02 mai 2008
MULHOUSE - Cercle de Silence le 7 mai 2008 Place de la Réunion .(contre les centres de rétention)
Bonjour à toutes et tous,
Je fais suivre ce tract pour information ...
Il est important de se souvenir qu'une société qui enferme les gens sans raison ne pas se prétendre "DEMOCRATIQUE".
Ici,
en Europe on stigmatise à juste titre les dictatures qui ne nous
vendent rien et qui ne nous menace pas, le courage est une valeur que
nos dirigeants ont perdue.
L'Europe qui devait nous protéger se prépare à nous enfermer en créant un nouveau mur de la honte.
Nous sombrons dans la dictature sécuritaire la plus liberticide ... avec le sourire ...
Défendre les autres c'est aussi se défendre .
Montrons notre désaccord !
LUTTONS - RESISTONS
Bonne journée et bonne chance ... en SARKOLAND le pays de la prison sans jugement.
Bésitos de moi.
Eric Bloggeur Citoyen
http://monmulhouse.canalblog.com/
PS : "HUMAIN" C'est ta seule chance !
CENTRE DE RÉTENTION... ET DEMAIN ?
Le 20 mai prochain, un projet de directive sera présenté au Parlement européen. Il s'agit de jeter les bases d'une politique commune de lutte contre l'immigration illégale. Ce texte comporte un volet sur la rétention des sanspapiers, avec des éléments positifs. Ainsi, il reconnaît que la « garde temporaire » dans des centres est une véritable rétention, car elle prive de liberté.
A cela s'ajoute un certain nombre de propositions qui nous paraissent dangereuses et susceptibles de remettre en cause la dignité de l'être humain.
1/ La durée maximale de rétention autorisée passerait de 32 jours à 6 mois, prolongeables à 18 mois. Cette mesure nous semble d'autant plus difficile à comprendre que la durée moyenne de présence en France dans les centres ne dépassait pas 13 jours en 2007.
Nous demandons que le seuil de 32 jours ne soit pas rehaussé.
2/ Cette directive systématise la mise en rétention. D'autres moyens existent pourtant, le texte le reconnaît: obligations de se présenter aux autorités, dépôt de documents ou de garanties financières... La rétention doit rester une mesure d'exception liée à un risque grave de fuite.
Il nous semble urgent de privilégier des moyens alternatifs à l'enfermement.
3/ Certaines versions intermédiaires de la directive rendaient possible une mise en rétention préventive, notamment pour les demandeurs d'asile pendant l'étude de leur dossier. Ceci reviendrait à une criminalisation a priori de l'entrée irrégulière sur le territoire.
Nous demandons une interdiction claire de toute rétention préventive.
4/ Le traitement réservé aux personnes fragilisées placées en rétention (personnes âgées, handicapées...) n'est pas précisé.
Nous demandons l'interdiction d'enfermement des personnes les plus fragilisées.
Une directive est un texte d'orientation : elle fixe seulement les limites que les Etats ne sauraient dépasser. Cependant, c'est dans ce cadre institutionnel que se définira demain la politique de rétention et plus largement d'immigration. Notre dénonciation de l'enfermement des sans papiers aujourd'hui dans les centres de Rétention ne peut rester à l'écart de ce débat au Parlement.
De nombreuses associations ont choisi le 7 mai pour exprimer leurs inquiétudes par rapport à cette directive. Il nous semble important d'être présents, à leurs côtés, par notre silence.
Rejoignons cet appel des frères franciscains de Toulouse
A MULHOUSE nous vous invitons donc exceptionnellement à nous rejoindre
le mercredi 7 mai à 18 h 30.
pour une heure de silence
sur la place de la Réunion.
Le CMDPE*
*Collectif Mulhousien de Défense de la Personne Etrangère : ACAT, CCFD, Ligue des Droits de l’Homme, Cimade, Pastorale des Migrants, AADA
Manifs : comment ça, y a pas de mai ?
Manifs : comment ça, y a pas de mai?
Les sujets de ras-le-bol ne manquaient pas dans les rangs de la manifestation du 1er mai, et tous les syndicats planifient déjà les rendez-vous des 15 et 22 mai, même si la lassitude menace la mobilisation dans certains secteurs.
Crédits : SL.
Qu'on lève la tête ou qu'on la baisse, la météo comme la motivation se
ressemblaient : instables avec des éclaircis éclatantes et de gros
passages nuageux. Parti un peu avant 14h15 de la place de la République
à Paris, le cortège unitaire de ce deuxième 1er mai de l'ère Sarkozy
était plus traversé d'inquiétudes que de fougue conquérante. Car si le
rouge CGT dominait nettement, le principal groupe de pression était le
pouvoir d'achat qui se conjuguait à toutes les revendications :
régularisation des sans-papiers, rejet de la réforme des retraites,
etc.
«Ce n'est qu'un défilé, soulignait un militant politique. Pour le vrai printemps social, il faudra attendre les 15 et 22 mai.»
A ces deux dates, la première pour la fonction publique, la seconde
pour tous les salariés, les organisations syndicales retrouveront la
rue pour défendre les retraites et tenter d'obtenir le retrait de la
41ème annuité de cotisation que veut instaurer Xavier Bertrand. Entre
République et Nation, nous avons été tâter le pouls des syndicats d'une
simple question :
Comment se présentent les mouvements sociaux du printemps 2008 ?
Crédits : SL.
Daniel, militant CGT 93 / BTP privé
Ça
fait bien plus d'un an que la situation se dégrade et les salariés ont
compris que la résignation ne servait plus à rien. La question des
salaires est cruciale pour nous : certains jeunes rentrent dans le
secteur et vivotent avec le Smic, ils sont obligés de se tourner vers
les services sociaux. Le comble est que l'un des plus gros soucis des
salariés du BTP, c'est le logement : nous vivons à plein la pénurie de
locations et certains attendent des places en logements sociaux depuis
plus de 10 ans !
Crédits : SL.
Florian Lecoultre, président de l'Union nationale lycéenne (UNL)
La
mobilisation du printemps va suivre la très forte participation des
lycéens aux actions des derniers mois contre les suppressions de poste.
Le mouvement n'a fait que s'élargir, aussi bien en nombre qu'en
surface, ça a été crescendo. Des villes comme Toulon ou Grenoble ont
vraiment bougé. On ne s'inquiète pas de l'essoufflement parce que le
rejet de la politique éducative comptable du gouvernement est vraiment
fort et les lycéens sont de plus en plus convaincus par les mots
d'ordre.
Crédits : SL.
Marie-Christine, SUD Solidaires Santé – Assistance publique
La
santé est un secteur difficile à mobiliser car nous sommes assignés à
l'aide aux patients. On va donc agir par des actions coups de poing le
15 et le 22 mai : le serrage de boulons sur les hôpitaux est
insoutenable, la tarification les transforme en système marchand. A
l'Assistance publique- Hôpitaux de Paris, nous sommes 80% de femmes et
beaucoup ont pris des temps partiels pour pouvoir élever leurs enfants
: aucune ne pourra faire ses 41 annuités pour avoir une retraite
complète ! Sans compter la bataille sur les ordres qui obligent les
kinés et bientôt les infirmières à adhérer à des services de gestion
payante pour pouvoir exercer : encore un coup pour le pouvoir d'achat !
Crédits : SL.
Francis, Unsa Police
L'administration
divise pour mieux régner, si bien qu'il est de plus en plus difficile
de mobiliser. On veut dégoûter les ouvriers : il y a de plus en plus de
suicides de policiers ou bien d'agressions et on supprime le statut de
profession à risque ! On a beau être les policiers les moins bien payés
d'Europe, l'Etat prend des décisions sans nous consulter. L'Unsa se
mobilise assez bien mais on a du mal à monter des actions unitaires.
Mais à force d'être victime de cette pression, l'intersyndicale se
montera toute seule !
Maria, Unef Sciences-Po
En
novembre, le mouvement a donné lieu à l'injection de 15 milliards
d'euros, notamment dans un plan pour le logement étudiant. Tout n'est
pas réglé mais c'est la preuve qu'on peut obtenir des choses et c'est
pour ça que le 15 mai compte beaucoup pour nous. Beaucoup d'étudiants
sont sur le point de passer les concours de prof et voient les
effectifs diminuer d'année en année. Nous voulons aussi entrer dans le
débat sur les retraites : avec des études de plus en plus longues, si
on ne prend pas en compte la formation dans les annuités de cotisation,
on ne finira jamais de cotiser.
A gauche, Michel. Crédits : SL.
Michel, délégué CGT Transport dans le privé
On
a appris par la presse qu'un mouvement avait lieu le 22 mai : les
confédérations abandonnent totalement le privé ! Pour ajouter à ça,
notre direction nous met une pression telle que, sur 220 salariés, on
est 18 syndiqués et seulement 2 à être venus le 1er mai. Maintenant,
les salariés se tournent vers nous comme vers des avocats ou des
assistantes sociales mais pas des syndicalistes. L'individualisme et le
mépris des confédérations est en train de tuer les syndicats dans le
privé.
Jeudi 01 Mai 2008 - 18:39
Sylvain Lapoix
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La presse chinoise révèle un nouveau scandale d'enfants esclaves
La presse chinoise révèle un nouveau scandale d'enfants esclaves
LE MONDE | 02.05.08 | 15h37 • Mis à jour le 02.05.08 | 15h37
AP
Deux jeunes Chinoises escortées à la sortie d'une usine à Dongguan, où elles travaillaient pour 35 centimes l'heure.PÉKIN ENVOYÉ SPÉCIAL
Un millier d'enfants esclaves, âgés de 9 à 16 ans, exploités pour 35 centimes d'euros l'heure dans plusieurs villes de la province de Canton, ont été libérés en début de semaine, ont révélé, mercredi 30 avril, des médias chinois.
Le quotidien Nanfang Dushibao précise que les enfants travaillaient dans des usines de Dongguan, Shenzhen et Huizhou, dont une grande partie de l'économie repose sur l'exportation. Le même quotidien écrit que 167 d'entre eux ont déjà été délivrés pour la seule ville de Dongguan, tandis que 3 629 entreprises employant 450 000 ouvriers ont été visitées par la police.
Des scandales de ce genre éclatent régulièrement en Chine, mais la plupart des "esclavagistes" restent impunis, l'ampleur de cette exploitation de main-d'oeuvre très bon marché étant souvent la résultante de la collusion entre autorités locales du Parti communiste chinois, entrepreneurs et policiers.
Au mois de juin 2007, une autre affaire de ce type avait été largement évoquée par les journaux chinois et la télévision, provoquant une grande émotion dans l'opinion. 570 "ouvriers esclaves", dont 41 enfants, avaient été découverts travaillant dans des conditions abominables dans des briqueteries de la province du Shanxi, au sud-ouest de Pékin.
Enfermés la nuit dans des dortoirs-prisons, gardés par des chiens-loups, ils étaient nourris de quelques petits pains de maïs par jour et souvent frappés s'ils ne travaillaient pas assez vite. Des recruteurs leur avaient fait miroiter un travail bien payé, et des hommes de main de la mafia en avaient drogué certains pour les faire venir.
Le patron de l'une des briqueteries où avaient été retrouvés des dizaines de ces esclaves, Wang Bingbing, n'était autre que le fils du responsable local du Parti. L'un des gardes de l'entreprise, Zhao Yanbing, accusé d'avoir tué un ouvrier, a été condamné à mort.
Les autorités de la province de Canton tentent de minimiser l'ampleur du scandale. Le maire adjoint de Dongguan, Li Xiaomei, a affirmé au Nanfang Dushibao que sur les "3 000 usines que nous avons déjà inspectées, nous n'avons pas découvert d'utilisation sur une grande échelle du travail des enfants".
La plupart des enfants rescapés viennent de la province du Sichuan, une province pauvre du Sud-Ouest chinois, où des organisations mafieuses avaient convaincu leurs parents des possibilités de travail dans la région de Canton...
Article paru dans l'édition du 03.05.08.
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Médias à droite, journalistes à gauche ?
Médias à droite, journalistes à gauche ?
Tous les médias sont-ils de droite ? Telle est la question que pose le dernier opus de l'Association Acrimed. Il faut le lire... quitte à le critiquer.
Un showman tout acquis à des journalistes incapables de critiques? (Photo guillaumepaumier, flickr, cc)
Le site Acrimed
qui pratique la critique des médias est souvent stigmatisé. On lui
reproche ses parti-pris idéologiques et ses têtes de Turc. Découvrons «Tous les medias sont-ils de droite ?», le dernier opuscule de cette Association. On y lit une démonstration parfaitement calibrée autour de trois thèses :
1) Le journalisme politique évite soigneusement les questions de fond
pour se concentrer sur les sondages et la pipolisation des hommes et
femmes politiques.
2) Les médias veulent réduire le débat électoral à une confrontation entre conservateurs et démocrates.
3) Toute l'élite médiatique partage le même corpus d'opinions sur le plan économique et social.
Voici trois points sur lesquels on aimerait bien une réponse de ceux
qui, d'Eric Le Boucher à Laurent Joffrin en passant par Jean-Michel
Aphatie, prétendent que le système défend le pluralisme. Mais on peut
attendre longtemps : ils font comme si Acrimed, qu'ils considèrent
comme un regroupement de gauchistes archaïques, ne méritait pas de
réponse, comme si le débat devait être contracté autour de quelques
grandes options partagées par les uns et par les autres. Le petit livre
d'Acrimed souligne bien, d'ailleurs, l'homogénéité du corps des
éditorialistes qui tiennent le crachoir dans toutes les émissions de
«small talk», comme disent nos amis américains, et séquestrent le
colonnes des journaux supposés «sérieux». Ainsi tous les commentateurs
politiques ont-ils tous qualifié, en 2006, le programme socialiste de
non réaliste. Personne n'aurait eu l'idée saugrenue de formuler la même
critique envers celui de Nicolas Sarkozy. C'est bien pourtant ce que
nous suggère la réalité depuis son élection. Mais à l'époque,
Franz-Olivier Giesbert et Jacques Marseille, mais aussi Jean-Michel
Thénard (à l'époque à Libération)
et Laurent Joffrin concluaient tous leurs éditos de la même façon : les
socialistes français, à la différence de leurs camarades d'autres pays,
ne se sont pas extirpés de leurs rêveries marxistes. Tous saluent la
gauche si elle se convertit à l'orthodoxie budgétaire, à
l'amaigrissement de l'Etat et à la dérèglementation du marché du
travail. Autrement dit, la gauche devient à leurs yeux courageuse dès
lors que plus grand chose ne la distingue de la droite.
Un avant-gardisme revendiqué
Les trois démonstrations d'Acrimed s'appuient sur un vrai travail
documentaire, perclus de références qui amusent le lecteur tant la
juxtaposition de médiacrates mâchonnant tous à peu près les mêmes idées
a quelque chose de plaisant. Les artistes de la critique des médias, en
adeptes du jujitsu cher à Lionel Jospin, renversent la charge de la
preuve de leurs adversaires : à la fin de la démonstration ce sont les
Giesbert, Joffrin et Marseille qui apparaissent comme les dépositaires
d'une seule et même idéologie, celle-là même que dénonce avec plus de
virulence le Plan B, dont Acrimed est la «vitrine universitaire».
Le travail d'Acrimed mérite cependant lui aussi quelques critiques.
Exemple : le titre du livre n'a rien à voir avec la démonstration
proposée. Il part d'une citation de Nicolas Sarkozy qui a constaté que
la presse était culturellement de
gauche. Pour Acrimed, les médias sont tous peu ou prou de droite
puisque les journalistes défendent des idées libérales. Il eut été plus
intéressant de se demander pourquoi, alors que la plupart des
journalistes se considèrent comme de gauche, ils ont été à ce point
séduits par la campagne électorale de Nicolas Sarkozy.
Le genre de question qui conduirait à revoir le projet de
l'Association Acrimed elle-même, qui n'a plus, aujourd'hui, le monopole
de la critique des médias, comme ne le reflète nullement ce petit
livre, qui renvoie aux sempiternelles mêmes sources d'inspiration (Le Monde diplomatique, Pierre Bourdieu, Partrick Champagne). Le fait que d'autres – Arrêt sur Images, Bakchich.info, Marianne
et Marianne2, Causeur.fr entre autres - se soient emparés de ce thème
devraient plutôt réjouir les franc-tireurs d'Acrimed. Mais n'est-ce pas
le péché mignon de l'avant-gardisme que s'estimer unique et de
rechercher un splendide isolement ? Ce n'est pas, justement, une raison
pour laisser Acrimed s'y enfermer.
Vendredi 02 Mai 2008 - 08:02
Philippe Cohen
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Le Parti socialiste change le calendrier de ses congrès
AFP/MEHDI FEDOUACH
François Hollande et François Rebsamen participent le 27 octobre 2007 à la Mutualité à Paris, au Conseil national du PS.
Le Parti socialiste change le calendrier de ses congrès
LE MONDE | 02.05.08 | 14h27 • Mis à jour le 02.05.08 | 14h36
Intitulé "Vivre ensemble", le groupe de travail constitué afin de faire évoluer les statuts du PS vient de formuler des propositions qui devraient être ratifiées en même temps que la nouvelle déclaration de principes, lors d'une convention nationale, le 14 juin.
Animés par François Rebsamen, chargé de la coordination et numéro deux du parti, ces travaux ont permis aux diverses sensibilités de trouver un accord. Les principales nouveautés sont la modification du rythme des congrès, calquée sur le quinquennat présidentiel et législatif, la création d'un conseil des territoires destiné à coordonner l'action des élus et la modification des règles de représentation.
Le rythme des congrès. Jusqu'alors, le PS tenait son congrès tous les trois ans. La proposition avancée par le groupe de travail consiste à caler ce rythme en fonction de la réalité institutionnelle, dominée par le quinquennat et la concomitance des principaux scrutins.
Ainsi, un congrès aurait lieu "au moins un an avant les échéances présidentielle et législative". Il serait suivi, "au plus tard dans les trois mois" par l'élection du candidat ou de la candidate à la présidentielle, afin de limiter le risque - comme ce fut le cas en 2007 - d'un décalage trop important entre le programme du parti, défini lors du congrès, et les grands axes de la campagne présidentielle. Un deuxième congrès serait organisé "dans l'année qui suit ces mêmes échéances", pour éviter la situation actuelle de flottement que traverse le PS, dont les adhérents n'ont toujours pas été consultés, un an après les défaites de 2007.
Le conseil des territoires. Il permettra aux présidents PS des conseils régionaux, généraux, ainsi qu'aux membres du bureau des associations représentatives des grandes villes ou des maires, de se faire entendre. Il s'agira d'une "instance de coordination" entre l'action des élus et celle du parti. Son "champ de réflexion concernera tout ce qui relève des politiques locales" et il sera coprésidé par le premier secrétaire.
Le conseil national. Cette instance ne joue pas correctement son rôle de "Parlement du parti". Ses réunions se résument à une litanie d'interventions, sans réel échange. Il est proposé de mieux organiser son fonctionnement afin de lui permettre "de retrouver sa vocation de lieu d'élaboration et de débat". Une discussion de politique générale sur un sujet d'actualité sera organisée lors de chaque session.
La proportionnelle. La règle d'or, au sein du PS, est la représentation des différents courants selon la règle de la proportionnelle, à partir des votes obtenus par les diverses motions au congrès. Actuellement, une sensibilité peut obtenir des élus au niveau des fédérations si elle obtient 10 % des voix et au niveau national si elle en obtient 5 %. Plusieurs courants, en particulier à la gauche du PS, s'opposaient à un premier projet qui harmonisait à 10 % les seuils requis au niveau national et fédéral. Ils estimaient de surcroît que cela risquait de figer artificiellement le paysage, en empêchant l'apparition de nouvelles sensibilités. A contrario, les partisans de cette mesure souhaitaient éviter l'éparpillement des voix, l'apparition de clivages artificiels, mais aussi de motions déposées par de grandes fédérations pour négocier avec le plus offrant lors du congrès. Une solution de compromis a été trouvée ; pour être représentée dans les instances nationales, une motion devra toujours obtenir au moins 5 % des voix mais dans au moins 15 fédérations différentes.
Les règles de représentativité et cotisation. La représentativité de chaque fédération au congrès - c'est-à-dire le nombre de délégués dont elle pourra disposer - ne sera plus calculée en fonction des adhérents inscrits mais selon le nombre de suffrages exprimés. "Cela doit nous garantir un fonctionnement encore plus transparent et démocratique", insiste le groupe de travail. Celui-ci propose de pérenniser la fixation à 20 euros du coût de la "primo adhésion". Les années suivantes, la cotisation correspondra à un barème progressif désormais établi sur le plan national et non plus par chaque section.
Le rôle du premier secrétaire. Ses fonctions sont précisées - et, par conséquent, renforcées. Il veille au respect de la déclaration de principe et des statuts, de l'application de la parité dans la désignation des candidats, peut proposer de son propre chef un référendum interne ou un congrès extraordinaire "pour soumettre au débat une question d'orientation politique". En cas d'absence, il est remplacé par un secrétaire national à la coordination.
Article paru dans l'édition du 03.05.08.
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55% des Français ne veulent pas de candidature Sarkozy en 2012
SONDAGE
55% des Français ne veulent pas de candidature Sarkozy en 2012
NOUVELOBS.COM | 02.05.2008 | 14:56
Selon l'étude réalisée par l'institut CSA, 29% des sondés sont favorables à une nouvelle candidature de l'actuel chef de l'Etat en 2012. 62% estiment que d'ici la fin de son mandat, "l'hypothèse la plus probable" est que "la France va traverser une grave crise".

Le président Nicolas Sarkozy (AFP)
Concernant les quatre prochaines années, 52% des Français estiment qu'en 2012, à l'issue du mandat de Nicolas Sarkozy, leur situation personnelle "sera moins bonne qu'aujourd'hui", tandis que 21% pensent qu'elle sera "meilleure", et 13% "ni meilleure ni moins bonne".
Pouvoir d'achat et déficits
Ils sont en particulier 68% à prévoir qu'en 2012 leur "pouvoir d'achat aura diminué" (contre 23% à penser qu'il aura augmenté), et 49% à estimer que "les déficits et la dette publique auront augmenté" (contre 38% à prévoir qu'ils auront baissé).
Ils sont par ailleurs 62% des sondés à penser que d'ici 2012, "l'hypothèse la plus probable" est que "la France va traverser une grave crise d'ici la fin du mandat de Nicolas Sarkozy", contre 30% à penser que le président "va terminer son mandat sans difficultés majeures".
Enfin, 49% souhaitent que Nicolas Sarkozy "garde François Fillon" comme Premier ministre jusqu'à la fin de son mandat, 20% préfèrent qu'il le laisse "terminer ses dossiers en cours" et 11% veulent que le président "change rapidement de Premier ministre". (avec AP)
- Sondage réalisé par téléphone le 25 avril dernier sur un échantillon représentatif de 1002 personnes âgées de 18 ans et plus, choisies selon la méthode des quotas.
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PAYS-BAS : Mariage gay : un Français est déchu de sa nationalité
PAYS-BAS
Mariage gay : un Français est déchu de sa nationalité
NOUVELOBS.COM | 02.05.2008 | 13:24
Le Français qui a épousé un Néerlandais aux Pays-Bas a reçu les soutiens politiques d'Aurélie Filippetti, porte-parole PS à l'Assemblée nationale, et de Jean-Luc Romero, conseiller régional divers droite.
Le
Français déchu de sa nationalité après son mariage avec un Néerlandais
aux Pays-Bas dont il a pris la nationalité s'est vu soutenu, vendredi 2
mai par la porte-parole du groupe PS à l'Assemblée, Aurélie Filippetti,
et le conseiller régional divers droite, Jean-Luc Romero.
"Cette décision est révoltante, violente et discriminatoire", écrit
Aurélie Filippetti dans un communiqué où elle demande "la révision de
la convention franco-hollandaise de 1985 sur le mariage et la
nationalité tout comme celle de Strasbourg qui régit la double
nationalité".
Non reconnu
Installé aux Pays-Bas depuis 2002, Frédéric Minvielle, 37 ans, s'y est
marié le 6 décembre 2003 avec son compagnon et a acquis la nationalité
néerlandaise en 2006.
Selon une convention entre la France et les Pays-Bas en vigueur depuis
1985 et modifiée en 1993 et 1996, tout ressortissant d'un des deux pays
acquérant la nationalité de l'autre pays perd sa nationalité d'origine
sauf en cas de mariage et de volonté expresse de conserver sa
nationalité initiale.
La France ne reconnaissant pas le mariage homosexuel, Frédéric
Minvielle s'est vu signifier par le consulat, en décembre 2007, la
déchéance de sa nationalité française.
"Egalité des droits"
"Sa triste aventure plaide une nouvelle fois pour l'instauration du mariage homosexuel", ajoute la députée PS de Moselle.
Dans un autre communiqué, le conseiller régional divers droite,
Jean-Luc Romero (ex-UMP), également président d'Elus locaux contre le
sida, se déclare "scandalisé par une telle discrimination".
Jean-Luc Romero "soutient la légitime demande de réintégration de M.
Minvielle" dans la nationalité française et "demande solennellement au
gouvernement d'assurer enfin l'égalité des droits entre homosexuels et
hétérosexuels".
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