28 mai 2008
Le retour des "poulets chlorés" suscite de nombreuses protestations
D.R.
L'importation de "poulets chlorés" en Europe - venant des Etats-Unis - suscite de nombreuses protestations. RÉACTIONS DE
Le retour des "poulets chlorés" suscite de nombreuses protestations
LE MONDE | 28.05.08 | 15h39 • Mis à jour le 28.05.08 | 15h39
La commission européenne doit proposer, mercredi 28 mai, une levée de l'interdiction (effective depuis 1997) d'importer en Europe des volailles américaines traitées au chlore. Le règlement autoriserait, du même coup, l'utilisation en Europe de ce type de traitements.
Ceux-ci, à base de dioxyde de chlore, de chlorure de sodium acidifié, de phosphate trisodique ou encore d'acides peroxydés, visent à débarrasser les carcasses de divers agents infectieux, comme les salmonelles. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait rendu, en décembre 2005, un avis concluant à l'absence de risque toxicologique lié à l'utilisation de ces produits chimiques.
Le projet de texte prévoit une levée de l'interdiction d'importation pour une durée de deux ans et l'entoure de multiples précautions : un seul produit utilisé à la fois, encadrement des concentrations, des durées d'exposition des carcasses, étiquetage... Il a provoqué cependant de nombreuses protestations. La semaine dernière, vingt et un ministres européens de l'agriculture se sont ainsi prononcés contre le retour des "poulets chlorés" américains.
"Les Américains peuvent avoir le modèle alimentaire qu'ils veulent, on n'est pas obligé de le transférer en Europe et donc nous nous opposerons à cette idée, a ainsi déclaré le ministre français de l'agriculture, Michel Barnier. Il en va d'une certaine idée de la qualité alimentaire que nous nous faisons." Son homologue allemand, Horst Seehofer, a pour sa part dénoncé une "décision totalement erronée".
En outre, des associations de consommateurs et de défense de l'environnement ont adressé, le 26 mai, une lettre de protestation à la Commission. "La politique européenne basée sur (...) l'utilisation de mesures d'hygiène de l'étable à la table a fait ses preuves et s'est révélée plus efficace pour réduire la contamination, notamment par la salmonelle", a argumenté le Bureau européen des unions de consommateurs.
Le projet de règlement, principalement relayé par le commissaire européen à l'industrie, Günter Verheugen, sous la pression de Washington, doit être soumis à l'approbation des Etats membres et a donc peu de chance d'être adopté en l'état. Il fait l'objet, au sein même de la Commission, de fortes réticences.
Article paru dans l'édition du 29.05.08.Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/
A Flamanville, les travaux de l'EPR sont suspendus après des anomalies
AFP/MYCHELE DANIAU
Vue prise le 25 octobre 2007 à Flamanville, du chantier de construction du réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR à Flamanville.
A Flamanville, les travaux de l'EPR sont suspendus après des anomalies
LEMONDE.FR | 28.05.08 | 09h12
SAINT-LÔ CORRESPONDANT
Toute opération de coulage de béton est stoppée, depuis le 23 mai, sur le site du futur réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR, à Flamanville (Manche). Après inspection, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a en effet découvert une anomalie dans le ferraillage de l'îlot de support du réacteur. La deuxième en quelques semaines. "Nous avons suspendu le coulage du béton pour une durée indéterminée, indique Thomas Houdré, chef de la division ASN de Normandie. Les opérations ne pourront reprendre qu'après correction et vérification de notre part."
Selon les inspecteurs de l'ASN, ces "erreurs" répétées ne remettent pas en cause la sûreté de la future installation. Toutefois, "elles illustrent un manque de rigueur inacceptable". "EDF doit ren forcer la culture de sûreté sur le chantier, indiquent-ils. Elle doit aussi améliorer ses propres contrôles et ceux effectués par ses prestataires."
ÉGALEMENT DES PROBLÈMES SUR LE SITE DE L'EPR FINLANDAIS
Ce
rappel à l'ordre répond aux demandes de Greenpeace. L'association
écologiste a listé les remarques dressées par l'ASN depuis le démarrage
du chantier, en décembre 2007 : "Utilisation de béton de qualité
inadaptée, fissures dans le béton, non-conformités ou absence de
ferraillage pour le béton de la plateforme support du réacteur,
soudures non conformes réalisées par un fournisseur, non-qualification
de certains opérateurs, en particulier des soudeurs en charge de la
réalisation du liner [coque en acier de protection interne],
contrôles qualité inexistants ou inadéquats, variations non autorisées
entre les plans papier du projet initial et la mise en œuvre,
incapacité à réparer ces erreurs de façon satisfaisante", rappelle Yannick Rousselet, chargé de campagne chez Greenpeace.
"Sans surprise, le chantier français prend le même chemin catastrophique que le chantier de l'EPR finlandais [actuellement très en retard], constate l'association. Ce qui se passe en Finlande et en France prouve que le nucléaire, c'est trop tard, trop cher, trop risqué. Le projet EPR doit être abandonné." Les soucis de l'EPR ne se limitent pas au domaine technique. Mercredi 28 mai, les agents de sécurité du chantier en ont bloqué les accès. "La société qui les emploie, filiale du groupe Onet, ne répond pas à leurs revendications salariales et nous renvoie vers EDF", explique Jacques Tord, délégué spécial de la CGT pour le chantier.
Les 34 agents concernés protestent aussi contre leurs conditions de travail. "La moitié d'entre eux est employée en CDD, déplore la CGT. Nous réclamons la requalification de leur contrat en CDI. Il est paradoxal qu'un chantier dit de haute importance ne dispose pas de moyens de surveillance adéquats. Ces agents de sécurité ne sont pas chargés de garder un supermarché, ils ont besoin d'être formés et équipés pour remplir leur mission." Le malaise ne se limite pas aux agents de sécurité du chantier. Leurs collègues de la centrale nucléaire envisageaient de leur emboîter le pas, en organisant, jeudi 29, un filtrage des accès. Les syndicats CFDT et CGT se plaignent d'un "manque de dialogue social sur le chantier".
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Sarkozy vend "notre" l'hôpital public au privé !
Cliquez sur le SARKO pour en savoir plus
Bonjour à toutes et tous,
Bientôt un an ... que la France est en cours de démantèlement...
Cela s'appelle la REFORME , si si, et ce n'est pas une blague .
Réforme de l'hôpital : les principaux points. clic ici
Des coups pour tout le monde ... surtout pour les citoyens de bases et de tous les ages !
Aujourd'hui
le tour de l' Hôpital, notre Hôpital ... certes pas celui de Nicolas
SARKOZY et de ces amis UMP, pour eux c'est plutôt clinique de
Neuneuilly !
Ainsi , vous n'aimez pas le système de santé
Français , trop cher, trop bien , plutôt rapide et efficace... vous
n'aimez pas ...
Donc...
vous allez aimer l'anglo-saxon,
avec tous ses avantages, le décès prématuré, les soins au rabais, les
opérations éternellement différées, les cancers bénin qui je généralise
en attendant le rdv qui ne viendra que trop tard ...
Vous allez aimer les 300 % de dépassement des honoraires des praticiens.
- La gestion de l'hôpital public doit être "plus libre" et avoir
"davantage de réactivité", afin de permettre aux établissements "d'être
tous à l'équilibre d'exploitation d'ici 2012". "comment faire ... ? c'est simple supprimons les malades !"
En bref vous allez aimer, l'UMP !
Aujourd'hui Nicolas SARKOZY vend notre Hôpital public au copain du privé... demain à qui le tour ?
Bonne journée et bonne chance ... en SARKOLAND le pays de la médecine féodal .
Bésitos de sésame pas vital...
Eric Bloggeur Citoyen
PS : "UNE BONNE SANTE" C'est ta seule chance ... !!!
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Sarkozy ou la diplomatie pots-de-vin
Sarkozy ou la diplomatie pots-de-vin
Pour Nicolas Sarkozy, les rois du pétrole méritent tous les éloges. Quant aux mots « dictatures », « corruption » et « droits de l'homme », il faudra penser à les faire disparaître du dictionnaire… et du programme électoral du candidat Sarkozy.
Un « modèle »
des relations franco-africaines : c'est ainsi que Nicolas Sarkozy
envisage la diplomatie avec l'Angola. Voilà une ambition qui devrait
réjouir les régimes les moins reluisants du grand continent. Lorsque le
chef de l'Etat a décliné ce programme devant les expatriés français à
Luanda, il n'a pas pris la peine de préciser ce que personne n'ignore,
à savoir que le régime angolais est classé parmi les plus corrompus de
la planète par Transparency international, arrivant 147ème sur 179 avec
une note de 2,2 sur dix…sans même parler de l'Angolagate, un banal « malentendu ».
Doit-on comprendre que le modèle des pots-de-vin contre le pétrole –
dont regorge ce pays – va devenir la norme ? Cela n'a, en tout cas, pas
l'air d'effrayer Christophe de Margerie, le DG de Total, pas plus que
les émissaires de Thalès ou de la Société générale qui accompagnaient
le Président pendant toute la visite angolaise de ce week-end, stylo et
contrats à la main.
Des droits de l'homo petrolicus
Il faut, malgré tout, relever une certaine cohérence dans la diplomatie
sarkozyenne. En voyage en Algérie en décembre dernier, il n'avait pas
hésité à célébrer ce pays «
stable et pluraliste, prospère et dynamique, capable de transformer sa
richesse d'aujourd'hui en investissements pour demain ». Sans
même juger la qualité démocratique du régime d'Abdélaziz Bouteflika, si
l'on s'en réfère encore au classement de Transparency international, on
observera simplement qu'Alger se situe à peu près dans les mêmes eaux
que Luanda, avec une note de 3 sur 10 qui lui permet d'être bon 99ème
au classement. Mais comme le rappelait Sarkozy, l'Algérie est aussi un
« partenaire privilégié » de la France, surtout à l'heure où le prix du
baril atteint des sommets. Et puis, lorsque l'on assure trouver au
royaume du président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali (au pouvoir
depuis 21 ans), « ce que la Méditerranée a apporté de plus beau et de plus riche aux échanges entre les hommes », les critères évoluent, forcément…
A la limite, la vraie question serait plutôt de savoir qui a écrit certains passages forts curieux du programme électoral de Nicolas Sarkozy. On y trouve des phrases comme : «
Je favoriserai le développement des pays pauvres, en cessant d'aider
les gouvernements corrompus (…) Je ne passerai jamais sous silence les
atteintes aux droits de l'Homme au nom de nos intérêts économiques. »… Sûrement l'œuvre d'un stagiaire mal informé sur la diplo selon Sarko.
Mercredi 28 Mai 2008 - 07:10
Anna Borrel
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La perpétuité incompressible pour Fourniret, perpétuité avec 28 ans de sûreté pour Olivier
LE PROCES FOURNIRET
La perpétuité incompressible pour Fourniret, perpétuité avec 28 ans de sûreté pour Olivier
NOUVELOBS.COM | 28.05.2008 | 17:32
La cour d'assises des Ardennes a rendu son verdict peu après 15h00. Le tueur en série présumé écope de la peine la plus lourde du droit français. Alors que Michel Fourniret avait fait savoir avant le verdict qu'il n'envisageait pas de faire appel, l'avocat de Monique Olivier ne l'exclut pas.

Michel Fourniret et son épouse Monique Olivier, jugés devant la cour d'assises des Ardennes depuis deux mois (Reuters)
Michel Fourniret a été condamné mercredi 28 mai à la réclusion à perpétuité incompressible par la cour d'assises des Ardennes, tandis que son épouse, Monique Olivier, a été condamnée à la perpétuité assortie de 28 ans de sûreté.
Les neuf jurés et les trois magistrats, accompagnés de six jurés et d'un magistrat suppléants, s'étaient retirés mardi après-midi dans une caserne de CRS de Charleville-Mézières pour délibérer. L'avocat général Francis Nachbar avait requis le 22 mai les peines les plus lourdes du code pénal à l'encontre du couple.
Michel Fourniret encourait la perpétuité "incompressible" pour un homicide avec circonstances aggravantes (commis sur mineur de moins de 15 ans et précédé de viol) datant de 2001, après l'entrée en vigueur en 1994 d'une loi durcissant les modalités d'obtention d'un aménagement de peine après trente ans de prison.
Monique Olivier, accusée d'être co-auteure d'un des sept meurtres reprochés à son mari et complice de trois autres, risquait, elle, la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 30 ans.
Appel de Monique Olivier
Si les avocats de Michel Fourniret avaient prévenu avant même le verdict qu'ils ne comptaient pas faire appel du jugement, le défenseur de Monique Olivier a indiqué, à l'issue du jugement, qu'il ne l'excluait pas. Me Richard Delgenès évoquera jeudi ou vendredi avec sa cliente la question.
"On a dix jours pour éventuellement interjeter appel, on en parlera demain (jeudi) ou vendredi ensemble. On fera le point", a déclaré l'avocat devant des journalistes, soulignant avoir été "entendu" par la cour d'assises.
"On lui avait demandé de ne pas mettre la peine maximum à Monique Olivier et de requalifier la co-action (reprochée dans le meurtre de Jeanne-Marie Desramault en 1989) en complicité", a-t-il ajouté. "On a été entendus sur les deux points".
Traitement "humain"
Les avocats de Monique Olivier avaient souligné dans leurs plaidoiries sa différence avec Fourniret, mettant en avant son passé vierge de condamnations avant sa rencontre avec lui en 1987. L'avocat de Michel Fourniret, Me Pierre Blocquaux, avait de son côté exigé un traitement "humain". "Il appartient à notre humanité, hélas, quel que soit le caractère horrible des actes qu'il a pu commettre", avait déclaré l'avocat.
Lors des deux mois de débats, le couple n'a que très peu révélé sa stratégie criminelle qui a duré pendant seize ans. Hormis lors de quatre audiences faites essentiellement de digressions, Fourniret est resté fidèle à son voeu de silence, faute de procès à huis clos.
Monique Olivier n'a cessé de minimiser son implication et prononcé des regrets du bout des lèvres.
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La haute-cuisine est-elle toxique? Guerre des toques en Espagne
La haute-cuisine est-elle toxique? Guerre des toques en Espagne
Par Elodie Cuzin | Journaliste | 27/05/2008 | 19H58

(De Madrid) Rien ne va plus au royaume de la neige de parmesan et de l’omelette déconstruite. Les toques espagnoles les plus prestigieuses se sont lancées dans une féroce guerre des modernes et des anciens version fourneaux utltra-perfectionnés et produits du terroir. Décoré de six étoiles Michelin, le chef Santi Santamaria accuse Ferran Adria, une référence mondiale de la gastronomie, de faire entrer des additifs dignes de la pire malbouffe dans les assiettes de ses très selects convives.
"Comment pourrons-nous légitimer l’alimentation naturelle et le régime méditerranéen si nous utilisons les mêmes additifs que les chaînes de fast-food ?", s’est interrogé Santamaria lundi lors de la présentation à la presse de son nouveau livre. Provocateur, il propose que les restaurants publient la liste de leurs ingrédients, comme est obligée de le faire l’industrie alimentaire. La semaine dernière, il avait attaqué ceux parmi ses collègues qui "remplissent leurs assiettes de gélifiants et d’émulsifiants de laboratoires" et mettent en danger la "santé publique", avant de s’en prendre directement au maître de la cuisine d’avant-garde, Ferran Adria, avec qui il assure être en "divorce conceptuel et éthique."
"Il sert la cause des organisations qui défendent l’introduction de ces additifs dans la cuisine. Il est leur porte-drapeau et celui qui légitime ces produits", a-t-il ajouté lundi.
Le tumulte est sans précédent dans un monde qui opte d’habitude pour la solidarité et la cible de ses critiques n’est pas des moindres. L’établissement catalan aux trois étoiles Michelin de Ferran Adria, El Bulli, a été élu meilleur restaurant du monde trois années de suite par la publication britannique Restaurant Magazine. Le chef a non seulement rompu des barrières culinaires avec ses olives sphériques et huîtres à l’air de carottes, il a également donné vie à l’expression "artiste de la cuisine" en devenant le premier cuisinier jamais invité à participer à une exposition mondiale d’art contemporain l’année dernière à la Documenta de Kassel, en Allemagne. Dans une interview au International Herald Tribune cette semaine, Adria s’est déclaré "vraiment blessé par tout ça."
"Ce que Santi a dit à propos de nos ingrédients est complètement faux et il est extrêmement sérieux de mentir sur quelque chose d’aussi important."
Tous les plus grands représentants espagnols de la cuisine d’avant-garde, également baptisée de manière quelque peu cryptique "techno émotionnelle" ou "gastronomie moléculaire", se sont unis en défense du maître. Le collectif espagnol de l’association de cuisiniers Euro-Toques, qui compte 800 membres, s’est ainsi élevé contre le "faux témoignage" de Santamaria qui met en péril le "prestige que l’Espagne a gagné au niveau mondial."
"Nier l’évolution et gâcher les avancées que la cuisine et les cuisiniers espagnols ont obtenu parce que ce sont d’autres noms qui figurent dans les gros titres est le comble de l’égocentrisme. Et nous ne sommes pas disposés à admettre cette injustice."
Santi Santamaria met en cause l’usage de substances artificielles dans les créations des autres grands chefs, telle que la metilcellulose, un gélifiant d’origine végétal. Du côté du ministère de la Santé espagnol, on rappelait cette semaine que tous les produits utilisés dans la restauration espagnole sont autorisés et répondent aux normes européennes.
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FRONT ANTIRADAR Un homme grièvement blessé en maniant des explosifs
FRONT ANTIRADAR
Un homme grièvement blessé en maniant des explosifs
NOUVELOBS.COM | 28.05.2008 | 07:58
L'accident est survenu à son domicile de Clichy-la-Garenne, en banlieue parisienne. L'homme affirme appartenir au "Front national antiradar", un mystérieux groupe qui revendique la destruction de radars routiers.

(c) ReutersUn homme a été grièvement blessé en manipulant des explosifs dans son appartement de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), en banlieue nord-ouest de Paris, dans la nuit de mardi 27 à mercredi 28 mai, a-t-on appris de source policière.
Evacué vers un hôpital de la région peu après l'explosion, qui s'est produite vers minuit, cet homme a affirmé appartenir au "Front national antiradar" (FNAR), un mystérieux groupe qui répondrait également au nom de Fraction nationaliste armée révolutionnaire et qui a revendiqué plus d'une dizaine de tentatives de destruction de radars routiers dans la région parisienne, selon cette même source.
Enquête confiée à la sous-direction antiterroriste
Les services de déminage ont découvert des quantités importantes d'explosifs dans cet appartement du 127, boulevard Jean-Jaurès à Clichy-la-Garenne, et on procédé à leur neutralisation sur place dans la nuit.
L'homme était seul à occuper les lieux au moment des faits. Aucun autre habitant de l'immeuble n'a été blessé ni aucun autre appartement endommagé.
L'enquête a été confiée à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) de la Direction centrale de la police judiciaire, a-t-on précisé de même source. (AP)
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La France incapable de faire la clarté sur ses comptes publics
La France incapable de faire la clarté sur ses comptes publics
LE MONDE | 27.05.08 | 14h46 • Mis à jour le 27.05.08 | 14h46
C'est une conférence des finances
publiques sous pression que préside, mercredi 28 mai, François Fillon :
dans la continuité du séminaire gouvernemental qu'il a tenu dix jours
plus tôt, le premier ministre devait insister sur l'ampleur de l'effort
à fournir pour parvenir à rétablir l'équilibre des comptes publics en
2012.
En l'absence d'évaluation précise sur ce que coûtent et ce que rapportent les réformes engagées depuis un an par le président de la République, M. Fillon se heurte au scepticisme généralisé des experts et à celui de la Commission européenne. Cette dernière devait adresser, le même jour, à la France une recommandation politique (Policy Advice) l'incitant à mettre de l'ordre dans ses finances publiques et à ne pas laisser déraper le déficit au-delà du seuil des 3 % de PIB.
A moins de six semaines de la présidence française de l'Union européenne, qui débute le 1er juillet, M. Fillon doit convaincre les représentants de l'Etat, mais aussi ceux des collectivités locales et des régimes sociaux de freiner l'augmentation de leurs dépenses. Les dotations de l'Etat aux collectivités locales, en particulier la dotation globale de fonctionnement (DGF), devraient, à terme, être soumises à la même norme d'évolution que les dépenses de l'Etat : la stabilisation en volume (hors inflation) puis en valeur (inflation comprise), probablement à partir de 2009. Les régimes sociaux, dont une partie des dépenses, celles de santé, croît structurellement plus vite que la richesse nationale, devraient également être invités à poursuivre leurs efforts de maîtrise.
Il n'est pas sûr, pour autant, que cet appel attendu à la vertu suffise à convaincre Bruxelles de la capacité de la France à tenir, avec deux ans de retard sur son calendrier initial, ses engagements. La Commission, suivie en la matière par la plupart des instituts de conjoncture, a fait pour la France des prévisions de déficit public en 2008 et en 2009 (2,9 % et 3 % du PIB) bien supérieures à ce que lui a annoncé Paris (2,5 % et 2 %). Et elle a quelques raisons de douter : en 2007, le gouvernement français a dû se résoudre à réviser à la hausse le déficit public, passé de 2,4 % à 2,7 %. Quant à la dette publique, au sens du traité de Maastricht, elle s'élève à 1 209,5 milliards d'euros fin 2007 et son poids dans le PIB s'est accru de 0,3 point, pour s'établir à 63,9 %. Si l'on y ajoute le fait que, depuis près d'un quart de siècle, la France vit avec des budgets en déficit, on comprend le scepticisme du commissaire aux affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia...
M. Fillon va, certes, faire valoir à Bruxelles que les pouvoirs publics ont pris la mesure de ces difficultés : ils ont décidé de constitutionnaliser le principe de l'équilibre, sur la durée d'un cycle, des finances publiques. Mais la première application de cette règle nouvelle est renvoyée à 2012, donc au prochain quinquennat.
Pour convaincre ses interlocuteurs bruxellois ou parisiens de la réalité de sa conversion à la vertu de l'équilibre budgétaire, le chef du gouvernement devra vraiment donner des gages dans le domaine des dépenses de l'Etat. Or, depuis son élection, le chef de l'Etat fait valoir que réformer commence par coûter et qu'il a besoin d'un peu de lest. Lundi 26 mai, il a annoncé un nouveau crédit d'impôt destiné à relancer l'intéressement, dont le ministère du budget avouait ignorer le coût. Et mardi 27 mai, il y ajoutait un nouveau dispositif d'aide aux victimes de la hausse du coût du gazole, financé par une partie de la TVA sur les carburants.
Gilles Carrez, le rapporteur UMP de la commission des finances de l'Assemblée nationale, plaide sans relâche auprès de Matignon et de l'Elysée pour obtenir leur accord sur l'intégration des dépenses fiscales dans la norme d'évolution du reste des dépenses de l'Etat (dépenses budgétaires et prélèvements sur recettes). Le ministre des comptes publics, Eric Woerth, souhaite aussi que soit mis fin à l'exubérance de ces dépenses, faussement indolores.
Quel est l'état réel des finances publiques ? A quelques semaines du débat d'orientation budgétaire (DOB), au cours duquel le gouvernement précisera ses principales options en matière de dépenses pour 2009, le flou règne. Les parlementaires ne parviennent pas à chiffrer réellement le coût et le gain des réformes engagées depuis l'élection de M. Sarkozy. Les 14 à 15 milliards, que la loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (TEPA) était censée coûter en régime de croisière, devraient être revus à la baisse pour tenir compte du volume des heures supplémentaires effectuées, plus modeste qu'attendu. Le coût du bouclier fiscal et celui de l'aide à l'accession à la propriété devraient également être moins importants que prévu. Cela pourrait aider le gouvernement à boucler son projet de loi de finances pour les années 2009 à 2011.
A contrario, Bercy n'a fourni aux commissions des finances des deux Assemblées aucune évaluation de la loi sur le pouvoir d'achat, qui prévoit notamment la monétisation des heures supplémentaires dans la fonction publique. Il n'a pas donné d'indication sur le coût de la réforme des régimes spéciaux de retraite des salariés des entreprises publiques. Les évaluations successives faites des bénéfices attendus en matière de croissance, d'emploi ou de baisse des prix du projet de loi de modernisation de l'économie (LME) incitent à penser qu'un certain empirisme prévaut dans ce domaine. Ce flou n'est évidemment pas étranger aux doutes manifestés par Bruxelles.
Article paru dans l'édition du 28.05.08.LA CONFÉRENCE DES FINANCES PUBLIQUES.
Le principe d'un rendez-vous régulier, au moins une fois par an, de l'ensemble des acteurs de la dépense publique avait été retenu par Dominique de Villepin, alors premier ministre, peu après la publication du rapport de la commission présidée par Michel Pébereau. Son titre - Rompre avec la facilité de la dette publique - était à lui seul un programme. La première conférence nationale des finances publiques a été organisée en janvier 2006.LES PARTICIPANTS.
Cette grand-messe, qui se tient au centre de conférences Pierre-Mendès-France du ministère de l'économie et des finances, est présidée par le premier ministre. Elle devrait réunir, mercredi 28 mai, une cinquantaine de personnes : en particulier le ministre du budget et des comptes publics, Eric Woerth, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, les représentants des collectivités territoriales et des régimes de sécurité sociale, les présidents et rapporteurs des commissions des finances de l'Assemblée nationale - Didier Migaud et Gilles Carrez - et du Sénat - Jean Arthuis et Philippe Marini.LE CALENDRIER.
La conférence des finances publiques du 28 mai est la première du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Elle devait initialement se tenir plus tôt : mais entre la préparation du projet de loi de finances pour 2008 et la tenue au printemps des élections municipales, l'exécutif avait finalement décidé d'en décaler de quelques mois l'organisation.Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/
