22 mai 2008
Les syndicats se félicitent de l'ampleur de la mobilisation
AFP/OLIVIER MORIN
Manifestation à Strasbourg à l'occasion de la journée de mobilisation contre la réforme des retraites, jeudi 22 mai.
Les syndicats se félicitent de l'ampleur de la mobilisation
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 22.05.08 | 20h47 • Mis à jour le 22.05.08 | 20h55
La journée de mobilisation contre la
réforme des retraites, qui a mobilisé dans toute la France entre 296
000 personnes, selon la police et plus de 700 000, selon la CGT, est
considérée comme un franc succès par les organisations syndicales.
Celles-ci appellent le gouvernement, qui ne s'est pas officiellement
manifesté lors de cette journée si ce n'est pour vanter les mérites du
service minimum, à mener "une réelle négociation sur l'avenir de notre système de retraite".
L'ensemble des confédérations, qui avait globalement appelé à la mobilisation mais pas formellement à la grève, a notamment salué "une participation majoritaire des salariés du privé". CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires et l'UNSA ont tenu jeudi à afficher leur unité lors des défilés, qui ont également réuni enseignants, cheminots, postiers et retraités.
Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, avait déclaré que "moins de 500 000" manifestants serait "décevant".
Les syndicats ont d'ailleurs insisté pour que le succès soit mesuré au
nombre de manifestants et non de grévistes. Des préavis ont été déposés
dans certains secteurs, pour "couvrir" les manifestants.
Globalement, il y a eu peu de perturbations dans les transports
terrestres et aériens. Dans la fonction publique, seuls 8 % des agents
ont participé à la mobilisation, selon le ministère.
"LA BALLE EST DANS LE CAMP GOUVERNEMENTAL"
A la suite de cette manifestation nationale "réussie", la CGT affirme que "la balle est dans le camp gouvernemental". "Il ne peut pas plus
longtemps esquiver l'exigence d'une réelle négociation sur l'avenir de
notre système de retraite", a déclaré son secrétaire général, Bernard Thibault, évoquant des possibles "suites". Pour François Chérèque de la CFDT, "le gouvernement doit revoir la globalité de ses propositions". Jean-Claude Mailly (FO) a pour sa part estimé que "ne pas tenir compte de cette mobilisation serait une forme de mépris et de déni de démocratie". "Il appartient maintenant au gouvernement de répondre sur tous les points, y compris la durée de cotisation", a-t-il souligné.
Le gouvernement, qui a écarté toute remise en cause des quarante et un ans de cotisation, "acté" dans
la réforme des retraites de 2003, selon le premier ministre François
Fillon, a préféré éviter de commenter, jeudi, l'ampleur de la
manifestation et les revendications des syndicats, se contentant de
demander à "tous les gens de bonne foi" de défendre la réforme. "Le rôle du gouvernement ce n'est pas de compter les milliers de
manifestants, notre rôle c'est de protéger les retraites de tous les
Français", a fait savoir le ministre du travail, Xavier Bertrand.
"UN AN APRÈS, LE SERVICE MINIMUM, ÇA MARCHE"
En
revanche, plusieurs cadres gouvernementaux ont préféré prendre la
parole pour défendre les bienfaits du service minimum. Dans la foulée
de Roger Karoutchi, François Fillon s'est félicité, dans un communiqué, que "l'instauration d'un service minimum dans les transports [ait] permis de
limiter les perturbations" et "qu'une nouvelle approche des relations
sociales soit en train de naître dans notre pays". Xavier Bertrand a quant à lui accordé un entretien à 20 Minutes, dans lequel, il revient longuement sur la loi qu'il a défendue il y a près d'un an.
"Un an après, le service minimum, ça marche. Les
moyens de transports fonctionnent, l'information est renforcée, c'est
ce qu'attendaient les Français", s'est félicité le ministre. "Désormais, il peut y avoir des perturbations, mais nous n'avons
plus de blocages", a-t-il constaté, assurant qu'il fallait désormais "faire le bilan et voir comment nous pouvons encore améliorer le service minimum", notamment à Marseille, Lyon et Strasbourg, où les perturbations étaient importantes.
Par la voix de l'ancien président du Mouvement des jeunes socialistes, Razzy Hammadi, le PS, dont plusieurs cadres ont participé à des manifestations, a dénoncé un gouvernement "inflexible et sourd", estimant que "faire croire que l'allongement de la durée de cotisation est 'la' solution, tient de la tromperie, sinon de la mauvaise foi".
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Les marchés spéculent désormais sur une pénurie de pétrole en 2016
AP/Vahid Salemi
Puits de pétrole à Azadegan, en Iran. Le baril de pétrole a franchi le niveau record de 133,17 dollars à New York, le21 mai.
Les marchés spéculent désormais sur une pénurie de pétrole en 2016
LEMONDE.FR | 22.05.08 | 11h05 • Mis à jour le 22.05.08 | 11h09
Le baril de light sweet crude pour
livraison en juillet a atteint 133,17 dollars, mercredi 21 mai, sur le
New York Mercantile Exchange (+ 4,10 dollars), tandis que le Brent de
la mer du Nord terminait la séance à Londres à 132,70 dollars (+ 4,76
dollars). Le baril a dépassé 135 dollars, jeudi 22 mai au matin, dans
les échanges électroniques en Asie. Les marchés ont peu apprécié la
chute des stocks de brut et d'essence aux Etats-Unis la semaine
dernière et la baisse du dollar. Mais c'est une inquiétude plus
générale et plus sourde sur la capacité des pays producteurs à répondre
à la demande future qui alimente la flambée pétrolière et menace
gravement la croissance mondiale.
Mardi, le brut avait fortement progressé, notamment en raison des propos pessimistes tenus par T. Boone Pickens. Enrichi dans l'or noir avant de créer un fonds d'investissement, le milliardaire américain prédit un baril à 150 dollars fin 2008 – une perspective encore peu envisagée il y a quelques mois. "85 millions de barils par jour, c'est tout ce que le monde peut produire, et la demande est à 87 millions. C'est aussi simple que cela", avait-il déclaré, la veille, sur la chaîne CNBC.
Pas de détente des cours en vue Les raffineries ne souffrent pas de ruptures d'approvisionnement. Pour autant, les spécialistes n'envisagent pas de détente des cours, comme en témoigne l'envolée des futures depuis le 1erjanvier. Dans la seule journée de mardi, le prix d'un baril livrable en 2016 (l'échéance la plus longue) a augmenté d'environ 8,50 dollars pour atteindre 139,50 dollars. Du jamais vu de mémoire de traders! Ces barils, livrables au cours de la prochaine décennie, se renchérissent plus vite que ceux livrables dans le mois à venir : depuis janvier, les premiers ont augmenté d'environ 60% et les seconds de 39% "seulement".
Patrons de groupes pétroliers, experts ou financiers, tout le monde s'inquiète de l'offre à moyen terme. Peu de dirigeants de majors croyaient aux données optimistes de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui prévoyait une production quotidienne de 116 millions de barils en 2030. Comme d'autres pétroliers, le directeur général de Total, Christophe de Margerie, répétait qu'il serait très difficile, voire impossible, de dépasser le seuil de 100 millions de barils.
Défenseur des intérêts des pays consommateurs de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'AIE semble revenir à plus de raison. Elle va fortement réviser à la baisse ses prévisions d'augmentation de la production, indique jeudi le Wall Street Journal. Ce resserrement de l'offre, au moment où les pays émergents (Chine, Inde, Golfe persique, Russie…) consomment de plus en plus de pétrole, s'explique par le déclin des grands champs pétrolifères (Arabie saoudite, Russie, Mexique…) et le manque d'investissements dans de nombreux pays producteurs. Ainsi, au Moyen-Orient (deux tiers des réserves mondiales), l'avenir n'est pas assuré. Notamment en Iran, où la production stagne, et en Irak, qui dispose des troisièmes réserves mondiales. Toujours dans l'attente d'une loi sur le pétrole, les investisseurs ne se risquent pas dans ce pays qui est loin d'être stabilisé. Cet avenir n'est pas mieux assuré en Russie ou au Mexique.
Le renchérissement des matières premières, des équipements et de la main-d'œuvre a fait exploser les coûts des projets et réfréné l'ambition des pétroliers. "Ces coûts sont devenus un des nouveaux fondamentaux orientant les prix du pétrole", expliquait récemment Daniel Yergin, le président du Cambridge Energy Research Associates (CERA). Selon l'index des coûts en capital des projets d'exploration-production établi par les experts de cet organisme réputé, ces coûts sont restés stables entre 2000 et 2004, avant de doubler entre 2005 et 2008. De nombreux projets ont été retardés pour des raisons financières et techniques, accroissant les tensions sur l'offre à venir.
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Les dessous du procès de Ségolène Royal
Les dessous du procès de Ségolène Royal
Par Julien Martin | Rue89 | 21/05/2008 | 22H39
Rue89 révèle la véritable histoire du marathon judiciaire qui oppose l'élue socialiste à deux ex-collaboratrices depuis dix ans.

"Avec Ségolène Royal, c'est travailler plus pour gagner rien du tout": déclaration signée du porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre. "L'UMP ne sait plus quoi utiliser pour essayer de détourner l'attention de l'opinion publique de sa politique hasardeuse et calamiteuse": la contre-attaque d'Aurélie Filippetti, députée PS proche de Ségolène Royal, n'est pas moins cinglante.
L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle condamnée pour ne pas avoir payé plusieurs semaines de salaires à deux ex-collaboratrices de l'Assemblée nationale, l'affaire était trop belle pour que l'UMP ne s'y engouffre pas. Et trop embarrassante pour que le PS ne tente pas d'éteindre prestement l'incendie qui couve.
Mais, comme tout sujet caricaturé, la condamnation de Ségolène Royal mérite plus amples explications. Dix années de procédures, attaques et contre-attaques devant les instances prudhommales et pénales, revirements de décisions… Le chemin judiciaire a été tortueux. La Cour d'appel de Poitiers, dans son arrêt du 24 juillet 2003, parle même de "difficultés d'interprétation d'une situation juridique exceptionnelle".
Pour y voir plus clair, Rue89 a enquêté, rassemblé des pièces du dossier et retrouvé tous les jugements et arrêts, tantôt favorables à l'actuelle présidente de la région Poitou-Charente, tantôt déboutant ou condamnant cette dernière. En voici le résultat, qui se borne aux faits et interprétations des juges. Afin que chacun puisse se forger son opinion, en toute connaissance de cause.
Les faits
21 avril 1997, l'Assemblée nationale est officiellement dissoute par Jacques Chirac, alors président de la République. Le décret publié ce jour entraîne nombre de conséquences, concernant notamment les collaborateurs parlementaires, assistants et secrétaires qui travaillent aux côtés des députés. Le premier jugement du Conseil des Prud'hommes de Poitiers, en date du 15 février 1999 et en charge d'établir les faits, relève:
"La cessation du mandat de député et la dissolution de l'Assemblée nationale constituent une juste cause de résiliation du contrat de travail et une obligation à laquelle l'employeur est contraint de procéder."
L'employeur ici en cause se nomme Ségolène Royal. Députée de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres depuis 1988, elle emploie cinq collaborateurs, le nombre maximum autorisé par le règlement de l'Assemblée nationale. Des collaborateurs dont le statut est également rappelé par le Conseil des Prud'hommes de Poitiers:
"Les collaborateurs de députés sont des salariés de droit privé auxquels s'appliquent les dispositions du droit du travail. Ils sont rémunérés par l'Assemblée nationale qui met à cet effet à disposition du député un crédit collaborateur. Ce crédit collaborateur est retiré au député sortant se représentant aux élections."
Par courrier en date du 24 avril 1997, Ségolène Royal convoque notamment une de ses secrétaires, Claude Fouchier, et une de ses assistantes, Evelyne Pathouot, à un entretien préalable à leur licenciement. Dans un autre courrier du 30 avril 1997, elle leur précise que la date de notification de leur licenciement est fixée au 10 mai 1997, et les dispense d'effectuer leur préavis. Deux mois pour la première, un mois pour la seconde, en vertu de leur ancienneté. Une dispense qui signifie qu'elles continueront à être payées pour leurs fonctions à l'Assemblée nationale sans devoir les exercer.
Licenciées conformément au droit, comme leurs trois collègues, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot vont cependant agir en justice pour contester les suites données à ce licenciement. Car, après la dissolution de l'Assemblée nationale, commence immédiatement la campagne électorale pour les législatives des 25 mai et 1er juin 1997.
Pour
se faire réélire, Ségolène Royal constitue son équipe de campagne et
réembauche notamment Claude Fouchier et Evelyne Pathouot. Par
l'intermédiaire de son mandataire financier Bernard Couturier, la
députée sortante signe avec ses désormais anciennes collaboratrices deux contrats de travail à durée déterminée pour l'exécution de tâches de secrétariat du 12 au 31 mai 1997.
1er juin 1997, Ségolène Royal est réélue. Quatre jours plus tard, elle est nommée ministre déléguée à l'Enseignement scolaire. En vertu de l'incompatibilité entre le mandat de député et les fonctions de ministre, elle est contrainte d'abandonner son siège à l'Assemblée nationale au profit de son suppléant, Jean-Pierre Marché.
Toutefois, le code électoral exige qu'un délai d'un mois s'écoule entre la nomination au gouvernement du député élu et la prise de fonction de son suppléant à l'Assemblée nationale. A l'expiration de ce délai, ce dernier peut alors recruter les collaborateurs du premier. Ce que fait Jean-Pierre Marché qui signe courant juillet 1997 deux contrats de travail à durée indéterminée avec Claude Fouchier et Evelyne Pathouot.
C'est sur cette période que porte le conflit opposant Ségolène Royal à ses deux anciennes collaboratrices. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot considèrent ne jamais avoir cessé leur activité pour Ségolène Royal durant la période du 12 mai au 31 juillet 1997 et n'avoir pourtant pas été rémunérées. Elles réclament donc deux mois et demi de salaire, ainsi que des dommages et intérêts.
Ségolène Royal ne fait évidemment pas la même analyse de la situation. Elle demande à la justice de constater l'inexistence d'un contrat de travail à durée déterminée entre elle et ses anciennes collaboratrices, et considère qu'elles n'ont subi aucune perte de rémunération. En outre, l'élue socialiste réclame des dommages et intérêts en réparation du préjudice moral subi.
Devant le Conseil des Prud'hommes de Niort
Reçue
le 29 juillet 1998 par le Conseil des Prud'hommes de Niort, la demande
en justice de Claude Fouchier et Evelyne Pathouot constitue le point de
départ juridique du conflit qui les oppose à Ségolène Royal sur le
terrain du droit du travail.
La première décision survient près de sept mois plus tard, par un jugement du 15 février 1999. La juridiction paritaire condamne Ségolène Royal à payer à ses deux anciennes collaboratrices les sommes réclamées au titre des CDD courants du 12 au 31 mai 1997, ainsi qu'au remboursement des frais de justice.
En revanche, le Conseil déboute Claude Fouchier et Evelyne Pathouot de leurs autres demandes. Il considère que les éléments fournis n'attestent pas d'une relation de travail existante à partir du 1er juin 1997, pas plus qu'ils ne prouvent un quelconque préjudice moral imputable à Ségolène Royal.
Devant la Cour d'appel de Poitiers
Insatisfaites, les deux parties décident alors de faire appel. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot réclament toujours un paiement intégral de la période allant du 12 mai au 31 juillet 1997, en plus de dommages et intérêts. Ségolène Royal demande de nouveau qu'elles soient déboutées et estime également avoir droit à des dommages et intérêts.
La
chambre sociale de la Cour d'appel de Poitiers mettra six ans pour
rendre son arrêt. En cause, les procédures pénales engagées par les
deux parties entretemps (voir l'encadré).
Et un principe du droit édicte l'autorité de la chose pénale sur le
civil. Il a donc fallu atteindre la fin de ces procédures pénales avant
de poursuivre le litige prudhommal.
L'arrêt de la Cour d'appel de Poitiers a été rendu le 1er février 2005. Un arrêt qui développe un argument nouveau de Ségolène Royal pour tenter de justifier l'inexistence des CDD signés:
"Madame Royal soutient que l'existence d'un contrat de travail au cours de cette période [du 12 au 31 mai 1997] était juridiquement impossible et concrètement inutile puisque Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] était rémunérée au titre du préavis qu'elle avait été dispensée d'exécuter, de sorte que subsistait le lien contractuel initial.
Elle affirme que si son mandataire financier avait préparé un projet de contrat à durée déterminée pour la période litigieuse, c'est parce qu'il ignorait cette circonstance [...]."
Mais les juges des Prud'hommes persistent: il n'est pas "contestable qu'un contrat de travail a été signé" et que "ce contrat a été régulièrement déclaré". La Cour d'appel de Poitiers confirme donc ce point, mais aussi tous les autres énoncés par le Conseil des Prud'hommes de Niort, ni plus ni moins, si ce n'est qu'une partie des frais de l'appel sont imputés aux deux anciennes collaboratrices de Ségolène Royal.
Devant la Cour de cassation
Toujours
partiellement satisfaites, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot décident
de se pourvoir en cassation. La Cour de cassation ne jugeant que le
droit et non le fond des affaires, les deux anciennes collaboratrices
de Ségolène Royal font valoir que la Cour d'appel de Poitiers a statué
"sans examiner les pièces nouvelles produites devant elle". Pièces
servant à prouver qu'elles avaient bien travaillé pour le compte de
l'élu socialiste du 1er juin au 31 juillet 1997.
Par un arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation en date du 16 janvier 2007, l'arrêt de la Cour d'appel de Poitiers est cassé et annulé:
"Mais seulement en ce qu'il a débouté Mme Fouchier [comme Mme Pathouot] de ses demandes de rappel de salaire pour la période postérieure au 31 mai 1997 et d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail."
Claude Fouchier et Evelyne Pathouot conservent donc leur salaire correspondant à leur CDD et obtiennent le droit de demander de nouveau, cette fois devant la chambre sociale de la Cour d'appel de Rennes, d'être rémunérées et indemnisées pour la période courant du 1er juin au 31 juillet 1997.
Devant la Cour d'appel de Rennes
Les deux parties en profitent pour développer encore leur argumentation. Ségolène Royal avance qu'en tant que ministre elle ne pouvait plus rémunérer de collaborateurs parlementaires, qu'une relation de travail entre elle et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot n'est pas prouvée, et que cette relation s'est plutôt "faite dans les mêmes conditions que de nombreux militants bénévoles".
Mais, dans son arrêt du 10 avril 2008,
la Cour d'appel de Rennes ne reprend pas ces arguments principaux,
alors qu'elle abonde presque totalement dans le sens des deux anciennes
collaboratrices. Elle écrit notamment:
"Il résulte des attestations versées aux débats que Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] a poursuivi au-delà de cette date [le 31 mai 1997] son activité de secrétariat administratif à l'issue de la campagne électorale dans les mêmes locaux, la permanence de Madame Royal à Melle, avec notamment l'usage du numéro de téléphone de la permanence;
qu'elle a participé à la préparation et à l'organisation du Festival du Chabichou le 8 juin 1997, du colloque européen sur les produits au lait cru, manifestations organisées sur les instructions et directives générales de Madame Royal, présidente des Amis du Chabichou;
qu'il n'est pas sérieusement démenti que Madame Royal, qui conservait un mandat local de conseiller général, lors de l'inauguration du festival le 8 juin 1997 avait publiquement déclaré qu'elle 'conservait son bureau et son équipe à Melle et continuerait à répondre aux sollicitations de tous'."
La Cour d'appel de Rennes a alors analysé le travail réalisé par Claude Fouchier et Evelyne Pathouot du 1er juin au 31 juillet 1997 comme la continuité des tâches réalisées sous CDD et a considéré que les deux collaboratrices étaient passées de fait sous CDI. Elles obtiennent donc le droit à deux mois de salaire, aux indemnités correspondant à un licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi qu'à des dommages et intérêts.
Le nouveau pourvoi en cassation
L'affaire n'est cependant pas finie. Convaincue que la Cour d'appel de Rennes a mal apprécié la décision de la Cour de cassation, Ségolène a décidé le 7 mai 2008 de se pourvoir à son tour en cassation. Elle a trois mois pour faire connaître le motif de ce pourvoi, mais son avocat Jean-Pierre Mignard en a déjà expliqué la teneur à Rue89:
"Nous pensons que la Cour d'appel de Rennes a été au-delà de ce que lui demandait la Cour de cassation. La Cour de cassation ne disait pas que les pièces nouvelles produites et non examinées prouvaient ce lien de subordination, mais simplement qu'il convenait de les examiner également. Et, c'est évident, Ségolène Royal étant devenue ministre, il ne pouvait plus exister de lien de subordination entre Ségolène Royal et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot."
En attendant de savoir si la Cour de cassation donnera suite au pourvoi, Ségolène Royal continue de se défendre des attaques acerbes de l'UMP par les voies médiatique et pénale (voir l'encadré). Elle a notamment déclaré lundi devant la presse qu'elle n'avait jamais commis "aucune infraction au code du travail". Effectivement, une infraction relève des juridictions pénales (et elle n'a jamais été punie sur ce terrain), alors que ces condamnations ont eu lieu devant les juridictions prudhommales. Et les Prud'hommes, c'est du civil.
► Voir l'encadré:
Calomnie, diffamation... quand Royal passe devant la justice pénale
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Lagarde offre le livret A en pâture aux banques
Lagarde offre le livret A en pâture aux banques
Selon Patrick Blamourier, président CFDT du Comité d'entreprise de la Caisse des Dépôts et consignations, les banques risquent de vider de sa substance le livret A généralisé, menaçant un financement des HLM auquel l'Etat n'a pas trouvé d'alternative.
©Opacparis.fr
Marianne2.fr
: Pourquoi la réforme du livret A proposée par Christine Lagarde (qui
généralisera ce type d'épargne à toutes les banques) menace-t-elle
selon vous ce produit financier ?
Patrick Blamoutier :
Aujourd'hui, les banques proposent de nombreux produits bancaires qui
offrent des taux de rendement supérieurs au livret A. Auparavant, la
clientèle populaire qui ouvrait ce type de compte comme premier produit
bancaire gardait souvent l'établissement comme banque principale (La
poste ou la Caisse d'épargne). Il s'agit d'une population importante
qui va désormais être accessible à toutes les banques. Or, le livret A
restera un produit particulier, dont la gestion échappera en partie aux
banques et, surtout, sur lequel les employés ne toucheront pas de
commissions.
La variété des placements, fonds et produits existant dans
les banques leur permet largement de proposer des alternatives au
livret A une fois passé un certain seuil. Les 600 milliards
actuellement gérés par ce système risquent fort d'être en partie
siphonnés par des produits plus performants et compromettre ainsi le
financement du logement social qu'il permet.
La réactivité serait-elle si forte à une baisse d'attractivité du livret A comparé à d'autres produits bancaires ?
P. B. :Les
effets d'annonce seuls suffisent parfois à créer de gros mouvements
d'actifs. En 2000, quand le taux a chuté à moins de 2,5% du fait d'une
très faible inflation, on a pu constater des fuites dans un délai d'un
mois. Beaucoup de clients se sont reportés sur des produits d'épargne
plus rentables sans attendre que le taux se redresse. Mais jamais
jusqu'à mettre en péril ce dispositif.
La propriété, seule alternative aux logements sociaux ?
Dans quel délai le parc social pourrait-il être touché ?
Si l'encours (NdR : la somme cumulée de tous les livrets A en
circulation) venait à chuter de plus de 25%, la construction de
logement social s'en ressentirait deux ou trois ans plus tard, du fait
des mécanismes de prêt et de lancement de construction. L'effet serait
d'autant plus important que les plans de valorisation du parc HLM se
multiplient et qu'une réduction importante des budgets disponibles
éveillerait la méfiance des promoteurs immobiliers sur ce type de
construction.
Certains analystes notent
qu'une partie seulement des fonds collectés grâce au livret A servent
réellement à contracter des prêts à la construction : comment
expliquez-vous cette sous-utilisation ?
P. B. :On
ne peut pas engager l'intégralité de l'encours du livret A car il faut
que l'argent reste disponible pour les clients : le livret A étant un
produit populaire, ceux qui le contractent ont besoin d'une grande
liquidité de leur dépôt. Par ailleurs, pour rémunérer ce placement à 3,50%, comme c'est le cas aujourd'hui,
en comptant la gestion et la collecte, il faut assurer 5% de rendement
pour être à somme nulle. Or les prêts contractés pour le logement
social ont une rémunération bien plus basse et il faut trouver d'autres
placements parallèles pour pouvoir assurer les intérêts des clients.
Quelles sont les solutions offertes par l'Etat pour pallier une éventuelle chute de l'encours du livret A ?
P. B. :Pour
l'instant, aucune. Du côté du privé, c'est un placement sans aucun
intérêt : quel opérateur accepterait, pour financer un produit comme le
livret A, de contracter des prêts à 50 ans avec un taux à 4% comme
c'est le cas pour le logement social ? A part l'Etat, personne ne peut
se le permettre. Si le livret A est mis à mal par la généralisation,
aucun système n'est prêt à prendre le relais.
Jeudi 22 Mai 2008 - 07:45
Sylvain Lapoix
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Che Guevara star de la Croisette
Che Guevara star de la Croisette
NOUVELOBS.COM | 22.05.2008 | 10:14
L'Américain Steven Soderbergh, est entré dans la course à la Palme avec "Che", une fresque monumentale de 4h28 divisée en deux parties. C'est Benicio Del Toro qui incarne le révolutionnaire argentin.

Benicio del Toro campe le "Che" (DR)
Le festival de Cannes a mis l'Argentine à l'honneur, mercredi 21 mai, à travers deux films en compétition, l'un consacré au révolutionnaire argentin Ernesto Che Guevara, "Che", de l'Américain Steven Soderbergh, et l'autre réalisé par l'Argentine Lucrecia Martel, "La mujer sin cabeza".C'est une nouvelle fois sous les nuages que les festivaliers ont passé une bonne partie de la journée (il est bon de s'équiper d'un parapluie ces jours-ci sur la Croisette pour se protéger des averses...). Une bonne raison en tout cas pour profiter des films en compétition qui, s'ils sont en général plutôt sombres, permettent de découvrir de multiples facettes du monde contemporain: prison pour femmes en Argentine ("Leonora"), mafia à Naples ("Gomorra"), ou encore quotidien difficile d'une famille brésilienne pauvre ("Linha de passe") et d'ouvriers chinois ("24 City").
4h28 pour le "Che"
Très attendu, le "Che" de Steven Soderbergh (Palme d'or en 1989 pour "Sexe, mensonges et vidéo"), sortira en salles en deux parties (en octobre et novembre 2008 en France). Présenté dans sa totalité au Festival de Cannes, soit 4h28, il retrace l'itinéraire de Che Guevara, que Raul Castro présente pour la première fois à son frère, Fidel, en juillet 1955 à Mexico. Viennent ensuite la chute du régime de Batista en 1959 à Cuba, le discours du "Che" aux Nations unies contre l'impérialisme américain en 1964, et sa mort en Bolivie en 1967.
"J'ai eu envie de consacrer un film (ou deux) au Che, non seulement parce que sa vie a des allures de roman d'aventures, mais parce que je suis fasciné par les défis techniques qu'entraîne la mise en application d'une vision politique de grande envergure", a expliqué Steven Soderbergh, en précisant qu'il avait notamment envie "de montrer le processus par lequel un homme doté d'une volonté indomptable va découvrir sa capacité à inspirer et mener d'autres hommes".
Un "cul-de-sac idéologique"
Soderbergh a voulu montrer "le processus par lequel un homme doté d'une volonté indomptable va découvrir sa capacité à inspirer et mener d'autres hommes, affirme-t-il dans un bref texte distribué à la presse.
Scindé en deux pour sa sortie en salles, "Che" l'est aussi au plan esthétique.
Car la première partie, qui évoque la révolution cubaine à travers le regard du héros est cadrée en cinémascope, tandis que la deuxième, qui relate la "fuite en avant" du héros vers un "cul-de-sac idéologique" explique Soderbergh, est filmée dans un style "qui indique que tout peut arriver à tout moment".
"Jouer le Che a représenté un processus bien particulier et très différent de mes autres rôles", a observé pour sa part Benicio Del Toro ("Traffic", "Nos souvenirs brûlés"), principal interprète et producteur du film. "S'agissant d'un personnage historique, il fallait partir de l'homme et de ses écrits. Cela nous a conduits à étudier pendant sept ans ce que d'autres ont dit à son sujet".
Diego Maradona et Mike Tyson premiers fans
Parmi les stars présentes pour cette projection-fleuve, l'ex-footballeur argentin Diego Maradona et l'ex-boxeur américain Mike Tyson.
Les deux hommes, qui font chacun l'objet d'un documentaire présenté à Cannes (réalisé par Emir Kusturica pour le premier et James Toback pour le second), sont des admirateurs du Che et tous deux ont un tatouage à son effigie.
"Le Che est à tout le monde, pas qu'aux Argentins", a déclaré Maradona à la télévision du festival.
Naomi Campbell ou le rappeur Puff Daddy étaient également présents.
"La femme sans tête" mais avec les sifflets
Le premier film présenté en compétition mercredi, produit en partie par Pedro Almodovar, n'a toutefois pas suscité le même intérêt. Il a même été sifflé par certains festivaliers qui n'ont guère apprécié cette histoire sans queue ni tête, dont le titre français est d'ailleurs "La femme sans tête".
Veronica (Maria Onetto) conduit sa voiture dans la campagne quand, dans un moment de distraction, elle heurte quelque chose. Elle poursuit son chemin, mais dans les jours qui suivent, elle semble absente. Elle dit alors à son mari qu'elle a tué quelqu'un sur la route. Ils retournent sur place et ne trouvent qu'un chien mort. Avant d'apprendre qu'un cadavre a été découvert à proximité...
Réalisatrice de "La Nina Santa", qui était en compétition au 57e Festival de Cannes, Lucrecia Martel a voulu, dans ce nouveau long-métrage, "qu'on puisse percevoir ce qui se passe dans la tête du personnage grâce au film lui-même". "Mon film se rapproche d'un cinéma fantastique", a-t-elle même expliqué lors d'une conférence de presse.
Maria Onetto incarne avec justesse cette femme soudainement absente, souffrant apparemment de troubles de la personnalité suite à l'accident. Mais il est difficile pour le spectateur d'entrer dans ce film totalement décousu.
Jeudi, deux nouveaux films seront en compétition: "La frontière de l'aube", de Philippe Garrel (avec son fils Louis Garrel, et Laura Smet), deuxième des trois films français en compétition, qui évoque une liaison entre un photographe et une comédienne délaissée par son époux, et "Adoration", du Canadien Atom Egoyan, sur les dérives d'Internet. Autre événement du jour: Quentin Tarantino donnera une "leçon de cinéma". (avec AP)
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Dix-sept députés socialistes jugent la réforme des institutions prometteuse et se disent prêts à la voter
AFP/STEPHANE DE SAKUTIN
Le député et maire socialiste d'Evry Manuel Valls est l'un des signataires de l'appel à adopter le projet de réforme des institutions.
Point de vue
Dix-sept députés socialistes jugent la réforme des institutions prometteuse et se disent prêts à la voter
LE MONDE | 22.05.08 | 09h08 • Mis à jour le 22.05.08 | 09h16
Voulue par la gauche comme par la droite
lors des dernières élections présidentielle et législatives, la réforme
des institutions devrait rassembler toutes celles et tous ceux que
l'état de notre démocratie inquiète. Atonie citoyenne, personnalisation
excessive de la vie publique, déséquilibres persistants des pouvoirs,
atteintes au pluralisme, discrédit des responsables politiques, la
France connaît depuis de nombreuses années une crise démocratique et
représentative que la pratique présidentielle actuelle accentue.
Force est de constater que les réformes institutionnelles récentes n'ont pas permis de répondre à cette dégradation et l'ont même amplifiée ! L'adoption du quinquennat "sec" et l'inversion du calendrier électoral ont renforcé la présidentialisation du régime au détriment du Parlement.
Cette réforme inachevée doit s'accompagner au plus vite d'une revalorisation du Parlement sous peine de le voir durablement affaibli comme en témoignent la dégradation du travail législatif et son insuffisante capacité de contrôle. De même l'ajournement de la réforme de la justice en 2000 par le Président de la République d'alors a contribué à l'affaiblissement d'une institution dans laquelle les Français ont de moins en moins confiance.
Il y a donc urgence à réformer un système institutionnel qui ne remplit plus aujourd'hui sa fonction de manière satisfaisante. Comme il y a urgence à donner des droits nouveaux aux citoyens à travers la possibilité de saisine du Conseil Constitutionnel (dès lors que son mode de désignation est précisé) ou l'extension du référendum, deux réformes voulues par la gauche depuis de longues années.
Notre conviction est que, face à cette urgence et à l'importance de l'enjeu pour notre démocratie, les petits calculs politiques n'ont pas leur place à droite comme à gauche. Réformer la constitution n'est pas un acte législatif comme un autre. Il touche aux fondements et aux principes de notre organisation démocratique et suppose de dépasser le cadre partisan traditionnel. C'est en cela que s'explique la nécessité de recueillir une majorité de trois cinquièmes pour toute modification parlementaire de celle ci.
Députés, nous entendons assumer, avec honnêteté et fidélité au mandat qui nous a été confié, notre rôle de législateur qui consiste à discuter et à amender une réforme que nous considérons dans ses grandes orientations comme prometteuse.
Elle se traduit en effet par un certain rééquilibrage des pouvoirs entre le Parlement et l'exécutif (partage de l'ordre du jour, encadrement du 49-3 et de la procédure d'urgence…), par une amélioration sensible de son fonctionnement et une reconnaissance du statut de l'opposition. Rien dans cette réforme, après les reculs de la majorité, ne donne des pouvoirs nouveaux au Président de la République, si ce n'est la possibilité toute symbolique de se rendre devant le Congrès alors qu'il a renoncé à bouleverser l'équilibre des pouvoirs entre le Président de la République et le premier ministre.
AVANCÉES APPRÉCIABLES
Dans le même esprit, cette réforme prévoit des avancées appréciables, obtenues le plus souvent par la discussion en commission. C'est le cas en matière de nominations ou de justice avec la création d'un nouveau Conseil supérieur de la magistrature plus indépendant et plus équilibré. Plus important encore à nos yeux, la réforme donne des droits nouveaux aux citoyens en leur permettant de saisir le Conseil constitutionnel, proposition faite en 1990 par le garde des sceaux et bloquée par le Sénat, mais également le Conseil supérieur de la magistrature en matière disciplinaire. Il instaure en outre un "défenseur des droits des citoyens" qui permettra de mieux garantir les libertés individuelles.
Enfin, la possibilité de recourir au référendum citoyen répond à une attente forte des Français. Chacun peut mesurer l'importance de ces dispositions qui répondent pour la plupart à des revendications auxquelles la gauche est attachée depuis de nombreuses années.
Cette réforme est certes pour le moment encore largement perfectible à nos yeux. Comment pourrait-il en être autrement compte tenu de son origine politique ? Les socialistes ont raison de souligner ses insuffisances et de demander des améliorations. Il est anormal que le Sénat ne puisse connaître l'alternance et que le temps de parole du président de la république ne soit pas comptabilisé.
Mais il est vrai aussi que l'adoption d'une réforme des institutions nécessite par définition un compromis qu'il faudra bien préciser à un moment ou à un autre du processus en cours. Si la gauche était en responsabilité, elle serait confrontée à la même obligation. C'est donc une démarche à laquelle nous ne pouvons échapper et à laquelle nous devons donner une chance, sauf à différer pour de longues années toute réforme de cette nature. Si demain, aux responsabilités, nous proposions des orientations identiques, la droite aurait beau jeu de bloquer notre initiative.
Il faudra donc tirer le bilan des débats parlementaires. Il ne saurait y avoir pour nous une appréciation dictée par une condition impérative, fût-elle légitime. C'est l'ensemble du projet qui devra être évalué en fonction des avancées réelles qu'il apporte à notre vie démocratique. Parce que le parti socialiste a fait de la réforme des institutions, de leur démocratisation et de la revalorisation du Parlement une priorité de son projet politique, il ne saurait se soustraire à ses responsabilités au moment où des progrès importants peuvent être obtenus dans ce domaine. Pour notre part nous sommes prêts à les prendre.
Patricia Adam, députée du Finistère; Patrick Bloche, député de Paris; Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris; Christophe Caresche, député de Paris; René Dosière, député de l'Aisne; Paul Giacobbi, député de Haute-Corse; Guillaume Garot, député de la Mayenne; Jean-Patrick Gille, député d'Indre-et-Loire; Gaëtan Gorce, député de la Nièvre; Danièle Hoffman-Rispal, députée de Paris; Jean-Marie Le Guen, député de Paris; Armand Jung, député du Bas-Rhin; Sandrine Mazetier, députée de Paris; Didier Migaud, député de l'Isère; Dominique Raimbourg, député de Loire-Atlantique; Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère; Manuel Valls, député de l'Essonne.
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