11 mai 2008
La Sarkozie a un rapport malsain avec la presse
La Sarkozie a un rapport malsain avec la presse
Par Rue89 Edito | 11/05/2008 | 15H23
Dans une interview au Journal du Dimanche, la ministre de la Culture, Christine Albanel, suggère que l'Agence France Presse diffuse "l'ensemble des communiqués de presse des partis et des organisations syndicales". Elle prolonge ainsi la polémique lancée par le président de la République, qui a accusé les médias de se substituer à l'opposition, au lieu de faire leur travail d'information.
Selon Albanel, les partis et syndicats pourraient exprimer "plus largement et de façon totalement neutre leurs points de vue" si tous les communiqués étaient diffusés par l'AFP. A lire le JDD, le gouvernement envisage d'inscrire ce principe dans le projet de loi sur la protection des sources des journalistes, présenté à l'Assemblée nationale la semaine prochaine.
Question à Christine Albanel: pourquoi le ministère de la culture ne se chargerait-il pas de publier sur son site internet ces communiqués, généralement sculptés dans la plus belle langue de bois? Ce n'est pas son rôle, me direz vous… Certes, mais c'est encore moins celui d'un journaliste. Il n'est pas payé pour copier et coller des communiqués officiels. L'AFP choisit de relayer ceux qui apportent une information, après avoir vérifié les affirmations qui y figurent, après l'avoir allégé de la prose inutile, et souvent après avoir donné la parole à un contradicteur.
Ce pouvoir a, depuis son arrivée aux commandes il y a un an, un rapport malsain à la presse. Censure d'un journal dominical (par un ami interposé), menaces d'attaques en justice contre un hebdomadaire, garde à vue d'un journaliste, critiques présidentielles publiques contre des médias désignés, et maintenant, il est question d'un projet de disposition législative visant à édicter ce qu'une entreprise de presse doit publier. Quelle sera l'étape suivante?
Pendant ce temps, le Président fait des mamours à sa nouvelle épouse dans les pages de Paris Match.
Pascal Riché

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PRISON : Un détenu retrouvé pendu deux jours après sa condamnation
PRISON
Un détenu retrouvé pendu deux jours après sa condamnation
NOUVELOBS.COM | 11.05.2008 | 15:53
Condamné mercredi à 16 ans de réclusion criminelle pour avoir violé un bébé de six mois, l'homme de 40 ans s'est pendu dans sa cellule du centre de détention du Vaucluse.

(Reuters)Un homme de 40 ans, condamné mercredi 7 mai à 16 ans de réclusion criminelle pour avoir violé un bébé de six mois, a été retrouvé pendu dans sa cellule du centre de détention du Pontet (Vaucluse), a-t-on appris samedi 10 mai de source judiciaire.
"Ils ne m'ont pas compris "
Le procureur de la République d'Avignon a ouvert une information judiciaire pour "recherches des causes de la mort". Une autopsie a également été ordonnée. "Ils ne m'ont pas compris ", avait déclaré l'accusé à son avocat, selon le conseil Me Gilbert Collard, après le verdict de la cour d'assises de Vaucluse.
Au terme de trois jours de procès, le quadragénaire avait été déclaré coupable du viol, en septembre 2004, du bébé de sa compagne. Il avait filmé et photographié les faits pour les diffuser sur un forum de discussion Internet. C'est un internaute indûment destinataire d'un message électronique qui avait donné l'alerte.
(AP)
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PREMIERE GUERRE MONDIALE : Jean-Marie Bockel envisage de réhabiliter certains mutins
PREMIERE GUERRE MONDIALE
Jean-Marie Bockel envisage de réhabiliter certains mutins
NOUVELOBS.COM | 11.05.2008 | 16:42
"Sur les 600 personnes condamnées à mort, toutes ne l'ont pas été pour l'exemple", estime le secrétaire d'Etat à la défense Jean-Marie Bockel qui précise que l'éventuelle réhabilitation se ferait "au cas par cas".

Lors de la bataille de la Somme (AP)
Jean-Marie Bockel réfléchit à une réhabilitation, "au cas par cas", de mutins de la première guerre mondiale, afin que Nicolas Sarkozy puisse "prendre une orientation" d'ici le 11 novembre, jour du 90è anniversaire de l'armistice de 1918, a-t-il affirmé samedi 10 mai sur RTL. "Nous sommes en train d'examiner l'ensemble du dossier de façon extrêmement précise" afin "de prendre une orientation" d'ici le 11 novembre, a affirmé le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants."Geste de réconciliation"
"Sur les 600 personnes condamnées à mort, toutes ne l'ont pas été pour l'exemple. Il y a eu un certain nombre de droits communs et tous ceux qui l'ont été pour des raisons de refus de combattre ou de mutinerie n'ont pas été des mutins de 1917. Il y en a qui l'ont été dès 1914", a-t-il ajouté.
"Donc, il y a des situations extrêmement diverses et donc il faut que nous puissions apporter tous les éléments permettant en cours d'année au président de la République, s'il décide de faire ce geste de réconciliation", de prendre une décision.
Selon Jean-Marie Bockel, la décision sera prise "au cas par cas".
Doutes sur les monuments aux morts
Quant à savoir si les noms de ces soldats pourraient figurer sur les monuments aux morts, le secrétaire d'Etat a répondu: "ce sont des décisions qui seront prises au plus haut niveau. A chaque jour suffit sa peine. Je n'en suis pas encore au stade des propositions et le président n'en est pas encore au stade de définir précisément quelles décisions il sera amené à prendre".
En 1998, Lionel Jospin, alors Premier ministre de cohabitation, avait proposé la réhabilitation des mutins, mais Jacques Chirac, alors président, avait jugé ses déclarations "inopportunes".
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PS : Arnaud Montebourg dénonce "une guerre des chefs"
PS
Arnaud Montebourg dénonce "une guerre des chefs"
NOUVELOBS.COM | 11.05.2008 | 13:32
Pour le député socialiste, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal "doivent mesurer à quel point leur choix de présidentialiser le parti est désastreux pour la gauche".

(Reuters)
Le maire de Paris et l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle "doivent mesurer à quel point leur choix de présidentialiser le parti est désastreux pour la gauche", souligne-t-il.
Une primaire élargie après accord sur un projet
Les Français "n'ont que faire de connaître aujourd'hui notre candidat à la présidentielle, ils préfèrent que nous définissions un projet. Ce travail-là ne peut pas se faire dans un match fratricide, qui nous ferait revivre le congrès de Rennes. Le choix d'un candidat pour 2012 devra se faire ultérieurement, dans le cadre d'une primaire ouverte à toute la société française", ajoute Arnaud Montebourg.
Au Parti socialiste, note-il, de "nouveaux candidats apparaissent toutes les 10 minutes, ce qui achève de le ridiculiser. J'ai proposé que Pierre Moscovici soit le premier secrétaire de la reconstruction. Nous devrions faire une contribution autour de lui et porter sa candidature. L'idée fait son chemin", explique-t-il. (Avec AP)
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Alsace Congrès du PS Les uns veulent choisir, les autres pas
Alsace Congrès du PS Les uns veulent choisir, les autres pas
Le 11/05/08 à 06:50 - Yolande Baldeweck
À six mois du congrès du Parti socialiste, le maire de Paris Bertrand Delanoë a pris date. Réactions des dirigeants socialistes alsaciens.
Le sénateur-maire de Strasbourg, Roland Ries, fait partie des « grands maires » qui ont signé le texte de Bertrand Delanoë. « La question de la candidature à la présidentielle doit être déconnectée du prochain congrès. Delanoë me semble plus que Ségolène Royal en mesure d’assurer la direction du parti », explique Roland Ries, qui avait pourtant fait partie de l’équipe de campagne de cette dernière. Un an après sa défaite, il estime « urgent de remettre le Parti socialiste en état de marche ». Sur le fond, le Strasbourgeois regrette que le PS ait été « en déficit d’analyses » par rapport aux autres partis sociaux-démocrates européens. « Cette exception est en train de se résorber », veut-il croire, en ajoutant que « le texte de Delanoë lui a paru le meilleur ». Son adjoint aux finances, Alain Fontanel, nouvel élu strasbourgeois, l’a également signé, tout comme l’ancien premier secrétaire mitterrandiste Claude Fritsch. Ce sont les seuls socialistes alsaciens à s’être déclarés.
À l’écart des clans
D’autres élus sont plus circonspects. Ainsi du député PS Armand Jung s’interroge : «
Va-t-on vers un affrontement Delanoë-Royal dès le congrès ? » « Comme
un certain nombre de députés, je préfère rester à l’écart des clans », prévient l’élu bas-rhinois qui est aussi « très sollicité » par les candidats potentiels. « Mais ce congrès doit être celui de la rénovation des idées de gauche », prône-t-il en précisant que, « quoi qu’il arrive, je ne serai pas en première ligne, plutôt en soutien… »
Sénatrice du Haut-Rhin, Patricia Schillinger
ne veut pas se prononcer sans qu’il y ait eu un débat préalable
permettant de clarifier les positions. Elle a invité les élus
socialistes haut-rhinois à un débat, début juin, après la réunion
organisée, à Paris, par les Strauss-Kahniens, sur la social-démocratie.
« La question est de savoir quelle stratégie nous permettra d’aller
de l’avant. Ne choisissons pas d’emblée entre Ségolène et Delanoë »,
propose la nouvelle maire de Hégenheim, qui verrait plutôt Pierre
Moscovici à la tête du PS. Mais pour l’heure, les chances de ce dernier
sont faibles.
Le Mulhousien Pierre Freyburger — porte-parole
de l’opposition au conseil municipal et au conseil général — avait été
contacté par Harlem Désir pour donner sa signature au maire de Paris.
Mais il n’a pas répondu. Un oubli ? Pas vraiment. « J’avais dit à
François Hollande, lorsqu’il est venu nous soutenir aux municipales,
qu’il faut mettre en place une règle et une méthode », explique Pierre Freyburger qui craint les dommages collatéraux d’un congrès fratricide, surtout à Mulhouse. « Nous avons reconstruit notre section sur de bonnes bases. Je ne souhaite pas qu’on connaisse de nouveaux déchirements », assure-t-il. Allusion au départ de Jean-Marie Bockel et de ses amis.
Une prudence qui sied à la première secrétaire fédérale, Catherine Hoffarth,
qui va suivre les procédures avec circonspection… même si à titre
personnel, elle reste fidèle à Ségolène Royal. Elle n’est pas la seule.
Le maire de Kingersheim, Jo Spiegel, ne voit pas « pourquoi il changerait de soutien ». Il plaide pour «
un congrès qui ne tourne pas à l’affrontement de personnes, mais qui
permette de dégager une alternative ambitieuse, réaliste et courageuse ». Adepte de la démocratie participative sur le terrain, il se propose de «
rédiger une contribution au congrès proposant une refondation des
pouvoirs locaux, afin de redonner un élan fort à la décentralisation ».
Yolande Baldeweck
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Superdélégués : Obama dépasse Clinton pour la 1ère fois
Superdélégués : Obama dépasse Clinton pour la 1ère fois
NOUVELOBS.COM | 11.05.2008 | 10:17
Le sénateur de l'Illinois affiche désormais un score de 275 superdélégués, contre 271,5 à sa rivale démocrate. Leur voix sera certainement décisive car aucun des deux prétendants ne semble en mesure d'obtenir pendant les primaires et caucus les 2.025 délégués nécessaires à l'investiture.

Barack Obama (Reuters)
Barack Obama devance Hillary Clinton par le nombre de soutiens de superdélégués pour la première fois depuis le début de la campagne pour l'investiture démocrate à la présidentielle américaine, selon un décompte établi samedi 10 mai par l'Associated Press.Quatre superdélégués supplémentaires se sont ralliés à Barack Obama, dont deux superdélégués des Iles Vierges qui soutenaient jusqu'à présent Hillary Clinton. Les deux autres superdélégués déclarés représentent les Etats de l'Ohio et de l'Utah.
Alors qu'Hillary Clinton avait commencé la saison des primaires et caucus avec 169 superdélégués dans son camp contre 63 dans celui d'en face, Barack Obama affiche désormais un score de 275 superdélégués, contre 271,5 à sa rivale (le "demi-superdélégué" représentant les démocrates de l'étranger s'est rallié à Hillary Clinton après la victoire de cette dernière à la primaire de Pennsylvanie).
800 personnalités
Les superdélégués sont quelque 800 personnalités du Parti démocrate qui auront la liberté de vote lors de la convention nationale démocrate de la fin août à Denver (Colorado) chargée de désigner le candidat démocrate à la Maison Blanche.
Leur voix sera probablement décisive car aucun des deux prétendants ne semble en mesure d'obtenir pendant les primaires et caucus les 2.025 délégués requis pour décrocher l'investiture. Toutefois, il n'est pas exclu que Mme Clinton se retire de la course à l'investiture avant la convention démocrate.
Barack Obama a jusqu'ici obtenu 1.863,5 délégués, contre 1.697 pour Hillary Clinton, et chacun courtise donc les quelque 250 superdélégués n'ayant pas encore déclaré leur préférence.
Vent en poupe
Mais, depuis sa large victoire à la primaire en Caroline du Nord et sa courte défaite dans l'Indiana mardi, le sénateur de l'Illinois a le vent en poupe. En quatre jours, il a obtenu le soutien de 20 superdélégués supplémentaires, quand sa rivale a dû se contenter d'un gain net de deux superdélégués (quatre gagnés, deux perdus). Et le sénateur de l'Illinois pourrait en obtenir davantage dans les prochains jours.
"J'ai toujours su que, si quelqu'un s'imposait comme un leader évident, les superdélégués se rallieraient en nombre", a déclaré Don Fowler, ancien président du Comité national démocrate, une instance exécutive du parti. "Il (Obama) est perçu comme le leader. Le ruisseau (des ralliements, NDLR) va se transformer en avalanche", a prédit Don Fowler, pourtant lui-même un superdélégué acquis à Hillary Clinton.
Une douzaine de ces grands électeurs ont déjà changé de bord pour sa rallier au sénateur de l'Illinois, quand aucun ralliement en sens inverse n'a été rendu public. Avec ses 1.863,5 délégués déjà acquis, Barack Obama n'est donc plus qu'à 161,5 délégués du seuil requis des 2.025. (avec AP)
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BIRMANIE 1,5 million de personnes sont en danger de mort, selon Oxfam
BIRMANIE
1,5 million de personnes sont en danger de mort, selon Oxfam
NOUVELOBS.COM | 11.05.2008 | 10:18
Si le bilan officiel du cyclone Nargis est d'au moins 23.335 morts et 37.019 disparus, l'organisation humanitaire britannique estime que ce bilan pourrait être multiplié par 15 par une catastrophe publique massive. De son côté, la junte se félicite de la participation au référendum.

A Labutta, l'une des villes du delta de l'Irrawaddy les plus touchées par le cyclone (Reuters)
Le bilan officiel du passage de Nargis sur le delta de l'Irrawaddy est d'au moins 23.335 morts et 37.019 disparus mais la responsable régional d'Oxfam, Sarah Ireland, l'a jugé probablement plus proche des 100.000 morts.
Elle a mis en garde contre une nouvelle catastrophe humanitaire qui pourrait s'y ajouter et multiplier ce chiffre jusqu'à 15 fois. "Nous pensons qu'une menace réelle de catastrophe publique massive plane sur la Birmanie", a-t-elle dit. Nombre de rescapés de Nargis sont privés de toit et manquent d'eau propre et potable, ainsi que de nourriture et de produits de première nécessité. Les organisations humanitaires redoutent des épidémies.
Les visas, "question cruciale"
Des vivres continuaient de parvenir aux victimes du cyclone dimanche grâce au déblaiement des routes encombrées jusque-là d'arbres et de débris, mais la junte militaire refusait toujours de laisser des spécialistes étrangers se charger de la distribution de l'aide humanitaire.
"Les visas pour le personnel humanitaire international restent une question cruciale", estime un rapport interne du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU.
La dictature militaire insiste pour distribuer l'aide elle-même aux quelque deux millions d'habitants sinistrés et, selon Debbie Stothard, responsable de l'organisation ALTSEAN-Burma de défense des droits de l'Homme en Asie du Sud-Est, elle choisit les bénéficiaires sans se soucier des véritables besoins. "Même dans la région de Rangoon, qui est accessible pour le régime, les gens se plaignent de ne pas recevoir d'aide. Ils ne reçoivent que du riz pourri", a-t-elle affirmé à l'Associated Press Television News à Bangkok, en Thaïlande. (avec AP)
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Les Verts discutent d'une alliance "Cohn-Bendit - Hulot - Bové"
Les Verts discutent d'une alliance "Cohn-Bendit - Hulot - Bové"
LE MONDE | 10.05.08 | 14h36 • Mis à jour le 10.05.08 | 14h36
Assurés par leurs résultats aux
municipales et le nombre d'élus obtenu, les Verts pensent déjà aux
alliances pour les Européennes. Un appel lancé sur le Net par les amis
de Noël Mamère a été adressé à Daniel Cohn-Bendit, José Bové et Nicolas
Hulot pour qu'ils acceptent de mener ensemble une liste de
rassemblement des écologistes en 2009. Une façon de reconnaître que les
porte-drapeaux les plus populaires se situent en marge (Daniel
Cohn-Bendit) ou en dehors (Nicolas Hulot et José Bové) des Verts.
Le frère de Daniel Cohn-Bendit, Gabriel, avait déjà tenté, au lendemain du deuxième tour des municipales, d'appeler les écologistes de "toutes tendances" à s'unir pour la prochaine échéance électorale. Mais les contours de l'alliance dessinée étaient plus larges puisqu'ils incluaient des figures du MoDem ou de l'UMP telles Nathalie Kosciusko-Morizet comme des socialistes.
Ce nouvel appel veut parvenir à un rassemblement "dénué d'ambiguïté", une démarche "dans la clarté", sans faire abstraction "des impasses du libéralisme". En clair, une liste écolo mais à gauche. Le texte salue ainsi la déclaration de Nicolas Hulot dans Le Journal du dimanche du 30 mars, estimant : "C'en est fini du libéralisme." "C'est une véritable opportunité de dépasser les clivages sans faire du "ni-ni"", explique Bernard Jomier, initiateur de l'appel.
A l'intérieur du parti écolo, les signatures affluent des fédérations mais deux courants semblent encore sur la réserve. La gauche emmenée par Martine Billard et surtout les "voynetistes", jusqu'alors plus tentés par le projet de "confédération de la gauche" proposée par François Hollande.
La secrétaire nationale Cécile Duflot, elle, reste dans l'expectative, trouve "l'idée intéressante" mais ne veut pas "d'un coup de marketing".
Noël Mamère voit dans cette initiative l'opportunité de "sortir les Verts de leur carcan". "Si on rate cette occasion, on aura du souci à se faire pour notre avenir", insiste le député de la Gironde. Denis Baupin est sur la même longueur d'onde : "Il y a aujourd'hui suffisamment de convergences entre Hulot, Bové et Cohn-Bendit pour avancer vers un parti écolo", affirme l'adjoint au maire de Paris. Les deux ont réussi à convaincre Yves Cochet, du courant Urgence écolo : "Il faut juste que, cette fois-ci, Hulot s'engage vraiment", relève le député de Paris.
C'est en effet la grande inconnue. "DCB" a déjà fait savoir qu'il en serait "s'il émerge quelque chose qui dépasse les Verts français". José Bové, qui avait soutenu les Verts à Paris et Lille en mars, se dit "plutôt d'accord" avec l'initiative. Reste Nicolas Hulot : son entourage multiplie rencontres et discussions mais l'animateur ne semble pas prêt à se décider.
Article paru dans l'édition du 11.05.08.Retrouvez moi : http://monmulhouse.canalblog.com/