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05 mai 2008

Petit pense-bête au CSA sur le cas Elkabbach

Petit pense-bête au CSA sur le cas Elkabbach

Auditionné aujourd'hui par les Sages du CSA pour avoir annoncé la mort de Pascal Sevran, Jean-Pierre Elkabbach devrait passer un sale quart d'heure. Et encore, si les Sages prenaient en compte l'ensemble de son oeuvre, l'audition pourrait durer bien plus longtemps…



Petit pense-bête au CSA sur le cas Elkabbach

 

Jean Pierre Elkabbach est convoqué par le CSA pour avoir annoncé la mort de Pascal Sevran. C'est un peu comme si la justice convoquait Al-Capone pour un café non réglé. Pour aider le CSA dans sa tâche, Marianne2.fr a recensé toutes les Elkagaffes depuis trente ans.

Bokassa, du passé
S'il fut longtemps l'intervieweur le plus redouté de France, le casier d'Elkabbach s'est sérieusement alourdi depuis quelques années.
Ainsi, dès 1979, alors directeur de l'information d'Antenne 2, il suspend la revue de presse de Claude Sérillon qui envisageait d'évoquer à l'antenne l'affaire sortie par Le Canard Enchainé des diamants de Bokassa. Pour sa défense, Elkabbach expliquera qu'il y avait alors des sujets plus importants à traiter… Pur hasard, il se trouve que Elkabbach avait commenté le couronnement de ce même Bokassa Ier en Centrafrique en Décembre 1977.
Sans doute que le CSA  retiendra la prescription pour une affaire datée désormais de près de 30 ans. Dont acte.

Les voleurs de patates lui disent merci
Connu pour son attachement au service public, il est nommé en 1994 à la tête de France Télévisions, où il participe à la fortune des animateurs producteurs (Nagui, Delarue, Arthur), que les Guignols qualifieront de «voleurs de patates», et à la normalisation de ce système des productions extérieures qui fait encore aujourd'hui le bonheur de toutes nos chaleureuses et désintéressées vedettes de l'audiovisuel. Suite à cette démonstration exemplaire de son génie gestionnaire il est débarqué de France Télévisions. Considéré comme jugé de fait, nous ne retiendrons donc pas cet épisode dans l'acte d'accusation. Les Sages n'y reviendront pas non plus.

Animateur, journaliste, présentateur, directeur etc.
De retour sur ses terres, à Europe 1, Elkabbach est également nommé en 1999 à la tête de la chaîne Public Sénat où il s'octroie la présentation d'une émission aux ambitions vaguement littéraires «Bibliothèque Médicis».
Ce mélange des genres ne choquera pas grand monde, alors qu'il constitue l'un des points les plus tendancieux de la carrière du «meilleur intervieweur d'Europe». Même la rédaction d'Europe 1 exprime son malaise encore aujourd'hui, lorsque le Patron accompagne le président du Sénat en Chine puis l'invite à l'antenne pour raconter son voyage alors que devrait se décider sous peu le renouvellement du mandat d'Elkabbach à la tête de Public Sénat… Les très Sages du CSA n'ayant pas retenu l'hypothèse d'un conflit d'intérêts lors de la nomination d'Elkabbach en 1999, pourquoi se saisiraient-ils aujourd'hui de cette si dérisoire histoire? Passons.

Sarkozy, directeur des ressources humaines d'Europe 1
C'est à partir de 2005 qu'Elkabbach devient l'Elkabbach que nous connaissons. Débarrassé de tous principes superflus, il trouve en Nicolas Sarkozy un maître à penser. Au point de lui demander des conseils pour le recrutement d'un journaliste chargé de suivre le parti de… Nicolas Sarkozy. Malin, Jean-Pierre reconnaîtra les faits en expliquant qu'il serait normal de consulter les politiques pour «justement recruter des journalistes pas trop près du pouvoir». C'était donc ça !…Finalement, l'affaire ne se fera pas, le coup était devenu trop tordu après sa révélation par le Canard Enchainé. Le CSA ne disposant pas de preuves tangibles, il ne pourra statuer sur ce nouvel élément qui ne relève finalement que d'un conseil en ressources humaines et entre amis.

La séquence Radio Sarko
Ne pouvant pas suivre les conseils de son ami, candidat à la présidence de la République, JPE ne s'interdira pas de mener tout simplement campagne pour son favori. Europe 1 devient Radio Sarko. Outré par l'expression, JPE lâche que «les auditeurs auront le dernier mot». C'est peu dire, l'audience de la station est en chute libre, la crédibilité des journalistes en pâtit lourdement. Le recrutement de nouvelles voix pour la nouvelle saison est un cauchemar, personne ne veut entrer dans cette nouvelle galère. Pour disculper Jean-Pierre Elkabbach, les Sages retiendront peut-être qu'à l'époque c'est tout le groupe Lagardère qui avait choisi son favori. On parlera alors d'une «erreur collective»…

Elkabbach, propagandiste en chef d'EADS
A son crédit, Elkabbach fera aussi preuve d'un esprit d'entreprise exemplaire au moment de la propagande éhontée, relayée par nombre de médias, pour le lancement du meilleur avion de tous les temps : l'A380. Europe 1 sera pris d'une crise d'avionnite aigüe. L'A380 est à toutes les sauces. En 2005 la France décolle, Elkabbach plane ! C'est beau un aéroport la nuit… Passé le conte de fées sponsorisé par EADS, rappelons qu'un avion fait du bruit, pue, pollue, coûte cher, dedans on mange mal, on est serrés et on s'emmerde. Toutes choses qu'un employé d'une filiale d'EADS qui cherche à vendre ses merveilleux coucous dans les banlieues pétrolifères du monde fait semblant d'iignorer.

Elkabbach sherpa de Sarkozy
2007 sera plutôt une bonne année pour Elkabbach. Sarkozy est élu président de la République et le chef de l'Etat emmène son affidé journaliste dans de nombreux voyages. En janvier 2008, c'est Jean-Michel Aphatie qui rapporte la scène sur son blog : «Dans un salon de l'ambassade de France à New Delhi, Nicolas Sarkozy tient un point presse. Les journalistes sont d'un côté, posant des questions, tandis que derrière le président ont pris place ceux qui composent sa délégation officielle, ses invités en quelque sorte. Parmi ceux-ci, on compte des ministres, des parlementaires, des industriels et aussi un journaliste, en l'occurrence le président d'Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach. Du coup, celui-ci se trouvait physiquement derrière le président, spectateur forcé des questions posées par ses confrères. Était-il, dans cette situation, à sa place?» demande l'intervieweur de RTL, postulant lui-même au titre d'Elkabbach des années 2000.

Elkabbach dénonce les rumeurs qui visent Elkabbach
Depuis, les deux intervieweurs des matinales de leurs radios respectives se cherchent des poux dans la tête. Elkabbach demandant à intervenir en direct pour répondre aux mises en cause d'Aphatie. C'est d'ailleurs devenu l'une de ses spécialités. Traqueur de la contre-vérité, Elkabbach intervient sur tous les plateaux où il est mis en cause. Encore récemment chez Paul Amar, où Jacques Séguéla prétendait que le directeur d'Europe 1 était au courant avant les autres du mariage de Nicolas et Carla. Le CSA ne saurait s'attarder sur ces menus détails motivés par le seul souci de la vérité.

Elkabbach : la vérité selon David Douillet
D'ailleurs, dans sa dernière interview dans La Croix, auto-proclamé figure tutélaire de la perfection journalistique, JPE disait bien à quel point il ne saurait succomber aux tentations des ragots et de la rumeur : «Des sites qui, pour exister, pour faire un coup, pour nuire à un adversaire, lancent des rumeurs, des fausses informations, des ragots, des nouvelles non vérifiées. La tentation est grande pour des sites de taper fort afin de se faire entendre, quitte à ne pas vérifier ou à ne pas donner la parole aux personnes qu'ils attaquent», donnant pour exemple le site Bakchich.info qui mettait en cause David Douillet sur des placements au Liechtenstein. Information reprise par Europe 1, sans vérification. Jusqu'au jour, où Europe 1 se décide à inviter David Douillet qui, à la surprise générale, dément les informations de Bakchich. Et là, Jean-Pierre jure qu'on ne l'y reprendra plus. Une dizaine de jours plus tard, la justice donnait raison à Bakchich. Dommage Jean-Pierre. Sans rire, il annonce la création d'un comité d'éthique à Europe 1. Ils ont du pain sur la planche !

La mort en direct
What else ? Me direz vous. Serait-il convenable d'alourdir la charge qui croule déjà sous son propre poids ? Point trop n'en faut. Et pourtant l'Elkabbach a de la ressource. Une semaine à peine après cette interview à La Croix dégoulinante de leçons de journalisme où l'éthique à tout va, la méfiance vis-à-vis du journalisme sur Internet, le disputent à une hypocrisie sans nom récitée par coeur sur l'indépendance de sa station préférée, notre professeur ès déontologie ordonne à ses journalistes d'annoncer en direct la mort certaine d'un animateur-chanteur, disparu certes des écrans, souffrant dit-on, mais toujours bien vivant. Information diffusée ensuite sur Wikipédia, reprise plus tard par Laurent Ruquier, salarié d'Europe 1 et Jean-Marc Morandini, également salarié d'Europe 1. Les petits d'Elkabbach apprennent vite...

Démissionner, c'est mourir un peu…
Les Sages du CSA, philosophes, répondront peut-être pour la défense de leur client que la vie est par nature un état précaire et que tout être vivant est un mort en sursis. De là à annoncer la mort des gens avant leur décès, c'est leur laisser vraiment peu de chances de s'en sortir. En ce cas, Jean-Pierre Elkabbach est aussi un mort qui s'ignore et avec lui c'est une certaine idée du journalisme qui s'en va. Tant mieux, diront certains. Les Sages trancheront…ou pas.


Mardi 06 Mai 2008 - 00:10

Régis Soubrouillard

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PS: la démarche de Martine Aubry est la bonne

PS: la démarche de Martine Aubry est la bonne

   

   

Sans passionner outre mesure les Français, la question de l’avenir du PS les mobilise suffisamment pour qu’ils suivent avec intérêt le débat actuel sur son leadership. Ségolène Royal? Bertrand Delanoé? Julien Dray, Pierre Moscovici, ou bien encore, pourquoi pas, François Hollande prétendant que finalement, dans l’intérêt du parti, il ne voit vraiment personne d’autre que lui-même pour sa succession?

Les supputations vont bon train, et il faut dire qu’elles sont plutôt affligeantes, tant elles reviennent à mettre la charrue avant les bœufs. Car enfin, le problème n’est pas de savoir quelle personnalité va organiser la vie de ce parti! Il est d’abord bon de savoir sur quelle base. Il est vrai que depuis 6 ans, ce n’est pas le travail sur le fond qui a caractérisé les activités du PS, et que faute de réflexion approfondie sur l’avenir, et même sur le présent sur l’état de la société française, il s’est largement laissé aller à subir des logiques de communication et d’image et à suivre l’opinion et les médias.

Mais il n’y a aucune raison pour que cela continue indéfiniment, sauf à décider que ce parti est indécrottable, et à accepter qu’il se contente de remporter des élections locales, celles pour lesquelles priment l’enracinement sur place, la bonne connaissance des administrés, le sérieux, la compétence, sans qu’il soit nécessaire ni même utile de s’inscrire dans une visée nationale et de développer des projets ayant trait à l’avenir du pays tout entier. Le PS se prépare à faire un choix de personne, et il faudra bien qu’une majorité se dessine.

En fait, trois possibilités s’offrent à lui. Ou bien il continue de suivre les sondages et les indications de la presse people,pour finalement retenir un secrétaire-candidat-à-la présidentielle qui, faute de fond, aboutira à l’échec, comme ce fut le cas avec Ségolène Royal en 2007. Ou bien il se livre à la tambouille interne, au jeu des courants, fractions et groupes, pour sortir du chapeau un secrétaire-pas-nécessairement-candidat-à-la-présidentielle, un plus petit dénominateur commun habile et fin manœuvrier, mais qui risque de manquer de l’ampleur nécessaire s’il s’agit de dessiner des grandes perspectives. Ou bien il se dote d’un ensemble clair et cohérent d’orientations, il procède à des choix politiques, il propose des mesures justes, solidaires et adaptées aux problèmes du monde contemporain et de la société française, avant de désigner celui ou celle qui sera le mieux à même de porter ces orientations et ces propositions.

Priorité au travail de fond

La démocratie interne est une réalité au PS, et il faut se réjouir de voir s’ouvrir le débat en son sein sur l’élection du premier Secrétaire, le calendrier, le fonctionnement des instances. Mais comment ne pas souhaiter qu’un tel débat soit sous-tendu par des idées fortes et ambitieuses, plutôt qu’animé par les résultats des sondages d’opinion ou éclairé par les photographies de la presse people. Et ici, on constate que depuis son succès électoral à Lille, le nom de Martine Aubry circule avec une certaine insistance.

En donnant la priorité au travail de fond et à la réflexion collective, Martine Aubry ne nous dit pas si elle sera candidate au poste de premier Secrétaire de son parti, ou non -elle avisera le moment venu. Elle nous dit par contre qu’il faut retrouver le goût de la construction politique dans ses dimensions intellectuelles aussi bien que pratiques, et qu’au moment où les dégâts du néo-libéralisme et du libéralisme sont patents, avec par exemple la crise américaine des sub-primes ou les problèmes de la faim et de la nourriture à l’échelle de la planète, il faut proposer d’autres mesures que de dérégulation et de retrait de l’Etat.

Personne ne peut dire si elle succèdera à François Hollande; mais on peut affirmer, par contre, qu’elle propose une démarche qui fait sens, et qui présente l’immense avantage de faire passer les idées, les projets, la vision d’une gauche ambitieuse et réaliste avant les attributs médiatiques des individus

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Mulhouse Emploi Arlette Grosskost tire la sonnette d’alarme

   

            Mulhouse Emploi Arlette Grosskost tire la sonnette d’alarme       
      Le 05/05/08 à 06:45                 

   

              Tags :           Alsace | Mulhouse | Haut-Rhin |                              Ajouter un commentaire Commenter Recommander Recommander Envoyer par mail Envoyer Ajouter à mon mémo GarderObtenir une version PDF de cet article PDF           

               

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Le cas de Spheros à Heimsbrunn a retenu l’attention de l’élue UMP. Archives Darek Szuster
            

                 

       

              

 

La députée du Haut-Rhin s’inquiète des conséquences économiques des mutations industrielles, notamment dans le bassin d’emploi de Mulhouse.

L’élue UMP a interpellé le secrétaire d’État chargé du Commerce et de l’Artisanat sur « les difficultés engendrées par les mutations économiques et transferts d’entreprises en Alsace et plus particulièrement dans le bassin d’emploi de Mulhouse ». Cette question était d’autant plus d’actualité qu’on apprenait quelques heures plus tard le dépôt de bilan de DMC.
C’est surtout le cas de Spheros à Heimsbrunn qui a retenu l’attention d’Arlette Grosskost. La société mettra la clé sous la porte fin juin avec 99 salariés qui perdront leur emploi pour cause de délocalisation de la production.
La députée rappelle que cette fermeture intervient alors que l’arrondissement de Mulhouse a un taux de chômage de 10,33 % contre 7,9 % dans le reste du département du Haut-Rhin. Le sort de l’industrie automobile, porteuse d’emplois fragiles, est aussi souligné dans cette question.

« Plan de sauvegarde de l’emploi »

Arlette Grosskost tire des enseignements du cas plus spécifique de Spheros pour avancer des propositions. Elle pointe du doigt la « réelle difficulté à mettre en adéquation optimale une date prévue de cessation d’activité à court terme avec un plan de sauvegarde de l’emploi et une convention de reclassement personnalisé, au regard des procédures et des délais ». Le problème de l’absence de qualification suffisante des salariés obligés de songer à une nouvelle orientation professionnelle est aussi souligné dans cette interpellation.
L’élue avance une proposition. Il conviendrait « dès les premières difficultés d’une entreprise de bénéficier d’une cellule d’alerte et de veille entre les différents acteurs économiques et politiques locaux (conseil général, Urssaf, ANPE, direction du travail, préfecture et sous-préfecture) ».
Arlette Grosskost demande aussi que l’on renforce le plan de revitalisation mis en place par François Loos, alors ministre de l’Industrie.


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François Werckmeister a eu la mauvaise idée de naître à Bâle


François Werckmeister n'aurait jamais imaginé que le seul fait d'avoir un père né avant 1918 et d'être lui-même venu au monde à Bâle serait source d'autant de tracas. (Photo DNA - Laurent Réa)

François Werckmeister a eu la mauvaise idée de naître à Bâle

François Werckmeister, 56 ans, s'impatiente. A juste titre. Sa carte d'identité est échue depuis quatre ans, son passeport depuis deux ans, et il a toutes les peines du monde à obtenir leur renouvellement.

Le père de François, clerc de notaire, aujourd'hui décédé, originaire de Hégenheim, est né en 1909, avant donc le retour de l'Alsace à la France. Il n'a jamais demandé de certificat de réintégration. En principe, son fils n'a pas à produire un tel document. Oui mais la mère ? Ludovicienne, elle ne s'est jamais posée de questions sur sa nationalité française. Certes, elle est venue au monde dans une clinique de Bâle où elle est retournée pour accoucher de ses quatre enfants, deux garçons et deux filles. «J'ai eu la mauvaise idée de naître à Bâle, à une époque où il n'y avait pas encore de clinique à Saint-Louis», reconnaît François Werckmeister.

 

«Sans-papiers» mais électeur assidu

 

Le «cauchemar» de François Werckmeister a commencé il y a trois ans lorsqu'il a voulu, une première fois, faire renouveler sa carte d'identité. Les tracasseries administratives l'ont rapidement découragé : on lui réclamait le certificat de réintégration de son père décédé... Il y a quelques semaines, il a engagé une nouvelle procédure. La greffière du tribunal d'instance de Strasbourg et la dame chargée de l'état civil à Hégenheim se sont montrées «accueillantes, compatissantes et je crois très efficaces», mais pour l'heure François est toujours un «sans-papiers». Son ancienne carte d'identité ne peut pas servir de preuve de nationalité : ce modèle en carton se falsifiait, paraît-il, très facilement. Sa carte d'électeur ne lui sert qu'à remplir scrupuleusement son devoir civique à chaque scrutin.

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Exclusif : Besancenot: le leader de la LCR a été espionné !

lundi 5 mai 2008, mis à jour à 16:59

Exclusif !

Besancenot: le leader de la LCR a été espionné

Eric Pelletier

Sa compagne, son fils, son compte en banque, jusqu'à sa voiture: pendant plusieurs mois, Olivier Besancenot a été placé sous très étroite surveillance par une officine privée. Qui a eu accès à ces fichiers confidentiels? Pour le savoir, la LCR va porter plainte contre X pour violation de la vie privée.


endant plusieurs mois, d'octobre 2007 à janvier 2008 au moins, la vie d'Olivier Besancenot a été épiée, disséquée, mise en fiches par une officine de renseignement privée. L'Express s'est procuré l'édifiant rapport de surveillance qu'elle a rédigé: il met en lumière des pratiques barbouzardes, aux confins des mondes politique, économique et policier.

En octobre 2007 se met discrètement en place une surveillance physique au pied de l'immeuble du XVIIIe arrondissement parisien où vivent le chef de file de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) - qui a annoncé qu'elle allait porter plainte pour atteinte à la vie privée - sa compagne et leur jeune fils. Un matin, la conjointe d'Olivier Besancenot est photographiée sortant du porche, à "8 h 23", "en compagnie du petit garçon aperçu les jours précédents avec monsieur Olivier Besancenot". Il s'agit, lit-on, "d'une femme typée européenne, âgée d'une quarantaine d'années (...), les cheveux longs de couleur blonde".

Le 5 octobre, la surveillance se resserre et, cette fois, les "espions" entament une vraie filature. Le rapport mentionne même l'adresse de la maternelle où l'enfant est scolarisé. Y sont indiqués son prénom, son âge et ses habitudes. La compagne d'Olivier Besancenot, baptisée "l'objectif", sera suivie jusqu'à la station de métro du Quartier latin où elle descend pour se rendre à son travail.

Une note confidentielle de 3 pages, datée du 25 octobre 2007, résume les premières investigations sur le couple, jusqu'à l'emplacement exact de son appartement, dont la fiche cadastrale est annexée. "Nous n'avons pu obtenir les codes d'accès" de l'immeuble, regrettent les détectives. Ils pousseront leurs investigations jusqu'au fisc pour tenter, sans succès, de se procurer la fiche d'imposition du facteur.

Ils vont cependant dénicher des éléments encore plus précis: un document, daté du 14 janvier 2008, recense les numéros des comptes de Besancenot et de sa compagne, établis au Crédit lyonnais (LCL) et à la Banque postale. Toutes les références bancaires y figurent: les soldes sont détaillés, au centime près. Autant d'informations provenant, au moins en partie, du Ficoba, un fichier sensible recensant plus de 80 millions de titulaires de comptes en France.

De façon plus anecdotique, l'officine décrit la Peugeot 106 "avec une galerie sur le toit" de Besancenot, ainsi que son lieu habituel de stationnement. Quant à l'historique du véhicule, il a, sans doute, été obtenu grâce au fichier administratif des cartes grises. Bizarrement, les "privés" sont mis sur la piste d'une Porsche Cayenne. Après vérification, ils démentent cette rumeur.

Edifiantes, ces informations n'ont pu être collectées sans la complicité de fonctionnaires ou d'employés de banque disposant d'un accès informatique à plusieurs fichiers gérés par le ministère de l'Intérieur, par la Direction des impôts ou par des établissements bancaires.

Il reste à connaître les raisons de cet espionnage. Selon les informations de L'Express, l'affaire trouverait son origine dans le contentieux opposant Olivier Besancenot à la société SMP Technologies, distributeur exclusif en France du pistolet à impulsion électrique Taser auprès de la police et de la gendarmerie.

Lors de la campagne pour la présidentielle de 2007, le porte-parole de la LCR, craignant une utilisation massive et dangereuse, avait estimé que cette arme était responsable de "150" décès aux Etats-Unis. Les dirigeants de Taser assurent, eux, qu'elle se révèle inoffensive pour la vie humaine. Ils ont donc intenté une procédure en diffamation contre Besancenot. L'audience doit se tenir en juin.

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Les farines animales bientôt de retour !

http://letemps.ch/template/societe.asp?page=8&article=231187

Les farines animales bientôt de retour

SANTE. Les farines animales ont été bannies de l'alimentation des animaux de rente en Suisse et dans l'Union européenne pour leur rôle dans la crise de la «vache folle». Mais des groupes de travail préparent leur réintroduction.


Etienne Dubuis
Lundi 5 mai 2008



L'alimentation des animaux de rente avec des farines animales, totalement interdite en Suisse depuis janvier 2001, devrait être réintroduite. L'événement ne fait guère de doute, même s'il est encore impossible de savoir quand il aura lieu. En Suisse comme au sein de l'Union européenne, les réunions se multiplient depuis quelques mois pour étudier le sujet et consulter les parties concernées. Ces produits ont beau traîner une très mauvaise réputation depuis qu'ils ont été tenus pour responsables de la «maladie de la vache folle» au début des années 90, ils possèdent trop d'avantages pour rester indéfiniment bannis.

C'est qu'un mal a, en fait, succédé à un autre. «L'interdiction était nécessaire à l'époque pour combattre l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), explique Cathy Maret, porte-parole de l'Office vétérinaire fédéral (OVF). Mais il n'est pas raisonnable de la prolonger indéfiniment. Elle nous oblige à réduire en cendres une grosse partie de chaque animal abattu, soit d'énormes quantités de protéines, ce qui représente un gaspillage à la fois économique et écologique.»

Et puis les circonstances ont changé. Il est moins impératif aujourd'hui de reconduire l'interdiction, étant donné que la situation sanitaire s'est pratiquement normalisée: la Suisse n'a pas connu un seul cas de «vache folle» en 2007. Il y a en revanche de nouvelles raisons de lever la prohibition: la hausse actuelle du prix mondial des céréales, du soja notamment, a considérablement renchéri les protéines d'origine végétale distribuées aux animaux de rente. Au grand dam des éleveurs.

L'OVF se prépare à ce développement depuis des années déjà. Mais autant il souhaite la réintroduction des farines animales, autant il désire canaliser leur futur emploi de manière à éviter les errements passés. En 2004, il a ainsi fixé cinq conditions à leur retour.

Primo, a-t-il décidé, seuls certains déchets d'abattage (dits de catégorie 3) pourront être utilisés: il sera hors de question, par exemple, de recycler des cervelles, susceptibles de transmettre l'ESB. Secundo, les farines animales ne seront plus offertes aux espèces herbivores (vaches et moutons) mais seulement aux omnivores (porcs et poules): la raison n'est pas là sanitaire mais philosophique, elle correspond à un désir de moins perturber qu'avant «l'ordre naturel». Tertio, tout «cannibalisme» sera évité: la farine de poule n'ira plus aux poules, ni celle des porcs aux porcs, à nouveau au nom de la morale. Quarto, des contrôles techniques devront permettre de détecter d'éventuels résidus interdits. Quinto, la Suisse franchira le pas le jour où l'Union européenne le fera, et pas avant.

Ces conditions sont très exigeantes. L'interdiction de mélanger les «sous-produits» de porcs et de poules, par exemple, imposera une restructuration drastique des filières, qui devront devenir parfaitement étanches, de l'abattoir au moulin, contrairement à leurs habitudes passées. Quant aux contrôles de qualité prévus, ils nécessitent un appareillage sophistiqué qui n'a pas encore été mis au point. Bref, quoi qu'il arrive, aucun animal de rente ne sera nourri aux farines animales avant quelques années.

Cela dit, les éleveurs de porcs et de volaille entendent passer le cap aussi vite que possible. Mais un délicat travail de lobbying les attend. Car si l'OVF s'est positionné en faveur d'un emploi raisonnable des farines animales, c'est le client qu'il faudra convaincre in fine. Or, le client a toujours en mémoire la crise de la vache folle et l'image de farines animales utilisées à... toutes les sauces. «Nous nous préparons à ouvrir différentes discussions, confie Ruedi Zweifel, directeur d'Aviforum, qui défend les producteurs d'œufs et de volaille. Nous devrions avoir prochainement une première rencontre avec la présidente des consommateurs de Suisse orientale.»

L'Union suisse des paysans, qui représente toute la branche agricole, s'est aussi emparée du dossier. Pour plancher dessus, elle vient de mettre en place un groupe de travail de quinze membres représentant toutes les parties concernées, des producteurs aux consommateurs en passant par les distributeurs. «C'est une affaire hautement politique, expliquer Sandra Helfenstein, porte-parole de l'organisation. Notre but est de prendre le temps d'une discussion dans le calme.» La première réunion doit avoir lieu incessamment.

Tous les yeux sont aujourd'hui tournés vers Bruxelles. Un feu vert de l'Union européenne, qui s'est montrée très stricte jusqu'ici, ne manquerait pas en effet de donner un signal essentiel à la Suisse. Or, là aussi, le changement est en cours. «Diverses mesures d'interdiction pourraient être levées à certaines conditions, avoue Marie Antonie Kerwien, attachée de presse de la Commission européenne pour les affaires de santé. Les Etats membres ont accompli un premier pas en ce sens le 22 avril dernier, en avalisant une proposition de la Commission autorisant l'usage de farine de poisson comme lait de remplacement des jeunes ruminants.» Un projet de recherche a de plus été lancé pour étudier la possibilité de tracer les farines animales de la façon la plus précise. Résultats attendus en 2009.

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REUNION DU G10 "La croissance demeure importante", selon Trichet

 

REUNION DU G10

     

"La croissance demeure importante", selon Trichet

NOUVELOBS.COM | 05.05.2008 | 15:12

"La croissance mondiale demeure importante, malgré le ralentissement observé dans un certain nombre de pays industrialisés et grâce à la remarquable résistance d'un grand nombre de pays émergents", a affirmé le porte-parole du G10, qui prévient également que les risques d'inflation sont importants.

Jean-Claude Trichet lors de la réunion du G10 (AP)

Jean-Claude Trichet lors de la réunion du G10 (AP)   

La croissance mondiale demeure forte, notamment grâce à la résistance des pays émergents, mais les risques d'inflation sont toujours importants, a déclaré lundi 5 mai le porte-parole des dix grandes banques centrales mondiales (G-10) Jean-Claude Trichet.
"La croissance mondiale demeure importante, malgré le ralentissement observé dans un certain nombre de pays industrialisés et grâce à la remarquable résistance d'un grand nombre de pays émergents", a affirmé Jean-Claude Trichet, à l'issue de la réunion bimestrielle du G10 au siège de la Banque des règlements internationaux (BRI) à Bâle.

"Plus faible que l'année précédente"

"Nous observons une croissance continue à un niveau important (...) même si elle est un peu plus faible que l'année précédente", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.
Jean-Claude Trichet, qui est par ailleurs le président de la Banque centrale européenne (BCE), a estimé que "les risques d'inflation sont significatifs", en raison de la hausse des prix de l'énergie, des matières premières et des aliments.
Cette hausse des coûts "est perçue dans tous les pays sans exception", autant dans les pays émergents qu'industrialisés, a souligné Jean-Claude Trichet.


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Microsoft retire son offre, Yahoo! chute en bourse

 

INTERNET

     

Microsoft retire son offre, Yahoo! chute en bourse

NOUVELOBS.COM | 05.05.2008 | 16:18

L'action du géant de la publicité en ligne, qui vient de voir Microsoft abandonner les négociations de rachat, a chuté de près de 20% à l'ouverture de la Bourse de New York.

Le siège de Yahoo! en Californie

Le siège de Yahoo! en Californie

(Reuters)

L'action Yahoo!, numéro deux mondial de la publicité en ligne, a chuté de près de 20% à l'ouverture de la Bourse de New York, lundi 5 mai, après le retrait par Microsoft de son offre de rachat.
Vers 13H35 GMT, le titre Yahoo! abandonnait 18,42% à 23,39 dollars, tandis que l'action Microsoft s'appréciait de 3,43% à 30,19 dollars.
Après l'avoir courtisé pendant trois mois, Microsoft, leader mondial des logiciels, a renoncé samedi à racheter Yahoo!.

Confiance de Yang

Microsoft, leader mondial des logiciels, a renoncé samedi à racheter le géant de la publicité en ligne, concurrent de Google, après son refus d'une offre de plus de 46 milliards de dollars.
Le patron de Yahoo!, Jerry Yang, se veut rassurant. Dans un communiqué dimanche, il a indiqué que "maintenant que nous ne sommes plus distraits par l'offre non sollicitée de Microsoft, nous allons être en mesure de concentrer toute notre énergie à la réalisation de la transition la plus importante de notre histoire."

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Liberia: plaidoyer pour les enfants soldats.

Liberia: plaidoyer pour les enfants soldats

   

   

Pendant trois ans (2005-2007), l’équipe que je coordonnais a accompagné plus de 250 jeunes. C’est une action tout à fait dérisoire, lorsque l’on songe aux 106 000 combattants démobilisés, et aux 12 000 mineurs qui se trouvaient parmi eux. Et pourtant…

A Gbanga (Frédérique Drogoul).

Le travail de soins, surtout dans le champ de la santé mentale humanitaire, force à la modestie, mais aussi à la détermination: accepter de faire peu, mais essayer de faire au mieux. En rupture avec les programmes qui pensent gérer la santé mentale "des populations" par des sensibilisations larges et grâce à des formations standardisées (en particulier autour du très à la mode "counceling en psychotrauma"), nous défendions une approche soignante singulière, modeste, forcément réduite puisque portée par une petite équipe, qui se formait chemin faisant, et qui gardait son enthousiasme en découvrant à quel point les jeunes progressaient et avaient besoin de cet espace de rencontre hebdomadaire, et de ce lien fiable, solide, durable, qu’ils mettaient à l’épreuve pour peu à peu sortir de leur confusion.

Former les travailleurs sociaux au soutien psychologique

Lorsque par la suite nous avons décidé d’élargir le travail en santé mentale pour répondre aux nombreux besoins repérés dans la communauté (femmes victimes de violences, personnes sévèrement traumatisées, malades mentaux) la formation et les compétences acquises par l’équipe avec les jeunes ont été très utiles.

Puisqu’il n’était pas possible de démultiplier les interventions de cette petite équipe, nous avons décidé fin 2006 de publier un manuel simple, destiné aux travailleurs sociaux du Liberia en charge de ces jeunes. En effet, nous étions la seule équipe dans le pays à avoir proposé un soutien psychologique à des mineurs démobilisés; les enseignements tirés de ce travail avec eux étaient précieux et ils ont été très utiles aux autres acteurs professionnels du DDRR, programme de désarmement, démobilisation, réintégration et réinsertion.

C’est ainsi que le manuel "They grew up in the fighter’s world" a été distribué à plus de 600 exemplaires en mai 2007, comme support d’échanges et d’aide aux professionnels. Dans le Bong County, l’équipe anime à présent régulièrement des groupes de travail avec des instituteurs, des intervenants sociaux, des formateurs.

A Gbanga (Frédérique Drogoul).

Au Liberia, le processus de paix ne comporte pas encore la mise en examen des principaux chefs de guerre. Pourtant, cette étape de justice, et de mémoire, s’il elle n’absout pas les combattants de leurs crimes, est indispensable pour l’avenir, et tout particulièrement celui des enfants soldats qu’ils ont entraînés dans leurs macabres aventures.

Les autres limites à la réinsertion des jeunes démobilisés sont celles auxquelles sont confrontés tous les Libériens: le chômage massif, une grande misère, un pays détruit, sur fond de deuils et de souvenirs terribles. Mais la paix est là, avec ce qu’elle véhicule de soulagement et d’espoirs, de reconstruction et de rêves. Et la plus part d’entre eux ont appris à le reconnaître et à le partager.

Le travail avec les enfants soldats oblige à penser le monde autrement

L’expérience professionnelle racontée au cours de cette série d’articles, a été passionnante, quoique difficile, et c’est aux Libériens, en particulier ceux de l’équipe santé mentale, que va toute ma reconnaissance. Elle m’a conduite à aborder la question des enfants soldats de façon concrète, avec son lot de doutes et d’interrogations, mais avec son potentiel de découvertes et de recherches.

Elle m’a surtout donné la chance de faire ces rencontres qui dérangent, parce qu’elles obligent à regarder autrement le travail soignant, à en interroger le sens et la légitimité ("qu’est-ce que je fous là ?"). Mais qui poussent à continuer: partout dans le monde, la détresse psychique, tout comme la maladie mentale, déterminent des douleurs morales et des difficultés relationnelles et sociales qui doivent être entendues et prises en compte, avec des réponses pensées localement. Surtout dans les périodes d'après-guerre, quand les régulations culturelles traditionnelles et les systèmes de soins sont détruits ou débordés, et qu’émergent des situations particulières.

A cet égard, le travail avec les enfants soldats est emblématique. Il oblige à penser la guerre et le monde des hommes autrement, car on ne sort pas indemne d’une rencontre avec eux. C’est d’ailleurs ce qui fait toute sa richesse…

Le soutien psychologique, parent pauvre des programmes de démobilisation

Tandis que le monde occidental s’effraie de l’émergence des enfants comme acteurs dans les conflits armés, tandis que se multiplient colloques "entre soi" et déclarations politiques solennelles, la situation ne cesse de se dégrader: on compte actuellement par le monde un demi million de mineurs enrôlés dans les forces armées gouvernementales, comme dans les forces para militaires, milices ou autres factions. 85 pays sont concernés. On estime que 300 000 d’entre eux ont un rôle de combattants actifs, mais leur nombre exact est très difficile à déterminer.

A Gbanga (Frédérique Drogoul).

De vastes programmes de démobilisation et de réinsertion se mettent en place dans les zones de postconflit, souvent avec l’aide des Nations unies. Mais même pour ces mineurs, la prise en compte spécifique de la santé mentale est chose rare. Des raisons à cela: en phase d'après-guerre, les besoins vitaux sont massifs et les moyens affectés à la reconstruction toujours insuffisants.

Les DDRR sont des programmes couteux, utiles mais mis en place dans l’urgence, et qui supposent des moyens logistiques et administratifs si énormes qu’ils empêchent de penser la singularité des personnes et du soin. Et cela se produit d’ailleurs aussi avec les ONG internationales. L’aide psychologique est considérée dans sa conception occidentale comme inadaptée aux contextes culturels différents, et surtout, les enfants soldats sont regardés de loin, et de façon tristement binaire: ils sont considérés comme spontanément résilients, ou tout à fait incurables. Les yeux se détournent et les ONG locales en charge de la réinsertion se débrouillent comme elles peuvent…

Pourtant, et nous en avons fait l’expérience, si les acteurs de terrain se heurtent à des difficultés aux quelles ils ne sont pas préparés, tous s’accordent à penser que leur travail est utile, mais que les programmes de qualification professionnelle sont beaucoup trop brefs pour laisser aux jeunes le temps qui est nécessaire à leur reconstruction psychique. Des sessions de formation et d’échanges sur leurs pratiques sont accueillies par ces intervenants avec grand intérêt, et s’avèrent très utiles.

Accueillir les enfants soldats et leur redonner confiance

Ces jeunes sont souvent réduits à leur étiquette d’enfant soldats, avec tout ce que cela véhicule de peur et de méfiance. La démarche essentielle consiste à considérer chacun d’entre eux comme une personne en devenir, porteuse d’une histoire personnelle singulière. Sans complaisance mais sans jugement, il s’agit de les accueillir et de leur redonner confiance. Tous savent que la paix est à ce prix.

Les enfants soldats ne sont pas des enfants comme les autres, mais ils ne sont pas non plus des enfants perdus. Les législations internationales visant à interdire leur enrôlement existent mais ne sont pas appliquées. Comment pourrait-il en être autrement, dans ces guerres sales, aux marges du monde, qui prennent les civils pour cibles?

Quel que soit leur nombre, quelle que soit l’ampleur de la tâche, reste une priorité: celle d’accueillir ces jeunes dans un monde qu’ils n’auraient jamais dû quitter. Le travail que nous avons conduit au Liberia montre à quel point c’est nécessaire, et surtout possible.


A Gbanga (Frédérique Drogoul).


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Fiers d'être de gauche ? Oui, certains le sont encore!

Fiers d'être de gauche ? Oui, certains le sont encore!

Alors que le débat interne au PS s'achemine vers un ennuyeux duel Delanoë-Royal, Marianne2 publie une contribution du Club Gauche Avenir, où se retrouvent des responsables socialistes, communistes, Verts et chevènementistes.



C'était un plan si «secret» qu'il a fait la une du Parisien-Aujourd'hui le 4 mai : cette fois-ci c'est sûr, Bertrand Delanoë se lance dans la bataille pour le leadership du Parti socialiste. Et nul doute que les médias vont embrayer sur ce nouveau duel : Delanoë versus Royal. Nul doute également que tout ce qui compte au PS aura du mal à ne pas choisir son camp, avec un risque non négligeable de voir se constituer un front Tout sauf Ségolène autour du Maire de Paris. Quant à Nicolas Sarkozy , il n'aura plus qu'à attendre pour savoir qui sera son challenger, si toutefois il succombe d'ici là à son désir irrépressible, et tant de fois rapporté, de «faire de l'argent».
Que deviendront, dans cette bataille en technicolor, les idées de la gauche ? On s'en doute, pas grand chose. Dans ses premières approches, Ségolène Royal a surtout cherché à se victimiser, as usual. Et «le plan secret» du Maire de Paris fait surtout la part belle à «l'agenda» et au «casting», comme disent les «pros» de la politique : on annonce un livre, des entretiens, un texte, une journée d'études ponctuée par une tournée en province.

Des banquets républicains  en prévision

Ces palinodies ne risquent pas de redonner le moral à l'opposition à Sarkozy ou à la gauche. Voilà pourquoi, avant même que la bataille batte son plein, il nous semble intéressant de populariser une initiative prise par quelques responsables de gauche rassemblés autour de Marie-Noëlle Lienemann, Paul Quiles et l'ancien ministre communiste Jean-Paul Gayssot à travers le club Gauche avenir, créé voici un an. Le texte, dont publions quelques extraits, «Fiers d'être de gauche» a été signé par quelques dizaines de militants socialistes, communistes, Verts, MRC et sans partis.
Ce signataires ont deux convictions :
1°) La gauche doit revenir à ses fondamentaux que la crise actuelle du système rend plus actuels que jamais.
2°) Le rebond de la gauche passe par l'unité de toute la gauche. Pour Marie-Nöelle Lienemann et Paul Quiles, plus rien ne justifie la division née du congrès de Tours. Il convient donc d'entamer un processus d'unification du PS et du PC. Pour les autres, l'unité entre les composantes de la gauche ne doit pas se cantonner au plan électoral ; elle passe par un échange approfondi aboutissant à un nouveau programme commun.
Dans l'immédiat les animateurs de Gauche avenir organisent une série de banquets républicains qui rassembleront diverses composantes de la gauche locale. Le premier se déroule le lundi 5 mai à Choisy-le-Roi.


Extraits de Fiers d'être de gauche

Fiers d'être de gauche ? Oui, certains le sont encore!

 

Le capitalisme règne sans partage ; face à ce système, il n'y a rien, aucun modèle alternatif. Combien de fois n'avons-nous pas lu ou entendu cette affirmation ? Pas étonnant que certains, à gauche, aient la tentation de remiser leurs ambitions et de considérer que le rôle de la gauche serait désormais d'améliorer le système, de l'«humaniser», faute de mieux, de limiter la casse, faute de pouvoir imaginer une alternative globale. Cette approche, qui se fonde sur un bilan lucide, mais partiel, de la situation actuelle, semble d'autant plus pertinente qu'elle part d'un postulat incontestable : les anciens «modèles» de la Gauche sont inadaptés au monde d'aujourd'hui.

LES ANCIENS «MODÈLES» DE LA GAUCHE SONT INADAPTÉS

Le XXe siècle a vu l'émergence de deux courants politiques importants dans le camp progressiste, le communisme et la social démocratie.

A- FAILLITE DU COMMUNISME

La disparition de l'Union Soviétique et de ses satellites à l'Est de l'Europe a sonné le glas des sociétés qui se réclamaient du communisme et du «socialisme réel» . Elles ont le plus souvent sombré dans d'effroyables tragédies humaines, faisant des millions de victimes ; elles ont soumis la vie des hommes à des Etats policiers implacables ; économiquement et socialement, elles ont élaboré des systèmes qui ne se sont pas révélés viables. Leurs variantes dans les autres continents (Asie, Afrique, Amérique Latine), qui subsistent ou non, sont aussi marquées par des échecs cuisants.
Aucun des partis communistes dans le monde, notamment en Europe Occidentale, n'a été épargné par les stigmates du stalinisme. Certains ont disparu ; d'autres ont subi un recul général de leur influence ; le magnifique idéal humain et la grande espérance qu'ils ont représentés en ont été lourdement affectés. Pour sa part, le communisme français n'a pas échappé à cette faillite : mais précisément parce que sa culture est fille de l'histoire de notre pays, il survit, comme on le dit d'une nappe phréatique, dans les couches profondes de la société.
Si la lettre du communisme est morte, son esprit –qui, à sa source, appelle le partage des avoirs, des pouvoirs et des savoirs– hante toujours le monde. Quant à l'œuvre de Karl Marx, elle est désormais inscrite dans l'histoire de la pensée humaine ; elle fournit encore aux combattants de l'émancipation humaine de nombreux concepts opératoires, comme ceux de classes sociales, d'exploitation, d'aliénation, de fétichisme de la marchandise, d'extraction du travail vivant.

B- ÉCHEC DE LA SOCIAL DÉMOCRATIE
À première vue, la social démocratie n'a pas connu le même sort. Parce qu'elle a rapidement plaidé pour la conquête pacifique du pouvoir, parce qu'elle a très tôt accepté d'exercer des responsabilités gouvernementales (en jouant le jeu de ce qu'on appela longtemps la «démocratie formelle» , qui suppose alternance et respect des libertés et droits fondamentaux), parce qu'elle a mis «l'espérance révolutionnaire» entre parenthèses, elle se maintient tant bien que mal, au point de représenter aujourd'hui, dans la plupart des pays, la seule alternance crédible face au camp conservateur. Elle a même connu son âge d'or, dans un contexte économique et territorial précis (les «trente glorieuses» en Europe), qui a fait beaucoup pour sa réputation.
En conciliant efficacité économique et réformes sociales, elle a contribué un temps à accréditer l'idée selon laquelle le capitalisme pouvait faire l'objet de sérieuses régulations permettant l'amélioration des conditions de vie des travailleurs, matérielles (via la redistribution) et intellectuelles (via l'éducation).
L'objectif de la social démocratie européenne aurait alors pu se résumer par le slogan : le pain et la liberté, plus l'émancipation individuelle.Pourtant, le courant social démocrate a subi de plein fouet les évolutions contemporaines du système capitaliste. Mal préparée aux mutations technologiques et financières induites par le processus de mondialisation, la social-démocratie a perdu pied au début des années 80 : alors que les libéraux ont accompagné idéologiquement et politiquement l'accélération des échanges et l'explosion des moyens de communication, les sociaux démocrates ont laissé faire,
paresseusement confiants dans les vieilles recettes et les vieilles grilles de lecture, pensées dans le cadre des Etats Nations et avec un mode de production issu de la deuxième révolution industrielle.

LES IMPASSES
D'autres voies, inspirées par des «valeurs refuges» de la pensée politique actuelle n'offrent aucune perspective réelle et conduiraient à des impasses.

A- LE MIRAGE DE LA «TROISIÈME VOIE» ET DE LA GAUCHE DITE MODERNE
La crise actuelle de la social démocratie vient de son incapacité à penser le capitalisme financier transnational et ses conséquences. En retard d'une révolution, bon nombre d'idéologues progressistes ont rendu les armes : plutôt que d'élaborer une réponse politique, ils ont suivi le mouvement, en faisant mine d'en maîtriser la direction.
Cette idéologie de la «troisième voie» n'est finalement que le renoncement à la transformation du monde capitaliste et des rapports de forces sociaux. Sous couvert de modernité et d'efficacité, le «blairisme», le «clintonisme» et leurs avatars multiples proposent d'accompagner la mondialisation libérale, voire d'en accélérer le rythme (hymne au libre échange, aux opportunités de la globalisation financière...) tout en prenant soin de maintenir, tant bien que mal, les inégalités dans les pays développés à un niveau supportable. Dans la marchandisation généralisée du monde, la «troisième voie» se démarque essentiellement des idéologues libéraux par la volonté d'«humaniser» le système, d'en atténuer un peu la brutalité.
La gauche dite moderne a donc choisi de s'adapter à la logique du nouveau capitalisme financier transnational. À quelques exceptions près, la plupart des socialistes européens – écartés du pouvoir dans les années 1980 – se sont engagés dans un processus de révision idéologique, renonçant à toute ambition de transformation sociale radicale et intégrant à leurs programmes la majeure partie des prescriptions économiques des libéraux : privatisation, déréglementation, libéralisation des échanges, flexibilité du marché travail, réduction des dépenses publiques et allégement des «charges» fiscales et sociales.
Le XXe siècle s'est refermé sur un paradoxe politique désastreux. En effet, à la fin des années 1990, la gauche reprend les commandes dans de nombreux pays d'Europe. Il y avait là une occasion historique : celle de réorienter la construction européenne, par exemple en harmonisant par le haut les normes sociales et environnementales, en coordonnant les politiques macroéconomiques au service du plein-emploi, en s'alliant aux pays en développement pour imposer la démocratisation des institutions financières internationales. On sait ce qu'il advint malheureusement de cette «séquence social démocrate», avec onze gouvernements «de gauche» sur 15 : ce fut, à l'arrivée, le traité d'Amsterdam (1999) et le traité de Nice (2001), qui ont consacré comme intangibles des critères macro économiques malthusiens pour la croissance, comme toute-puissante la Banque Centrale Européenne et qui ont mis hors jeu les régulations politiques de l'économie. L'élargissement de l'Europe s'est fait avant tout approfondissement et les ambitions redistributrices ou sociales ont été reléguées à une illusoire subsidiarité.

B- LES TENTATIONS CENTRISTES
En dépit de l'échec patent de la «troisième voie», certains persistent à croire que le salut de la gauche viendra de la prise en compte de certaines thèses libérales.
En France, les plus cohérents sont allés au bout de cette démarche: à la faveur d'une élection présidentielle ratée, ils ont rejoint le camp du gagnant, maquillant en «ouverture» ce qui n'était que l'aboutissement logique de leur itinéraire idéologique. Plus prudents, d'autres tentent de ressusciter le vieux rêve du centre triomphant. Leur tour de force, c'est de faire passer cette idée vieille de 100 ans pour une trouvaille majeure et même moderne : le rassemblement des raisonnables, des tièdes et des modérés, pour affronter les défis d'aujourd'hui, pour contrecarrer la violence d'un système qui ne fera qu'une bouchée de leurs propositions «gagnant/gagnant».
Naïveté ou double langage ? En tout cas, l'occultation des rapports de forces à l'œuvre dans la société, le plaidoyer pour un juste équilibre entre libéralisme et solidarité, se fracassent contre la réalité économique et sociale marquée par l'explosion des inégalités et la persistance d'une précarité de masse.
 
LES POINTS D'APPUI D'UNE GAUCHE VOLONTARISTE
Si l'on veut construire une alternative digne de ce nom, il faut penser autrement. Nous sommes convaincus que, pour transformer la société durablement, il faut des solutions radicales. Mais l'histoire nous a appris les erreurs qu'il faut éviter de renouveler et qui ont conduit par exemple à la chute rapide du Front Populaire, ou à la parenthèse de 1983 qui ne se referme pas. Les plus enthousiastes se tournent vers l'Amérique latine et la renaissance, dans un contexte cependant différent, d'une gauche volontariste et efficace. Il ne semble donc pas qu'il y ait de véritable «modèle» pour une gauche de combat, mais la convergence des contestations dans le contexte de l'actuelle mondialisation représente un point d'appui pour des changements radicaux.
Même multiforme, même désorganisée, cette contestation fait tache d'huile. Depuis le rassemblement des ONG de défense de l'environnement et d'aide au développement en marge du sommet de la terre de Rio en 1992, jusqu'aux manifestations de Seattle, Porto Alegre, Gênes, à l'organisation des Forums Sociaux Mondiaux, le mouvement n'a cessé de s'élargir et de rencontrer un écho grandissant à l'échelle internationale. Les femmes et les hommes qui les animent sont venus à la contestation de la mondialisation libérale par des chemins différents (refus des dégâts écologiques provoqués par les multinationales, révolte contre la dette des pays du Sud et les politiques du FMI, colère contre les délocalisations sauvages, manifestations contre l'OMC), mais ils sont mus par un idéal commun, celui de bâtir un autre monde.
Dans sa diversité, ce mouvement se retrouve sur des exigences communes. Il se bat à la fois pour répondre à l'urgence écologique (arrêter la destruction des ressources naturelles, promouvoir un autre mode de développement), à l'urgence sociale (pour éradiquer la pauvreté), à l'urgence économique (pour en finir avec la marchandisation généralisée), à l'urgence démocratique (défense des droits de l'homme, appel à une gouvernance mondiale).
C'est finalement la question même du sens de la mondialisation que pose la critique radicale du libéralisme économique faite par ce mouvement, qui a remporté des succès, comme lors du combat contre l'AMI. Il promeut l'idée non d'un repli identitaire ou nationaliste, mais d'une autre mondialisation. Il avance une plateforme de propositions : salaires, retraites, protection de l'environnement, exigences de protection, limites de la libre concurrence... Et, fait capital, il réunit des citoyens du Nord comme du Sud.
Sans mythifier ce mouvement international de contestation anti- libéral, il faut en retenir l'essentiel : il renvoie la gauche politique à sa raison d'être, celle qui consiste à imaginer une alternative globale au système dominant, tout en lui offrant un formidable point d'appui. On peut aussi remarquer que, dans de nombreux pays, les thématiques nées de cette gauche des luttes s'imposent de plus en plus sur le terrain politique, comme en témoigne l'évolution des débats qui dominent la présidentielle aux États-Unis (salaires, sécurité sociale, santé, protection face à la globalisation, changement climatique).
 
LA MONTÉE DES PROJETS ALTERNATIFS DÉBOUCHE
SUR LA NÉCESSITÉ D'UNE VRAIE RUPTURE AVEC
LA SOCIÉTÉ ACTUELLE ET SUR UNE DEMANDE DE SENS

Les contestations de l'ordre dominant, du capitalisme et du libre échange sans règle prennent des formes nombreuses et variées. Elles peuvent apparaître de moindre portée, car elles ne s'appuient pas sur une critique et une vision glo- bale. C'est précisément l'enjeu de la constitution d'une gauche mondiale que de faire converger des mouvements locaux, des pratiques parfois en marge, mais aussi des initiatives qui font tâche d'huile et dont une des caractéristiques est de répondre en priorité aux besoins humains, à la préservation des écosystèmes, en associant celles et ceux qui doivent en être les bénéficiaires. Ces mouvements
créent des solidarités actives et des mouvements collectifs. Les grands rassemblements comme les forums sociaux mondiaux ont montré la vitalité de ces mouvements. À l'évidence, ils ont impérativement besoin de prolongements politiques plus larges, tant au niveau de la gouvernance mondiale qu'à l'échelle
nationale.
La Gauche se doit de mettre en valeur tous les mouvements de société montrant que des changements profonds sont :
• L'économie solidaire (avec la montée des besoins non totalement solvables, des aides à la personne, du développement local), l'économie sociale (moins vulnérable aux délocalisations) regagnent de la crédibilité. Des expériences intéressantes de microcrédit, de réduction des circuits «producteurs consom-
mateurs» ou des plateformes locales de dépollution et de fourniture d'énergie se multiplient. Tous ces mouvements tendent à faire naître une économie li- bérée de l'hyper-valorisation du capital, non lucrative, créatrice d'emplois.
• Du côté des consommateurs, le souci de protéger les écosystèmes génère une évolution des modes de vie et des gestes citoyens porteurs d'une prise de conscience politique. On retrouve des évolutions similaires en ce qui concerne de grandes fonctions collectives comme la santé ou l'éducation.
• Pour l'essence même du capitalisme, c'est-à-dire la monnaie, ces dernières années ont vu se développer des expériences de monnaies sociales ou alternatives. Cela signifie logiquement que l'échelle des valeurs qui fondent la notion de
richesse peut être modifiée.
• Le développement d'Internet et de ses applications présentes et prévisibles constitue une formidable révolution. On parle souvent des «success-stories» des nouveaux groupes industriels constitués. On parle moins du décloisonnement des esprits, des nouveaux réseaux d'échanges et de solidarité, des médias
alternatifs...
C'est ainsi que s'organisent, peu à peu et sans publicité intempestive, des millions d'acteurs de la transformation sociale et d'une alter mondialisation qui montrent la possibilité d'avènement d'un monde nouveau. La Gauche doit offrir à ces citoyens actifs une reconnaissance, prendre en compte leurs attentes et favoriser le développement de leurs initiatives. Elle doit intégrer dans son projet cette dimension du changement, donnant un sens plus large à leur engagement.


Lundi 05 Mai 2008 - 07:19

Marianne2

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