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17 mai 2008

CNIL Les fichiers de données personnelles de plus en plus consultés

 

CNIL

     

Les fichiers de données personnelles de plus en plus consultés

NOUVELOBS.COM | 16.05.2008 | 13:13

La Cnil révèle avoir reçu en 2007 2.660 demandes de consultation des données personnelles dans les fichiers des forces de l'ordre, notamment dans ceux des Renseignements généraux; soit une augmentation de 67% par rapport à 2006.

Caméras de vidéosurveillance (Reuters)

Caméras de vidéosurveillance (Reuters)

   

Les demandes de consultation des données personnelles dans les fichiers des forces de l'ordre, notamment ceux des Renseignements généraux (RG), ont fortement augmenté en 2007, révèle vendredi 17 mai le rapport annuel de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil).
En 2007, la Cnil a reçu 2.660 "demandes de droit d'accès indirect" par des particuliers, qui nécessitent une vérification de la commission auprès des services concernés, soit une augmentation de 67% par rapport à 2006, selon le document qui devait être rendu public vendredi.

Croissance accélérée

"Cette croissance s'est nettement accélérée suite à la médiatisation en février 2007" de la demande d'accès à sa fiche des Renseignements généraux, révélé par la presse, par Bruno Rebelle, membre du comité de campagne de Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, explique la Cnil.
Après cette affaire, "500 personnes ont demandé l'accès à leur dossier" des RG et les vérifications de la Cnil ont révélé que "90% d'entre elles étaient inconnues".
Les demandes peuvent concerner plusieurs fichiers comme le Système de traitement des infractions constatées (Stic) de la police ou le fichier Judex de la gendarmerie, ce qui implique "de nombreuses vérifications" de la part des services de la Cnil.
Le contrôle spécifique des fichiers des RG, prévu au programme 2007, se déroulera "en pratique" cette année, précise la commission. Elle compte vérifier notamment que lorsque les RG indiquent "à la Cnil qu'une personne est inconnue, elle l'est réellement" ou encore "qu'en cas de demande de suppression partielle ou totale d'un dossier, celle-ci (soit) effectivement réalisée".

Biométrique, fichiers de salariés, vidéosurveillance...


D'une manière générale, en 2007 la Cnil a reçu 4.455 plaintes pour non-respect de la loi informatique et libertés, qui réglemente l'utilisation de données personnelles informatisées, en augmentation de 25%.
Elle a effectué 164 missions de contrôle (+ 21%) concernant 140 organismes, adressé 101 mises en demeure, adressé cinq avertissements et prononcé neuf sanctions financières correspondant à des amendes de 5.000 à 50.000 euros.
Parmi les secteurs contrôlés, on trouve les dispositifs biométriques, les fichiers de salariés ou encore les systèmes de vidéosurveillance utilisés par les polices municipales ou par des entreprises.

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Ligue 1 : Lyon champion, l'OM en Ligue des champions, Lens relégué

Ligue 1 : Lyon champion, l'OM en Ligue des champions, Lens relégué

Deuxième information de la soirée, les Parisiens ont sauvé leur place en Ligue 1 en allant chercher les 3 points à Sochaux (1-2). Toulouse a fait le nécessaire en battant Valenciennes (2-1), dans un Stadium en folie. Les larmes sont pour le RC Lens, tenu en échec contre Bordeaux (2-2), et qui termine à la 18e place, synonyme de reléguation en Ligue 2. Une véritable descente aux enfers pour les 'Sang et Or' de Gervais Martel, qui postulait au podium au début de la saison.

L'OM ARRACHE LA LIGUE DES CHAMPIONS, ST-ETIENNE RETROUVE L'EUROPE

Dans la course à l'Europe, c'est l'OM qui a réalisé une superbe opération au bout d'une victoire incroyable contre Strasbourg (4-3) au Vélodrome. Malmenés par des Alsaciens joueurs, les Marseillais ont su réagir, grâce notamment à des buts décisifs de Nasri et Cissé, lesquels pourraient quitter la cité phocéenne à l'issue de cette saison. Les 3 points encaissés par les hommes de Gerets prennent toute leur valeur au vu de la défaite de Nancy à domicile contre Rennes (2-3). Friables en défense, les Lorrains n'ont pu tenir le rythme dans la dernière ligne droite, et laissent échapper le strapontin pour le tour préliminaire de la Ligue des champions. Nancy est 4e, et jouera la Coupe de l'UEFA, comme St-Etienne (5e).

Les Stéphanois ont capitalisé sur le match nul de Lille à Lorient (1-1), en atomisant Monaco (4-0) avec un doublé de Bafétimbi Gomis. Les Verts retrouvent l'Europe, devançant Rennes (6e) à la différence de buts. Dans les autres rencontres de cette 38e journée riche de 43 buts, Metz a régalé son public en battant Le Mans (4-3), et Nice est venu à bout de Caen (3-1) au Stade du Ray.  

 

Erwan Le Duc

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MULHOUSE - L'Echo Mulhousien bidonne t-il l'information ?

echomul30MAI2008EDITOJMB

 

Cliquez sur la photo pour l'agrandir !

 

la définition du verbe " bidonner ",  Le Petit Larousse illustré (1995) : " Truquer, maquiller, falsifier "

 

Bonjour à toutes et tous,

 

    
      
Je me pose des tas de questions sur la nature de l'information que nous diffuse, infuse, perfuse mois après mois, le mensuel municipale l'Echo Mulhousien.
      
- Information"S" ?      
      
Pour moi information signifie transparence et confiance !      
      
Dans le cas de l'Echo Mulhousien , il me manque tout de même deux trois petites choses ... comme :      

 

L'Echo Mulhousien repond la pravda...

 
 

MULHOUSE - MUNICIPALES ELECTIONS 2008 : L'Echo Mulhousien repond la Pravda...suite

 
 

MULHOUSE - MUNICIPALES ELECTIONS 2008 : L'Echo Mulhousien repond la Pravda...Une Vidéo !

 

Depuis, j'ai carrément créer une catégorie : L'ECHO  MULHOUSIEN      

 

Mais revenons à ma question de base , en rajoutant : c'est quoi cette histoirede bidonnage ?    
      
Vous avez vu la photo plus haut et la légende qui l'accompagne      
      
echomul30MAI2008EDITOJMB      
      
Je cite : "En présence des dirigeants du MON, Jean-Marie BOCKEL a félicité les nageurs mulhousiens pour leurs performance."
      
Cette photo ainsi que cette légende accompagne l'édito de notre maire Jean-Marie BOCKEL qui revient très longuement sur la pluie de médailles des nageuses et des nageurs du Mulhouse Olympique Natation ...
      
Hors cette photo, n'a strictement rien a voir avec une quelconque réception post victoire, en vérité cette photo date du mois de janvier 2008 soit 4 mois plus tôt !
      
Comme le prouve cette photo et l'article plus bas.      
      
Un rapide coup d'œil permet de se rendre compte que Jean-Marie BOCKEL et Laure MANAUDOU ne se change pas entre deux photos...?
   
JMB_MANAUDOU24JANVIER2008_2

 

MULHOUSE - MUNICIPALES ELECTIONS 2008 : Laure Manaudou à Mulhouse... recoit Jean-Marie BOCKEL .

 

Alors, oui je suis très certainement un esprit chagrin comme le prétend notre maire "toujours à l'aise sur la formule"... et je suis d'autan plus chagriné que j'ai de plus en plus l'impression que l'on nous prends furieusement et vraiment pour des C... !
    

 

Qu'en pensez vous ?

 

    
A bientôt.      
      
Bonne journée et bonne chance ...      
      
Bésitos      
      
Eric Bloggeur Citoyen

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PS : "JETTE TON ECHO" C'est ta seule chance !

 

         
Re-ps : ceci compléte cela ...

 

MULHOUSE - MUNICIPALES ELECTIONS 2008 : La communication de la ville ... en campagne ?

 
 
 

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HAUSSE DU GAZOLE Blocus des pêcheurs : le mouvement s'amplifie

 

HAUSSE DU GAZOLE

     

Blocus des pêcheurs : le mouvement s'amplifie

NOUVELOBS.COM | 17.05.2008 | 18:18

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Le nombre de ports bloqués par les pêcheurs en colère ne cesse d'augmenter. La Rochelle, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, les Sables-d'Olonne, la Turballe, le Croizic, le Havre et Saint-Nazaire sont maintenant concernés par des blocus pour protester contre la hausse du prix du gazole.

Barrage filtrant à l'entrée de la raffinerie de Donges lors des manifestations de novembre 2007 (Reuters)

Barrage filtrant à l'entrée de la raffinerie de Donges lors des manifestations de novembre 2007 (Reuters)

Les pêcheurs, qui protestent contre la hausse du prix du gazole, bloquaient samedi 17 mai les ports de La Rochelle, Saint-Gilles- Croix-de-Vie, Saint-Nazaire, La Turballe, du Croizic, des Sables-d'Olonne, et du Havre tandis que les pêcheurs bretons ont assisté, à huis clos, au comité de crise. Il se réunira de nouveau jeudi soir.
A La Rochelle, les pêcheurs continuent de bloquer pour le troisième jour consécutif l'accès au Vieux port, ainsi que le port de commerce de La Pallice et le port de Plaisance des Minimes, a-t-on appris auprès de la capitainerie.
Pour le port de commerce, les autorités portuaires ont toutefois négocié avec les pêcheurs la possibilité pendant le week-end de faire entrer et sortir les navires pendant trois heures par jour, deux heures avant et une heure après la pleine mer. Un nouveau point sera fait lundi, selon la capitainerie.
Le blocus du port de commerce entraîne cependant peu de perturbation en raison du week-end, a souligné cette source. Le port autonome de La Rochelle est le huitième port français avec un trafic de 7,3 millions de tonnes en 2007, loin derrière le premier, Marseille, avec un trafic de 96,3 millions de tonnes.

Barrage sur le pont de l'île d'Oléron


Le port de plaisance des Minimes était également bloqué depuis 07H30 samedi, et ce jusqu'aux environs de 19H30. Ce blocage représente une gêne importante, environ 500 bateaux transitant en moyenne dans le port au cours d'un week-end de printemps.
Des régates de plaisance prévues au départ de La Rochelle ont par ailleurs été annulées samedi.
Une réunion entre les pêcheurs et la direction des affaires maritimes de La Rochelle devait se tenir en fin de matinée, a indiqué le directeur de cabinet du préfet, Yves de Roquefeuil. "Le dialogue continue", a-t-il souligné.
Les pêcheurs de Charente-Maritime ont également mené des opérations visant les véhicules. A l'amorce du pont de l'île d'Oléron sur le continent, une quarantaine de pêcheurs filtraient samedi matin l'accès sur l'île, obligeant les camions transportant des produits de la mer, notamment pour les grandes surfaces de l'île, à rebrousser chemin.
Ce barrage filtrant avait été mis en place, sans incidents, dans la nuit de vendredi à samedi par des matelots en grève travaillant essentiellement sur Oléron.

Opération escargot

Une opération escargot était par ailleurs en cours dans la matinée aux abords d'un rond-point menant au pont de l'île de Ré.
En Vendée, le port des Sables-d'Olonne était toujours bloqué, un mouvement prévu pour durer "jusqu'à dimanche au minimum", selon les organisateurs. Le comité local des pêches a indiqué qu'une manifestation était prévue samedi.
A Saint-Gilles-Croix-de-Vie, le port de plaisance a été bloqué par des bateaux et un câble tendu dans l'eau à 05H00 samedi, tandis qu'au port de pêche, les marins ont décidé de ne pas partir en mer samedi, laissant leurs bateaux à quai.
Au Havre, l'activité conteneurs, la principale du deuxième port français après Marseille, était totalement arrêtée depuis 15H00. Cet arrêt durera jusqu'à dimanche 15H00.
La CGT a par ailleurs appelé à d'autres arrêts de travail la semaine prochaine, de mardi 07H00 à mercredi 07H00 (contre la réforme portuaire) et de jeudi 07H00 à vendredi 07H00 (défense des retraites), a-t-on appris auprès du Port autonome de Rouen, également perturbé cette semaine par la grève mais où l'activité était normale samedi.

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"Le PS se transforme en pétaudière" juge Cambadélis

 

PARTI SOCIALISTE

     

"Le PS se transforme en pétaudière" juge Cambadélis

NOUVELOBS.COM | 17.05.2008 | 14:54

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Réagissant à l'annonce faite par Ségolène Royal de sa candidature à la direction du parti, Jean-Christophe Cambadélis estime que le parti se transforme en "bataille des ego" et Jacques Lang juge que "l'inflation des candidatures" "contraste avec le manque d'idées nouvelles".

Jean-Christophe Cambadélis (SIPA)

Jean-Christophe Cambadélis (SIPA) 

Réagissant à l'annonce faite par Ségolène Royal de sa candidature à la direction du parti, le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, a affirmé samedi 17 mai que "le PS se transforme en véritable pétaudière".
"Rien n'est respecté au sein du Parti socialiste, ni le calendrier, ni les militants, ni aucune des décisions qui sont prises", a-t-il déclaré sur France Info, rappelant que la date pour le dépôt des contributions a été fixée au 1er juillet.
"Tout se résume à une bataille des ego", a-t-il ajouté.
Ségolène Royal a annoncé officiellement vendredi, lors d'une réunion publique à Paris, qu'elle serait candidate au poste de premier secrétaire, "si les militants le jugent utile", lors du congrès de Reims au mois de novembre.

Une inflation de candidatures

Jack Lang a estimé pour sa part samedi que "l'inflation de candidatures au sein du Parti socialiste donne parfois le tournis".
Cette inflation "contraste avec le manque d'idées nouvelles dont souffre aujourd'hui la pensée de gauche. On aimerait que l'heure soit davantage à l'effervescence intellectuelle et à l'imagination collective plutôt qu'à l'affrontement des ego", a estimé le député PS du Pas-de-Calais dans un communiqué.

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Ces députés et sénateurs qui bafouent le code du travail

Ces députés et sénateurs  qui bafouent le code du travail

   

   

Immersion au coeur du Parlement, où les collaborateurs des élus subissent temps partiels, faibles salaires, harcèlements...

Dans l'hémicycle en 2007 (Charles Platiau /Reuters).

Ils réclament, ils grognent, ils pétitionnent... vont-ils bientôt faire grève? Les collaborateurs parlementaires en ont ras la casquette de mendier de menus avantages auprès de leurs employeurs au statut ultra-privilégié. De plus en plus diplômés, mal payés, ils sont parfois victimes des pires abus, du licenciement sec injustifié au harcèlement sexuel en bonne et due forme.

Vous ne les verrez jamais devant les caméras dans la salle des quatre colonnes, sinon comme des silhouettes pressées portant billets et argumentaires à leurs patrons. La plupart sont de jolies jeunes femmes, 25-35 ans, sur-diplômées, sorte "d'élus bis invisibles".

Leur royaume? Les couloirs des deux assemblées, loin des hémicycles, entre les bureaux des parlementaires et les salles de commissions, là où tourne la machine législative. Les 2 100 collaborateurs employés par les députés et les 1 000 par les sénateurs sont de vrais travailleurs de l'ombre.

Un seul employeur privé qui peut
les licencier n'importe quand

Les deux associations de collaborateurs, celle de gauche comme celle de droite, mènent le combat depuis six ans, sous l'égide d'un syndicat commun. Objectif: obtenir la reconnaissance légale d'un statut collectif. En 2002, leur tentative échoue devant la justice administrative. Jusqu'à maintenant, les équipes embauchées sont donc considérées comme des "unités économiques indépendantes".

D'où une gestion très atomisée, où "le meilleur côtoie le pire" ainsi que le décrit Pascal Favre, président de l'Association française des collaborateurs parlementaires, celle de droite. (Voir la vidéo.)



Pour bien comprendre ce malaise des collaborateurs parlementaires, plusieurs assistants ont accepté de raconter leur histoire. Sous anonymat, car rien n'est pardonné à celui qui brise l'omerta des palais du peuple.

Un rituel initiatique: le stage (mal) rémunéré

Appelons-le Jean. Avec son air poupin, il a suivi le parcours classique de l'assistant. Sortant de Science-Po, il effectue un premier stage pour le compte d'un député socialiste de premier plan qu'il ne souhaite pas identifier. Stagiaire "en circo" (comprenez circonscription), sept jours sur sept, sans dimanche ni week-end. Initialement prévu pour durer trois mois, le "stage" s'allonge.

"J'ai eu 300 euros sur six mois, payés en deux fois..."

Rien à faire, rien à dire: s'il se plaint, Jean sait que sa carrière d'assistant s'arrêtera là. Alors, il accepte sans broncher, mais change d'employeur. Il gagne aujourd'hui 1 300 euros nets pour un mi-temps. Certains députés se font d'ailleurs une spécialité du stage longue durée, au profit de leur propre famille. Une astuce connue, comme l'explique Martine, dix ans de maison:

"De septembre à juin, ils utilisent deux ou trois stagiaires, puis ils embauchent leurs proches, de juillet à septembre, en raflant l'essentiel des indemnités, avant de repartir pour un tour avec de nouveaux stagiaires."

Il est vrai qu'une disposition du règlement de l'Assemblée autorise les députés à employer leur propre famille.

Formation sur le tas, débrouille
et peu d'avantages...

Lorsqu'elle est arrivée à l'Assemblée nationale, Valérie, titulaire d'une maîtrise de droit social, se souvient d'avoir découvert, seule, son nouveau travail.

"J'ai croisé mon député une demi-journée la première semaine, une journée la deuxième semaine... et ainsi de suite. On apprend le métier sur le tas, mais quand on ressort... Je sais rédiger des questions écrites, des questions orales, mais où fait-on ce genre de choses, en dehors du Parlement?"

L'Europe fera-t-elle
avancer la France?

Depuis des années, l'argument de la questure n'a pas varié: l'Assemblée ne gère pas les collaborateurs, qui sont embauchés par les parlementaires. Pourtant, un récent arrêt de la Cour de justice européenne (19 juin 2007) devrait changer la donne. Dans cette affaire, les juges européens ont eu à examiner la nature du lien entre les assistants parlementaires et le Parlement européen. Leurs conclusions sont claires:

Point 52: "Eu égard à ce qui précède, il y a lieu de conclure que la requérante, en tant qu'assistante d'un membre du Parlement, a eu un lien juridique direct avec le Parlement."

Point 69: "Or, le fait que le Parlement réglemente les aspects principaux du statut des assistants, procède au contrôle administratif de leur engagement par les députés et soit chargé directement, en principe, de verser la rémunération correspondant à leur travail ou à leur prestation de services montre à quel point il serait artificiel de considérer que le Parlement est un tiers par rapport aux assistants et qu’il n’existe pas un lien juridique direct entre cette institution et les AP de ses membres."

La classe politique française restera-t-elle longtemps le plus mauvais élève européen?

Rien n'est prévu pour la reconversion des assistants. Depuis, Valérie (sept ans d'ancienneté, 2 400 euros nets par mois) a décidé d'écrire un guide à l'attention des nouveaux, car le turn-over est important: la durée moyenne du contrat est de deux ans et demi.

Le Droit individuel à la formation (DIF)? Un mot quasi inconnu dans les deux palais de la République, alors que tout salarié y a droit. Or, depuis 1993, la succession des alternances laissé de nombreux collaborateurs à la case chômage.

Lorsqu'une élection arrive, ils sont licenciés en bloc. En cas de défaite, ils perdent leur job. Mais, contrairement aux parlementaires, eux n'ont droit à aucun dispositif de "retour à l'emploi".

Logement HLM, téléphone et courrier gratuit, billets de trains ou d'avions: autant d'avantages réservés aux parlementaires. Les collaborateurs n'ont même pas droit à la piqûre annuelle contre la grippe, gratuite pour les députés, leur conjoint et leurs enfants! Idem pour les heures supplémentaires ou les 35 heures: votées par les parlementaires, ces deux dispositions n'ont jamais été appliquées à leurs collaborateurs.

Temps partiels, faibles salaires... Tous ces griefs, Richard Mallié les balaye d'un revers de main. Pour le député et questeur UMP, la situation est limpide: "Les collaborateurs parlementaires ont un employeur qui n'est pas l'Assemblée nationale, mais qui est le député." Traduction: n'embêtez pas les services financiers du Parlement avec ça, nous n'y sommes pour rien, adressez-vous directement aux élus.

Richard Mallié dit avoir bien essayé de discuter avec leurs représentants syndicaux, mais ils ont commis l'offense de publier "un communiqué où étaient mis en cause un certain nombre de problèmes"... La rencontre a tout de même eu lieu, mais sans résultat patent pour le moment.

Alors, à qui peuvent se plaindre les collaborateurs parlementaires, si ce n'est au Parlement? Le questeur UMP ne semble pas raisonner en ces termes. "Le métier de collaborateur est un métier vraiment spécial", répond-il. Si certains ne s'y font pas... (Voir la vidéo)



L'administration aide aussi
à bafouer le droit du travail

Lorsqu'elle raconte son histoire, Martine en frisonne encore. Cette quadra dynamique, diplômée d'école de commerce et d'un troisième cycle de Science Po a vécu l'enfer à la mort, brutale, de son député. Après des années de bons et loyaux services, elle se retrouve à la merci du suppléant qui a récupéré le poste.

Pour la virer sans la licencier, il finit par la priver de badge, sésame indispensable pour entrer au Palais Bourbon. Echange de courriers, lettres recommandées, rien n'y fait. Martine est alors convoquée par le service des affaires financières:

"Je me suis retrouvée dans un bureau avec trois fonctionnaires qui, pendant une heure et demi, ont tenté par tous les moyens de me faire signer une lettre de démission. Une heure et demi de menaces et d'intimidation sur le thème: 'Si vous ne signez pas, vous ne trouverez jamais de travail.' "

Martine tient bon, mais un mois plus tard, au coeur de l'été, son salaire est suspendu, sans qu'elle ait jamais été licenciée.

"Je me suis retrouvée sans salaire, sans document pour les Assedic. Je n'ai jamais eu mes congés payés et mes deux mois de préavis. J'ai alors envoyé 250 CV, quinze députés m'ont fait des offres, mais après une belle campagne de dénigrement, seuls trois d'entre eux ont maintenu leur proposition."

Intimidation, menaces, peur: les députés ont le pouvoir de faire et défaire les réputations hors de l'hémicycle. Au bout de dix ans d'ancienneté, Martine gagne 3 000 euros nets mensuel, non sans avoir traversé un gros passage à vide et une dépression.

Un cas qui n'est pas isolé... Les syndicats ne comptent plus les affaires de licenciement abusifs, de jeunes femmes enceinte jusqu'aux yeux à la "perte de confiance" invoquée à tout bout de champs.

Le tabou des tabous: cas de harcèlements,
moral ou sexuel

Combien sont-elles? Elles et eux, car les garçons n'échappent à la pression parfois excessive de leur patron. Tel célèbre et ancien membre de la Mitterrandie est ainsi connu pour appeler ses collaborateurs à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Tel autre bourreau des coeurs n'hésite pas à lier emploi et faveurs, avec la perspective de faire carrière. L'histoire est toujours la même: phase 1, approche séduction, phase 2, déclaration et phase 3 (en cas de refus de la proie) saccage en règle, par tous les moyens.

Est-ce la fascination? Le charisme de ces animaux politiques? Leur sentiment d'impunité, réelle ou supposée? En tout cas, les plaintes sont rarissimes. Mais les organisations de collaborateurs sont formels: les langues se délient, et ils/elles sont de plus en plus nombreux à oser dévoiler le pot aux roses. Le tout s'achève souvent par une transaction amiable, assortie d'une clause de confidentialité. Toujours la loi du silence qui entretient l'impunité.

Comme le dit crûment une jeune femme confrontée au harcèlement sexuel de son ancien patron:

"Tout ces mecs sont pareils, avec leur assistante qu'ils prennent pour une pute. Chaque semaine, ils montent à Paris mardi et mercredi, ils ont laissé bobonne à la maison et leur respectabilité de province. Et là, dans l'anonymat de la capitale, on se lâche..."

Et le soir, au JT, les mêmes vont pérorer face caméra dans la salle des Quatre colonnes.

Julien Martin et David Servenay

(Tous les prénoms des assistants cités ont été modifiés, à leur demande.)


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No logo, à la mode Sarkozy

No logo, à la mode Sarkozy

Oubliés les marins du Guilvinec (Finistère), les visiteurs hostiles du Salon de l'agriculture : Nicolas Sarkozy ne veut plus laisser au hasard la mise en scène de ses apparitions publiques ni le choix de ses interlocuteurs. Vendredi 16 mai, à Melun (Seine-et-Marne), c'était au tour des militants CGT d'affronter les méthodes musclées et expéditives des forces de police, trois jours après ceux de Vienne (Isère).

Objectif des forces de l'ordre ? Débarrasser les syndicalistes de leurs accessoires les plus voyants, avant de les laisser s'approcher. Cette fois-ci, pour les policiers, l'arme du crime de lèse-présidence prend la forme d'une série de produits dérivés de la CGT : casquettes, autocollants et tee-shirts... rouges.

Quelques minutes avant l'arrivée du président, une vingtaine de salariés de l'ANPE qui veulent dire au chef de l'Etat leur opposition à la fusion avec l'Unedic sont fouillés. L'une des fonctionnaires de police, en civil, sort d'un sac en plastique qui leur appartient quelques produits estampillés du syndicat et s'en empare. "Vous nous avez arraché des mains du matériel syndical", proteste Margot Unbriener, responsable régionale de la CGT-ANPE. "C'est une atteinte à la liberté d'expression", poursuit-elle, polie mais la voix émue par le procédé. "On nous traite comme une organisation clandestine, comme des malfrats", proteste un autre militant CGT.

La policière demande aux militants de passer derrière les barrières de sécurité avant l'arrivée du cortège présidentiel, mais refuse de rendre son butin, sous l'oeil d'une demi-douzaine de journalistes.

"INSULTE À LA DÉMOCRATIE"

Aucune banderole n'est visible dans ce magot. Profitant du repli des syndicalistes derrière les barrières, elle confie à l'un de ses collègues masculins les objets qu'elle a confisqués : "Va mettre ça à l'intérieur." Une militante explique : "On nous a dit qu'il y avait une alerte de niveau 4... mais nous ne sommes pas des terroristes !" "Je n'ai jamais dit cela, nous avons saisi des banderoles et des objets qui pouvaient servir de projectiles", affirme la fonctionnaire de police à des journalistes qui l'interrogent sur "la base légale" de sa saisie.

De l'autre côté du trottoir, une autre fonctionnaire, probablement des renseignements généraux, en tailleur sombre et lunettes noires, mais identifiable grâce à son brassard rouge "police", mitraille la scène avec son appareil photo, figeant les portraits des militants et des journalistes.

Trois jours plus tôt, quelque 150 personnes venues manifester à l'occasion de la visite du président à Vienne (Isère) avaient, elles, été carrément repoussées par les forces de l'ordre, qui avaient en outre saisi des tracts de la CGT. "La police m'a interdit d'accéder à la place publique où doit arriver Nicolas Sarkozy sans que j'aie rien fait, on m'a mis à l'écart sans me donner de motif", avait expliqué à l'AFP Jean-Michel Rabut, l'un des responsables CGT à Vienne, venu participer à une manifestation à l'appel de son syndicat, de la LCR, du PCF et du PS.

"On ne nous permet pas d'être sur place et de manifester", avait déploré pour sa part la première adjointe au maire PCF de Roussillon, Maryse Dihl, dénonçant une "insulte à la démocratie". "Il n'y a pas eu de maintien de l'ordre organisé, mais seulement des interventions sur de petits groupes et la saisie de banderoles injurieuses", avait-on répliqué côté police.

A Melun, vendredi, le petit groupe de militants CGT a été autorisé à approcher le président. Mais pas avant qu'ait été dressé le décor d'un dialogue pacifié. Car Nicolas Sarkozy veut changer de registre.

Plus question de rejouer la scène des marins-pêcheurs du Guilvinec où, insultés par des individus du haut d'un pont, le président s'était énervé : "Qui est-ce qu'a dit ça ? C'est toi qui as dit ça ? Ben descends un peu le dire. Si tu crois que c'est en insultant que tu vas régler le problème des pêcheurs. Ben, permets-moi de te dire... Viens, viens, viens !" Ni de perdre ses nerfs en répondant à un visiteur qui refusait de lui serrer la main, au Salon de l'agriculture : "Casse-toi, pauvre con !"

A Melun, il sort de sa voiture pour aller aussitôt à la rencontre de la vingtaine de militants de la CGT. Margot Unbriener, qui prend la parole au nom du groupe, se plaint que sa casquette ait été saisie par les forces de l'ordre. "Je ne l'ai pas volée pour moi !", rétorque le président. Il enchaîne aussitôt, à l'adresse du petit groupe qui n'était pourtant pas inscrit au programme : "D'abord, je voulais vous dire merci de vous être déplacés pour me rencontrer." Les militants trouvent la ficelle un peu grosse... "Si, si", insiste le président.

Margot ne baisse pas les armes. Elle interpelle le président, elle l'interrompt, elle discute. Nicolas Sarkozy campe sur ses positions, défend ses réformes, mais joue avec elle. "Vous êtes un beau parleur !", lui lance Margot, un peu à court d'arguments. "Oh, parleur tout court ! Pourquoi beau ?", répond-il.

Au bout de cinq minutes, le président est sûr d'avoir conquis Margot. Il lui touche le bras, comme on ferait à une amie. Elle en rit : "Mon amoureux est jaloux, il ne veut pas que vous me touchiez." L'amoureux, derrière elle, se défend : "C'est parce que je sais que vous avez bon goût !" Le président répond du tac au tac : "Je vous présenterai Carla !" Sous le soleil, Margot commence à avoir chaud. "Si vous enleviez votre truc, vous auriez moins chaud !", lui fait alors remarquer le président, agrippant le brassard de plastique marqué du logo CGT porté par Margot, le seul qui ait échappé à la prise policière... Encore un brassard de trop ?

Christophe Jakubyszyn

Article paru dans l'édition du 18.05.08.

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