ce label, début 2007, nous n’étions que le troisième hôtel en France ».
Cette labellisation a été facilitée par l’affiliation au réseau Best Western. «
Le groupe nous a aidés. Franchement, je comprends que des hôtels
indépendants n’aillent pas vers la certification : c’est long,
compliqué, ça coûte de l’argent… »
On certifie une démarche
Combien ça coûte ? Dans ce cas précis, « quelque 15 000 € »,
dont environ 2 000 € de frais de dossier remboursés par Best Western,
et une cotisation annuelle calculée sur le chiffre d’affaires (1 400 €
HT en 2007 pour Pierre Siegel, réinvestis par Afnor dans la
communication). « Il se trouve qu’on avait déjà fait de gros
travaux concernant la chaudière et l’isolation… Mais pour être
labellisé, on n’est pas obligé d’atteindre tout de suite l’excellence
écologique. En revanche, il faut s’engager à s’améliorer ». Ce qu’on certifie d’abord, ainsi, c’est la démarche.
Qu’est-ce que ça change pour le client ? « Le but est que ce soit le moins visible possible ! » Signes les plus distinctifs : trois poubelles dans les chambres, pour trier les déchets. « Dans l’ensemble, c’est respecté », assure Pierre Siegel. « Nos clients viennent surtout du nord de l’Europe, ils sont sensibilisés… »
Autres particularités : de la confiture en vrac (et non plus en
portions individuelles) au buffet du petit-déjeuner, des produits pour
la salle de bains en distributeurs (mais les inconditionnels peuvent
réclamer leurs échantillons à la réception), des verres plutôt que des
gobelets en plastique, des brochures sur le bureau, la possibilité
d’emprunter un vélo, etc.
Qu’est-ce que ça change pour le personnel ?
Il a droit à des formations, pour adopter un comportement plus
respectueux de l’environnement mais pas forcément, assure Pierre
Siegel, plus contraignant. « Nous l’avons sensibilisé au nettoyage
des chambres : au lieu d’arroser la baignoire de produits d’entretien
et de frotter, on conseille de vaporiser ce qu’il faut et de laisser
agir le produit… On consomme moins de produit et on se fatigue moins ».
Qu’est-ce que l’hôtelier y gagne ?
Une image, plus que des clients supplémentaires ; ces derniers n’en
sont pas encore à faire leurs choix en fonction d’un tel label. En
revanche, « des sociétés commencent à intégrer la démarche écologique dans leurs critères ». Il y gagne aussi de l’argent : « On évite des gaspillages, on est dans une logique de gain économique ». Ainsi avec les « mousseurs-aérateurs », qui réduisent la consommation d’eau. « Label ou pas, je ne comprends pas que l’on ne soit pas plus nombreux à effectuer ce type d’investissements… »
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Alsace Des labels ...
Alsace Des labels ...
Le 11/12/08 à 07:05
Des labels
L’Ecolabel européen
est l’équivalent à l’échelle de l’Union de la marque NF Environnement
au niveau national. Il existe dans 49 catégories de produits ou
services. En France, une trentaine d’hôtels, chambres d’hôte et
résidences de tourisme en sont titulaires.
La Clef Verte
est un label de gestion environnementale pour l’hébergement touristique
accordé par la Fondation pour l’éducation à l’environnement depuis
1998. En 2007, elle a récompensé 199 campings, 21 hôtels, 14 gîtes,
chambres d’hôtes, résidences.
Hôtels au naturel est
la marque des hôtels situés dans les parcs naturels régionaux qui
respectent l’environnement, les produits du terroir, font découvrir le
patrimoine culturel et naturel local. On en compte une dizaine dans le
parc des Ballons des Vosges, trois dans le parc des Vosges du Nord, une
dizaine dans d’autres parcs. Voir le site
www.parcs-naturels-regionaux.tm.fr
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Alsace Ça bouge : l’écologie fait son entrée dans l’hôtellerie et la restauration
Alsace Ça bouge : l’écologie fait son entrée dans l’hôtellerie et la restauration
Le 11/12/08 à 07:05
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Les préoccupations environnementales gagnent, peu à peu, toutes les activités humaines. Le tourisme n’y échappe pas.
En
cuisine, en salle ou en chambre, il y a de quoi faire pour réduire les
déchets, la consommation d’eau et d’énergie, faire le ménage et la
lessive plus écologiquement… Comment s’y prendre ? Pour la première
fois en Alsace, les hôteliers-restaurateurs peuvent suivre une
formation de trois jours au développement durable. Le premier stage a
rassemblé douze personnes, le mois dernier à l’hôtel Monopole de
Strasbourg (lire ci-dessous).
« Jusqu’alors, il y avait surtout des stages de gestion, de marketing », souligne
Franck Kormann, chargé de mission à l’association départementale du
tourisme du Bas-Rhin, qui a confié à des spécialistes reconnus le soin
de sensibiliser les professionnels aux démarches environnementales.
L’association Alter Alsace Énergies a abordé les questions de maîtrise
de l’énergie et des énergies renouvelables. L’Ariena, association
régionale pour l’initiation à l’environnement et à la nature en Alsace,
s’est chargée de sensibiliser aux déchets, aux espaces verts, à la
gestion de l’eau… « Un travail en partenariat avec les Chambres de
commerce, la direction et les associations départementales du tourisme
en Alsace, » souligne Philippe Ludwig, de l’Ariena. Il aborde la
modification des comportements et des pratiques sur le plan à la fois
professionnel et personnel, de façon concrète, par des visites sur le
terrain et des témoignages.
Anne Rose Denis par exemple, de la
Villa Rosa des Trois Epis, est une pionnière : « Ma démarche a toujours
été verte, depuis 1979. » Sa cuisine est bio, à partir de produits
locaux. Les bâtiments sont rénovés avec des produits sains et les lieux
sont chaleureux. L’hôtesse fait passer son amour de la nature, fait
découvrir les richesses du parc naturel des Ballons des Vosges. Elle
est une ambassadrice enthousiaste et sincère de la marque « Hôtels au
naturel ». Tout aussi convaincu, Philippe Battmann, de l’hostellerie
alsacienne de Masevaux, a entamé sa démarche tout écologique en 2005 :
il est entier et va au bout de son raisonnement. « J’expérimente les
solutions simples pour réduire notre empreinte écologique. Du vinaigre
pour nettoyer, des cendres de bois pour laver le linge, par exemple. »
Son objectif n’est pas de décrocher un label coûteux et contraignant :
il va au-delà
l’initiative des associations départementales du tourisme 67 et 68 et des CCI. «
Un deuxième aura lieu dans le Haut-Rhin en février.
Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/
30 novembre 2008
Mulhouse Politique « Pendant la crise, on prépare l’avenir »
Mulhouse Politique « Pendant la crise, on prépare l’avenir »
Le 29/11/08 à 06:55 - Raymond Couraud
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Jean-Marie Bockel reste confiant en dépit de la crise. Photo Jean-François Frey
Jean-Marie Bockel a présenté le bilan des huit premiers mois du mandat actuel et abordé quelques pistes d’avenir dans un contexte difficile.
«
La crise peut être une opportunité pour conduire un certain nombre de
dossiers, même si elle pèse sur les réalités locales comme sur celles
de tout le pays. » Hier matin, la conférence de presse du maire de
Mulhouse a été placée sous le signe du choc économique et social qui
touche la planète.
Oscillant entre réalisme et optimisme, Jean-Marie Bockel a défini son action par une formule : « Pendant la crise, on prépare l’avenir ». Pour lui, « plutôt que de subir et de se sentir paralysé, il faut agir ».
Une relance bénéfique pour les deux TGV
Le maire de Mulhouse est revenu sur « Peugeot, au cœur de l’économie locale et de la crise qui touche l’automobile », mais « le site PSA n’est pas menacé » grâce
à sa modernité. Jean-Marie Bockel s’est appuyé sur le plan de relance
que le président de la République présentera prochainement. Mulhouse et
sa région en bénéficieront au titre du développement durable et du
véhicule du futur.
Les mesures gouvernementales bénéficieront aussi,
selon le secrétaire d’État à la Défense, aux deuxièmes phases des deux
TGV Est et Rhin-Rhône.
D’ici 2011, le projet gare devrait profiter, lui aussi, de cette relance gouvernementale, ce qui « démontre l’intérêt d’être prêt dans de telles situations pour être partie prenante de la politique de relance ». « La crise crée un engagement, une solidarité nationale qui doit nous conforter dans nos efforts locaux », assure le maire de Mulhouse.
Sur le climat politique mulhousien des huit premiers mois de mandat, Jean-Marie Bockel estime que « beaucoup d’éléments de polémique » qui avaient pu peser sur le scrutin des municipales se sont estompés. « On a essayé de me faire passer pour un maire absent. Je sais faire la part des choses. » Le membre du gouvernement assure que sa place à Paris lui permet d’être utile à sa ville.
Une équipe qui fonctionne
Après ce constat, le maire a adressé un satisfecit à son « équipe qui fonctionne » malgré sa diversité. Jean Rottner, son premier adjoint a « toute [sa] confiance, il a su s’imposer et montré qu’il est à l’écoute en prenant les dossiers à bras-le-corps ».
Avis à ceux qui verraient une rivalité : « Personne ne doute de sa compétence et nous travaillons dans une bonne entente ».
La
conférence de presse a permis au maire de Mulhouse d’énumérer un
certain nombre de projets qui seront menés à bien. Budgétairement, la
municipalité « n’a pas l’intention d’obérer l’avenir ». Elle fera en sorte « de ne pas demander aux contribuables plus que ce qu’ils peuvent donner ».
La solidarité restera de mise, mais « des projets peuvent être retardés, ce que tout le monde comprend ».
« Je suis maire depuis bientôt vingt ans et capable de raisonner dans la durée », martèle Jean-Marie Bockel qui ajoute que « le temps est une variable d’ajustement ».
Ce principe de réalité sera sûrement au cœur du message des vœux, lors d’une cérémonie allégée pour cause d’économies.
Raymond Couraud
Mulhouse Projets
Mulhouse Projets
Le 29/11/08 à 06:55
Le maire a donné une liste de projets à mener dès 2009.
Aménagement de la rue du Sauvage.
Ravalement des immeubles en bordure du tram et des secteurs rénovés.
« Intervention forte »
dans les secteurs Huguenin-Buffon, Porte et rue de Bâle et Ballon-Orphelins.
Bourtzwiller :
foyer Aleos démoli prochainement et reconstruit en 2009. 146 logements
seront construits dans cette résidence sociale et dans le quartier de
la Fraternité. Première partie de la plaine sportive du quartier.
Vauban-Neppert : début du chantier du parc de 1 ha « îlot Lefebvre » et démarrage de la construction de logements dans la caserne.
Coteaux : vidéosurveillance et éclairage dans le secteur des commerces du centre des Nations. Les copropriétés « vont faire l’objet d’une action sur plusieurs années ».
Zac Gare : concours d’architecte l’an prochain.
Quartier DMC : un marché de définition a été engagé pour désigner une équipe d’architectes.
Entreprise DMC : la Ville et la Camsa suivent le dossier. Le maire est d’un « optimisme mesuré ».
Plan Climat :
nombreuses réalisations programmées (nouvelle structure Franklin,
extension de l’école maternelle, restructuration de la MCP Cité).
Évaluation des performances énergétiques des bâtiments de la Ville.
Mulhouse Avenir « L’intercommunalité est le principal enjeu »
Mulhouse Avenir « L’intercommunalité est le principal enjeu »
Le 29/11/08 à 06:55 - R.C.
Jean-Marie Bockel a tenu à aborder le dossier de l’intercommunalité d’entrée de jeu. La diplomatie est largement mise à contribution.
« L’intercommunalité est, pour moi, en ce début de quatrième mandat, malgré la crise, l’enjeu principal de la période qui s’ouvre. » On ne pouvait plus clairement dire les choses. Le maire de Mulhouse est revenu sur la conclusion du dossier du Sitram pour assurer : « Avec tous mes collègues, nous partageons une vision stratégique de l’avenir de l’agglomération ». Jean-Marie Bockel a englobé dans ce satisfecit tous les partenaires des 38 communes de l’agglomération, qu’ils appartiennent à une communauté ou pas. Il a notamment souligné « l’attitude de nos collègues issus du Club des 22, ferme et extrêmement responsable, qui montre bien que, les uns et les autres, nous avons la volonté de réussir ensemble l’agglomération mulhousienne ». Le maire de Mulhouse a même parlé de « projet fédérateur à l’échelle de la région mulhousienne pour construire ensemble cette agglomération ».
1er janvier 2010, date cruciale
Il n’est pas question pour autant d’enterrer la Camsa, même si une solution doit être trouvée au 1er janvier 2010. « Fin 2008 et début 2009, il y aura énormément de travail à faire ensemble pour que toutes les conditions soient réunies » pour la conclusion d’un accord. Jean-Marie Bockel n’entend pas pour autant agir à la hussarde. « Le rythme des rencontres et des discours doit être respectueux de l’histoire de chacun et des réalités de chaque commune ». Tout cela explique, évidemment, « une démarche à géométrie variable ». La négociation est menée à coups de rencontres informelles, de tables rondes et autres consultations. Tout cela se fait dans la plus grande discrétion, comme par peur de provoquer le clash destructeur.
R.C
