03 octobre 2008
Crise financière - Woerth finit par reconnaître une "récession technique"
Crise financière - Woerth finit par reconnaître une "récession technique"


Crédit Photo : TF1-LCI
Eric Woerth, le 3 octobre, lors des journées parlementaires UMP à Antibes
Woerth finit par reconnaître une "récession technique"
Dénonçant une pression pour dire "le mot qu'il ne faut pas dire", le ministre du Budget a admis vendredi qu'après une baisse du PIB de 0,3 point au 2e trimestre, "ça s'appelle une récession technique".
Et cela devrait continuer aux 3e et 4e trimestres (-0,1 point). Le gouvernement et la majorité UMP tentent de minimiser les chiffres de l'Insee, face aux accusations de l'opposition qui n'ont pas tardé.
D.H. (avec agence) - le 03/10/2008 - 16h15
Les chiffres sont là. L'Insee a annoncé vendredi la baisse du PIB de 0,3 point au 2e trimestre, et celles à venir aux 3e et 4e trimestres (-0,1 point) (lire notre article). Mais le discours du gouvernement ne suivait pas. Finalement, le mot qui fâche est venu d'Eric Woerth. Du bout des lèvres. Si, jeudi soir encore, il affirmait que "par nature, la France n'est pas en récession", le ministre du Budget a fini par admettre vendredi en marge des journées parlementaires UMP à Antibes qu'après deux trimestres de "croissance négative", "ça s'appelle une récession technique". Avant de souligner que sur l'ensemble de l'année 2008, la croissance serait d'1%.
Critiquant "une sorte de jeu de chat et de la souris (...) ridicule" entre la presse et les membres du gouvernement pour savoir qui dira "le mot qu'il ne faut pas dire" (récession), Eric Woerth a estimé que "ce qui est important, c'est qu'est-ce qu'on fait" car "on ne peut pas se satisfaire de 1% de croissance".
Chatel : "pas question" d'un plan de relance
De son côté, la ministre de l'Economie Christine Lagarde, refusant de reprendre à son compte le terme de "récession", a estimé que "ce n'est pas ça le plus important". Quant au Premier ministre, pas un mot sur la récession. François Fillon a plutôt réitéré son appel à l'unité national pour faire face à la crise financière internationale, répétant que l'Etat interviendrait "à chaque fois que ce sera nécessaire" pour sécuriser le système bancaire (lire notre article), et mettant en cause un monde "au bord du gouffre" par la faute d'un système financier international qu'il a qualifié d'"irresponsable".
Quoi qu'il ensoit, "pas question" qu'un plan de relance soit mis en place par le gouvernement "parce que nos finances publiques ne le permettent pas", a déclaré" vendredi sur RTL le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.
"Ca ne sert à rien de raconter des bobards"
Au niveau européen, on se refuse également à prononcer le mot tant redouté. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a assuré vendredi que la France connaissait, selon lui, "une croissance ralentie", au même titre que la zone euro.
Au sein de l'opposition, les commentaires n'ont pas tardé à tomber. "La France est entrée en récession", a déclaré Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, reprochant à l'exécutif de gouverner "au jour le jour, sans plan de route, multipliant les effets d'annonce et les mesures hétéroclites". Un peu avant, le premier secrétaire du PS François Hollande avait estimé que "la récession était là" et mettait en cause "les choix, notamment fiscaux" de Nicolas Sarkozy" qui, selon lui, "ont amplifié la secousse" de la crise financière internationale.
Côté syndicats, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a quant à lui déclaré que le fait que la France soit en récession économique "était une évidence" et que "le gouvernement devrait savoir que ça ne sert à rien de raconter des bobards" aux Français
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01 octobre 2008
Martine Aubry présente sa dream team
http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/2008/10/01/martine-aubry-presente-sa-dream-team/
01 octobre 2008
Martine Aubry présente sa dream team
La
maire de Lille qui n’est toujours pas officiellement candidate au poste
de premier(e) secrétaire(e) du PS a présenté les quatre “porte-paroles”
qu’elle vient de nommer, mercredi, à Paris. Ce sont quatre femmes, “un
hasard a-t-elle assuré, nous avons simplement pris les meilleur(e)s”.
Toutes quatre sont députées et représentent un des “courants” - pardon,
des “sensibilités” comme ont dit désormais au PS- de la motion Aubry.
Sandrine Mazetier, députée de Paris et ancienne adjointe de Bertrand
Delanoë, est strauss-kahnienne, Laurence Rossignol, vice-présidente de
la région Picardie est fabiusienne, Catherine Lemorton, députée de
Haute-Garonne est proche d’Arnaud Montebourg, enfin, Laurence Dumont,
députée du Calvados est aubryiste, membre de la fondation de la maire
de Lille, Agir.
Elles n’ont pas dit grand chose lors de cette présentation entièrement consacrée, en réalité, à la crise financière. La maire de Lille a accusé Nicolas Sarkozy, “le meilleur élève de la classe libérale” d’avoir ajouté “la crise à la crise” par une politique “qui est un véritable fiasco économique et social”. “Nous soutenons ce qui a été fait pour sauver Dexia mais l’argent public doit d’abord aller aux petits épargants et à la relance de l’économie” a-t-elle ajouté. Pour Martine Aubry, il convient de “’s’attaquer au système pas de le moraliser”, “en distribuant de manière plus juste les richesses”, en réaffirmant le rôle de la puissance publique et en imposant des régulations.
Martine Aubry tient à rappeler qu’elle ne s’est “jamais réclamée du libéralisme” -contrairement à Bertrand Delanoë, pense-t-elle très fort, qui s’affirmait, il y a encore quelques semaines, “libéral et socialiste”. Elle tente par tout les moyens de pousser son avantage dans la dernière ligne droite avant le congrès de novembre. Ses nouvelles “porte-paroles” assurent que “le congrès est encore très ouvert” et que la prestation de Ségolène Royal au Zénith n’a pas été “à la mesure du contexte international dans lequel nous sommes”.
Christine Garin
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Hum…ça chauffe… comment choisir ma banque….?
Hum…ça chauffe… comment choisir ma banque….?
De Anne-sophie • 30 septembre 2008 •
Catégorie: Agir/Grandir
En ces temps de crise, voilà une étude qui tombe à propos… Les Amis de la Terre publient aujourd’hui la version 2008-2009 de leur guide éco-citoyen “Environnement: comment choisir ma banque ?”, en partenariat avec l’association de consommation éco-citoyenne CLCV. Basé entre autres sur l’expertise de BankTrack, le réseau international d’ONG travaillant sur la finance dont les Amis de la Terre sont membres, le guide 2008-2009 confirme ce que son prédecesseur révélait déjà : de trop nombreuses banques françaises sont impliquées dans des projets controversés aux impacts sociaux et environnementaux lourds. Afin d’en savoir plus sur l’étude, nous avons interrogé il y a peu Yann Louvel, chargé de campagne Finance privée aux Amis de la Terre.



Cousou Yann! Dis nous, combien de personnes travaillent sur le projet et depuis combien de temps?
Le nouveau guide éco-citoyen 2008-2009 “Environnement : Comment choisir ma banque?” et le nouveau classement sont une actualisation du guide de 2007, que nous avons enrichi. Stricto-sensu, c’est moi, en tant que chargé de campagne Finance privée aux Amis de la Terre, qui ai travaillé à la mise à jour du guide. Mais c’est l’aboutissement de 3 ans de travail et de réflexion sur le sujet, depuis le lancement de la campagne sur la responsabilité des acteurs financiers privés fin 2005. On peut donc inclure toutes les personnes qui ont travaillé pour cette campagne, soit 4 personnes, sans parler des autres membres de l’équipe comme la chargée de communication, la directrice, et tous les aceturs que nous avons rencontrés et qui ont fait mûrir notre réflexion. Bref, ça fait du monde, et ça fait 3 ans que ça dure!

Comment avez vous procédé? Avec quels interlocuteurs?
Le contenu du guide et le classement obtenu sont principalement basés sur les rapports d’expertise que nous avons réalisé sur les impacts environnementaux et sociaux du secteur bancaire en France. Nous avons ainsi publié en mars 2006 le rapport “Banques françaises et environnement : presque tout reste à faire”, qui faisait pour la première fois le lien entre les impacts des activités économiques et les banques qui les financent.
Nous avons ensuite publié en mars 2007 le rapport “Banques françaises, banques fossiles?”, qui analyse l’impact climatique des activités des grandes banques françaises. Nous nous appuyons également sur l’expertise du réseau BankTrack: celui-ci a publié au début de l’année le rapport “Mind the Gap”, qui analyse les politiques internes des 45 plus grandes banques internationales. Pour la réalisation d’un rapport d’expertise, le déroulement est toujours le même :
- Analyse des informations rendues publiques : sites Internet, rapports annuels, rapports de développement durable ou de responsabilité sociale, rapports d’experts touchant au sujet, etc.
- Rencontre des interlocuteurs dans les banques retenues pour l’étude.
- Elaboration puis envoi d’un questionnaire aux banques, pré-rempli par les Amis de la Terre sur la base des informations publiques disponibles.
- Recherche d’informations complémentaires provenant d’autres sources (médias, universitaires, associations, syndicats, etc.).
- Analyse des questionnaires et rédaction du rapport.
- Relecture des questionnaires et des notes attribuées par les banques avant publication finale.
- Publication finale du rapport et lancement de la campagne!
Nos interlocuteurs sont donc essentiellement les personnes responsables du développement durable dans les grandes banques françaises, mais pas seulement. Les employés d’autres services et les autres intervenants du milieu (journalistes, universitaires, syndicalistes, consultants…) sont également une source précieuse d’informations.

Cela a-t-il été facile?
Non, ce n’est vraiment pas facile. Et les banques ne nous facilitent pas la tâche, bien au contraire! La notion de “secret bancaire” n’est pas qu’un concept, elle existe vraiment mais est à géométrie variable. Certaines banques font en effet l’effort de publier des éléments d’informations qui nous permettent de faire notre travail, comme de calculer par exemple la part de financement des énergies renouvelables dans tout le financement du secteur énergétique d’une banque, d’autres s’y refusent obstinément. C’est d’ailleurs notre premier cheval de bataille : l’amélioration de la transparence!
Qu’est-ce qui t’a le plus étonné?
L’énorme impact des banques dans la marche du monde, et la responsabilité qui vient avec. J’ai été par exemple abasourdi d’apprendre que les émissions de gaz à effet de serre induites par les activités financées par les banques françaises sont 3 fois plus importantes que les émissions totales de la France, notre pays, comme le révélait notre rapport “Banques françaises, banques fossiles?” ! De même, le rapport entre les émissions directes et induites de GES des banques fait réfléchir : pour chaque tonne de CO2 émise par les activités directes d’une banque (transport des salariés, chauffage des agences…), ce sont 1000 tonnes qui sont émises par les activités financées par cette même banque. Ça remet les idées en place et ça laisse songeur quand on voit que la réduction des impacts directs est la première chose à laquelle s’attaquent les chétifs services au développement durable des grandes banques françaises, ce qui est nécessaire mais ne constitue certainement pas l’enjeu majeur pour le secteur financier selon nous.
Quelles grandes conclusions doit-on en retenir?
La nouveauté de cette nouvelle version du guide, c’est de raisonner en terme de “risques”. Doubles risques : les risques environnementaux et sociaux des activités des banques françaises, bien sûr, mais aussi et surtout, en conséquence, le risque que l’argent que les citoyens leur confient soit utilisé pour financer des entreprises et des projets avec lesquels ils seraient totalement en désaccord.
On se rend ainsi rapidement compte que ce sont les banques qui sont ont une activité de banque de financement et d’investissement la plus développée à l’international qui sont les plus exposées. BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole-LCL sont de loin les principales banques françaises actives dans ce domaine. Elles disposent par ailleurs de très faibles politiques internes de réduction des risques. On les retrouve donc logiquement impliquées dans plus d’une dizaine de projets controversés, chacune sur des projets que nous suivons à travers le monde, comme des projets pétroliers, gaziers, miniers, des centrales nucléaires, des grands barrages, etc.

A l’inverse, les activités de la toute petite banque La Nef ont des impacts positifs puisqu’elle est la seule banque à s’être donné pour mission d’utiliser l’épargne citoyenne qui lui est confiée pour financer exclusivement des projets dans les domaines environnementaux, sociaux et culturels. Elle est également la seule à publier chaque année la liste complète des projets qu’elle finance, avec le montant du prêt octroyé et la description des activités financées. C’est pour ces raisons que les Amis de la Terre sont partenaires de la Nef depuis début 2008, pour promouvoir une autre vision de l’argent.
Entre les deux, on retrouve la Banque Postale, la Banque Populaire, la Caisse d’Epargne et le Crédit Mutuel-CIC, qu’on retrouve dans quelques projets controversés mais dont l’activité reste essentiellement concentrée en France.
Et concrètement… que peut-on faire?
Deux choses sont possibles à faire : l’idéal est bien sûr de changer de banque, et de faire savoir à son ancienne banque les raisons de sa décision. N’oubliez pas, dans ce cas, d’envoyer une copie du courrier que vous adressez à votre agence aux Amis de la Terre. Nous nous ferons un plaisir de la transmettre à la direction de votre ancienne banque, ce qui donnera plus de poids à votre geste.
Mais tout le monde n’a pas forcément le choix, pour différentes raisons. Il est donc tout aussi important de faire savoir à votre banque que vous êtes mécontent de ses activités et de lui faire part de vos demandes en tant que client. On pense souvent qu’une simple lettre n’a aucun impact, mais c’est tout le contraire car les services clientèles sont sur le pied de guerre, prêts à tout pour conserver leur précieuse clientèle. Bref, les cartes sont dans vos mains, à vous de jouer!
Merci beaucoup Yann pour tes conseils avisés et pour ce beau travail que vous nous livrez aujourd’hui! Autre chose à ajouter?
Oui! Il faut se dépêcher de le lire car les banques actuellement dans le rouge n’existeront peut être bientôt plus: de par leurs activités de marché et à l’international (banque de financement et d’investissement), les banques les plus risquées en matière environnementale et sociale sont aussi les plus risquées tout court, en terme financier, de par leur exposition aux “aléas du marché”… Et en ce moment, l’aléa est… assez important dirons nous.. n’est-ce pas?;-)
Enfin, nous avons aussi mis au point un site internet pour les étudiants: intitulé Je choisis Bien ma Banque.
Et pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur la crise des subprimes, je conseille cette vidéo qui résume admirablement bien le processus de la crise, résumé par deux humoristes anglais (et en anglais donc!):
++ Pour aller plus loin ++
- Les Amis de la Terre
- CLCV
- BankTrack
- Guide éco-citoyen “Environnement: comment choisir ma banque ?” (PDF)
- “Banques françaises et environnement : presque tout reste à faire”
- “Banques françaises, banques fossiles?”
- Sur l’impact des produits bancaires sur le changement climatique

Anne-sophie
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26 septembre 2008
BENOIT HAMON - Qui sont les fous ?
http://benoithamon.fr/2008/09/26/qui-sont-les-fous/
Qui sont les fous ?
Catégorie Actu - Posté le 26 septembre 2008
Nicolas Sarkozy a déclaré dans son discours de Toulon : « L’idée de la toute puissance du marché qui ne devait être contrariée par aucune règle, par aucune intervention politique, était une idée folle. »
Qui sont donc ces fous qui baissent de 13 milliards les impôts des plus riches ?
Qui sont donc ces fous qui privatisent la Poste ?
Qui sont donc ces fous qui libéralisent la santé ?
Qui sont donc ces fous qui démantèlent le droit du travail ?
Qui sont donc ces fous qui organisent dans tous les domaines les reculs
de l’Etat (education, recherche, service public, santé) ?
Nicolas Sarkozy veut dire la vérité aux Français. Sa vérité la voici
: il veut faire croire que tous les malheurs d’aujourd’hui et de demain
n’ont rien à voir avec sa politique mais sont dûs à la crise
internationale.
Nicolas Sarkozy vient de se livrer, dans un mélange d’approximations
économiques et de bégaiements idéologiques à un réquisitoire en règle
contre un système qu’il défend et promeut depuis le début de sa
carrière politique.
Il déclare la mort du capitalisme pour s’empresser d’appeler les français à l’aider à « refonder le capitalisme ». Il découvre opportunément la nécessité d’un nouveau « Bretton Woods », proposé par le PS depuis plusieurs années pour mieux réguler les marchés financiers et améliorer leur transparence. Il évoque les paradis fiscaux mais refuse toute initiative en tant que président de l’Union Européenne pour favoriser une harmonisation fiscale et lutter contre la fraude fiscale (200 milliards d’euros) en s’attaquant notamment au secret bancaire qui assure la fortune de quelques états en Europe.
Il propose une augmentation des minimas sociaux qui ne compensera
pas les effets des politiques de rigueur imposées par son gouvernement
aux ménages les plus modestes.
Cela ne l’empêche pas non plus de maintenir le financement immoral du
RSA qui concerne tous les petits épargnants mais pas les grandes
fortunes qui bénéficient du bouclier fiscal.
Enfin, il exalte la croissance durable, au moment même où il rabote la fiscalité écologique.
En dépit de cette nouvelle imposture politique, il apparaît comme l’un des dirigeants occidentaux les moins qualifiés pour aider l’Europe et la France à s’extraire de cette crise.
http://benoithamon.fr/2008/09/26/qui-sont-les-fous/
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22 septembre 2008
Economie : une croissance encore "molle" en 2009 selon Christine Lagarde
Economie : une croissance encore "molle" en 2009 selon Christine Lagarde
(Boursier.com) -- Interrogée ce week-end sur Europe 1 au sujet de la crise financière qui secoue les marchés boursiers de la planète, Christine Lagarde a expliqué que le système bancaire était solide et "fonctionnait bien" en France. La ministre de l'Economie qui se dit "excessivement déterminée" face à cette crise voit cependant pour conséquence directe un ralentissement économique mondial. Pour la France, la croissance qui sera donc proche de seulement 1% cette année, est attendue encore "molle" en 2009 par Christine Lagarde.
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17 septembre 2008
La soumission à l'autorité
http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_content&task=view&id=60&Itemid=2
| La soumission à l'autorité |
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| Écrit par Elisabeth Deswarte | |
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Stanley Milgram On doit cette célèbre expérience à Milgram.Cette expérience a été maintes fois reproduite dans
de nombreux pays et les résultats sont toujours aussi convaincants que
ceux de Milgram. La consigne est simple : Si
l’élève donne une mauvaise réponse, le professeur (sujet naïf) doit lui
administrer un choc électrique croissant de 15 volts à chaque erreur et
cela de 15 jusqu’à 450 Volts où il est d’ailleurs indiqué « danger ».
L’expérimentateur habillé de sa blouse blanche n’a le droit de dire que quelques phrases telles que :
Différentes variantes ont été réalisées et exposées pour la plupart ci-dessous:
Ces
résultats sont assez effrayants et mettent en évidence le poids très
important de l’autorité ; ici symbolisée par la blouse blanche du
médecin, les locaux de Yales...
La hiérarchie apparaît indispensable à tous processus d’obéissance.
Milgram nous dit que l'individu passe de l’état autonome (on est déterminé de l’intérieur) à l’état agentique (l’individu se sens comme un rouage d’une volonté qui est extérieur à la sienne)
Conditions générales spécifiques :
Conséquences :
Façons de résoudre les tensions :
Facteurs de maintenance dans l’état agentique :
Mais d’où l’expérimentateur détient-il son pouvoir ? Il n’a aucun réel moyen de coercition. Pour conclure,
l’individu est en fait habitué à obéir et à recevoir des récompenses
pour cela que ce soit dans le domaine scolaire, familial ou
professionnel. La société inculque à l’enfant et dès son plus jeune age
un profond respect de l’autorité.
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Torture: une expérience sur le degré d'obéissance à l'autorité
http://citizenjournalism.blogs.courrierinternational.com/archive/2007/06/14/torture-une-exp%C3%A9rience-sur-le-degr%C3%A9-d-ob%C3%A9issance-%C3%A0-l-autorit.html
Torture: une expérience sur le degré d'obéissance à l'autorité
L'expérience de Milgram au sujet de la torture apporte des résultats permettant de comprendre par quel processus psychologique les personnes appliquant la torture se trouvent rassurées par une autorité supérieure et se délestent ainsi de leur responsabilité.
Voici l’explication du déroulement de l’expérience :
Deux personnes ont [soi-disant] été contactées par une petite annonce pour participer à une expérience sur les méthodes d’apprentissage. Les scientifiques expliquent aux participants qu’ils souhaiteraient vérifier l’action de la punition sur l’apprentissage et la mémoire. Les deux personnes sont alors tirées au sort ; l’une prendra le rôle de l’élève et l’autre celui du moniteur – et de l’administrateur de la sanction. Les professeurs expliquent l’expérience : l’élève va s’installer sur une chaise et être branché à des diodes électriques ; le moniteur, en face de lui, lui posera des questions et à chaque mauvaise réponse, il devra administrer une décharge électrique dont la tension sera plus élevée chaque fois.
Plus l’élève répond mal, plus les volts sont forts et plus son visage exprime la souffrance. Cependant, l’élève n’est autre qu’un acteur et les décharges électriques sont factices. L’expérience n’est non pas au sujet de l’apprentissage mais vise à mesurer le degré d’obéissance du moniteur contraint à une autorité supérieure : les scientifiques en blouse blanche. Malgré les cris effrayants et le visage de douleur de la personne [innocente] qui se trouve en face de lui, le moniteur va poursuivre la torture jusqu’à administrer à son élève des doses de voltage qui, en temps normal, lui aurait causé la mort.
Les scientifiques ont déterminé que 63% des sujets sont obéissants et ont administré jusqu’à 405 volts. Lorsque les participants sont, un mois après, contactés par les professeurs qui leur demandent de justifier et expliquer leurs actes, leur réponse est qu’ils obéissaient et faisaient confiance à l’autorité [scientifique] qu’ils respectent et reconnaissent comme légitime.
Ces résultats bouleversent les idées reçues [stéréotypées] sur les individus composant les pays démocratiques – en effet, 2/3 de la population sont capables de torturer quelqu’un qu’ils ne connaissent pas sous l’influence d’une autorité – et permet d’expliquer en partie le phénomène de l’adhérence à un génocide (2nde guerre mondiale, Rwanda, Darfour, etc.), la participation à la torture sous les régimes totalitaires (régime de Pinochet, etc.), ou encore les formes de tortures qui ont [eu] lieu dans la prison d’Abou Ghraib ou dans le camps militaire de Guantanamo par exemple.
Vous trouverez ici une vidéo qui reconstitue et explique cette expérience qui s’est tenue dans les années 60 à l’Université de Yale :
http://www.dailymotion.com/video/xguyp_etes-vous-obeissant
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15 septembre 2008
Les marcheurs de l’espace
ADAPTATION
Les marcheurs de l’espace
NOUVELOBS.COM | 12.09.2008 | 12:19
De minuscules animaux, les Tardigrades, sont capables de survivre au vide de l’espace et au rayonnement cosmique.

3 000 Tardigrades, ou « marcheurs lents », ont été envoyés dans l’espace pour un voyage de douze jours avec le concours de l’European Space Agency (ESA). Et ils ne se sont pas contentés d’observer par le hublot puisqu’ils ont été largués dans le vide spatial, mais sans combinaison d’astronaute ! Ingemar Jonsson, de l’université de Kristianstad en Suède, a étudié ces petites bêtes incroyables à leur retour sur Terre : elles peuvent survivre au vide de l’espace et pour certaines d’entre elles, également au rayonnement cosmique.
Ces animaux, appelés aussi « oursons d’eau », qui mesurent au maximum 1,5 mm, n’ont pas été choisis par hasard : on savait déjà que les Tardigrades pouvaient vivre sur l’Himalaya ou à 4 000 mètres au fond des mers. Leur résistance aux rayons X est plus de 1000 fois la nôtre, et le climat leur importe peu puisqu’ils acceptent des températures voisines du zéro absolu (la température la plus basse qui puisse exister dans l'univers) jusqu’à 150°C (seulement quelques minutes).Leur botte secrète ? C’est la cryptobiose, c’est-à-dire un état de quasi-mort où leur activité vitale est réduite à 0,01% de la normale afin de faire face à des conditions extrêmes. Ils réalisent cette prouesse adaptative en remplaçant presque toute l’eau de leurs cellules par du sucre qu’ils synthétisent. Enroulés comme de petits tonneaux avec leur huit pattes rétractées dans leur corps, ils peuvent ainsi vivre jusqu’à huit ans contre seulement quelques mois dans leur état « normal ».
Selon le chercheur suédois qui publie ses résultats dans Current Biology, les « Tardigrades de l’espace » ont toutefois dû subir des lésions dans leur ADN, qu’ils ont réussi à « réparer ». Et c’est là où réside un aspect important de cette étude : la compréhension de ce mécanisme, pourrait être utilisé dans le domaine médical pour réparer les cellules saines détruites par radiothérapie
Isoline FONTAINE
Sciences et Avenir.com
12/09/2008
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13 septembre 2008
Cecilia Attias, ex-Sarkozy, s’explique: «J’aurais dû me protéger davantage»
http://www.tdg.ch/actu/people/2008/09/12/cecilia-explique-proteger-davantage
Cecilia Attias, ex-Sarkozy, s’explique: «J’aurais dû me protéger davantage»
L'événement | Après neuf mois de silence, Cecilia Attias, ex-Sarkozy, revient sur sa vie avec le président français. Leçons tirées. Elle raconte son installation à Dubaï, qui s’est faite non sans «gros coups de fatigue». Elle est fascinée par cet émirat. L’ex-première dame de France dévoile ses projets, tournés vers les Etats-Unis. Et évoque aussi sa relation à Genève.

© Dominique Panos | Cecilia Sarkozy au Capital Club de Dubaï, face à Alain Jourdan. «Je vis ici une expérience enrichissante et j’ai des projets.»
ALAIN JOURDAN | 13.09.2008 | 00:02
Les dernières photos d’elles, c'étaient des photos volées prises lors de son mariage en mars dernier à New York avec le publiciste Richard Attias ou lors de celui plus récent de sa fille Jeanne-Marie à Paris en mai dernier. Que n’a-t-on pas lu, entendu, ou dit ces derniers mois au sujet de l’ex-première dame de France. «Tout, n’importe quoi, et surtout beaucoup de bêtises», dit-elle. Au mois d’août, Cécilia Attias s’est installée à Dubaï pour démarrer une nouvelle vie. Nous l’avons rencontré dans un salon du Capital Club, un restaurant branché de cette incroyable mégalopole de l’Orient. Elle hésite encore à s’y aventurer seule au volant de sa voiture. «La circulation ici, c’est Paris avec les queues de poissons en plus mais les clignotants en moins. Et puis, si on se trompe de route, on se retrouve vite dans le désert». Vêtue d’un jean et d’un chemisier, elle avoue d’emblée ne pas être très à l’aise. Répondre à une interviewe, c’est un exercice auquel elle ne se livre plus depuis plusieurs mois déjà. Et visiblement, elle ne s’en porte pas plus mal. Il y a un an, elle s’était engagée à accorder une interview à la Tribune de Genève. Elle a juste voulu tenir sa promesse. Entre-temps, le rouleau compresseur de l’hyper-médiatisation et de la pipolisation est passé par là. On a dit que des limites avaient été franchies, que les journalistes étaient allés trop loin. L’ex-première dame assume sa part de responsabilité.
Elle dit qu’il y a des choses qui l’ont blessé, agacé et parfois aussi fait rire. Plus sereine maintenant que tout cela est derrière, Cécilia ne prétend pas faire le procès des médias. Elle reprend juste la parole pour dire que la seule chose qui lui paraît avoir fait singulièrement défaut c’était, au fond, juste «un peu de respect». Nous avons rencontré une femme qui goûte le plaisir d’être revenue à une vie presque normale.
«J’hésite encore à prendre ma voiture pour circuler dans Dubaï»
Pourquoi vous êtes-vous exilée à Dubaï?
Ce n’est pas un exil. J’ai suivi Richard qui s’est installé là avant
moi. Le gouvernement lui a proposé de travailler ici. Ils ont émis un
décret pour créer une société d’Etat en charge de la politique
événementielle dans le domaine des sports, de la culture, des
conférences internationales et de l’entertainment. Il a le carnet
d’adresses pour cela et une solide expérience. Dubaï Event Management
Corporation (DEMC) est une entreprise en pleine croissance.
C’est tout récent, alors?
Oui, je suis arrivée à Dubaï le 17 août précisément. J’ai inscrit Louis
au lycée français. Il a fait sa rentrée comme tous les petits
collégiens. Nous sommes très heureux. Ma fille Jeanne-Marie nous a
rejoints. Son mari a par bonne coïncidence eu un poste à Dubaï. En ce
moment, elle est à la maison avec moi.
On vous sent un peu comme une cheffe de clan…
J’ai besoin que les gens de ma famille autour de moi se sentent. Ils passent en priorité.
Dubaï, ce n’est pas un peu brutal comme changement?
Oui, c’est radicalement différent de tout ce que j’ai vécu avant. Mais
c’est une expérience très enrichissante. J’ai des amis qui m’ont sorti
quelques poncifs du genre: tu verras, on s’ennuie ici. C’est vrai qu’il
n’y a pas tous les soirs du théâtre et de l’opéra comme à Paris,
Londres ou New York. Mais on peut bouger. On oublie que Dubaï n’est
qu’à deux heures seulement de l’Inde et quelques heures de la Chine. On
peut aller y passer un week-end.
Il vous a fallu un temps d’adaptation?
La chaleur, l’humidité, les climatisations… Au début, c’est dur, on a
des gros coups de fatigue. Et puis on prend le rythme. Ce qui se passe
ici est fascinant. C’est une ville très dynamique. 30% des grues du
monde sont ici. Les fondateurs sont partis de rien pour bâtir une ville
globale qui est en train de devenir à la pointe de la technologie.
Aujourd’hui, ils veulent y apporter une dimension culturelle à la
dimension économique. Ils prennent les meilleurs de chaque catégorie.
Les meilleurs architectes, les meilleurs décorateurs, les meilleurs
médecins… Dubaï est devenue une marque.
On vous sent séduite par cette ville incroyable?
Je me suis complètement immergée au milieu de tout cela et je suis
épatée. C’est vrai que c’est un immense chantier. Il faudra voir quand
tout sera terminé. Vous savez, il y a sept parcs d’attractions en
construction collés les uns aux autres ici. Dont Universal Studio.
Dubaï sera le prochain Las Vegas sans les jeux et sans l’alcool. Seuls
10% des habitants sont natifs de la région. C’est une ville
cosmopolite. Il y a plus 120 nationalités dont beaucoup d’Australiens
et d’anglo-saxons. Les Français commencent à venir. Il y a un véritable
mélange des cultures.
Certains reprochent justement à Dubaï son côté artificiel…
Cela fait sophistiqué et très moderne mais il y a aussi de vieux
quartiers historiques qui sont en cours de rénovation. Il faut bien
partir de quelque chose. Le cheik Mohammed Al-Maktoum est jeune. Cet un
homme un vrai visionnaire.
«J’ai créé ma fondation aux Etats-Unis» On a beaucoup parlé de vos proches, mais vous, votre avenir, comment le voyez-vous?
J’ai des projets assez précis. Les 21 et 22 octobre prochains je me rends à Los Angeles pour participer à la Women's Conference, organisée par Maria Shriver, l’épouse d’Arnold Schwarzenegger. Le premier jour il y aura un débat entre John Mac Cain et Barack Obama. Le lendemain, Il est prévu que je participe à un débat avec Cherie Blair sur le thème: Comment une voix de femme peut changer le monde? J’avoue que cela me fait un peu peur de devoir parler devant 15'000 participants.
Vous avez laissé entendre à plusieurs reprises que vous aimeriez vous engager pour des causes humanitaires, ou en êtes-vous?
J’ai créé ma fondation aux Etats-Unis qui aura pour but de
défendre le droit des femmes. On m’a déjà beaucoup sollicité à travers
le monde pour que je soutienne des causes et que j’aide à lever des
fonds. Depuis la libération des infirmières bulgares on me sollicite
beaucoup.
Mais pourquoi ne pas avoir choisi de faire cela depuis Genève, c’est l’endroit idéal pour défendre des causes humanitaires, non?
Genève… Bon… comment vous dire… Allez, ce qui doit être dit doit être
dit. Mon mari avait ses bureaux à Genève. Il organisait le Forum de
Davos depuis 13 ans pour Klaus Schwab. Le jour de notre mariage, ce
dernier nous a fait un beau cadeau en nous annonçant qu’il se passerait
désormais de Richard pour ne pas se mettre mal avec le gouvernement
français. Depuis, j’ai appris que le président français se rendrait
probablement au prochain Davos alors qu’il ne s’y était jamais rendu
auparavant. Mon mari a beaucoup été déçu par tout ce qui s’est passé.
(ndlr: Richard Attias a quitté la présidence de PublicisLive, une
filiale du groupe Publicis spécialisée dans l'organisation d'événements
internationaux).
Et la saga Cécilia à Genève… Tout le monde prétend vous y avoir vu, qu’en est-il réellement?
C’est incroyable tout ce qui a été raconté à ce sujet. Au début cela
m’a fait rire. Après j’ai trouvé cela franchement pénible. On m’a même
dit que j’étais allée vivre à Londres. Oui, on m’a vue là-bas, une de
mes filles y habite, j’étais allée la voir. Tout bêtement. Et puis, je
ne parle pas de la prétendue inscription de mon fils Louis au cours
Florimont. De toute ma vie, j’ai dû venir à Genève trois ou quatre
fois, dont une fois pour voir mon avocat Maître Halpérin.
Vous excluez de venir vous installer un jour sur les bords du Léman?
Pour le moment nous sommes à Dubaï mais dans l’avenir je ne sais pas où
nous allons atterrir. Je retournerai vraisemblablement vivre à New
York. C’est un endroit où je me sens bien. J’ai beaucoup d’amies
là-bas. Mais j’adorerais habiter à Genève. C’est une ville calme,
jolie, proche de tout. Il y a une vie culturelle, des écoles
remarquables. Ce n’est pas une chose exclue mais ce n’est pas
d’actualité.
«Ils se sont accroché à moi comme à un gibier»
Et votre précédente vie vous ne la regrettez pas un peu?
Ici on est bien, on est loin de la pression médiatique. C’est un
changement radical de vie. Moi je suis un caméléon. J’arrive toujours à
voir le bon côté des choses. Cela a été un grand honneur d’être la
First lady. J’ai décidé de ne plus l’être. Et c’est une réelle chance
de pouvoir vivre autre chose après.
Un peu d’amertume, des regrets?
J’ai été trahie par des ami(e)s proches. Je ne leur en veux pas. La
nature humaine est ainsi faite. Je comprends que les ors de la
République puissent en tenter plus d’un. Finalement, j’ai gagné en
sérénité. J’ai gardé 70% de mes amis. Des amitiés vraies se sont
révélées. J’ai laissé sur le bord de la route ceux qui m’ont fait du
mal.
On a beaucoup parlé de surexposition médiatique à votre sujet. Avec le recul pensez-vous avoir commis des erreurs?
A partir du moment où l’on épouse un homme qui fait de la politique, il
faut accepter les bons et les mauvais côtés de la médiatisation. A un
moment, vous êtes la septième merveille du monde, à d’autres moments on
vous traîne dans la boue. On ne peut pas éviter cette
hypermédiatisation. Il faut l’accepter mais la gérer, ce que je n’ai
pas fait.
Pourtant, on a dit à l’époque que la communication du couple
Sarkozy était calée au millimètre pour restituer l’image de la famille
idéale…
Je vais vous raconter une anecdote. Il y a eu la photo où l’on voyait
Louis sous le bureau de son papa. Elle a été prise quand nous étions au
Ministère de l’Intérieur puis publiée dans Paris Match. On a dit que
cela faisait penser à la célèbre photo de Kennedy avec son fils dans le
bureau ovale de la Maison-Blanche. Et que cela avait été calculé. Je
peux vous dire qu’il n’y a pas eu de mise en scène. Ce jour-là, Louis
était parti sous la table pour jouer avec le chien qu’on n’arrivait
jamais à faire obéir. Certains y ont vu une mise en scène. Je peux vous
dire aujourd’hui qu’il n’y en avait pas.
A quel moment vous êtes-vous sentie aspirée par la machine médiatique?
Quand nous étions au Ministère de l’Intérieur, j’aurais dû plus me
protéger Il y a eu ces émissions comme Vivement dimanche. Je n’ai
jamais été grisée par tout cela mais je considérais qu’il fallait
accompagner le mouvement. Mon ex-mari convoitait la présidence de la
République. Je me suis prêtée à ce jeu au nom de la transparence. Vous
savez, je suis quelqu’un de très simple. Je ne calcule pas. Je pensais
seulement que cela ne servait à rien de cacher notre quotidien parce
qu’il n’y avait rien à cacher. Je n’ai sans doute pas assez réfléchi,
je n’ai pas vu que je mettais le doigt dans un engrenage.
A quel moment pensez-vous que les choses ont basculé et que votre mise en avant est allée trop loin?
Véronique Saint Olive qui travaillait pour l’émission Envoyé spécial
voulait absolument faire un reportage sur moi. Cela s’appelait «Une
femme à l’Intérieur». Mon ex-mari et son responsable de la
communication, Franck Louvrier, ont dit oui. On pensait tous que cela
pouvait désacraliser le Ministère de l’Intérieur. Il y avait beaucoup
de fantasmes et d’idées reçues sur ce qui s’y passait. Il ne faut pas
oublier que le bâtiment a accueilli les bureaux de la Gestapo pendant
la guerre. A partir de là, les choses se sont enclenchées. J’ai été
propulsée à l’avant-scène. J’aurais dû mettre un coup de frein dès cet
instant. Je n’ai ni accepté ni essayé de refuser, j’avoue avoir été
prise dans le tourbillon.
Et vos rapports avec les journalistes?
Ils étaient généralement bons. Je faisais confiance. Un jour, il y a eu
une journaliste de Libération, Anna Biton, qui a voulu faire mon
portrait. J’ai d’abord été réticente puis j’ai accepté. Elle s’est
ensuite permis de faire un livre sur moi avec des notes prises en
cachette.
Et le moment où tout a dérapé?
Quand j’ai eu mes problèmes de famille les gens se sont encore plus
intéressés à moi. Je ne pouvais plus rien gérer. Et puis quand j’ai
divorcé du président, cela a été un tel choc, qu’ils se sont accroché à
moi comme à un gibier. Et là ça été l’enfer. J’ai essayé de me
débrouiller le mieux que j’ai pu. A un moment, on se dit qu’il vaut
mieux faire le dos rond et aller vivre ailleurs. J’ai été trop exposée
et en ai payé les conséquences.
Vous en voulez à la presse et aux journalistes?
La seule chose que je reproche à la presse c’est qu’à un moment donné
cela s’est transformé chasse à l’homme. 80% des choses écrites à mon
sujet étaient fausses. Honnêtement, la dérive de la presse me fait très
peur. Quand on voit que Closer est le magazine le plus vendu on peut
s’interroger. Le problème, ce sont les dérives de la pipolisation. On
peut parler des gens connus, mais il faut les traiter différemment et
arrêter de les porter aux nues pour dire le lendemain qu’ils sont
affreux et pas fréquentables. Quand on veut être président de son pays
c’est normal qu’on soit médiatisé. A Nicolas Sarkozy aussi on a prêté
toutes sortes de choses fausses, il faut juste respecter les gens et
vérifier les infos. Aujourd’hui encore je suis archisollicitée pour
donner des interviews et faire des télés mais je ne donne pas suite.
Et la leçon à tirer de tout cela?
Le respect et la tolérance. Ce sont les deux mots-clés. Qu’est ce qui a
poussé à faire autant sur moi? L’appât du gain? L’absence d’éthique? Le
métier que vous faites est l’un des plus beaux métiers du monde. Mais
il faut respecter une éthique. J’ai toujours eu de bonnes relations
avec la presse. J’aimais bien lire le Nouvel Observateur, je trouvais
qu’il y avait des articles de fond, sérieux. Le Canard Enchaîné aussi,
il tient sa place, c’est un poil à gratter et il n’a jamais franchi la
limite de la vie privée.
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12 septembre 2008
Un manque à gagner fiscal de 5 milliards cette année
Un manque à gagner fiscal
de 5 milliards cette année
Les prévisions d'Eric Woerth sont moins pessimistes que celles du
président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale Didier
Migaud.
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5
milliards d'euros: c'est le manque à gagner fiscal qu'essuiera la
France par rapport aux prévisions budgétaires 2008, selon les chiffres
communiqués par Eric Woerth, vendredi 12 septembre, sur i>TELE.
"Je maintiens cette prévision", a affirmé le ministre du Budget, dont
les prévisions sont moins pessimistes que celles du président de la
commission des Finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud (PS),
qui table sur un chiffre proche des 7 milliards d'euros. Cependant,
Eric Woerth mise dorénavant sur un chiffre situé dans le haut de sa
fourchette de prévisions précédente, qui tablait entre 3 et 5
milliards.
Soutien à la fiscalité verte
Interrogé par ailleurs sur le bonus-malus écologique, Eric Woerth a
confirmé que ce dispositif serait étendu à d'autres familles de
produits que l'automobile. "Oui, il y aura des bonus-malus sur d'autres
familles de produits. Jean-Louis Borloo doit les arbitrer in fine, mais
il y en aura", a-t-il expliqué, citant les exemples des réfrigérateurs,
des biens d'équipement ou de certains accessoires en plastiques. En
revanche, il espère que le système sera étendu à moins d'une vingtaine
de nouvelles familles de produits, comme l'avait évoqué Jean-Louis
Borloo: "il ne faut pas que la fiscalité verte, que je soutiens parce
qu'elle réoriente la consommation vers des produits écologiquement plus
corrects, mette les finances publiques dans le rouge".
L'extension du bonus-malus à d'autres familles de produits, réclamée
par Jean-Louis Borloo, rencontre en effet des réticences du côté de
Bercy, le manque à gagner dû au bonus malus automobile étant évalué à
140 millions d'euros. Pour obtenir un arbitrage favorable de François
Fillon, Jean-Louis Borloo a donc dû s'engager à ce que le système soit
neutre fiscalement.
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