Opération «un parti pour Bockel»

L’ex-socialiste Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, a fondé ce week-end un nouveau parti gouvernemental, la Gauche moderne. Qui tire les ficelles ?

1 réaction

Réalisé par KARL LASKE

    Franssoa59. «Quand Bockel était ministre de la gauche, il désespérait déjà son propre camp à mettre tant de zèle au service du lobby du diesel qui empoisonne la France depuis vingt ans. Le ver était déjà dans le fruit !»

    Josan. «Je suis allé voir par curiosité ; il y avait une petite salle ridicule, remplie à 80 % par des militants UMP, idem pour la tribune.»

    Mad. «Le parti de Jean-Marie Bockel n’arrivera jamais à s’imposer au sein de la vie politique française, tout comme le Nouveau centre, qui est plus un groupe parlementaire qu’un parti. Un maire et quelques élus municipaux, c’est bien maigre pour un parti de la majorité !»

    Volfoni senior. «Au début, j’ai cru à une blague, à une info détournée, en voyant un rassemblement de "gauche" regroupant uniquement des UMP. Mais vu le moment choisi pour la création de cette "chose", tout cela semble bien commandité par l’UMP, ou même Sarko, pour essayer de brouiller encore plus la gauche, et, qui sait, essayer de récupérer quelques dissidents PS, persona non grata sous la nouvelle direction.»

    Jaco. «Conséquence du barnum circus de ces derniers temps au PS : Des partis croupions vont se créer par le dépeçage du PS, au nom de la modernité bien entendu.»

    Wicky. «Le parti de Bockel est une coquille vide. Bockel est un carriériste qui a trahi son parti en rase campagne. Il fait actuellement des pieds et des mains pour rester au gouvernement où il ambitionne le poste d’Hortefeux. Pas dégoûtée, la Gauche moderne ! Si ce type avait du courage, il aurait démissionné après avoir été viré de la Coopération. Mais voilà, Bockel n’en a pas, il n’a que le courage du traître : attendre sa récompense.»

    J-J. «Bockel est un derviche tourneur.»

    Alsachien. «J’ai assisté de nombreuses fois à des réunions électorales de Bockel. Les places étaient vides et le vide occupait la première place.»

    Jean. «Bockel, en bon sous-marin de l’UMP, espère que ce parti, ni à gauche ni moderne, servira à priver le PS de quelque 1 % grappillé ici ou là. Je ne suis pas sûr que des électeurs de gauche (y compris du centre) se laissent séduire par un parti de gauche avec le Premier ministre et d’autres caciques de l’UMP comme parrains. Au contraire. Il y aura des arroseurs arrosés.»

    Sylvain. «A l’époque où il était membre du PS, Bockel était déjà de droite. Il devrait avoir le courage d’adhérer complètement à l’UMP et ne pas salir la gauche en prétendant en faire partie. Car il est foncièrement incompatible d’être de gauche et "rouler pour Sarkozy", c’est de l’escroquerie intellectuelle. Quant aux "réformes que la gauche n’a pas su faire", c’est plutôt normal vu qu’elles n’ont rien à voir avec la gauche. Le PS s’est purgé de ce genre d’olibrius.»

    Ya. «C’est drôle comme on arrive à faire dire aux mots l’inverse de ce qu’ils signifient ! Quand la droite fait des lois qui nous ramènent cinquante ans en arrière, c’est une "réforme" ! Quand les patrons licencient, ce sont des plans "sociaux" ! Et quand la droite veut faire croire qu’elle est "sociale", ça s’appelle, la "gauche moderne" !»

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