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30 mai 2008

France: Vladimir Poutine reçu à Paris en chef d'Etat

AFP/Eric Feferberg

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine, reçu en chef d'Etat à Paris jeudi à l'occasion d'une visite de deux jours, a appelé les Européens a renforcer leur coopération économique avec la Russie, se disant par ailleurs impuissant à endiguer la hausse des hydrocarbures.


PARIS

France: Vladimir Poutine reçu à Paris en chef d'Etat

Par AFP, mis à jour le 30/05/2008 07:50:43 - publié le 30/05/2008 07:50:43

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine, reçu en chef d'Etat à Paris jeudi à l'occasion d'une visite de deux jours, a appelé les Européens a renforcer leur coopération économique avec la Russie, se disant par ailleurs impuissant à endiguer la hausse des hydrocarbures.

Ildoit rendre visite ce vendredi à l'écrivain d'origine russe Maurice Druon et à l'ancien président Jacques Chirac.

Poutine, qui garde un rôle prépondérant en Russie après avoir laissé le poste de président le 7 mai à son "dauphin" Dmitri Medvedev, a été reçu dans la soirée pour un "dîner de travail" par le président Nicolas Sarkozy après une rencontre avec le Premier ministre François Fillon.

"La visite de M. Poutine à Paris, quelques semaines seulement après la formation du nouveau gouvernement russe, témoigne de la volonté de nos deux pays d'entretenir un dialogue régulier au plus haut niveau", a affirmé la présidence française.

"La France va prendre la présidence de l'Union européenne (le 1er juillet), et nous espérons que cela va permettre de faire avancer les négociations sur le partenariat stratégique" que la Russie et l'UE ont décidé cette semaine de lancer après deux ans de blocages, a souligné de son côté Poutine au cours d'un point de presse commun avec Fillon.

Il a invité les entreprises européennes à investir en Russie y compris "dans le secteur énergétique", citant la signature par le français Total en février de sa participation, au gigantesque projet d'exploitation Chtokman, dans la mer de Barents.

Regrettant le poids "trop important" des matières premières dans les échanges Russie-UE, il a souhaité le développement de projets dans les "hautes technologies" comme dans "l'espace, l'aéronautique, l'automobile", où les succès de groupes français doivent "ouvrir le chemin" à d'autres entreprises. "La France est ouverte aux projets russes", a répondu Fillon, regrettant cependant l'absence d'un "cadre juridique" pour un développement de la coopération, un manque que le partenariat Russie-UE est censé combler.

La question énergétique est "au centre de ce partenariat", a souligné Fillon, estimant que "la sécurité énergétique de l'Europe passe d'abord par des rapports apaisés avec la Russie".

Interrogé sur la possibilité d'une coopération pour endiguer la hausse des cours du pétrole, le Premier ministre russe a répondu que "ce n'était pas la Russie qui fixait les prix du pétrole, mais le marché". "Si la Russie pouvait fixer le prix du pétrole, je pense que nous nous mettrions d'accord. Mais ce n'est malheureusement pas le cas. Pas encore", a-t-il dit avec un sourire. La France a annoncé mardi qu'elle allait solliciter une action concertée des pays du G7 pour obtenir des producteurs de pétrole une hausse de la production, ce que la Russie, deuxième producteur au monde, peine à réaliser.

Sur la question des droits de l'homme, le Premier ministre français a souligné que Paris ne donnait "de leçons à personne". "Ce qui est important, c'est que nous sommes (en Russie) dans une dynamique de progrès", a-t-il déclaré, niant tout "revirement" sur ce point de la position française. S'exprimant sur la même question, Vladimir Poutine a estimé que "les peurs sur la situation des droits de l'homme en Russie étaient exagérées" et constituaient "un instrument de pression". Il a évoqué "la situation dans les prisons françaises" où il y a "de nombreux problèmes".

Dans une lettre présentée mercredi en marge de la publication de son rapport sur les droits de l'homme dans le monde, Amnesty International a critiqué la poursuite des violations des droits de l'homme en Russie.

François Fillon recevant son homologue russse Vladimir Poutine le 29 mai 2008 à Matignon à Paris

AFP/Gerard Cerles

Poutine, qui garde un rôle prépondérant en Russie après avoir laissé le poste de président le 7 mai à son "dauphin" Dmitri Medvedev, a été reçu dans la soirée pour un "dîner de travail" par le président Nicolas Sarkozy après une rencontre avec le Premier ministre François Fillon.


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Amnesty épingle la faillite des Etats sur les droits de l'homme

Amnesty épingle la faillite des Etats sur les droits de l'homme

   

   

Chaque année, le rapport d’Amnesty International offre le miroir dérangeant de notre planète imparfaite. Celui de cette année est aussi l’occasion d’un bilan, car 2008 marque le 60e anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme. C’était au lendemain de la guerre, à l’époque des "plus jamais ça" et des espoirs liés à la paix retrouvée.

La première phrase du rapport d’Amnesty est accablante:

"Les dirigeants mondiaux devraient présenter des excuses, car ils n’ont pas su tenir les promesses de justice et d’égalité contenues dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Pendant ces six décennies, nombre de gouvernements se sont centrés sur l’exercice d’un pouvoir abusif ou se sont efforcés de faire avancer leurs propres intérêts politiques, en négligeant le respect des droits des personnes placées sous leur responsabilité."

Et le rapport de le prouver. Aujourd’hui encore, il existe 81 pays, soit la moitié des Etats du monde, qui pratiquent la torture, 77 pays qui ne permettent pas la liberté d’expression, 54 pays où la justice est inique. Et ces pratiques ne sont pas l’apanage d’obscures dictatures éloignées comme la Birmanie ou le Zimbabwe.

Les Etats-Unis, la plus grande puissance mondiale, sont épinglés pour leur centre de détention de Guantanamo et l’autorisation accordée à certaines formes de torture. L’Union européenne est montrée du doigt pour ses projets de prolongation de la durée de détention des immigrants illégaux et des demandeurs d’asile.

L’organisation s’en prend particulièrement aux dirigeants politiques, ceux des puissances anciennes accusées de se désinvestir du sujet -la France, hélas, ne fait pas exception-, et ceux des nouveaux “grands”, absents ou ambivalents selon Amnesty. Elle les appelle a fixer un nouvel agenda mondial de respect des droits de l’homme, et, surtout, à le mettre en œuvre.

Plus grave encore, le débat ressurgit régulièrement sur la question de l’universalité de ces droits: cette belle déclaration de 1948, qu’on apprend fidèlement dans nos écoles, ne représenterait-elle finalement que les valeurs d’un Occident alors dominant? Pour Amnesty,

"les droits humains ne sont pas des valeurs purement occidentales".

L’organisation a d’ailleurs évolué sur le périmètre des droits de l’homme, puisque son rapport évoque également l’impact des marchés financiers, les inégalités sociales, les émeutes de la faim et les deux milliards d’êtres humains qui vivent dans la pauvreté. Les Nations unies avaient pris des engagements en leur faveur qui ne seront visiblement pas tenus.

Amnesty conserve sa foi dans l’action des citoyens en faveur des droits de l’homme, ce qui lui a valu le prix Nobel de la paix en 1977. Mais les temps ont changé et Amnesty a plus de mal à se faire entendre. Une voix pourtant indispensable au milieu des clameurs de notre vie politique.

Pierre Haski

► Edito diffusé jeudi 29 mai sur Europe1. Retrouvez l'édito de Pierre Haski tous les mardi et jeudi à 7h42 sur Europe1, et en podcast en cliquant ici.


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Noël Forgeard mis en examen, EADS sous le choc

L'ancien coprésident d'EADS, Noël Forgeard, est soupçonné d'avoir profité d'informations "privilégiées" sur les retards de production de l'A380 et de l'A350 pour vendre ses stock-options avant que l'annonce de ces retards n'entraîne une chute de l'action EADS.       

AFP/PIERRE ANDRIEU

L'ancien coprésident d'EADS, Noël Forgeard, est soupçonné d'avoir profité d'informations "privilégiées" sur les retards de production de l'A380 et de l'A350 pour vendre ses stock-options avant que l'annonce de ces retards n'entraîne une chute de l'action EADS.

Noël Forgeard mis en examen, EADS sous le choc

Ces décisions ont été prises "après un long débat entre les deux juges d'instruction", a affirmé l'avocat de M. Forgeard, Me Jean-Alain Michel. D'autres auditions de M. Forgeard sont prévues dans les semaines à venir, une période durant laquelle des convocations de responsables d'EADS ou d'Airbus ont déjà été programmées. La mise en examen de M. Forgeard est la première d'un dossier qui concerne 17 personnes physiques et deux sociétés, Lagardère et DaimlerChrysler, soupçonnées officiellement de délit d'initiés dans un rapport de l'Autorité des marchés financiers (AMF), remis à la justice.

L'ex-patron d'EADS est soupçonné d'avoir profité d'informations "privilégiées" sur les retards de production de l'A380 et sur le programme A350, pour vendre en novembre 2005, puis en mars 2006 ses stock-options de la société, ce qui lui a rapporté 4,3 millions d'euros. Le délit d'initié est passible de deux ans de prison et d'une amende pouvant aller jusqu'à dix fois le montant du produit du délit.

Selon M. Michel, "les auditions tant à la brigade financière que devant les juges se sont passées de manière apaisée et courtoise". La garde à vue a débuté mercredi 28 mai dans la matinée à la brigade financière, et s'est poursuivie le lendemain, après une interruption la nuit, M. Forgeard ayant dormi à l'hôpital, en raison de problèmes respiratoires. Prolongée de 24 heures, jeudi, elle a finalement été écourtée, l'ex-codirigeant d'EADS étant conduit devant les deux juges d'instruction Xavière Simeoni et Cécile Pendariès, vers 22 heures. Il en est ressorti jeudi vers 1 h30 du matin.

"Noël Forgeard a apporté aux juges beaucoup d'éléments susceptibles de montrer qu'il n'est pas coupable des faits qui lui sont reprochés", a précisé son avocat en rappelant que la mise en examen n'était pas une preuve de culpabilité. "Il a tenu le choc, il a le moral mais il est très accablé par cette mise en examen", a ajouté M. Michel.

M. Forgeard a maintenu devant les policiers la ligne de défense qu'il avait développée devant l'AMF. Ses actions ont été vendues alors qu'il commençait à préparer sa retraite, a-t-il réitéré, ce qui l'a conduit à faire une donation à ses enfants de 162000 actions, correspondant à des bénéfices de 2,5 millions d'euros.

Lors de sa garde à vue, M. Forgeard a déclaré aux policiers, les procès-verbauxfaisant foi  :  "La dérive des perspectives financières d'Airbus est restée absolument inconnue de moi jusqu'au 11 avril 2006 [date à laquelle] Airbus a indiqué la certitude des retards de livraison de l'A380." Le 11 avril 2006, lors d'une réunion, Gustav Humbert, président d'airbus, filiale d'EADS, reconnaît des retards et évoque 17 à 20 appareils pouvant être livrés en 2007, au lieu de 29 prévus en début d'année. Des dirigeants d'EADS demandent alors des précisions.

Devant les policiers, s'agissant de sa situation personnelle de l'époque à la coprésidence du groupe d'aéronautique et de défense franco-allemand, M. Forgeard a poursuivi : "J'étais dans ma soixantième année, je n'avais pas chez EADS un sentiment de sécurité (…). Manfred Bischoff [alors coprésident du conseil d'administration d'EADS] ne m'avait jamais apprécié." Si cette mise en examen avec contrôle judiciaire ne devrait provoquer aucune réaction chez EADS, l'inquiétude prévaut en revanche sur le sort qui sera réservé aux personnes du groupe qui seront entendues. Parmi les dix-sept personnes visées par l'enquête figurent bon nombre de dirigeants tant d'EADS que d'Airbus. Les conditions assorties à une mise en examen éventuelles pourraient peser sur le fonctionnement même du groupe et de sa filiale.

Dominique Gallois, Gérard Davet et Anne Michel

         

            

Chronologie

                      

         

         

17 novembre 2005 : 9 et 15 mars 2006 : Noël Forgeard, alors coprésident d'EADS, vend des actions issues de ses stock-options pour un montant de 4,3 millions d'euros.

20 mars 2006 :  Lagardère et DaimlerChrysler, actionnaires d'EADS, annoncent chacun la cession prochaine de 7,5 % du capital.

22 mai 2006 :  l'Autorité des marchés financiers (AMF) décide d'ouvrir une enquête.

14 juin 2006 :  l'action EADS dévisse de 26 % à la suite de l'annonce d'importants retards dans la fabrication de l'avion géant A380.

2 juillet 2006 :  M. Forgeard démissionne.

23 novembre 2006 :  le parquet de Paris ouvre une information judiciaire.

1er avril 2007 : le rapport d'enquête final de l'AMF, transmis à la justice, suspecte dix-sept membres des comités exécutifs d'EADS et de sa filiale Airbus ainsi que les groupes Lagardère et Daimler de délit d'initié. M. Forgeard est le premier à être poursuivi sur le plan pénal.


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Plus belle la gauche, première sitcom socialiste

Plus belle la gauche, première sitcom socialiste

Pour patienter jusqu'au Congrès du PS, qui aura lieu dans six mois, Marianne2.fr vous propose "Plus belle la gauche" : le premier feuilleton-fleuve 100% socialiste.



©Montage SL

©Montage SL

Résumé des 421378 épisodes précédents : A six mois du Congrès du PS, rien ne va plus à Gaucheville. Bertrand tente d'occuper la scène médiatique, talonné par Ségolène. Du côté des Reconstructeurs, les discussions vont bon train pour empêcher l'un de ces deux-là de devenir chef du village. Pierre (Moscovici) s'est finalement rabiboché avec son vieux copain Jean-Christophe (Cambadélis) pour sauver les restes du courant strauss-kahnien, mais ses ambitions pour devenir premier secrétaire se heurtent à celles de Martine (Aubry), plus consensuelle. Dimanche, l'oncle Jack a lâché qu'il pourrait lui aussi occuper le poste… et a bien fait rigoler tout le monde.


A l'Assemblée nationale, mercredi 28 mai, la famille Nouveau Parti socialiste (NPS) est au complet. Devant un parterre de journalistes, les jeunes cadres - Razzy Hammadi, Bruno Julliard et Benoît Hamon - entourent le patriarche, Henri Emmanuelli. Ils ont une bonne nouvelle à annoncer : eux aussi déposent une contribution en vue du Congrès ! En plus, la leur est plus chouette que les autres parce qu'elle est « vraiment à gauche », contrairement à celles de Bertrand et Ségolène. Ils l'ont appelée «Reconquête».
- Ségolène et Bertrand, c'est « je, je, je », « moi, moi, moi! », tempête Henri Emmanuelli
-Ils proposent une offre politique de centre gauche. C'est ringard. Les partis sociaux-démocrates perdent toutes les élections en Europe depuis des années !, ajoute Benoît Hamon.
Henri explique qu'il ne digère pas le coup du « libéralisme » de Bertrand, avec qui il était encore copain pas plus tard qu'il y a trois mois.

Mais la veille, son voisin de palier idéologique, Jean-Luc Mélenchon, lui a lancé un appel. Henri lui a-t-il répondu ??
-Oui, oui, on l'a croisé au bureau national, on a parlé..., marmonne Benoît.
En fait, Benoît et Henri ne veulent pas emménager avec Jean-Luc dans le pavillon « entouré de barbelés » des gauchistes du PS qui font peur à tout le monde. « On veut faire un axe majoritaire ! » Du coup, les journalistes comptent mentalement sur leurs doigts. Si c'est pas avec Bertrand, si c'est pas avec Ségo, si c'est pas avec Méluche…il ne leur reste plus qu'une alliance possible : les Reconstructeurs!
-On n'a pas de problème avec Martine, poursuit Benoît.
Le début d'un flirt ? Les journalistes continuent de réfléchir : chez les Reconstructeurs, qui rassemblent fabuisiens et strauss-kahniens, c'est quand même truffé de sociaux-démocrates… Mais il est 13h00, tout le monde part déjeuner avant qu'il n'y ait plus de place à la terrasse du Bourbon, le bistrot qui jouxte l'Assemblée.


©Montage SL

©Montage SL

Pendant ce temps, David Assouline planche sur la campagne de Ségolène avec sa task force, les rénovateurs. Plus que six mois pour rallier les militants et refaire le coup des primaires. C'est à la fois beaucoup et très peu. Elle a enfin annoncé qu'elle était candidate au poste de premier secrétaire, mais du coup… il n'y a plus grand-chose d'autre à annoncer. Pour «créer l'événement», les gentils militants de Désirs d'avenir Paris ont pourtant eu une idée:
-Et si, le 31 mai, on allait dans tout Paris avec le questionnaire du forum participatif et qu'on demandait aux gens de répondre ? Et après, on se retrouverait quelque part et on ferait une grande réunion !
David refuse tout net ! C'est la pire idée qu'il ait entendue… Ils sont gentils ces militants, mais presque aussi dangereux que les ennemis de sa candidate ! Et des ennemis, c'est pas ça qui manque. Heureusement, Ségo n'est pas du genre à se laisser faire. Dans VSD, ce mercredi, elle répète ce qu'elle avait dit sur TF1 : il devrait y avoir des « sanctions » pour les méchants socialistes qui disent du mal du Parti. C'est Jean-Christophe, l'artisan des Reconstructeurs, qui est visé parce qu'il a dit que le PS ressemblait à une « pétaudière». Mais en le prenant pour cible, Ségolène lui donne le rôle d'ennemi numéro 1. Ça tombe d'autant mieux pour lui que ses Reconstructeurs font leur meeting dimanche prochain... Il ne faudra pas oublier de reparler du « libéralisme » de Delanoë pour faire bonne mesure.
David réfléchit encore. Il faudrait trouver un événement au début de l'été, un truc qui marque le coup avant les vacances. Bon, on verra bien… En attendant, sa candidate prépare déjà une sacrée surprise dans le Marianne de samedi prochain.


©Montage SL

©Montage SL

Pendant ce temps, rue de Solférino, François Hollande fait des petits dessins sur un carnet en même temps qu'il téléphone, le combiné calé sur l'épaule.
-...tu verras qu'ils me regretteront ! Ils vont se rendre compte que mon bilan n'est pas si mauvais. Mine de rien, j'ai quand même réussi à tenir le parti pendant dix ans ! Vous rirez moins quand il y aura des «sanctions», haha ! Enfin bon, on se rappelle. Allez, salut.
Il raccroche. Le téléphone sonne à nouveau :
-Allô ? Oui, formidable ta contribution !... Oh, tu sais c'est très ouvert. Six mois, c'est long. Il peut se passer n'importe quoi, tout le monde a ses chances. Bon, on se rappelle. Allez, salut.
L'essentiel est dit : surtout, ne décourager personne et faire mousser son bilan. Sur son petit carnet, il a écrit en lettres stylisées avec des arabesques : « MOTION ». Un sourire éclaire son visage : et si lui aussi préparait une motion pour le Congrès ? Voilà qui serait amusant !

Martine parviendra-t-elle à séduire Arnaud, Jean-Christophe et Lolo ? Ségolène réussira-t-elle à faire plier Bertrand ? Jean-Luc va-t-il bouder parce que Henri l'a laissé tomber ? Et Jack dans tout ça ? Vous le saurez la semaine prochaine en suivant votre nouveau feuilleton : Plus belle la gauche !


Jeudi 29 Mai 2008 - 15:28

Anna Borrel



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PRIX DU GAZOLE Le mouvement des marins-pêcheurs s'étend aux agriculteurs et aux routiers

 

PRIX DU GAZOLE

     

Le mouvement des marins-pêcheurs s'étend aux agriculteurs et aux routiers

NOUVELOBS.COM | 30.05.2008 | 11:02

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En Savoie, à Toulouse, Annecy et Dijon, des agriculteurs bloquent des dépôts pétroliers. Quant aux routiers et taxis, ils menacent d'actions si le gouvernement ne prend pas de mesures.

(c) Reuters

Après les marins-pêcheurs, la grogne contre la hausse des prix du carburant s'étend aux agriculteurs et aux routiers, avec des blocages de dépôts de carburants près de Toulouse et en Savoie.
Une cinquantaine d'agriculteurs bloquent depuis jeudi 29 mai au matin le dépôt pétrolier de Chignin, le plus important de Savoie, a-t-on appris auprès de la gendarmerie et d'un représentant des manifestants.
Réunis à l'appel de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) et du syndicat des Jeunes agriculteurs, les manifestants ont installé une dizaine de tracteurs devant les entrées du dépôt, selon un responsable de la FDSEA de Savoie.
Ils devraient rester sur place jusqu'à vendredi.
Ce nouveau blocage fait suite à celui du dépôt pétrolier d'Annecy/Vovray bloqué depuis jeudi minuit en Haute-Savoie.
Les manifestants réclament des mesures d'urgence pour soulager l'augmentation de leurs charges, notamment un fioul professionnel entièrement détaxé.

Blocages près de Toulouse

Une centaine d'agriculteurs de Midi-Pyrénées poursuivaient jeudi matin le blocage, débuté la veille, de deux dépôts pétroliers dans l'agglomération toulousaine.
A l'appel des Jeunes agriculteurs (JA), les manifestants ont passé la nuit sur place et ont prévu de bloquer ces deux dépôts au moins jusqu'à jeudi soir.
Mercredi matin, de jeunes agriculteurs avaient participé à l'opération de blocage du dépôt de la société Total à Lespinasse, à une quinzaine de kilomètres au nord de Toulouse. En début d'après-midi, le dépôt Esso de Fondeyre, au nord de l'agglomération toulousaine, avait à son tour été bloqué par une centaine d'agriculteurs, qui en empêchent l'accès à l'aide de palettes de bois et de morceaux de bois.

Blocages au sud de Dijon

"Le revenu des agriculteurs est aujourd'hui largement menacé, étouffé entre la hausse générale des charges de production, aux premiers rangs desquelles les charges directes et indirectes liées à la flambée des prix du pétrole, et des prix de vente en berne pour de nombreuses filières", avaient expliqué les JA de Midi-Pyrénées dans un communiqué diffusé mardi.
Au sud de Dijon, des agriculteurs ont bloqué jeudi matin deux autres dépôts pétroliers à l'appel de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA).

Opération escargot à Bordeaux

Des militants de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) ont participé à une opération escargot mercredi sur la rocade de contournement de Bordeaux, à l'appel de l'Union nationale des organisations syndicales des transporteurs routiers (UNOSTRA). L'opération, qui a provoqué plusieurs kilomètres d'embouteillages, a été suspendue vers 10h30, avant de reprendre vers 15h30, selon la préfecture.
A Frontignan près de Sète, (Hérault), les CRS ont chargé une centaine de militants des JA qui bloquaient un dépôt pétrolier, selon la préfecture qui a fait état d'un blessé léger parmi les policiers.

Ultimatum de l'Organisation des transports routiers européens

L'Organisation des transports routiers européens (OTRE, minoritaire), organisation patronale revendiquant 4.500 PME du transport routier, a donné jusqu'à vendredi matin au gouvernement pour agir contre les conséquences de la hausse des prix du carburant. Dans le cas contraire, l'OTRE promet des actions, d'abord au niveau local puis ensuite dans toute la France.
La Fédération nationale des artisans du taxi (FNAT, majoritaire) qui tient son congrès à La Rochelle jeudi et vendredi, a de son côté prévenu dans un communiqué que "la flambée du prix du gazole" et "la non-compensation de la détaxe feront l'objet d'une décision d'action" de sa part vendredi.

Le mouvement des marins-pêcheurs

Du côté des marins-pêcheurs, le mouvement semblait s'essouffler mercredi, avec notamment la fin de la grève votée à Boulogne-sur-Mer.
Dans les ports, la fin du mouvement a été votée à Boulogne-sur-Mer et Calais (Pas-de-Calais), où les marins-pêcheurs devaient repartir en mer dans la soirée, a-t-on appris auprès du comité local de pêche. Des actions ponctuelles pourront toutefois être menées d'ici à la réunion des ministres européens de la Pêche les 23 et 24 juin, précisait-on de même source.

Le port d'Arcachon totalement bloqué

A Cherbourg (Manche), les marins-pêcheurs étaient toujours en grève, mais aucune action n'était prévue. Une nouvelle assemblée générale est prévue jeudi. Le port d'Arcachon (Gironde) était toujours totalement bloqué mercredi par des bateaux de pêche mais également une vingtaine de barges ostréicoles venues en renfort.
En Bretagne, les marins pêcheurs restaient en grève au Guilvinec (Finistère), Lorient (Morbihan), Saint-Quay-Portrieux (Côtes d'Armor) et Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Une manifestation est prévue jeudi à Quimper (Finistère) à partir de 14h, à l'appel des pêcheurs bigoudens, a indiqué Bernard Le Brun, membre du comité de crise du pays bigouden. (avec AP)

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Bernard Thibault accuse Xavier Bertrand de "manier le mensonge" sur les 35 heures

 

GROGNE SOCIALE

     

Bernard Thibault accuse Xavier Bertrand
de "manier le mensonge" sur les 35 heures

NOUVELOBS.COM | 30.05.2008 | 10:01

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"On affirme que ceux des salariés qui voudront garder les 35 heures pourront le garder (…) c'est faux" affirme le secrétaire général de la CGT qui dénonce une réforme "idéologique" et appelle "la France qui se lève tôt, et qui pour une partie se couche tard" à descendre dans la rue le 17 juin.

Bernard Thibault (Reuters)

Bernard Thibault (Reuters)

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a accusé, vendredi 30 mai, le ministre du Travail Xavier Bertrand de "manier le mensonge" concernant la réforme programmée de la loi sur les 35 heures, lorsqu'il affirme que celle-ci permettra aux salariés de choisir ou non de travailler plus.
"M. Bertrand manie le mensonge", a déclaré Bernard Thibault sur RTL. "On affirme aujourd'hui que ceux des salariés qui voudront garder les 35 heures pourront le garder et que ceux des salariés qui voudront travailler plus le pourront. C'est faux. Ce que prévoit le projet de loi est une modification qui ne garantit pas cette approche des choses. Le temps de travail n'est pas défini à l'aspiration des salariés".

Les politique n'y "connaissent rien"

Il a d'ailleurs affirmé que "les responsables politiques, pour la plupart, ne connaissent rien aux règles de la négociation collective et à la réalité du temps de travail dans les entreprises". "Les deux garde-fous principaux sont les semaines de 48 heures maximum, ce qui ne veut pas dire 35 heures hebdomadaires, et le repos de 11 heures. A l'intérieur de ça, les entreprises pourront faire ce qu'elles veulent", a-t-il dit.
Ce projet a pour conséquence que "la France qui se lève et tôt, et qui pour une partie se couche tard, va descendre dans la rue, et nous appelons (avec la CFDT) à descendre dans la rue le 17 juin", a rappelé le leader de la CGT.
Bernard Thibault a dénoncé une réforme "idéologique", qui "s'apprête à détruire des pans entiers du code du travail". "Plus de 60 articles du Code du travail vont être modifiés sur un autre sujet que le sujet initial, sans aucune négociation avec les syndicats", a ajouté Bernard Thibault.

Sans négociation


"Nous sommes le seul pays européen où un gouvernement s'apprête à modifier la législation sur le temps de travail sans négociation avec les syndicats", a-t-il ajouté, soulignant que "cela aura des conséquences sur la qualité des relations sociales et le dialogue social".
Le projet de loi devrait être présenté le 11 ou le 18 juin en conseil des ministres pour un premier passage au parlement avant la fin juillet.

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